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En marche vers le changement ?

AS-SU-MER ! Autorité, fermeté et com’ tous azimuts, la semaine où Emmanuel Macron tente de passer (enfin) à la transformation promise du pays

Publié le 10 avril 2018
Alors que le gouvernement connaît son premier mouvement social d'envergure, Emmanuel Macron était jusque là resté en retrait, préférant envoyer Edouard Philippe au front. Mais cette semaine, le président de la République multiplie les sorties médiatiques. Alors quels sont les enjeux ?
Maxime Tandonnet
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Christophe Boutin
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Christophe Boutin est un politologue français et professeur de droit public à l’université de Caen-Normandie, il a notamment publié Les grand discours du XXe siècle (Flammarion 2009) et co-dirigé Le dictionnaire du conservatisme (Cerf 2017), et le Le...
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Edouard Husson
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Universitaire, Edouard Husson a dirigé ESCP Europe Business School de 2012 à 2014 puis a été vice-président de l’Université Paris Sciences & Lettres (PSL). Il est actuellement professeur à l’Institut Franco-Allemand d’Etudes Européennes (à l’Université...
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Alors que le gouvernement connaît son premier mouvement social d'envergure, Emmanuel Macron était jusque là resté en retrait, préférant envoyer Edouard Philippe au front. Mais cette semaine, le président de la République multiplie les sorties médiatiques. Alors quels sont les enjeux ?

Atlantico : Dans un contexte de mobilisations sociales multiformes, des cheminots aux étudiants, Emmanuel Macron va s'employer, au cours de cette semaine du 9 avril, à parler aux Français. De son discours au Collège des Bernardins de ce 9 avril, au JT de 13h00 de ce jeudi 12 avril, à son intervention sur BFMTV-RMC-Médipart prévue pour le 15 avril prochains, comment interpréter l'image que Emmanuel Macron se fait du pays, et des Français qu'il cherche à convaincre pour dépasser ce qu'il qualifie "d'ancien monde", et des "vaches sacrées" que peuvent caractériser les différents mouvements actuels (zadistes, syndicats, étudiants, cheminots etc...) ? 

Maxime Tandonnet : Il me semble que le président Macron et son gouvernement sont confrontés à une situation qu'ils n'attendaient pas. Le succès à l'élection présidentielle représente un choc psychologique considérable et tout nouveau chef de l'Etat a le sentiment sincère qu'une ère nouvelle s'ouvre avec son succès. On se souvient de Giscard d'Estaing et sa nouvelle société libérale avancée, ou de Mitterrand dont l'un des plus proches compagnons, Jack Lang, annonçait l'avènement de "la lumière" après la "nuit" ou encore de la "rupture" de Nicolas Sarkozy. Emmanuel Macron, du fait de sa jeunesse, a porté cette logique à son paroxysme, invoquant un monde nouveau qui succède au monde ancien. D'ailleurs, il ne parle guère de réforme mais de "transformation" du pays. Les présidents reproduisent ainsi l'esprit de la révolution française et l'idéologie sur la table rase : le passé est fini et un nouveau monde s'est ouvert avec eux. Dans l'imaginaire qui s'attache au succès de M. Macron, le monde ancien est celui d'une France ringarde qui cultive l'esprit de clocher et de terroir, les droits acquis, les statuts, le conservatisme. Elle est vouée à disparaître. La France nouvelle est sans frontière, hors sol, ouverte sur le monde, en renouvellement permanent, à l'image des Start up et de la finance. Le problème, c'est que nous sommes là dans la communication, dans l'idéologie, et forcément, la caricature, opposant le mal, c'est-à-dire l'ancien, au bien, c'est-à-dire, le neuf. Or, la réalité est infiniment plus complexe. Dans un vieux pays de 1500 ans, l'ancien et le moderne s'imbriquent l'un dans l'autre. M. Macron comme président de tous les Français, réalise qu'il doit impérativement parler aux retraités, aux catholiques, aux étudiants des universités, aux syndicats, aux fonctionnaires et aux cheminots et tenter de réinstiller la confiance. L'heure de l'idéologie, du nouveau monde opposé à l'ancien est est en train de s'achever. Le temps du réalisme commence. D'où l'offensive de communication qui est programmée, marquant peut-être un premier tournant du quinquennat.

