En direct
Best of
Best of du 30 novembre au 6 décembre
En direct
Flash-actu
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Quand les masques tombent : et Greta Thunberg assuma au grand jour la réalité de son idéologie

02.

Une grande majorité de l’opinion croit encore que la France est riche et puissante, alors qu‘elle est complètement fauchée !

03.

Retraite : la grève va tuer le projet du gouvernement mais faire la fortune des plans d’épargne par capitalisation

04.

Pourquoi les seniors doivent absolument se préoccuper d’ingérer suffisamment de vitamine K

05.

Qwant : "Proie" de la Géopolitique de l’Internet

06.

Derrière la crispation sur les retraites, la génération la plus immature de l’histoire

01.

Une grande majorité de l’opinion croit encore que la France est riche et puissante, alors qu‘elle est complètement fauchée !

02.

Quand les masques tombent : et Greta Thunberg assuma au grand jour la réalité de son idéologie

03.

Retraites : cette spirale infernale qui risque de plomber aussi bien le gouvernement que les syndicats

04.

Grèves : où va le conflit ? Les clés pour se laisser aller à faire de petites prédictions

05.

Egalité (mais juste pour moi) ! Les Français sont-ils les pires tartuffes qui soient en matière d’aspiration à la justice sociale ?

06.

Retraites : mais au fait, à quoi ressemblera la France de 2040 ?

ça vient d'être publié
pépite vidéo > Politique
Déception
Réforme des retraites : Les syndicats très déçus par les annonces d'Edouard Philippe
il y a 5 heures 55 min
décryptage > Culture
Atlanti-culture

Film : "Docteur ?" : Un duo d'acteurs épatants pour une comédie de Noël, légère, mais pas seulement

il y a 8 heures 49 min
décryptage > Culture
Atlanti-culture

Livre : "Le ciel par-dessus le toit" de Natacha Appanah : Un roman familial, puissant et émouvant

il y a 9 heures 48 sec
light > Insolite
Too bad!
Un artiste vend une banane scotchée au mur 12.000 dollars : un autre la décroche, la pèle et la mange
il y a 11 heures 16 min
pépite vidéo > Insolite
Goût de luxe
Un hôtel espagnol décore son hall d'entrée avec un sapin à 14 millions d'euros
il y a 11 heures 54 min
rendez-vous > Economie
Zone Franche
Retraites et consensus scientifique : peut-on vraiment prendre les retraito-sceptiques au sérieux ?
il y a 13 heures 6 min
décryptage > Europe
Surprises

Surprises à la carte : ce que la géographie de l’euroscepticisme nous apprend des racines du trouble politique qui ébranle l’Union

il y a 13 heures 33 min
décryptage > Terrorisme
Incompréhension

Condamnation à la baisse : ce que la justice française semble ne pas comprendre du tout du djihadisme

il y a 16 heures 54 min
décryptage > Atlantico business
Atlantico-Business

Conflit sur les retraites : la France s’enfonce dans un chaos inextricable et contradictoire qui ressemble de plus en plus à ce que vivent les Britanniques avec le Brexit

il y a 17 heures 16 min
pépites > Religion
Solidarité et soutien
Attaque contre la mosquée de Bayonne : SOS Racisme lance un appel de soutien pour une marche solidaire ce dimanche 15 décembre
il y a 1 jour 26 min
pépites > Politique
Bad news ?
Réforme des retraites : les points principaux du discours d'Edouard Philippe
il y a 7 heures 7 min
décryptage > Culture
Atlanti-culture

Théâtre : "La vie est belle" : Conte de Noël anti-morosité....

il y a 8 heures 55 min
décryptage > Politique
Droit du sol ?

