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Donald Trump à Davos : ce populisme ploutocratique qui conquiert la planète et menace nos démocraties

Alors que s'ouvre ce weekend le Forum de Davos, les chiffres du World Inequality Report 2018 montrent qu'entre 1980 et 2016, les 1% les plus riches ont capté 28% de la croissance des revenus réels alors que les 50% du "bas de l'échelle" n'en ont capté que 9%.

Inégalités

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Donald Trump à Davos : ce populisme ploutocratique qui conquiert la planète et menace nos démocraties

Atlantico : Alors que le Forum de Davos commence ce week end, et accueillera Donald Trump, l'éditorialiste du Financial Times, Martin Wolf, alerte nos démocraties sur la question des inégalités. Selon les chiffres du World Inequality Report 2018, aux Etats Unis, au Canada, et en Europe occidentale, entre 1980 et 2016, les 1% les plus riches ont capté 28% de la croissance des revenus réels alors que les 50% du "bas de l'échelle" n'en ont capté que 9%. Cette concentration progressive des richesses se combine avec une même concentration du pouvoir, ce qui pourrait avoir pour effet de voir émerger un "populisme ploutocratique" ayant pour objet de faire perdurer cette croissance des inégalités en s'appuyant sur la division de la population, en citant Donald Trump en exemple.

Quelles sont les menaces qui pèsent sur nos démocraties en raison de la progression des inégalités ? La menace d'un "populisme ploutocratique" est-elle à prendre au sérieux ? 

Jean Petaux : L’expression « populisme ploutocratique » peut sembler paradoxale et laisse à penser qu’il y aurait là une forme d’oxymore. Il faut peut-être donner une définition simple de la « ploutocratie » : il s’agit d’une forme de gouvernement (on retrouve le suffise « cratie » issu du grec « ktratia » qui signifie « gouvernement par ») parmi d’autres : celle de ceux qui détiennent la « richesse » (« ploutos » en grec). Dans l’entre-deux guerres Joseph Caillaux, redevenu ministre en 1922, dénonçait les « ploutocrates qui menaçaient, disait-il déjà, l’organisme européen ». Aristide Briand, l’un de ses plus fidèles adversaires, le traitait à son tour de « ploutocrate démagogue ». Le terme « ploutocrate » est communément admis comme une insulte et figure d’ailleurs à ce titre dans le répertoire lexical du capitaine Haddock, chez Hergé, au même titre qu’ « anachorète » et « bachi-bouzouk » ou « philactère ». Il a aussi connu sa fortune (c’est le cas de le dire) dans le vocabulaire antisémite à la fin du XIXè siècle associé à « cosmopolite » et « apatride ».

Reste qu’aujourd’hui, et vous le précisez fort bien dans les termes de votre question, les inégalités salariales ou plus largement financières semblent avoir atteint un niveau inconnu jusqu’alors. N’étant pas économiste et n’ayant aucune espèce de compétence à faire valoir en la matière je m’en remets moi-même aux travaux de référence d’Anthony Atkinson et Emmanuel Saez, magistralement repris et augmentés dans le livre de Thomas Piketty qui a connu un succès mondial à sa sortie : « Le capital au XXIè siècle » (Seuil, 2013). Ce gros ouvrage a donné lieu de vifs débats et polémiques serrées entre économistes en fonction de leur appartenance à telle ou telle chapelle. La question n’est pas ici de trancher sur les conclusions portées par l’ouvrage, elle consiste simplement à reprendre les chiffres (incontestés quant à eux) cités par l’auteur et contenus dans les travaux de ses collègues. Pour faire simple disons ceci : sur un graphique montrant le  niveau des richesses accumulées par les individus, la tranche des plus riches dans le monde s’allonge considérablement, elle devient de plus en plus fine et pointue (il y en a de moins en moins) et elle monte à des  niveaux inégalés. Quant aux barreaux de l’échelle des revenus s’ils sont peu écartés quand on est au bas de l’échelle (et de plus en plus larges), ils deviennent quasiment infranchissables quand on est dans le dernier décile des fortunes les plus élevées. Le constat est donc évident : à l’échelle de la planète les inégalités se creusent et si certains tels Warren Buffett (2ème fortune mondiale en 2017  avec $75,6 milliards selon le classement annuel de « Forbes »)  fustigent le système libéral qui a généralisé la rente aux dépens de l’investissement on voit mal ce qui pourrait provoquer une inversion de la tendance.