Christophe Boutin : On connaît les dons d’acteur de notre Président, mais, effectivement, nous sommes ici face à une offensive aussi diverse que variée. Hier soir lundi, c’était donc « un Ricoeur sinon rien » au collège des Bernardins. Emmanuel Macron, plus Bourdaloue que Bossuet, s’est s’employé à réconcilier État laïc et religion catholique. On sait que les États généraux de la bioéthique ont lancé le débat dans les Espaces de Réflexion Éthiques Régionaux (sic !), faisant s’épanouir les mille fleurs du relativisme. Emmanuel Macron tentait donc de désamorcer discrètement, face aux archevêques et évêques, les dossiers PMA, GPA et Euthanasie qui font tousser dans quelques sacristies et, plus encore, au sein de certains groupes de fidèles. Pour cela il les joignit à la question des migrants et demanda aux catholiques - et français toujours - « trois dons » : leur « humilité » de rester une Église « questionnante » (sic) et de ne pas donner de leçons ; leur « engagement » pour l’Europe qui apporte la paix ; leur « liberté » de dialoguer avec l’Islam. On restera réservé sur cette première prestation. Outre le ton du prêche, le Chef de l’État disparaissant par trop derrière le philosophe de salon, il n’est pas certain que Simone Veil, la philosophe de L’enracinement, ou Georges Bernanos, l’auteur de La France contre les robots, auraient apprécié d’être mentionnés, même de manière annexe, comme on peut se demander si le catholicisme est bien la première religion concernée en France par « le respect de la liberté de ne pas croire » ou celui « des lois de la République ». Mais les choses sérieuses et plus directement politiques sont encore à venir. Jeudi, ce ne sera donc plus du Ricoeur, mais du Pernault. Le président « upper-class » de la « start-up nation France » ira s’adresser les yeux dans les yeux à cette France des terroirs dont ose encore nous parler le JT de 13h de TF1, faisant hurler de rage notre intelligentsia. Il s’agira d’expliquer aux laissés pour compte de la « démocratie bottom up » que le train de la modernité continuera à desservir toutes les gares, même les plus éloignées – mais on peut penser qu’Emmanuel Macron évitera cette image ferroviaire. Apothéose dimanche où, devant un public formaté par le visionnage en boucle de reportages commentant l’absence d’information, suivis de commentaires d’éditorialistes interprétant ce néant, Emmanuel Macron terrassera non pas une, mais deux hydres : à droite, celle du populisme au ton direct incarné par Jean-Jacques Bourdin ; à gauche celle du marxisme sournois incarné par Edwy Plenel, le seul trotskiste à porter la moustache de Joseph Staline. C’est lors de ces deux prestations de jeudi et dimanche que le Président sera appelé à commenter une actualité qui, vous le signalez, est placée sous le signe des tensions sociales cette semaine, avec, entre autres, le démantèlement de la ZAD de Notre-Dame-des Landes, les occupations des universités et la grève de la SNCF.

Edouard Husson : Me permettez-vous de nuancer les termes? Les mobilisations auxquelles nous assistons sont d’abord politiques; elles sont le fait de syndicats ou de minorités actives qui veulent profiter du nombre de réformes engagées par le gouvernement pour mobiliser leurs militants et donner l’impression d’une contestation générale. La simultanéité des protestations doit donner l’impression d’un mouvement puissant. La grève récurrente de la SNCF, par son ampleur - et sa concomitance avec les grèves chez Air France - donne à l’ensemble un caractère spectaculaire.  On ne peut pas dire si les manifestations politiques se transformeront en mouvements sociaux. Pour l’instant, l’opinion est majoritairement du côté du gouvernement, si l’on en croit les sondages. C’est le moment que choisit Emmanuel Macron pour communiquer à répétition. La rencontre avec les catholiques était prévue de longue date; mais on notera que le président n’a pas songé à la repousser; le président sait que les Etats-Généraux de la bioéthique ne trournent pas à l’avantage des partisans de réformes dites, d’un horrible mot, sociétales; en l’occurrence une minorité active conservatrice pourrait se lever, à partir du moment où la Manif pour Tous déciderait de mobiliser des troupes; le président n’a pas besoin d’un front de plus, surtout qu’il se transformerait rapidement en mouvement social. Ce qui a été décidé plus récemment, ce sont les deux interventions de jeudi et dimanche. Jeudi, prenant la parole dans un village de l’Orne à la population âgée, Emmanuel Macron cherche à casser son image de président des villes et des actifs. Dimanche il sera dans un exercice plus classique, pour prouver, à quelques semaines de l’anniversaire de son élection, que l’élan ne retombe pas.

