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C'est mathématique : Donald Trump ne peut plus perdre la primaire américaine (sauf s'il y a un "front républicain" contre lui)

Ce qui compte à la primaire américaine, ce ne sont pas les voix, ce sont les délégués. Or, la manière dont les délégués sont alloués aux candidats, ainsi que les scores de Trump, rendent une victoire inévitable, en tout cas s'il n'y a pas d'union derrière un seul candidat anti-Trump.

#TrumpTrain

Publié le
C'est mathématique : Donald Trump ne peut plus perdre la primaire américaine (sauf s'il y a un "front républicain" contre lui)

Donald Trump, milliardaire et star de télé-réalité, sera-t-il vraiment le candidat du Parti républicain en 2016 ? Une chose est sûre, le phénomène Trump ne faiblit pas.

La mathématique des délégués

Il faut comprendre comment fonctionne les primaires américaines : la victoire n'est pas directement liée au nombre de voix. Au lieu de cela, les voix aux primaires de chaque état allouent des délégués à chaque candidat. Ensuite, les délégués se réunissent à la convention quadriennalle du parti pour élire le candidat (au premier tour de scrutin, les délégués sont obligés de voter pour le candidat qui les a élus ; si un gagnant ne se dégage pas, les délégués sont libres de voter pour les tours de scrutin suivants). 

Depuis des décennies, ce système n'est plus l'enjeu central : au fur et à mesure du scrutin, un gagnant se dégage clairement, les autres candidats se désistent, et le vote des délégués n'est qu'une formalité.

Mais la règle est la suivante : à partir du moment où un candidat obtient le nombre maximal de délégués, il est certain d'être désigné, puisque ces délégués sont obligés de voter pour lui à la convention. Il obtient donc mathématiquement la majorité absolue. 

Trump, mathématiquement certain

Le problème est que Trump a tellement d'avance par rapport aux autres candidats qu'il risque de rafler tous les délégués. En effet, la plupart des Etats ont des règles qui attribuent les délégués proportionnellement - sauf si les suivants n'atteignent pas un certain seuil, auquel cas le premier obtient tous les délégués. C'était le cas en Caroline du Sud, où Trump a obtenu tous les délégués malgré les règles de proportionnalité, puisqu'aucun autre candidat n'était au-dessus de 20%. 

En général ces règles ne s'appliquent pas car à ce stade il ne reste que deux candidats, et donc chacun reçoit les délégués proportionnellement. Mais il y a aujourd'hui quatre candidats anti-Trump - Cruz, Rubio, Kasich et Carson - et aucun d'entre eux ne semble vouloir se désister. Les édiles du parti voudraient que tous les candidats anti-Trump se désistent sauf un, afin de faire un front uni, mais, évidemment, aucun ne veut se désister pour un autre. 

Sam Wang, directeur du centre d'analyses des élections à l'Université de Princeton, considère que s'il y a plus d'un candidat face à Trump d'ici au 14 mars, il ne pourra pas être stoppé, rapporte Guideon Resnick du Daily Beast. Pour Josh Putnam, professeur de sciences politiques à l'Université de Georgie, c'est pareil : le seul moyen d'arrêter Trump à ce stade, c'est de lui trouver un challenger unique.

Bref, sans mauvais jeu de mots, il faut que le Parti républicain fasse un "front républicain" pour faire barrage à Trump. Et aujourd'hui, personne ne semble opter pour cette option. 

 
Commentaires

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  • Par zouk - 25/02/2016 - 14:23 - Signaler un abus D. Trump encore

    Peut-être pourra-t-il gagner l'investiture du Parti Républicain, mais gagner l'élection est autre chose.

  • Par lafronde - 25/02/2016 - 16:15 - Signaler un abus Trump et le politiquement correct.

    L'ennemi de mon ennemi est mon ami. Donald Trump pourfend librement le politiquement correct, là où en France Valeurs Actuelles et Eric Zemmour sont assigné en Correctionnelle par des associations stipendiées. Outre Atlantique les Amendements constitutionnels garantissant les libertés civiles, en République française des lois réprimant les opinions et les préférences, naguère libres. Le défaut pour le citoyen (ou l'avantage pour ses promoteurs) dans ce système de liberté de la presse et de liberté politique limitées et surveillées, est qu'il procure une rente juridico-politique et juridico-mediatique à la social-démocratie universaliste. C'est précisément ce régime qui ruine la France depuis 40 ans.

