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Le dur retour à la réalité d'un entrepreneur revenant de vacances aux Etats-Unis

La grande différence entre la France et les Etats-Unis, c’est qu'outre-Atlantique la politique est faite par des hommes d’affaires qui connaissent la réalité et non, par des politiques qui travestissent la réalité pour la ramener à leur référentiel quotidien. Mais en économie, le maquillage ne tient pas...

Les entrepreneurs parlent aux Français

Publié le - Mis à jour le 27 Août 2014
Le dur retour à la réalité d'un entrepreneur revenant de vacances aux Etats-Unis

Des vacances, on peut rapporter beaucoup de choses. Un teint de playboy, ou des brûlures d’exposition, des souvenirs qui paraîssent tellement essentiels sur le moment mais qui terminent irrémédiablement à la cave, des photos suffisamment nombreuses pour piller la mémoire de tout téléphone digne de ce nom, et, selon le pays visité, quelques restes de maladies liées à l’eau ou l’alimentation, qui vous assure un ventre plat pour la rentrée. A défaut de l’avoir eu avant le départ !

Souvent on revient avec un sac de plage bourré d’optimisme. L’azur et les divers cocktails absorbés à l’occasion de soirées devant le coucher de soleil ont une capacité à travestir la réalité et donner des perspectives béates que le quotidien vous dérobe. L’infini du ciel se confond avec celui de la croissance économique et on pense que finalement, tout est possible. Mais non ! Lire la presse française afin de se remettre dans le bain Gaulois revient à passer du sauna au bain de glace. Bon pour la peau (à voir !) et assassin pour le moral. 

La grande différence, au fond, avec les Etats-Unis, c’est qu’ils font de l’économie et nous, de la politique.

La grande différence, c’est que la politique est faite par des hommes d’affaires qui connaissent la réalité et nous, par des politiques qui travestissent la réalité pour la ramener à leur référentiel quotidien. Mais en économie, le maquillage ne tient pas. Nos larmes le font couler rapidement, et cette coulée irrésistible, entraîne le pays, plus sûrement que les coulées de boue naturelles. La boue aussi c’est bon pour la peau. Pas pour la croissance !

En France, les gouvernements pensent que, réunis, dans d’infinies réunions sans intérêt, ils créent l’emploi. Ils pensent que l’emploi se crée par décret ou compromis entre les "partenaires sociaux" (depuis quand sont ils partenaires d’ailleurs ?).  Quelques compromis, arrachés à grand coup d’annonces et parsemés de cris effarouchés, par les concessions faites aux salariés ou aux affreux patrons, et voilà notre croissance assurée. L’emploi se fabrique donc entre ces "partenaires" et l’Elysée ou Matignon, c’est bien connu. En éprouvette. A coup de mesures. Et ils en sont vraiment persuadés. 

Aux Etats-Unis, l’emploi se crée, bizarrement, dans les entreprises. Ces entités assez peu connues de nos technocrates, qui sont animées par des entrepreneurs, des bêtes de concours qui deviennent bêtes à tondre, quand elles réussissent, à qui l’on demande ici, comment faire, pour qu’ils aillent plus loin et plus vite. Et on leur en donne les moyens. Rien n’est totalement parfait bien sûr. Mais globalement, les Etats-Unis ont créé 250 000 emplois en 6 mois, donc c’est plutôt globalement satisfaisant. Pour la moitié de ce chiffre notre président actuel serait déjà proposé pour la canonisation ! Bien sur, le plafond "inquiétant" à 2,9% en rythme de croisière, "inquiète", notamment The Economist. Qui y voit une incapacité à tenir son potentiel. Soit ! 

En attendant, au lieu d’une bataille de chiffonnier pour savoir qui a donné à l’autre assez pour être en droit d’attendre des emplois, ce fameux et ridicule Pacte de responsabilité, qui restera la farce du début d’année, les Etats-Unis ont des salariés qui reprennent le chemin du travail et de la consommation. La réalité, c’est que la souplesse est mère de réussite, et que nos schémas institutionnels, rigides, ont fait leur temps.