Faut-il pour autant, face à un tel constat et à cette concentration accélérée de la richesse dans les mains de quelques uns, considérer d’une part que le monde est devenu une ploutocratie et que celle-ci dès lors qu’elle s’incarnerait dans des leaders considérés comme populistes, bénéficierait d’une forme de légitimité populaire. Cela serait nettement exagéré serait même tout à fait faux. Faux parce que tous les dirigeants, au moins des Etats les plus importants de la planète (évoquons le G20 par exemple) ne sont pas forcément les citoyens les plus riches de leur pays. Certes, depuis un an désormais, la présence du milliardaire Trump à la Maison-Blanche peut encourager un tel raisonnement. Le fait qu’il ait été élu par le « peuple américain » (en réalité il a été minoritaire en voix dans une élection qui n’a mobilisé que 50% des inscrits sur les listes électorales dont on estime qu’elles ne concernent elles-mêmes qu’un Américain sur deux…) et qu’il tienne un discours populiste ne permet pas de dire que tout le peuple américain le soutient. Un article récemment publié dans « Le Figaro » montre précisément que la cote de popularité de Trump, un an après son arrivée au pouvoir, se situant entre 35% et 40%, est la plus basse de tous ses prédécesseurs depuis George Bush père même si elle est très stable et ne descend plus. Quant aux autres dirigeants des pays les plus riches et les plus développés du globe ils ne sont pas milliardaires en dollars et ne sont d’ailleurs pas les plus fortunés de leurs concitoyens. Nombre de milliardaires chinois dépassent largement, en fortune, M. Xi Jinping. Monsieur Poutine est bien moins riche que nombre d’oligarques russes qui le soutiennent d’ailleurs plus ou moins. Et d’Angela Merkel à Teresa May ou à Emmanuel Macron on peut multiplier les exemples. Sans compter que tous ne font pas « profession politique » de caresser leur peuple dans le sens du poil. Loin de là par exemple pour ce qui concerne la chancelière allemande ou le président de la République française.

Si le développement à l’échelle des démocraties de la planète d’un « populisme ploutocratique » n’est pas une hypothèse sérieuse et si un Trump à la Maison-Blanche ne saurait tenir lieu de modèle appelé à se répéter, il n’en demeure pas moins que les inégalités profondes qui se creusent de plus en plus au sein des sociétés régies par les règles de la démocratie et dirigées par des Etats de droit sont particulièrement dangereuses pour les fondements-mêmes de l’esprit démocratique. Les sentiments croissants d’injustice, d’inéquité, plus prosaïquement aussi d’ailleurs d’impossibilité de « s’en sortir » et de rejoindre la « caste » des privilégiés, elle-même de plus en plus réduite en nombre, ne peuvent qu’encourager les apparitions de discours et de pratiques « anti-système » motivés par un ressort historiquement immuable : puisque le système interdit toute forme de progression personnelle et semble condamné à ne reproduire que les richesses acquises en les développant selon une courbe exponentielle, seule une destruction de ce système permettra de redistribuer réellement les parts du gâteau. Comme l’écrit le vieux Chateaubriand peu de temps avant sa mort en 1848 : « En vain les champs se couvrent de moissons, en vain un peuple paie l’impôt. Soudain éclate l’a révolte puis la révolution. Il manquait au peuple un supplément d’âme ».

Christophe Bouillaud : Oui, tout à fait. D’une part, il faut bien se rappeler que la disponibilité de moyens économiques importants constitue généralement un atout dans la compétition électorale. Avoir des riches donateurs de son côté ou être soi-même très riche permet à tout compétiteur de disposer d’un avantage comparatif sur les autres compétiteurs. Cet avantage s’est récemment renforcé aux Etats-Unis avec la suppression en pratique par la Cour suprême de toute limite aux dons. Cette prime donnée à l’argent dans la compétition électorale se renforce par ailleurs, parce qu’une part de plus en plus grande des électeurs ne sont plus encadrés par des partis politiques, des associations, des Eglises ou des syndicats. Ils sont donc plus disponibles pour être sensibles aux messages élaborés par des spécialistes de la communication politique. D’autre part, les compétiteurs qui peuvent revendiquer devant leurs concitoyens le statut d’homme d’affaires qui a réussi sont avantagés dans le cadre d’une vision plus individualiste, néo-libérale et anti-étatiste partagé par de nombreux citoyens – dont je suppose la plupart des lecteurs réguliers d’Atlantico vu les réactions à mes interventions « gauchistes » dans ses colonnes. C’est « l’effet Berlusconi », en quelque sorte : « Citoyens, donnez-moi le pouvoir d’Etat, car je suis un des plus grands créateurs d’entreprises du pays, je suis un entrepreneur qui saura agir pour le bien de tous ». Ce second aspect ne fonctionne pas toujours électoralement : la Team Stronach lancé il y a quelques années en Autriche par un vieux milliardaire n’a pas percé. Il n’est pas non plus nécessaire non plus d’avoir vraiment réussi dans les affaires, il suffit de le faire croire, comme l’exemple de Trump le montre. Cela peut tout de même être utile, comme le montre le succès électoral de la première fortune du pays en République tchèque aux deux dernières élections.