Esther Benbassa vous devriez lire François-René de Chateaubriand !

il y a 9 heures 17 min
décryptage > Santé
Petites vérités

Petites vérités utiles à rétablir sur l’espérance de vie en France

il y a 11 heures 46 min
décryptage > Europe
La juste mesure

Royaume-Uni : la lutte anticorruption cherche la juste mesure

il y a 13 heures 5 min
décryptage > Politique
Petites vérités

Humanisme, rémunérations et régimes spéciaux : le cas Delevoye

il y a 13 heures 14 min
décryptage > Science
Découverte

Quand le simulateur énergétique du MIT montre qu’il demeure possible de limiter à la hausse des températures à 1,1°C sans décroissance tout en se passant des énergies fossiles

il y a 14 heures 14 min
décryptage > Economie
Génération 1975

Retraites : mais au fait, à quoi ressemblera la France de 2040 ?

il y a 17 heures 2 min
décryptage > Politique
To Reforme or not To Reform

Emmanuel Macron sera-t-il le Gorbatchev du “cercle de la raison” ?

il y a 17 heures 21 min
pépites > Politique
Sondages
Elections municipales à Paris : percée de Rachida Dati qui fait jeu égal avec Benjamin Griveaux et devance Cédric Villani
il y a 1 jour 1 heure
© Flickr
Certains patrons jouent sur les peurs, les angoisses et les frustrations de la personne, ce qui n’est plus qualifiable de management mais de terrorisme, éminemment condamnable.
© Flickr
Certains patrons jouent sur les peurs, les angoisses et les frustrations de la personne, ce qui n’est plus qualifiable de management mais de terrorisme, éminemment condamnable.
Brisez vos chaînes !

Comment reconnaître si votre patron vous manipule

Publié le 18 juillet 2013
Pour faire rester ses employés plus longtemps dans les bureaux, rien de tel qu'une petite bière tendue par le manager. Cette pratique qui revient en force dans les start-up de la Silicon Valley a beau ne pas avoir cours dans les sociétés françaises, ces dernières ne manquent pas de techniques pour motiver les salariés. Petit tour d'horizon de ces manipulations, bienveillantes pour certaines, destructrices pour beaucoup...
Xavier Camby est l’auteur de 48 clés pour un management durable - Bien-être et performance, publié aux éditions Yves Briend Ed. Il dirige à Genève la société Essentiel Management qui intervient en Belgique, en France, au Québec et en Suisse. Il anime...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Xavier Camby
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Xavier Camby est l’auteur de 48 clés pour un management durable - Bien-être et performance, publié aux éditions Yves Briend Ed. Il dirige à Genève la société Essentiel Management qui intervient en Belgique, en France, au Québec et en Suisse. Il anime...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Pour faire rester ses employés plus longtemps dans les bureaux, rien de tel qu'une petite bière tendue par le manager. Cette pratique qui revient en force dans les start-up de la Silicon Valley a beau ne pas avoir cours dans les sociétés françaises, ces dernières ne manquent pas de techniques pour motiver les salariés. Petit tour d'horizon de ces manipulations, bienveillantes pour certaines, destructrices pour beaucoup...

Atlantico : D’après le Wall Street Journal, l’alcool opère un retour en force dans les entreprises, notamment dans les sociétés innovantes de la Silicon Valley. Celles-ci réussiraient par ce moyen à faire rester leurs employés plus longtemps sur leur lieu de travail. S’agit-il d’une pratique managériale comme une autre, et celle-ci a-t-elle cours en France ?

Xavier Camby : Les responsables limitent autant qu’ils peuvent, voire prohibent,  tout alcool sur leur lieu de travail, pour des raisons sanitaires et relationnelles évidentes. Car pour célébrer un événement au sein d’une équipe, il est préférable de le faire en dehors du lieu de travail, ou dans un environnement encadré. Ni en France, ni en Suisse, ni au Québec où j’ai travaillé, je n’ai assisté à une telle pratique managériale. L’effet serait même l’inverse de celui recherché à la base, car le manager qui penserait à boire alors qu’il lui reste du travail se déconsidérerait lui-même.

Il existe en revanche une pratique managériale qui nous vient du monde anglo-américain, où on a coutume le vendredi soir à partir de 17h, de célébrer la semaine dans un bar ou dans un pub. On peut y boire une simple bière, ou aller bien au-delà.

