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Ce tsunami antisystème que ne semblent pas voir les politiques français (et qui seront nos Trump et Sanders pour 2017 ?)

Alors que les populations des démocraties occidentales sont en demande d'une nouvelle offre politique, plus adaptée au monde contemporain, les "etablishments" continuent à reproduire les discours traditionnels. Un phénomène qui n'a pas nécessairement vocation à perdurer à travers les générations et qui, s'il le faisait, pourrait s'avérer dangereux.

Système contre antisystème

Publié le - Mis à jour le 12 Février 2016
Ce tsunami antisystème que ne semblent pas voir les politiques français (et qui seront nos Trump et Sanders pour 2017 ?)

Atlantico : Les premiers résultats des primaires américaines et les derniers scrutins européens, notamment en France, laissent apparaître une forte volonté de transformation du paysage politique. En contradiction avec ce phénomène, les candidats ou les partis jugés comme étant "les plus raisonnables", comme Hillary Clinton aux Etats Unis, semblent de plus en plus incapables de proposer une offre politique en adéquation avec un monde en pleine transformation, entre mondialisation, flux migratoires, crise économique, et inégalités.

Comment comprendre ce décalage ?

Christophe Bouillaud : La plupart des partis politiques qui ont dominé la vie des démocraties occidentales jusqu’aux années 2010 sont issus de mobilisations politiques du XIXème siècle ou du premier tiers XXème siècle. Ils ont de fait réussi à réaliser le gros de leur projet politique fondamental à partir des années 1950-1960 et à l’inscrire dans le droit et les politiques publiques, et ils gèrent depuis leurs acquis, tout en l’approfondissant. Par exemple, tous les partis sont peu ou prou pour le libre-échange international, et contre la vision impériale, voire autarcique, de l’économie, qui avait prévalu dans les années 1930. Ces partis sont donc à l’origine de ce qu’on peut nommer le statu quo contemporain. Or force est de constater que ce statu quo satisfait de moins de moins de monde dans la population des pays anciennement développés. Il n’y a qu'à entendre les propos de Donald Trump sur la nécessité de rapatrier aux Etats-Unis les jobs partis en Asie sur les trente dernières années pour comprendre son succès. Il fait rêver ses électeurs à l’Amérique des années 1950 qui était la première puissance industrielle de la planète et où l’ouvrier américain appartenait à la classe moyenne. Il remet donc en cause le statu quo que les partis, républicains comme démocrates, ont construit depuis les années 1940 avec le retour au libre-échange, puis son approfondissement constant au fil des décennies, dont tout dernièrement le Traité de libre-échange Trans-Pacifique.  Par ailleurs, tous les experts raisonnables, économistes en particulier, qui conseillent les candidats centristes et qui écrivent indirectement leur programme sont absolument incapables de se rendre compte que, même si les transformations économiques libérales peuvent avoir des effets favorables pour certains habitants des pays développés, elles ont des effets complètement délétères pour d’autres, qui forment sans doute aujourd’hui la majorité des habitants des pays développés. Ce n’est pas complètement un hasard si le FN a failli l’emporter dans le Nord-Pas de Calais-Picardie, une vieille région de la première industrialisation en crise depuis un demi-siècle au moins. Les candidats centristes proposent donc plus de la même chose : plus de libre-échange par exemple, plus de flexibilité du marché du travail, plus d’immigration économique choisie, plus d’innovations technologiques, etc., et, bien sûr, cela coince de plus en plus du côté des perdants.

Yves Roucaute : Vous l’avez dit, ce monde est en plein bouleversement. Hélas, le courage n’est pas toujours au rendez-vous. Les systèmes politiques en sont largement responsables, selon leur ouverture ou leur fermeture. Il y a des systèmes fermés qui conduisent à reproduire les élites politiques, à les protéger, à écarter la possibilité de voir surgir de nouveaux visages pour affronter les difficultés. C’est le cas du système français. De tels systèmes engagent une crise de représentation car il n’y a pas de crédibilité, de croyance dans le personnel politique, sans reconnaissance de soi à travers les représentants et sans perspective. 