Quoiqu’il en soit, lorsque vous êtes arrivé au pouvoir porté par une propagande bien dotée en moyens économiques venu du privé, ou que vous êtes vous-mêmes un riche entrepreneur, vos décisions en matière économique et fiscale vont en général dans le sens de vous aider vous-mêmes, même si, bien sûr, vous avez promis monts et merveilles à vos électeurs modestes pour l’emporter. On avait ainsi remarqué en Italie que l’un des premiers bénéficiaires de la réforme de la fiscalité sur l’héritage menée par le gouvernement Berlusconi n’était autre que la famille Berlusconi elle-même. Ces décisions tendent alors à accentuer encore les inégalités.

 
Commentaires

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  • Par eva - 21/01/2018 - 12:08 - Signaler un abus amsallem

    Si vous ''n'étes pas économiste vous parlez sans savoir et le "milliardaire Trump " vous salue bien , apprenez vos fondamentaux sur la politique Trump et ensuite revenez nous éclairer de vos lumiéres . article nul.

  • Par eva - 21/01/2018 - 12:13 - Signaler un abus amsallem

    En plus comparer les migrants aux juifs du xx éme siécle c'est abject .

  • Par vangog - 21/01/2018 - 12:30 - Signaler un abus Avec Donald, l’ideologie égalitariste mondialiste a du plomb

    dans l’aile...Davos était devenu l’organe de transmission du NOM qui promouvait cette idéologie pikettiste de nivellement par le bas et de dilution immigrationniste, favorisant les bas salaires pour les bénéfices de la finance internationale. Avec la fin de cette idéologie mortelle, Donald prouve au monde médusé que l’inverse est possible, en un an à peine! Comme l’illustre le retour aux USA des impôts et des investissements APPLE, le retour de la richesse et de la créativité au sein des Nations permettra Le ruissellement des richesses et des emplois vers le bas de l'échelle...en un an à peine, Donald défait l’ideologie égalitariste qui tentait de s’imposer grâce à Obama, Macron, Piketty à Davos. Petaux a raison de pleurnicher sur la fin du mondialisme, car les idéologues de cette dilution mondialiste vont bientôt être au chômage...grâce à Donald, résistant au fascisme mondialiste!

  • Par adroitetoutemaintenant - 21/01/2018 - 13:02 - Signaler un abus @vangog

    +1 Je me doutais déjà de l’étalage de bêtise par ces deux abrutis de gauche (désolé pour le pléonasme). Le drame se produit dès l’école qui ne remplit plus sa fonction de base mais qui en plus formatte les élèves à rester pauvres. Les rares fois où je viens en France, je fréquente deux bistros fréquentés par les sans-dents. Et je leur apprends comment devenir riches et ils réussissent très bien ! Car c’est très facile !

  • Par Ganesha - 21/01/2018 - 13:28 - Signaler un abus Amsallem

    C'est l'auteur d'un commentaire déjà censuré ou effacé ? Ou un mot hébreu ?

  • Par J'accuse - 21/01/2018 - 13:47 - Signaler un abus La crétinocratie est toujours au pouvoir

    L'augmentation des inégalités n'accroit pas la pauvreté: on pourrait même prouver le contraire. Prétendre que la démocratie est en danger est une ineptie: elle n'existe nulle part. Que Trump soit milliardaire n'a rien à voir avec une ploutocratie: il pense et agit comme un épicier de province; pour la ploutocratie, voyez plutôt du côté de Facebook, Google, Apple et consorts. Le populisme est la seule voie vers la démocratie, pas un obstacle.

  • Par Lazydoc - 21/01/2018 - 13:54 - Signaler un abus C’est sûr!