En quoi cette semaine pourrait-elle être décisive en ce sens pour le président ? Les cibles choisies au travers de ces différents formats, des catholiques du discours au Collège des Bernardins, aux retraités du JT de 13h00, jusqu'aux catégories sociales supérieures de BFMtv, pourraient-elles effectivement faire basculer la pièce, dans le bon, ou le mauvais sens, pour le soutien de son action ? 

Maxime Tandonnet : Je pense que c'est très difficile. Dans la politique moderne, surmédiatisée, l'usure du pouvoir est extrêmement rapide. Le capital de confiance est fragile et une fois épuisé, presque impossible à reconstituer. La foule médiatisée fonctionne à l'affectif et à l'émotion. Dès lors qu'une image personnelle se dégrade, elle est quasiment irrécupérable. L'équipe au pouvoir pourra prodiguer tous les gestes possibles et imaginables, elle restera, pour les quatre ans à venir, dans la conscience collective, celle qui a appauvri les retraités et favorisé les grandes fortunes. Ce phénomène est presque naturel. Nous l'avons vu à l'oeuvre sous Sarkozy comme sous Hollande. Le président Macron, en décidant de redescendre dans l'arène de la communication à outrance, prend un risque important. Bien sûr il tente de sauver ou de consolider son image, de rassurer, de regagner la confiance de ceux qui sont découragés ou déçus. Cependant, n'ayant pas forcément de message nouveau à faire passer, il s'expose à engendrer la lassitude et à focaliser sur lui-même les déceptions ou les souffrances. La situation est instable. M. Macron et son gouvernement ont perdu tout soutien à gauche. Ils conservent un certain capital de sympathie chez les centristes et dans une partie de la droite libérale mais ce soutien est fragile et dépend pour beaucoup de la situation économique. En vérité, nous touchons ici aux limites du système politique en vigueur. Le président de la République est le principal acteur de la politique du pays pendant cinq ans, surmédiatisé, mais il est inamovible et irresponsable. Il sombre, presque naturellement, dans une impopularité structurelle, devient ainsi une sorte de bouc émissaire national, réceptacle des frustrations et des souffrances collectives. Plutôt que d'inspirer la confiance au pays, il finit par aggraver ses angoisses et sa morosité.

Edouard Husson : Emmanuel Macron a été poussé au second tour par le centre-droit et le centre-gauche. Il est largement le président de la France d’en haut. Au second tour, il a bénéficié d’une mobilisation contre Marine Le Pen. Mais le soutien de l’extrême gauche ne pouvait pas durer; quant à celui de la gauche socialiste, il est fragile et s’est effrité dès les premiers mois du quinquennat. Le grand enjeu pour Emmanuel Macron, c’est de regagner à droite ce qu’il perd à gauche. Il lui faut séduire Les Républicains au-delà de la frange qui se reconnaît dans Edouard Philippe. Si Emmanuel Macron se représente en 2022 et se trouve dans une configuration en trois blocs - gauche, centre et union des droites - il pourrait être dans une situation périlleuse. Son espoir est que la gauche comme la droite n’arrivent pas à s’unir. Et il fera sans doute porter le gros de son effort sur une séduction à droite: il lui faut attirer suffisamment d’électeurs modérés pour pousser Wauquiez vers l’union des droites et espérer récupérer une deuxième vague d’électeurs de la droite de gouvernement. Pour cela il ne peut pas se permettre de laisser trop de catholiques filer du côté de l’union des droites; et il ne peut pas non plus perdre les personnes âgées ni avoir un front rural uni contre lui. Le pari d’Emmanuel Macron, c’est de reproduire l’exploit d’un Mitterrand qui était passé de 26% des voix au premier tour de la présidentielle de 1981 à 34% au premier tour de 1988. Ce ne sera possible que si la gauche se divise - cela dépend peu du Président - et si la droite se laisse partiellement séduire - cela dépend beaucoup de lui. 