  • Par lafronde - 25/02/2016 - 16:19 - Signaler un abus Le migratoirement correct

    L'abus de Droit qui est fait des lois Pleven et Gayssot représente une criminalisation des opinions et des préférences, digne du Comité de Salut public. Ces « loi des suspects » ne favorisent pas la prise en charge par elles même de ces communautés arrivées sans contrat de travail. Tout le monde au travail ! Si celui-ci manque, travailler au noir est pour moi plus moral que vivre d'allocations diverses, largement payées par les citoyens-contribuables. Le pouvoir agit exactement en sens inverse, punit les initiatives, pour saigner l'activité économique. La République française commet depuis 40 ans un crime social. Le chômage de masse, entièrement dû au pouvoir politique, aidé de la presse stipendiée, et une justice politique. Sur les problématiques bénéfice/coût des diférens profils d'immigration, lire « Les français ruinés par l'immigration » Je précise qu'il s'agit des filières hors immigration du travail. (10% du flux pour le travail).

  • Par Lafayette 68 - 25/02/2016 - 19:00 - Signaler un abus Droit de s'exprimer

    Heureux Américains qui peuvent encore s'exprimer que l'on aime ou pas Trump !

  • Par Liberte5 - 25/02/2016 - 20:02 - Signaler un abus La liberté d'expression c'est toute la différence entre........

    Les USA et la France..@la fronde évoque le problème qui nous étouffe. Philippe NEMO décrit et décortique ce qui nous bâillonne dans un livre " La Régression intellectuelle de la France"paru en 2011. D. Trump aurait eu du mal à percer en France où la vie politique est cadenassée. Il aurait eu sur le dos et des procès à la clef avec les associations de la police de la pensée comme SOS Racisme etc. L'establishment américain a la trouille . C'est bon signe. Puisse cela arrivé en France. Non je rêve.

  • Par vangog - 25/02/2016 - 21:37 - Signaler un abus Oui, rêvons qu'un Trump arrive à la France...

    pour la sauver de la décadence gauchiste. Il est une sorte de De Gaulle qui va organiser la résistance contre l'invasion musulmane, mexicaine, contre le neo-colonialisme des gauchistes, contre le très bête et très orgueilleux messianisme, générateur de chaos et de guerres. Avec Trump, l'OTAN ne recevra plus les mêmes budgets des USA, et l'Europe sera obligée de se défendre seule contre l'invasion musulmane, contre d'autres menaces qui pourront se faire jour. Ça va lui faire du bien, et Trump sera un stimulant pour abattre la technocratie gauchiste. De toute façon, nous n'avons pas d'autres choix, car avec des impôts sur les sociétés à Zéro, la France socialiste n'aura que quelques mois pour oublier son idéologie malfaisante...avec Trump, ça va aller très vite!...

  • Par adroitetoutemaintenant - 25/02/2016 - 23:28 - Signaler un abus Trump gagnera la Présidentielle

    1- Sa présence fait voter des gens qui auparavant s’en foutaient. A chaque primaire le vote a été d’au moins 50% supérieur aux élections similaires d’il y a quatre ans. 2- Il aura en face de lui une adversaire corrompue politiquement, socialement et financièrement. 3- La mère Clinton a essayé de le traiter de misogyne anti-femmes. Elle n’ose plus une remarque car il lui a cloué le bec en lui parlant de ses relations et de son mari. Et il n’a pas peur de frapper durement en retour même si c’est une femme. 4- La presse n’a aucune prise sur lui et il les insulte régulièrement tout en leur faisant remarquer que sa présence leur fait gagner de l’argent. D’ailleurs il est régulièrement invité sur tous les plateaux même de gauche. Je vous recommande un article d’un anglais que j’apprécie peu mais qui a cette fois fait une analyse très juste. http://www.dailymail.co.uk/news/article-3462406/PIERS-MORGAN-GOP-Trump-s-tipping-point-s-going-candidate-ten-reasons-lie-enjoy-it.html

  • Par vangog - 26/02/2016 - 01:48 - Signaler un abus Goldman-Sachs finance Clinton et Trump finance Trump!

    La grande famille des illuminati sera très malheureuse de perdre le contrôle du pouvoir US, si Trump gagne...un début de rébellion contre le pouvoir Goldmann-Sachs-Rotschild?

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