Le problème n’est pas la démission du président Hollande, mais la rapide disparition de cette classe politique incompétente et d’institutions qui, a minima, ont besoin d’un gros nettoyage d’hiver, sans quoi nous n’aurons plus d’été. Et l’arrivée ou non d’un ancien président, qui rêve de retour, n’y changera rien. Il n’y a à ce jour, aucun homme providentiel dans ce pays. Un homme à la carrure assez forte pour attaquer la réforme du pays, y compris à l’envers de ses propres intérêts personnels. Aucun ! Il y aurait des profils providentiels. Au moins pour Matignon, mais idéalement au-dessus. Des Lamy, des Lagarde. Des gens qui connaissent le monde et ses réalités. Mais personne ne les laissera faire. La médiocrité est un rempart parfaitement hermétique à la compétence et l’intérêt général.

Nous allons donc rentrer en période glaciaire. Pas de croissance, pas d’emploi. Pas de bras, pas de chocolat, ou plutôt, pas de franchise et de courage, pas d’embellie. Tant que nos grands gamins se chamailleront pour savoir de qui est la faute, au lieu de penser à ce qu’il faudrait faire…notre France, et son potentiel, restera une valeur de cire, un Grévin vieillissant. Pourtant le libéralisme, le vrai, celui qui inspire les Etats-Unis, et non celui que nous vendent nos intellos ou journaux au rabais, celui qu’on tente de nous faire passer pour un western dans lequel la force seule préserve de la mort, une cage aux fauves où les dérives du laisser-faire forment les seules règles du jeu, celui des Etats-Unis, où les dérives et les erreurs existent, bien sûr, reste social. Mais pas en tuant les créateurs de richesse, ou en assassinant les classes moyennes. 

Ici, le salaire minimum est en train d’être institué pour les contractants de l’Etat et des Agences, qui exagéraient franchement, quand on examinait les prix qu’ils facturaient. 

Ici, un système de santé, couvrant ces millions d’Américains qui priaient chaque jour pour ne pas tomber malade, faute de pouvoir payer la facture, va enfin être en marche. Ici, on va baisser les impôts des classes moyennes. Vite. 

 
Commentaires

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  • Par Phlt1 - 25/08/2014 - 14:44 - Signaler un abus Beaucoup de choses justes..

    Cette série d'articles est intéressante parce qu'elle laisse parler le vécu d'un homme Ce qu'il décrit est exact: oui le système américain, en cas de crise, est bien meilleur que le système français parce qu'il libère les énergies en ne s'appuyant pas sur des préjugés mais sur l'obligatoire cohérence de la réalisation des choses.!. Nous sommes à des années lumières de ça, avec des politiques qui ne sont plus que des guignols, au sens propre du mot, et qu'il faut absolument dégager.! Néanmoins, je redis là une nuance soulevée lors du deuxième article: il est faux de dire que le communautarisme est une solution aux USA, parce qu'il n'est accepté que lorsqu'il joue son rôle économique: s'il ne le joue pas, il est immédiatement banni, et peut-être que l'auteur de l'article n'est pas resté assez longtemps pour le constater. Sinon, il ne faut pas oublier non plus que si crise il y a, elle est largement imputable aux USA où, justement, le mélange entre business et politique peut arriver à créer ce type de situation: pour remercier les financiers de leurs soutiens, Clinton abolit le Glass-Steagall Act à la toute fin de son mandat: ça donnera la crise mondiale de 2008. Restons dans le réel.

  • Par Ex abrupto - 25/08/2014 - 15:08 - Signaler un abus Chacun

    ressent et comprend les choses à travers le filtre de ses paradigmes. Les américains, les hommes d'affaires et les autres.....