Il y a, à l’inverse, des systèmes traditionnellement ouverts, comme l’était système politique des Etats-Unis où cette demande de prise en compote des problèmes et de renouvellement du personnel était traditionnelle. Mais curieusement aux Etats-Unis on a vu, pour la première fois,  un système semi-ouvert, car le parti  démocrate a fermé les jeux, en quelque sorte « à la française », à la différence du parti républicain.

Parlons donc d’abord des Etats-Unis, cela devrait éclairer ce propos.

Du côté démocrate, le système a été fermé au point d’opposer seulement deux candidats dont l’un, plus ou moins social démocrate, est marginal. Une offre faible. Pour le moment, cette clôture, semble payer. Il y a une avance assez confortable d’Hillary Clinton d’après l’ensemble des sondages. Elle représente le point de vue de l’establishment, de New York, New York Times inclus, mais aussi des gens les plus âgés, les plus fortunés, les plus conservateurs, les habitants des grandes villes. Elle est aussi la candidate des syndicats du vieux monde industriel et du politiquement correct. Il est intéressant de constater qu’elle fait ses meilleurs scores, même dans le New Hampshire, chez les plus de 64 ans, alors qu’elle est largement battue chez les moins de 27 ans où Sanders a obtenu 87% des voix. Mais, les plus pauvres votent moins que les classes moyennes et les classes supérieures.Et les plus âgés votent plus que les jeunes.

Aussi l’establishment démocrate s’assure de la présence de sa candidate. D’ailleurs on constate que les sondages, sur les élections à venir, donnent une très confortable avance pour Hillary Clinton, en particulier pour les prochaines primaires démocrates, en Caroline du sud, et dans la plupart des Etats lors du grand rendez-vous du « super Tuesday », le 1er mars. On verra dans les prochains débats, le prochain ayant lieu le 11 février,puis le suivant, le 9 mars, si Bernie Sanders sera capable de pousser ses pions afin, sinon de rééditer les résultats du New Hampshire, au moins de remonter son écart. Mais je ne le crois pas. Il prospère sur son offre anti-establishment et dans une démagogie vaguement sociale-libérale qui a ses limites dans l’électorat démocrate lui-même. Et il ne paraît guère crédible au-delà du vote protestataire qu’il incarne. D'une certaine façon, il permet au parti de scotcher une partie du mécontentement de la jeunesse face à la politique de Barack Obama, pour l’endiguer et le diriger vers le parti démocrate lorsqu’il s’agira d’affronter le candidat républicain.

La candidature Sanders est donc utile à cet égard. Car, il y a, il est vrai, une aspiration américaine à un nouveau personnel politique. Et le parti leur propose une Hillary Clinton qui peut difficilement incarner le renouveau. C’est la raison pour laquelle Bernie Sanders réussit, malgré tout, à obtenir quelques victoires. Mais c’est moins dangereux pour Hillary Clinton que s’il y avait un véritable troisième candidat.

L’establishment démocrate a bien joué pour fermer l’offre. Il lui reste à prier pour que, du côté républicain, le candidat qui va sortir ne puisse pas porter cette envie de changement. Puis, la question, si Hilary Clinton gagne, est de savoir ce qu’elle fera de cette victoire. Or, il est impossible de croire qu’elle pourra poursuivre le chemin de Barack Obama, d’ailleurs jugé plutôt négativement par la population dans nombre de sondages. Entre un sénat républicain et un groupe démocrate divisé, les Etats-Unis sont en passe de connaître une grave crise de gouvernance et une navigation internationale difficile face à la Chine et à la Russie.

En revanche, du côté républicain, ce souffle nouveau passe. L’establishment républicain n’a pas fermé l’offre, ce qui ne veut pas dire qu’il ne préfère pas voir Jeb Bush l’emporter. Mais les jeux étant ouverts, on peut voir la demande de renouvellement s’exprimer et Jeb Bush est, semble-t-il, écarté. A cet égard, Ted Cruz, qui a 45 ans, Marco Rubio, 44 ans, représentent une génération nouvelle. Même John Kasich, gouverneur de l’Ohio, plus âgé, à 63 ans, ne manque pas de renouveler les propositions du parti. Et bien entendu, le surgissement d’un Donald Trumpsymbolise cela.