    Macron avait plusieurs millions d’euros. En quelques années, il n’a plus rien à déclarer : il n’est pas « ploutos ». S’il est « crate », la raison n'est toujours pas compréhensible pour moi. Une personne qui perd autant d’argent en si peu de temps, ne peut être que socialiste. Il va appliquer à la France, la recette qui a fait son succès (brrrr…)

  • Par Lazydoc - 21/01/2018 - 14:04 - Signaler un abus Les auteurs sont-ils au courant

    Que le dumping fiscal existe aussi à l’intérieur des 52 états américains? Qu’il existe 3 états sans taxes aus USA? Que le Delaware est privilégié par toutes les entreprises? Que la Californie (Etat très « européen ») était en quasi-faillite, en dépit de toutes les taxes prélevées?

  • Par Ganesha - 21/01/2018 - 14:23 - Signaler un abus Charognes !

    Sur Atlantico, le mot ''inégalité'' agit comme une charogne qui attire toutes les ''hyènes de droite'' ! Ces braves bourgeois se prétendent certainement ''chrétiens'', mais, ce n'est même pas la peine d'essayer de les raisonner : la démence sénile est une maladie incurable !

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 21/01/2018 - 15:11 - Signaler un abus Merci à Ganeshânebâté de me

    Merci à Ganeshânebâté de me tendre la perche......Mais l'expérience montre que la France est un pays qui s'appauvrit car l'écart des revenus diminue, comme dans les ex pays communistes...Alors aujourd'hui, ceux qui voudraient s'enrichir et pourraient devenir les moteurs de notre économie ont tendance à s'expatrier et partir aux USA ou au Canada..... Alors le pays est exsangue et passe son temps à taxer les classes moyennes pauvres pour entretenir les feignasses comme Ganesha !!!!

  • Par ajm - 21/01/2018 - 15:53 - Signaler un abus Le mythe du "pauvre" blanc qui vote Trump.

    Ramener la question du populisme et de sa montée en Europe et aux USA â une question d'argent et de montée des inégalités est un contresens total. Le revenu moyen des ménages US ayant voté Trump (USD 72000) est supérieur de 40% â la moyenne nationale et de 20% à la moyenne de revenu de l'électorat Clinton (62000) . Il faut noter d'une part que la moyenne des revenus des ménages Trump semble plus resserrée que celle des ménages Clinton qui intégre plus de petits revenus d'un côté et de très,, très gros et peu nombreux revenus de l'autre. L'électorat Trump est plus classe moyenne, blanche et masculine mais pas spécialement pauvre ni non éduquée Une majorité d'hommes blancs ayant une formation de niveau supérieure ont même voté Trump (54%) . Le "pauvre " blanc un peu illettré qui vote Trump est largement un mythe, même si dans le sud et dans de vieilles régions industrielles du middle west ce myrhe correspond â une certaine réalité. Il ne faut pas oublier aussi qu'aux USA les plus pauvres ont tendance à ne pas voter, ce qui explique que la moyenne des revenus des ménages qui votent est plus élevée que la moyenne générale des revenus aux USA (52000).

  • Par Liberte5 - 21/01/2018 - 16:06 - Signaler un abus Article consternant. Je n'ai même pas pu en lire

    la moitié. Vive D. Trump. au bout d'un an il a un bilan impressionnant comparé à celui désastreux de B. Obama.

  • Par ajm - 21/01/2018 - 16:19 - Signaler un abus Les causes du populisme sont culturelles et non économiques.

    En réalité, la montée des populismes a peu avoir avec la supposée montée des inégalités, mais beaucoup avec la montée des phénomènes migratoires , la peur identitaire et l'angoisse de voir son mode de vie et son cadre d'existence bouleversés par l'arrivée massive de populations dont la culture et la religion sont perçues comme non assimilables . C'est bien pour cela que ce populisme est très vigoureux dans des pays et des régions prospères et nullement peuplés de pauvres blancs au chômage vivant d'allocations ou de tous petits salaires: pays scandinaves, Pays-Bas, Belgique flamande, Suisse (surtout de langue Allemande) , Autriche, sud de l'Allemagne, nord de l'Italie. La montée du populisme est directement corrélée avec la perception de la poussée migratoire allogène. Dans un pays comme la Pologne qui a reçu plus d'un million d'immigrants Ukrainiens considérés comme très proches culturellement le populisme reflète évidemment la peur de subir ce que leurs voisins d'Europe de l'Ouest supportent. Le Brexit lui-même n'a gagné que parce que beaucoup de Britanniques voulaient récupérer le contrôle de leurs frontière et n'acceptaient plus les ukases migratoires de Bruxelles.