  • Par lepaysan - 25/08/2014 - 16:35 - Signaler un abus Excellent article

    Tout est fait en France pour décourager l'entreprenariat par des fonctionnaires dont la prétention n'as d'égal que leur ignorance de l'économie et de l'entreprise. Ajouter que nous sommes dans une idéologie collectiviste bien ancrée peu compatible avec l'entreprise privée

  • Par LV - 25/08/2014 - 17:17 - Signaler un abus Il est trop facile de faire

    Il est trop facile de faire porter aux politiques la responsabilité des inadaptations de la société française aux nouvelles réalités du monde. Il en est du marché des idées politiques comme de celui des yaourts : c'est la demande qui fait l'offre. Autrement dit, les hommes politiques ne sont que le reflet des demandes explicites ou implicites de leurs électeurs. Ce sont donc les fondamentaux des idées politico-économiques des électeurs français qui sont en cause. Si la vie d'un entrepreneur américain est plus facile que celle d'un patron français c'est parce que la plupart des citoyens américains ont sur des sujets comme la liberté individuelle, le risque, l'autonomie des individus, le primat du collectif sur l'individuel, des convictions totalement différentes de celles de la plupart des français. . C'est donc, en tous les cas, du lourd, du très lourd même, très au delà d'un changement de gouvernement qui ne peut produire que les mêmes effets faute d'un quelconque changement dans les fondamentaux "philosophiques" de la société française ("l'idéologie française"?).

  • Par essentimo - 26/08/2014 - 08:17 - Signaler un abus gouv

    Il y aurait 20 mesures à prendre sans que cela coûte aux Français car l'argent de l'Etat, c'est celui des français qui travaillent et qui payent des impôts. Contrairement à ce qui répété, la TVA comme l'impôt sur le revenu, est égalitaire : plus vous avez d'argent à dépenser, plus vous payez de TVA ! En augmentant la TVA de 5 %, un T-Shirt à 10 euros augmente de 0.50, supportable, non ? Sur une voiture à 100000 euros, l'heureux acheteur paiera 5000 euros de plus ! Elémentaire . On n'augmente pas les impôts, on garde le pouvoir d'achat. Mesure humanitaire :on ne verse plus d'allocations de rentrée scolaire pour les primaires mais la cantine pour tous ces enfants (ils auront au moins un repas chaud par jour). Ces allocations sont maintenues pour les lycéens et les étudiants. Mais surtout, on revient aux fondamentaux de l'instruction : lire, écrire et compter ! Ce qui ne manquera pas d'aider les enseignants. Réduire linéairement les niches fiscales et parallèlement les subventions à des organismes inutiles quant ils ne sont pas nuisibles. Quant au commentaire de Liberty Valance sur "les convictions totalement différentes de la plupart des français", il ne justifie rien.

  • Par superliberal - 26/08/2014 - 09:25 - Signaler un abus 100% d'accord

    Pour avoir vécu et travaillé aux USA je ne peux que partager les idées reprises dans cet excellent article. Il est impératif de mettre l'entreprise et surtout l'entrepreneur au centre de la politique Française, les entrepreneurs doivent prendre le pouvoir... La France à un potentiel énorme mais notre "élite" aristocratique, parisianno-centrée, arrogante, suffisante, idéologue, jacobine et foncièrement "conne" préférera garder ses privilèges, peu importe si la France coule tant qu'elle peut se nourrir sur la bête. Pendant ce temps là, nos Mahomed, nos Rachid, nos Bilal s'en vont faire la guerre en Syrie-Irak faute de trouver leur place en France (un job et un habitat décent...), déjà que pour les Français de souche c'est pas gagné...si les entreprises ne retrouve pas la santé et l'envie d'embaucher massivement il faut s'attendre au pire... L’ennemi n°1 de la France c'est la Gauche...(NPA, PC, FDG, PS, UDI, UMP, FN compris) mais où sont les vrais libéraux ?