Il faut d’ailleurs toute la morgue d’une certaine gauche pour traiter par le mépris cet homme qui a réussi à bâtir un empire par sa propre énergie. Sans doute faut-il voir dans la détestation de ce candidat républicain un symptôme social. Trump est en effet issu de Queens, un quartier mal famé de New York. Il y a cinquante ans, ses grands parents étaient des immigrés et il n’a jamais participé pas aux mondanités dont raffolent les Clinton.

En tout état de cause, en économie, dans la lutte contre la bureaucratie de Washington et contre le terrorisme, il est largement en tête des républicains, et seul son « caractère », à la différence de son programme, ne plaît pas. Une offre nouvelle donc, qui pourrait séduire la population, si l’on en juge les sondages où Hillary Clinton est souvent battue par Rubio, à égalité avec Cruz et talonnée par Trump. Et, au moins, les électeurs connaissent l’offre, quand bien même ils ne l’apprécient pas.

Dans les grandes démocraties européennes lorsque les jeux ne sont pas fermés, on voit un appel similaire au renouvellement des élites politiques qui sont appelés à répondre aux nouvelles demandes. Ainsi dans la plupart des pays européens, en Italie, en Espagne, en Grèce, même au Royaume-Uni où Cameron, 49 ans, n’est devenu le chef des conservateurs qu’en 2005, et Premier ministre, en 2010, plus jeune premier ministre depuis 1812, le personnel politique a été changé et l’offre a évolué.

Rien de tel en France. Le système politique a fermé les jeux. Ce qui fait qu’on a du mal à voir arriver de nouvelles personnalités. Pourtant la demande de renouvellement est là ainsi que l’exigence de répondre aux défis présents. Lorsque l’on analyse les sondages, les Français n’ont pas vraiment envie de voir revenir les aciens dirigeants. Cela ne veut pas dire qu’ils aient raison d’ailleurs, mais le fait est là : il n’y a pas de renouvellement depuis des années, or ils le souhaitent. Et c’est pourquoi Manuel Valls a obtenu, un temps, de bons sondages, avant d’être brûlé par François Hollande, à la façon dont Michel Rocard naguère, a été brûlé par François Mitterrand. Cela explique les bons résultats dans les enquêtes d’Emmanuel Macron,qui fait figure de renouveau mais auquel François Hollande devrait couper les ailes en déclarant sa candidature officielle. Cela explique aussi sans doute le surgissement de personnalités comme Nicolas Hulot ou Bruno Le Maire.  Mais c’est difficile pour eux car le verrouillage est grand. De même es Nathalie Kosciusko-Morizet, Hervé Mariton, Frédéric Lefebvre, pour s’en tenir à quelques figures de droite, paraissent condamnés par le système lui-même à ne pouvoir jouer que les seconds rôles, sans même que soit examiné la justesse, ou non, de leur positionnement.

C’est d’ailleurs un facteur d’explication du succès du F.N. face à des partis qui jouent la carte de la fonctionnarisation de leur personnel. Difficile de ringardiser Marine Le Pen dans ces conditions, et, encore moins, Marion Maréchal-Le Pen. Il faudrait au moins que les candidats qui sont là depuis plus de vingt ans, parfois près de cinquante ans, développent d’abord un programme qui tienne compte des bouleversements nécessaires pour affronter chômage, faible croissance, faiblesse numérique, menaces terroristes, organisations du crime, bureaucratie, école désuète. Mais aussi qu’ils se mettent en quête d’une espèce de ticket avec un futur Premier ministre plus conforme avec la représentation nécessaire du renouveau demandé.

 
Commentaires

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  • Par vangog - 11/02/2016 - 10:00 - Signaler un abus Trump, candidat des crétins?????

    Il y aurait donc 35% de crétins aux USA pour ce science pipologue qui, décidément, brille plus par son intolérance et son mépris, que par l'analyse objective du monde contemporain...peut-être la cause du problème?