  • Par Klaus02 - 21/01/2018 - 16:49 - Signaler un abus Rien qu'en lisant le titre....

    Pas envie de lire le reste.... Virez ces deux crétins et rendez-nous Branaa !!!

  • Par Deudeuche - 21/01/2018 - 18:23 - Signaler un abus Petauxbobocrate

    Un vrai Mickey. C’est pourquoi il n’aime pas Donald.

  • Par Borgowrio - 21/01/2018 - 19:45 - Signaler un abus Anti-trumpez et vous serez un bon journaliste

    Je voudrais rire si Le président Trump était réélu . Voir la tête de tous ces journalistes médiocres qui versent dans la facilité et dans la mode du moment , l'anti Trump compulsif .

  • Par JonSnow - 21/01/2018 - 23:28 - Signaler un abus Titre outrancier et auteur non-crédible!

    Donc, je zappe sans même lire.

  • Par kelenborn - 22/01/2018 - 05:38 - Signaler un abus On est au moins rassuré

    L'année 18 commence mais avec Petaux qui doit être le Barbier du pauvre trouvé par Atlantico sur le Bon Coin , ça vole toujours aussi bas et tant mieux pour les narines. On nous ressort évidement Piketty car, après Bourdieu, la France est devenue l'édition de luxe des escrocs; dommage que cela se vende moins bien que les parfums , bref Merci à AJM de rappeler quelques stats élémentaires qui valent peut être le coup d'être rappelées car l'électeur de Trump imbécile et ivrogne, on pensait que c'était du niveau de Libération ou de Crassepoutine dans Causeur! Qu'il y ait un accroissement de la part des plus riches est très certainement regrettable ( ce d'autant que c'est sans doute injustifié) mais ce n'est pas illogique dans un contexte de mondialisation où ce sont toujours les plus puissants qui ramassent la mise. Au temps bénit des colonies ou de la découverte de l'Amérique , ceux qui arrivent les premiers se taillent les plus gros morceaux, ce n'est qu'ensuite que les autres réussissent à récupérer une part du gâteau ( suite)

  • Par kelenborn - 22/01/2018 - 05:48 - Signaler un abus suite

    Assez étonnamment, nos auteurs s'interrogent moins sur la part considérable de la richesse qui est accaparée par des gens moins riches mais à la valeur ajoutée modeste quand ils ne sont pas parasitaires.J'ai étonné que l'affaire Fillon ne donne pas lieu à plus de commentaires: voila une brave fille rémunérée trois fois le SMIC à ne rien foutre, rémunérée toujours à ne rien foutre par le directeur de la revue des deux Mondes qui veut être ...décoré , voila la société de conseil de Fillon qui est dissoute car pourquoi payer les conseils de quelqu'un qui n'a plus le pouvoir? Ce faisant, je ne fais pas une fixation sur Fillon: combien de "logues" sont rémunérés (par qui, à ne rien dire), combien d'avions payés 750 000 euros pour gagner deux heures. Et ma question! si le discours de ce brave Pétaux visait à attirer notre attention sur les très riches (Trump en tête) pour masquer la véritable question qui n'est jamais posée: sur la totalité du PIB français , 85% vient du tertiaire et seule une petite part est exportatrice! Le reste nourrit des activités qui ajoutent au déficit extérieur et en plus public pour le pib non marchand (suite)

  • Par kelenborn - 22/01/2018 - 05:54 - Signaler un abus suite ( c'est pratique Atlantico)

    Pourquoi, Piketty ne met-il pas l'immensité de son talent à s'interroger sur cette question fondamentale plutôt que de perdre son temps à battre Filipetti ce qui ne sert à rien? Car c'est la qu'est le coeur de l'électorat macroléonien, c'est la que nichent les bobos, c'est la que s'empiffre cette partie du pays dont on se demande en quoi elle l'enrichit! Posons nous cette question et, après on fera la peau aux riches! Quant à Péteaux qui fait partie de ces gens la , un conseil pour qu'il puisse lui répondre , le jour où le seigneur lui demandera ce qu'il a fait pour le PIB! Bocuse est mort! qu'il aille faire la plonge!