  • Par manosque - 26/08/2014 - 10:53 - Signaler un abus Incongru

    Cet article, intéressant, est précisément incongru car il ne prend en compte ni les paramètres historiques, ni les paramètres sociologiques qui permettent de comprendre de telles différences. Il est un constat très personnel, et pour cette raison totalement inutile, de différences qui établiraient une sorte de prééminence de l'entrepreneur sur l'ensemble de la société par une lecture gestionnaire caricaturale. Pour comprendre la différence entre différents pays, il ne suffit pas d'un voyage, mais de nombreuses lectures, d'une maîtrise parfaite de la langue de l'autre et d'un travail de recherche approfondi. De la propagande en quelque sorte...

  • Par mado83@free.fr - 26/08/2014 - 11:59 - Signaler un abus nuls de nuls

    Nos politiques ne sont que de petits fonctionnaires qui viennent du parti socialiste.. les petits copains de l'ancien secretaire Hollande; ce sont des débutants qui ne comprennent rien à l'Economie, ni à l'entreprise.. où M Valls va t-il trouver les remplaçants ??le vivier est mince, très mince, deux où trois? peut-être ?le monde du travail a des "têtes" mais qui ne veulent pas se noyer dans le marigot de tous ces fonctionnaires socialos qui ne savent que blablater dans des comités où des commissions vides, pleine de mots ronflants et creux.. nous en avons VRAIMENT marre, nous, la classe moyenne, la France profonde, de tous ces tiques qui nous mènent au désastre en se servant des salaires confortables et des aumones aux autres pour les faire taire comme on donne des bonbons aux enfants.. l'ecoeurement et la colère contre tous nos politiques augmentent de plus en plus..avec aussi du désespoir car la France est un pays magnifique.. comment se fait-il que nos gouvernants soient si nuls ??Nos Institutions sont-elles faussées où les Français sont-ils vraiment des C... ??

  • Par mado83@free.fr - 26/08/2014 - 12:00 - Signaler un abus nuls de nuls

    Nos politiques ne sont que de petits fonctionnaires qui viennent du parti socialiste.. les petits copains de l'ancien secretaire Hollande; ce sont des débutants qui ne comprennent rien à l'Economie, ni à l'entreprise.. où M Valls va t-il trouver les remplaçants ??le vivier est mince, très mince, deux où trois? peut-être ?le monde du travail a des "têtes" mais qui ne veulent pas se noyer dans le marigot de tous ces fonctionnaires socialos qui ne savent que blablater dans des comités où des commissions vides, pleine de mots ronflants et creux.. nous en avons VRAIMENT marre, nous, la classe moyenne, la France profonde, de tous ces tiques qui nous mènent au désastre en se servant des salaires confortables et des aumones aux autres pour les faire taire comme on donne des bonbons aux enfants.. l'ecoeurement et la colère contre tous nos politiques augmentent de plus en plus..avec aussi du désespoir car la France est un pays magnifique.. comment se fait-il que nos gouvernants soient si nuls ??Nos Institutions sont-elles faussées où les Français sont-ils vraiment des C... ??

  • Par OLYTTEUS - 26/08/2014 - 21:33 - Signaler un abus Merci pour ces articles :et

    Merci pour ces articles :et oui, on sait où aller pour trouver l'herbe plus verte....