  • Par Ganesha - 11/02/2016 - 11:01 - Signaler un abus Commission

    Apparemment nos chroniqueurs en ont un peu marre de s'adresser presque uniquement à des retraités, et à plusieurs reprises, ils leur balancent des analyses assez dures ! Par exemple : ''des retraités croient savoir ce qu’est le travail ou ce qu’est une entreprise pour y avoir effectivement travaillé quarante ans durant, alors qu’ils ont quitté cet univers du travail depuis 10 ou 15 ans et que bien des choses ont changé depuis''. Ce que nos auteurs devraient cependant remarquer, c'est que la plupart des intervenants viennent ici nous produire leur petite ''commission'' quotidienne, mais sans avoir lu ! Et quand ils lisent, ils n'y ''comprennent que dalle'' !

  • Par Ganesha - 11/02/2016 - 11:22 - Signaler un abus Petites Phrases en Or

    Évidemment, il y a aussi quelques ''petites phrases en or'' ! Par exemple : ''les Français n’ont pas envie de voir revenir Alain Juppé, Marine Le Pen, François Fillon, Nicolas Sarkozy ou François Hollande''. Marine Le Pen n'a jamais exercé le pouvoir, que fait-elle au milieu de tous ces revenants ? Une question vraiment stupide : ''Comment expliquer les bons résultats dans les enquêtes d’Emmanuel Macron, de Manuel Valls ?'' Eh, banane, simplement parce que ces sondages sont parfaitement bidons ! Et une perle pour terminer : ''Parlons du protectionnisme, de l'étatisme, de l'isolationnisme, de la sortie de l'euro. Clairement, ce n'est pas une offre politique jeune''. L'avantage pour les journalistes, c'est que vous écrivez ce genre d'inepties, et quelques jours après, vous recevez un courrier de votre banque à Singapour vous informant que l'habituel petit virement du Medef, signé Pierre Gattaz, a bien été reçu…

  • Par Ganesha - 11/02/2016 - 11:24 - Signaler un abus Enumération

    Malgré tout, une phrase de conclusion intéressante : '' Le gagnant de ces luttes futures n’est pas encore désigné, mais il ne sera sans doute pas le représentant d’un vieux parti des années 1840-1950''. Donc, ni le parti Communiste, ni le PS, ni les Ripoublicains ! Devinez quel parti de premier plan manque à cette énumération ?

  • Par GP13 - 11/02/2016 - 12:38 - Signaler un abus Que veulent les peuples......

    Des politiques capables de mettre en œuvre une volonté. L'impuissance des politiques qui ont comme alibi des puissances qui leur seraient supérieures comme le marché, comme la mondialisation, comme le parlement européen est de moins en moins acceptée. L'offre politique jeune, c'est celle qui n'hésite pas à remettre en cause le consensus actuel devenu, de toute évidence, inopérant.

  • Par zouk - 11/02/2016 - 12:59 - Signaler un abus Futur politique en France

    Oui, les partis sont usés, les politiciens enkystés dans leurs certitudes, l'électorat est vieillissant, mais surtout nous avons besoin d'une orientation nouvelle et d'hommes nouveaux capables de proposer une volonté nationale. D'où cela viendra-t-il?

  • Par zouk - 11/02/2016 - 13:04 - Signaler un abus D'où viendra une nouvelle volonté nationale?

    Certainement pas du monde politique, anciens politiciens confirmés et jeunes ambitieux dans leurs espoirs politiques, mais pourquoi ne pas entendre enfin la vois de ceux qui, dans l'université au sens large réfléchissent et peuvent proposer un monde nouveau: regardons les nombreux ouvrages et revues que ces universitaires proposent

  • Par zouk - 11/02/2016 - 13:22 - Signaler un abus D'où viendra une nouvelle volonté nationale?

    Certainement pas du monde politique, anciens politiciens confirmés et jeunes ambitieux dans leurs espoirs politiques, mais pourquoi ne pas entendre enfin la vois de ceux qui, dans l'université au sens large réfléchissent et peuvent proposer un monde nouveau: regardons les nombreux ouvrages et revues que ces universitaires proposent

  • Par clint - 11/02/2016 - 15:12 - Signaler un abus Je ne comprends pas que l'on assimile MLP à D. Trump !