  • Par MIMINE 95 - 22/01/2018 - 08:51 - Signaler un abus un papier qui aurait plus sa place

    dans le credo catéchistique de l'abbé Ration (libération), mais c'est aussi pour ça que j'apprécie Atlantico . Noam Chomsky n'a pas attendu Trump pour y dénoncer en 2015 le règne des ploutocrates aux états unis : "America is a plutocracy masquerading as a democracy" (l'amérique est une ploutocratie se faisant passer pour une démocratie). la France n'est pas en reste, la ploutocratie qui y règne est bien plus hypocrite et manipulatrice, et elle ne s'appelle ni JL Melenchon, ni Marine le Pen.

  • Par Deudeuche - 22/01/2018 - 08:55 - Signaler un abus Fonctionnaires ploutocrates

    Alias bourgeoisie d’Etat parisienne.

  • Par MIMINE 95 - 22/01/2018 - 09:49 - Signaler un abus PIKETTY

    celui qui soutenait morticus François Hollande en 2012 , celui qui émettait l' idée de prendre en compte dans les revenus, le loyer fictif des propriétaires de leur résidence principale un avantage en nature . Aujourd'hui en Europe les ploutocrates se nomment "sociaux-démocrates" et Piketty fait partie de leurs apologètes.

  • Par vangog - 22/01/2018 - 10:47 - Signaler un abus ça sent l'amalgame foireux...

    il ne faut pas confondre la pluto-cratie avec les aboiements de Donald! (Wouah! Wouah!)

  • Par ajm - 22/01/2018 - 12:21 - Signaler un abus L'effet pervers de la lutte contre les inégalités.

    Non seulement la montée supposée des inégalités n'explique pas la montée des populismes mais on pourrait soutenir que beaucoup de mesures visant à les réduire favorisent au contraire cette montée. En effet, beaucoup de ces mesures consistent souvent dans un "ruissellement " d'aides publiques en tout genre qui sont dirigées en priorité vers les minorités visibles et les immigrants de fraîche date. Le natif des classes moyennes ou le prolétaire de souche se considèrent comme la poire qui doit à son niveau payer beaucoup de sa poche et ne beneficie que des gouttes du ruissellement. Cette perception des aides sociales est évidente aux USA où les aides sociales sont très ciblées. Elle va le devenir aussi en France où la tendance est de resserrer le "modèle " social vers "ceux qui en ont le plus besoin" c'est à dire en pratique et de plus en plus vers la population d'origine immigrée, poussée et maintenue du coup dans un état d'esprit d'assistance. Le populisme a de beaux jours devant lui, surtout si nos élites politiques et intellectuelles analysent de travers la situation.

  • Par Borgowrio - 22/01/2018 - 13:53 - Signaler un abus La vrai ploutocratie , c'est science po

    Deux produits de science po , vous savez cette école très gourmande en finances publiques et dont l'utilité est des plus incertaine . Là où on apprend comment baiser les électeurs pour qu'ils votent pour vous et ensuite, vous faites comme bon vous semble

  • Par CORINESBH - 22/01/2018 - 15:46 - Signaler un abus Je ne vois pas ce que le

    Je ne vois pas ce que le populisme a à voir avec les riches et les inégalités. Les politiques et les journalistes nous parlent régulièrement des inégalités, mais ils ne font strictement rien à leur niveau pour les réduire. ....sauf nommer les riches.C'est très facile et très réducteur, alors cherchez autre choses Messieurs, c'est sous votre nez !!!

  • Par adroitetoutemaintenant - 23/01/2018 - 16:03 - Signaler un abus @ajm l’imparfait clintonien

    Quand on parle de la « Suisse (surtout de langue Allemande) » on démontre sa profonde méconnaissance européenne. Il n’y a pas de Suisse de langue allemande. Il y a une Suisse Alémanique (qui déteste vos copains les boches) !

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Jean Petaux

Jean Petaux est docteur habilité à diriger des recherches en science politique, ingénieur de recherche, politologue à Sciences Po Bordeaux, grande école dont il est depuis 27 ans le directeur de la Communication et des Relations extérieures. Auteur d’une dizaine d’ouvrages,  il dirige aux éditions « Le Bord de l’Eau » la collection « Territoires du politique » et y a publié en avril 2017 un livre d’entretiens avec Michel Sainte-Marie, ancien député-maire de Mérignac  intitulé « Paroles politiques ».  Parmi ses publications antérieures il a  codirigé aux Editions Biotop, en 2010,  Figures et institutions de la vie politique française.

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Christophe Bouillaud

Christophe Bouillaud est professeur de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Grenoble depuis 1999. Il est spécialiste à la fois de la vie politique italienne, et de la vie politique européenne, en particulier sous l’angle des partis.

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