  • Par Phlt1 - 27/08/2014 - 10:23 - Signaler un abus @manosque

    Autrement dit cher Monsieur, on peut bien comprendre le monde en restant assis et en "étudiant", puisque c'est ce que vous suggérez.!. Non Monsieur, 100 fois non.!. Ce que raconte cet entrepreneur n'est pas de la propagande, c'est seulement la réalité, celle qui vous fait si peur. Il existe un principe fondamental pour l'équilibre d'un être humain, celui d'une famille, d'un village, d'un pays: le principe de cohérence. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'aux USA la cohérence dans le système est partout, à la différence de notre pays, devenu ridicule d'incohérence. La cohérence, c'est une harmonie entre le désir et les actes, entre l'idée et la réalité, et c'est donc aussi un...devoir, pour chaque être humain, pour chaque famille, village ou pays. La cohérence n'oppose pas l'invisible de l'intention et la dure réalité: la cohérence agit pour que l'ensemble soit plus harmonieux, ce qui impacte profondément la vie. Les chercheurs, les professeurs (dont vous semblez faire partie) sont utiles autant que le sont les entrepreneurs, et nous avons grandement besoin dans notre pays qu'ils apprennent à travailler ensemble. La propagande cher Monsieur, n'est pas celui que vous désign.

  • Par manosque - 27/08/2014 - 14:44 - Signaler un abus Propagande

    La cohérence, cher Monsieur, n'est que le résultat visible de logiques internes issues de l'histoire, de la sociologie et des évolutions économiques d'un pays. La réflexion fuit le temps de l'immédiateté, Hayek a mis des années à construire sa pensée et son oeuvre. Décrire en forçant le trait et en imposant une réalité subject ive sans l'expliquer ni argumenter ne sert qu'à rester à la surface des choses et par conséquent, ne fournit aucune information utile ni aucun élément d'explication au lecteur qui souhaite comprendre. L'article relève du phénomène, de l'incantation rhétorique et du recouvrement du monde par le voile des mots creux. Eructer n'a jamais signifié penser. Les communistes pratiquaient de la sorte par l'utilisation de la propagande pour réinventer un monde imaginaire sans nuances. L'article relève par certains aspects, dont son langage formel, d'une forme semblable de communisme inversé.

  • Par Phlt1 - 27/08/2014 - 15:41 - Signaler un abus @manosque bis

    Cher Monsieur, vous ne dites ni plus ni moins que celui qui vit quelque chose de concret ne vaut rien. Qu'il n'a rien vu, rien entendu, rien constaté, et donc rien compris.!. C'est bien ce que je dis: vous niez la réalité alors même qu'elle devrait être intégrée à toute réflexion. Celui qui est considéré aux USA comme le plus grand penseur américain du 20ème siècle vous dirait: "Il ne suffit pas de savoir à quoi dire "non", encore faut il savoir à quoi dire "oui". Vous semblez nier la totalité de l'expérience que le monde offre, à travers ce manichéisme qui abime aujourd'hui profondément la France, y compris - et en premier lieu - l'un des plus merveilleux de ses atouts: la pensée. :-)

  • Par manosque - 27/08/2014 - 16:12 - Signaler un abus concret

    L'empirisme de la réalité vaut par sa confrontation avec les idées. Je suis d'accord pour croire ce qu'on me dit, encore faut-il que les choses reposent sur la réflexion. Alors je dis oui à l'explication argumentée, fondée sur l'histoire, la sociologie, l'économie. Quels sont les tournants décisifs dans l'histoire, la sociologie ou l'économie américaine qui font que les entrepreneurs occupent la place qu'ils sont ? Comment ceci s'explique-t-il dans la longue durée ? Quelles sont les différences entre le Massachusetts, la Floride ou la Californie ? On peut expliquer en quelques mots dans un article. Les élèves des meilleures écoles de commerce, dont beaucoup sont d'immenses entrepreneurs, ne récusent pas l'explication cultvée, mais savent précisément que c'est dans la nuance de la pensée que l'on trouve les réponses aux interrogations que l'on se pose. Peter Drucker, le père de la gestion aux Etats-Unis, disait souvent dans la Harvard Review que les meilleurs exemples pour lui n'étaient pas ancrés dans la réalité brute, mais dans les meilleurs romans de la littérature mondiale... Comme Hayek d'ailleurs, né dans l'Autriche de Freud et Schnitzler !