    A la limite l'assimilation était plus plausible avec JMLP (même si Trump ne stigmatise pas les juifs). Mais Trump a un programme libéral américain aux antipodes de celui du couple Philippot/MLP.Comme les USA dominent encore l'occident, il ne s'agit pas pour Trump du repli que nous propose ce FN étatiste de gauche, mais d'une affirmation de la toute puissance économique des USA : ce ne sont pas les artisans, les PME qui sont l'alpha et l'omega de Trump mais les grandes entreprises américaines présentes partout ! L'avantage d'un grand pays est qu'il peut se permettre d'être souverainiste par son poids économique et politique, pour les moyens/petits pays ça ne donne que Franco, l'Argentine, etc, etc ! Et cerise sur le gâteau les jeunes se précipitent pour aller aux US, chez les Google, ou tout simplement pour travailler ! Bon on pourrait y remédier en fermant les frontières, en imposant des visas, le contrôle des changes pour empêcher les gens de partir, comme à la belle époque du franc souverain où l'on avait un livret de change avec limitation d'achats de devise ! A qu'elle belle époque celle du repli : au moins il n'y avait pas d'Europe !

  • Par Ganesha - 11/02/2016 - 16:49 - Signaler un abus Loufoques

    Ceux que j'appelle les ''loufoques'', ce sont ceux qui viennent ici déclarer ''je suis libéral'', sans se rendre compte le moins du monde de ce que cela signifie ! Ils sont enragés contre le ''Socialisme'' ! Ce qu'ils veulent, c'est le retour au ''chacun pour soi'' ! Supprimer la Sécurité Sociale, les Caisses de Retraite, le Salaire minimum ! Augmenter les inégalités sociales et permettre aux riches d’accroître sans limite leur fortune ! Lorsqu'on les met en face des conséquences pratiques ce qu'ils disent, sachant combien ce serait immoral et indéfendable, ils réagissent uniquement par des insultes ! Excellent reportage, hier mardi, sur sur les retraités en Italie, dans le Journal d'Arte...

  • Par Texas - 11/02/2016 - 17:30 - Signaler un abus Qu' un Etat comme le nôtre

    ...soit au point ou il en est , ne me surprend pas . Economie Planifiée , réglementations , défaut de prospectives et d' innovations et cerise sur le gâteau , du Social à outrance ( le modèle de Ganesha ) . Concernant les Etats-Unis , il est permis d' imaginer que si les sous-traitances n' étaient pas délocalisées à Taiwan , en Malaisie , au Vietnam et en Chine , la dette de 19 Milliards de Milliards d ' USD n' existerait pas . Parce que l' innovation reste quand même leur point fort .

  • Par Texas - 11/02/2016 - 17:40 - Signaler un abus @ Ganesha

    Regarder Arte c' est vous conforter dans votre Collectivisme . Je vous invite à visionner depuis le moteur de recherche de FaceBook : " Et si nous avions fait fausse route depuis 60 ans " , histoire de faire le ménage dans le placard à balais qui vous sert de cerveau .

  • Par Texas - 11/02/2016 - 17:49 - Signaler un abus Conclusion

    Les verrous politiques vont sauter ...démocratiquement ou pas . De nombreux Etats Américains n' appliquent les Executive Orders d' Obama . Si H.R.Clinton prolonge ce mouvement , nous pourrions peut-être voir certains Etats faire sécession de l' Union ... et les sujets sensibles ne manque pas ...Armes , Education ( Common Core ) ...La France n' a aucune raison de ne pas suivre ce mouvement contestataire en particulier sur la question de l' immigration sauvage .

  • Par Texas - 11/02/2016 - 17:53 - Signaler un abus Ne manquent pas...rrrrrh

    Décidément , j' écris et je post trop vite

  • Par Ganesha - 11/02/2016 - 18:00 - Signaler un abus Texas

    J'avais demandé un ''libéral loufoque''... et aussitôt un candidat se présente ! Qui nous explique que si les pays occidentaux n'avaient pas liquidé leurs usines par les délocalisations, ils iraient mieux ! Eh bien oui, cher ami, c'est justement cela le problème ! La solution libérale actuelle, ce sont travailleurs ''détachés'', les roumains et les polonais qui viennent chez nous et dans toute l'Europe, et qui acceptent des salaires de 3 euros/heure, 60 heures par semaine, sans Sécurité Sociale, et logés par dix dans des containers ! Aux USA, ce sont les mexicains. Mais pour un grand humaniste comme vous l’êtes, ''Cela vous convient parfaitement'' !