Christophe Boutin : Même s’il peut y avoir des hasards de calendrier, nous sommes bien dans une offensive cohérente. Il s’agit d’éviter de voir la question sociale et les diverses revendications plus ou moins violentes actuelles, à la SNCF ou dans les universités pour prendre ces deux exemples, fédérer une plus large coalition des « déçus du macronisme ». Le but est très clairement d’empêcher la solidarité de la France périphérique, celle des retraités, celle des terroirs oubliés de tout, celle aussi des travailleurs des classes sociales basses et moyennes. Ce sont en effet autant de Français qui, soit, n’étant pas gênés dans leur quotidien par les grèves, s’y opposent peu, soit, effectivement gênés, sont en même temps réticents devant le démantèlement des services publics qu’ils ont toujours connu. Pour accompagner l’impact de ses interventions, Emmanuel Macron va donc faire preuve de fermeté sur le terrain, pour montrer aux grévistes comme à ceux qui regrettent l’absence de vraie autorité que l’État sait ne pas reculer – c’est l’évacuation de la ZAD, ce sera s’il le faut celle des universités, déjà entamée par endroits, mais qui se poursuivra en profitant des vacances. Quant à son discours, il appuiera sans nul doute dans ses réponses, divisant pour régner, sur les gênes que font peser les grèves sur les plus démunis, travailleurs qui perdent du temps de sommeil, artisans qui ne peuvent satisfaire leurs commandes ou familles qui ne peuvent se retrouver pour les vacances (jeudi midi) et insistera sur la nécessaire restauration de l’autorité (dimanche soir). Pour autant, il se gardera bien de fermer la porte du dialogue, se contentant de souhaiter que celui-ci ne soit pas un dialogue idéologique comme le voudraient ceux qui sont restés dans les vieux schémas dépassés, mais qu’il devienne véritablement constructif (dimanche soir).

Quelle est la France qui pourrait avoir été oubliée dans cette offensive de communication du chef de l'Etat ? 

Maxime Tandonnet : Peut-être justement la France elle-même, une et indivisible! On ne peut pas diriger un pays seulement en termes de catégories et d'opposition entre les unes et les autres, correspondant plus ou moins à l'opposition du nouveau et de l'ancien monde: retraités/actifs, cheminots/usagers,  fonctionnaires/ salariés du privé,  syndicats/entrepreneurs. Le pouvoir politique aurait tout intérêt à s'adresser à la France dans son ensemble et non à des fractions de la France en se recentrant sur le seul intérêt général. Quels sont les grands enjeux de l'avenir pour le pays? la sécurité, notamment face à la menace terroriste, la maîtrise de l'immigration, la lutte contre le communautarisme, la lutte contre le chômage, le redressement du niveau scolaire. Le pouvoir aurait tout intérêt à dépasser les clivages en se polarisant sur l'essentiel, le destin du pays. Il ne semble pas avoir trouvé le bon ton pour parler aux Français, celui de la sincérité et de la vérité. La fracture démocratique ne cesse de s'aggraver et n'a jamais été aussi profonde, entre la classe dirigeante et la majorité silencieuse. C'est là que ce situe le plus profond des clivages. Le pouvoir entreprend de multiples réformes mais le plus grand doute s'est instillé dans le pays quant à la portée et l'utilité de ces réformes. Ils reste aux dirigeants politiques, en particulier au premier d'entre eux, de trouver le bon ton, le ton de la vérité et de la sincérité, pour convaincre la grande masse des Français qu'ils n'ont pas pour unique ambition de servir leurs propres intérêts, surtout de vanité, ni de s'incruster au pouvoir le plus longtemps possible, mais de n'être que les humbles serviteurs de la République et de la Nation. Le défi est colossal...