  • Par manosque - 27/08/2014 - 16:17 - Signaler un abus concret

    L'empirisme de la réalité vaut par sa confrontation avec les idées. Je suis d'accord pour croire ce qu'on me dit, encore faut-il que les choses reposent sur la réflexion. Alors je dis oui à l'explication argumentée, fondée sur l'histoire, la sociologie, l'économie. Quels sont les tournants décisifs dans l'histoire, la sociologie ou l'économie américaine qui font que les entrepreneurs occupent la place qu'ils ont ? Comment ceci s'explique-t-il dans la longue durée ? Quelles sont les différences entre le Massachusetts, la Floride ou la Californie ? On peut expliquer en quelques mots dans un article. Les élèves des meilleures écoles de commerce, dont beaucoup sont d'immenses entrepreneurs, ne récusent pas l'explication cultivée, mais savent précisément que c'est dans la nuance de la pensée que l'on trouve les réponses aux interrogations que l'on se pose. Peter Drucker, le père de la gestion aux Etats-Unis, disait souvent dans la Harvard Review que les meilleurs exemples pour lui n'étaient pas ancrés dans la réalité brute, mais dans les meilleurs romans de la littérature mondiale... Comme Hayek d'ailleurs, né dans l'Autriche de Freud et Schnitzler !

  • Par Phlt1 - 28/08/2014 - 02:13 - Signaler un abus @manosque, suite

    Cher Monsieur ce que vous exprimez me semble juste. Et je rajoute pour aller dans votre sens que "la carte n'est pas le territoire" puisqu'il s'agit de la confrontation de la réalité à la vérité. Maintenant chaque outils a sa fin: votre utile étude ne mettrait pas forcément en évidence cette essence des américains face à la réalité du quotidien, essence partagée par la majorité d'entre eux en cohérence avec un système qu'ils défendent et essaient aussi d'améliorer. Et c'est cela qui est "simplement" intéressant dans ce témoignage, qui peut inspirer, ou non. Quant à Peter Drucker, il a raison d'évoquer les meilleurs romans, parce que les "meilleurs romans" portent justement des exemples qui résonnent dans l'esprit de l'être humain. Les archétypes de Jung prennent aussi racine dans une réalité objective...et permanente, où le visible et l'invisible se rejoignent. Les français opposent trop les choses, et trop de choses: aucun être humain ne peut évoluer coupé en deux (héritage de la chrétienté qui opposait le corps et l'esprit). Réconcilions nous avec nous mêmes, et nous pourrons surmonter toutes les épreuves.

  • Par manosque - 28/08/2014 - 11:27 - Signaler un abus Phlt1 suite

    Je suis d'accord avec vous sauf sur un point : le terme d'essence. Il n'est pas d'essentialisme sociétal ; ce terme était employé par les anthropologues au tournant du siècle, notamment dans l'espace germanophone, et est conceptuellement et idéologiquement daté. Les sociétés sont des constructions et ce qui m'intéresse précisément est de savoir ce qui en constitue les ressorts. Pour cela, seule la longue durée sous tous ses aspects est pertinente. Mais je continue à préférer ce qui m'informe et qui m'enrichit au point de vue de la connaissance à des constats abrupts qui ne sont que d'inutiles libelles. La presse est là pour informer, pas pour asséner des constats personnels. LA vraie presse d'information, indépendamment de ses options politiques, a disparu en France et un journal comme Atlantico montre souvent qu'il est possible de réfléchir avec mesure de façon impertinente. Je vois toute la différence en lisant en tant que Français la presse outre-Rhin où je réside tous les matins. Ce type d'article ne passerait heureusement jamais, alors qu'il y a une grande convergence de vue entre les deux appréhensions du monde qu'ont les acteurs tant en Allemagne qu'aux Etats-Unis.

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Denis Jacquet

Denis Jacquet est entrepreneur (Edufactory), investisseur (Entreprise et conquête) et président de Parrainer la croissance, une association d'aide aux PME pour rechercher la croissance, et cofondateur de l'observatoire de l'Uberisation. 

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