  • Par Texas - 11/02/2016 - 18:56 - Signaler un abus votre tableau à la Zola

    ...commence à dater ! . On en vient d' ailleurs à se demander pourquoi ces travailleurs viennent aussi nombreux dans les pays capitalistes.Parce que vous aurez remarqué que les Erythréens , Somalis , Irakiens , Syriens ne vont pas vers les richissimes Monarchies du Golfe , ou vers le Venezuela et Cuba pour les Mexicains .,

  • Par Benvoyons - 11/02/2016 - 18:59 - Signaler un abus Voilà qu'un parti Socialiste Nationaliste FN avec le programme

    de Mitterrand en 1981 est du renouveau et une nouvelle offre qui n'a jamais été utilisé !!! Malheureusement si elle a été utilisé et elle a donné le résultat que nous avons maintenant. Un parti qu'avec des Fonctionnaires dans les rangs du Haut et qui ne veut pas interdire aux Fonctionnaires d' être des élus et bien il ne représente rien de nouveau pour la France.Car la France se meurt de cette oligarchie dominant les différentes Chambres, Commissions, Syndicats de cette penséé unique hein Mr Philipopot :)::))

  • Par Texas - 11/02/2016 - 19:09 - Signaler un abus Concernant les délocalisations

    Un rapport de 1966 prévoyait déjà l' extinction de la Sidérurgie Française . Pour des raisons Politiques nous avons conservé à perte ce secteur après restructurations , puis vente , jusqu' en 2013 ; Pour quel résultat ? Florange . Votre copine Margaret avait compris cela pour le charbon , avant tout le monde . Entretenir des secteurs déficitaires , c' est votre crédo ? .

  • Par Texas - 11/02/2016 - 19:19 - Signaler un abus Et puisque vous êtes un ardent défenseur

    ...de l' Etat , Ganesha , demander lui pourquoi il n' a pas anticipé ses bouleversements du haut de sa Délégation aux Affaires Stratégiques . Peut-être même que si l' Etat baissait les charges sociales sur les salaires et taxait les produits d' importation , nous pourrions espérer quelques relocalisations . Oui mais Non . Règles de l' OMC . Encore des régles .

  • Par Ganesha - 12/02/2016 - 05:00 - Signaler un abus Zola

    Non, Texas, le tableau ''à la Zola'' que je vous décris n'est pas ''daté'' ! C'est ce que vivent actuellement des dizaines de millions de travailleurs migrants en Europe, aux USA et, grosse bourde de votre part, dans les pays du Golfe ! Ce système ne peut fonctionner que si le public, les citoyens normaux et respectables des pays occidentaux, n'en ont pas connaissance. D’où le danger que représentent les émissions de télé, articles de journaux ou livres de plus en plus nombreux qui font des révélations. Cela rappelle l'incrédulité à l'égard des camps d'extermination pendant la 2ème guerre mondiale. Vous même, vous évitez ces informations, mais vous le savez déjà dans le fond de vous-même, et vous vous honoreriez en exprimant votre compassion et votre dégoût envers le ''trafic d’êtres humains''. C'est ce qui fait que l'idéologie ''libérale'' va disparaître, comme le Nazisme et le Communisme, dans les poubelles de l'Histoire : elle ne peut fonctionner que dans le secret, appliquée par des partis faussement considérés comme ''honorables'', en France, le PS et les Ripoublicains. Mais lorsque la réalité est enfin révélée, ces pratiques honteuses sont condamnées à très court terme...

  • Par joke ka - 12/02/2016 - 09:36 - Signaler un abus NKM

    NKM s'est déjà grillée en ayant pas un positionnement clair :elle promeut une vision de gôche (comme son compagnon) tout en gardant un poste chez les Républicains et passe son temps à contrecarrer les siens (une taupe chez LR) je n'ai jamais compris que Sarko en fasse sa porte parole lors de la Présidentielles de 2012: je suis sûr qu'elle a contribué à son échec puis lui redonne un rôle significatif au sein du parti...