Edouard Husson : Quand on regarde de près les sondages qui donnent une majorité de Français en faveur de la politique de réformes, il y a un effet de trompe-l’-oeil. C’est la France d’en haut, largement, qui soutient les réformes du président. Il y a une mobilisation contre sa politique qui est légèrement inférieure, pour l’instant à la mobilisation en faveur du président et du gouvernement. Mais on a du mal à retrouver dans les sondages une France périphérique qui nourrit largement l’abstention. Depuis le référendum sur Maastricht, nous connaissons bien cette tripartition: rapportés aux inscrits, 36% des électeurs avaient voté pour Maastricht; 34% contre et 30% s’étaient abstenus. La force du président actuel, c’est la difficulté à imaginer, actuellement, une alternative. François Fillon et Marine Le Pen, chacun dans son style, ont raté l’union des droites lors de la dernière présidentielle; Wauquiez semble incapable de la réaliser. L’enjeu est la formation d’un grand parti conservateur qui repousserait Emmanuel Macron vers la gauche. Il faudrait refaire du Sarkozy avec, en plus un discours de transformation de fond en comble de l’Union européenne pour que l’Europe serve à nouveau les intérêts français. Comme cette synthèse est à première vue peu probable, le pays se trouve dans une situation dramatique: Macron met en forme des réformes pensées pour la « France d’en haut » et qui sont contestées par des minorités actives et des appareils politiques qui ne connaissent pas la France périphérique. Celle-ci est condamnée à subir l’inéluctable aggravation de la fracture entre une France des métropoles qui gagnera, grâce aux réformes de Macron, en espaces de liberté et une « France d’en bas » dont personne ne relaie la détresse politique. 

Christophe Boutin : Vu le but de l’entreprise, éviter, alors que l’exécutif a baissé dans les sondages, une cristallisation des mécontentements qui pourrait conduire à un recul du gouvernement sur les réformes, on pourrait dire aucune. « Moi ou la chienlit », le système a fait ses preuves dans notre histoire, et l’on est prêt à pardonner bien des choses à celui qui rétablit l’ordre – ou met en scène un pseudo-rétablissement de l’ordre, la réalité ou non de la chose n’ayant aucun intérêt dans notre système politico-médiatique. Le risque est bien sûr d’apparaître comme le moteur de la politique menée et de ne pouvoir utiliser ensuite, au cas où les choses tourneraient mal, le « fusible » que reste, sous la Cinquième république, le chef du gouvernement. Mais les Français semblent se féliciter de retrouver un Chef à la tête de l’État et, s’il estime devoir montrer qu’il a entendu « la voix du mécontentement », il restera toujours à Emmanuel Macron une chose à faire pour sauver son image : en terminer avec la limitation de vitesse à 80 km/h.
 
 

 

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gerint
- 11/04/2018 - 07:18
Il ment, il ment encore, il ment toujours
Il fait semblant d'avoir des convictions et des sentiments auxquels il est étranger
solognitude
- 10/04/2018 - 16:25
Résume de l'article: ça se complique,
Merci en tout cas à Mr Boutin, de rappeler que cette entourloupe de com et d'arnaque, que constitue cette limitation de vitesse programmée, ne serait pas sans conséquence sur le plan politique. Ce ne sera pas une goutte d'eau, mais un seau entier qui fera bientôt déborder le vase !
JBL
- 10/04/2018 - 16:16
Un sac de crabes
Kouchner dit ou disait "je suis juif quand ça m'arrange". Il y en a certains qui revendiquent que Macron et les précédents, doivent se pointer au déjeuner du Crif. C'est devenu une obligation. Par contre Macron parle aux évèques, et c'est un tollé. On sort la loi 1905, son parapluie de vertus et tous les arguments habituels de la mauvaise foi. Voilà c'est un exemple de la difficulté à gouverner ce pays. Toutes les chapelles doivent être satisfaites, mais il est hors de question de positionner toutes les chapelles sur le même plan. La mienne bien évidemment étant la plus à prendre en considération. Je crois que l'individu qui va parvenir à concilier la férocité de la nature humaine n'est pas encore né dans notre pays. Alors tout à chacun va continuer à plaider pour sa chapelle. Et ça c'est la réalité, avec Macron ou sans Macron. Encore faut-il avoir l'honnêteté de le reconnaître.