  • Par Benvoyons - 12/02/2016 - 09:52 - Signaler un abus "même si les transformations

    "même si les transformations économiques libérales peuvent avoir des effets favorables pour certains habitants des pays développés, elles ont des effets complètement délétères pour d’autres" Comme la France n'est pas Libérale mais sous perdition Socialiste depuis 30 ans avec 57.3% du coût de l’État dont la cause est la possibilité pour des Fonctionnaires d'être des élus. La France est entièrement gouvernée par des Fonctionnaires qui ont tous les pouvoirs députés, sénateurs, Commissions, Syndicats, Régions, Départements,. La France en fait est Gouvernée par des gens ( une caste, une organisation, une mafia) dont les salaires dépendent seulement de leurs votes dans les assemblées dont ils détiennent tous les pouvoirs. Donc normal de retrouver 57.3% de coût car il faut bien payer leurs élections. Même le contrôle de l’État est détenu par les mêmes. Si vous votez pour le Socialisme Nationaliste FN et bien c'est bien évidemment la même chose car le programme est fait par des Fonctionnaires qui ne pensent qu'à eux et surement pas à la société civile qui est forcément composée d'ignares de cons, mais qui arrivent encore à payer l'Impôt pour les payer :)::)

  • Par Benvoyons - 12/02/2016 - 10:08 - Signaler un abus Il y a encore des Grands Malades à œillères qui confondent

    Capitalisme et Libéralisme mais en plus ils inventent l'Ultra Libéralisme qui ne peut exister car le Libéralisme par définition détermine des règles de Fonctionnement parfaitement équilibrées et ou la Justice a son mot à dire pour sanctionner. Mais rien n’empêche dans l'économie de se modifier de se réguler de se transformer. Il faut ajouter qu'une grande partie de la philosophie Libérale porte des Solutions Sociales et n'interdit absolument pas l'Assurance Maladie, ni les aides nécessaires aux gens dans la difficulté. Le Libéralisme est de nature Humaine bien plus sûrement que le Socialisme.:)::))

  • Par Ganesha - 13/02/2016 - 09:18 - Signaler un abus Solution

    La Liberté d'entreprendre, couplée à la Justice sociale, c'est ce que propose le ''Revenu de Base''. C'est pour cela que ce système trouve des défenseurs aussi bien à gauche qu'à droite.

  • Par Ganesha - 13/02/2016 - 10:48 - Signaler un abus Printemps Européen

    C'est une évidence, une bulle spéculative gigantesque va exploser. Ce serait l'opportunité pour une refonte complète de notre système économique : disparition des paradis fiscaux, de la spéculation boursière, de l'exploitation des millions de travailleurs détachés (Bolkenstein) et de l'immigration… Bref, un grand nettoyage de l'épouvantable pourriture que présente désormais notre système ''capitaliste libéral'' qui est devenu complètement fou ! Concevoir une économie saine, juste et raisonnable. Instauration du ''Revenu de Base'' ? Les ''anti-communistes primaires'' vont piailler, mais le retour du Marxisme est inévitable, tout comme la République est revenue après Napoléon et les tentatives de restauration de la Monarchie. Le Capitalisme nous montre son ''niveau d'incompétence'', devenu totalement inacceptable ! Bien évidemment, tout comme la Terreur de 1793 avait servi de leçon, nous ne retomberons pas dans le Stalinisme ! L'humanité peut progresser ! C'est ce qui nous différencie du monde animal. Nous allons sortir de la ''Loi de la Jungle'' et c'est une bonne nouvelle !

  • Par Texas - 14/02/2016 - 21:32 - Signaler un abus Le retour du Marxisme ?

    ....à la Vénézuelienne ? . Une manne pétrolière et malgré cela , plus de PQ dans le pays . Je me marre .

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Christophe Bouillaud

Christophe Bouillaud est professeur de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Grenoble depuis 1999. Il est spécialiste à la fois de la vie politique italienne, et de la vie politique européenne, en particulier sous l’angle des partis.

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Yves Roucaute

Yves Roucaute est philosophe. Agrégé de philosophie et de sciences politiques, il enseigne à la faculté de droit de l’université de Paris-X.

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