Si ce procédé n’est pas retenu en France, quelles sont les autres techniques managériales dans l’air du temps ?

Le management est une méthode fondée sur des processus et l’attention à la personne. Les managers méthodiques sont malheureusement peu nombreux. Ne pratiquant pas leur propre méthode, ils appliquent des « trucs ». Pour augmenter la durée de travail, le plus simple et d’avoir recours à la loi de Parkinson, qui consiste à augmenter la charge pour exploiter tout le temps disponible de la personne. Il suffit par exemple de confier un dossier à 16h en demandant qu’il soit traité pour le lendemain. Au lieu d’y passer une heure de son temps, il en consacrera dix. En augmentant toujours le nombre de dossiers, on provoque une compression du temps qui augmente la productivité. Cette pratique est particulièrement dangereuse, car elle est génératrice de stress, positif au début, mais qui devient très rapidement négatif si elle se transforme en habitude.

A l’inverse, quelles méthodes managériales participent d’une attitude bienveillante à l’égard des salariés ?

La première technique fondée sur la convivialité pour améliorer l’efficacité des salariés est celle de la porte ouverte. Sinon, le simple fait pour un manager de faire le tour des bureaux pour aller à la rencontre de ses subordonnés favorise considérablement l’instauration d’un climat propice à la bonne entente. De plus en plus, on assiste à des micro-réunions : le manager rassemble pour seulement quelques minutes et de manière spontanée les salariés pour prendre une décision commune de manière immédiate, ce qui a un effet de dynamique très fort. L’une des techniques les plus originales que j’ai pu voir consistait pour un manager à débuter chacune de ses rencontres par une plaisanterie. Dans la même veine, les salariés peuvent être incités à faire des blagues entre eux, comme scotcher des cartes de visite pour qu’elles viennent toutes en même temps, ou répandre de la colle sur le combiné d’un téléphone… L’objectif est de détendre l’atmosphère en restant bienveillant.

Même si les techniques employées restent bienveillantes, peut-on dire que les salariés sont manipulés par leurs managers ?

Etymologiquement, manipulare signifie « prendre par la main ». Sans utiliser le sens péjoratif du mot, un manager doit conduire, mener par la main ses subordonnés. En ce sens, il utilise des techniques pour les encourager à être plus heureux, épanouis et efficients. En revanche une manipulation beaucoup plus perverse peut se faire aux dépens de la personne si elle n’est pas complice, pas au courant qu’elle va se faire accompagner : dès lors on rentre dans une logique d’instrumentalisation malheureusement fréquente. On joue alors sur les peurs, les angoisses et les frustrations de la personne, ce qui n’est plus qualifiable de management mais de terrorisme, éminemment condamnable.

Que le management soit critiquable ou respectueux des personnes, les salariés ont-ils dans tous les cas intérêt à identifier les techniques mises en œuvre ? Une prise de recul s’impose-t-elle systématiquement ?

Absolument, car on a les managers qu’on mérite. Le manager ne pourra pas se laisser aller à adopter des attitudes qui seraient contraires à son propre intérêt. On est toujours un petit peu responsable de la façon dont on est managé, car il est du devoir de chacun de se manifester lorsqu’on considère qu’une relation est biaisée. Il faut pouvoir prendre le recul nécessaire et avoir la latitude de dire de façon calme et apaisée ce que l’on pense du management dont on est l’objet.

Beaucoup de managers sont dans l’incapacité d’entendre les critiques, car ils sont dans une position hiérarchique à laquelle eux-mêmes n’ont pas été formés. Le manager « non toxique » ne se fait pas de mal à lui-même et fait du bien à son entourage, que ce dernier soit professionnel ou personnel. Mais on apprend trop peu aux managers à tirer le meilleur de leurs subordonnés sans les « abîmer » et les frustrer.

Quelle posture faut-il adopter pour se protéger des manipulations  de managers abusifs ?

Il faut d’abord prendre le recul nécessaire pour s’en rendre compte, puis contextualiser pour comprendre l’attitude du manager : que veut-il obtenir de moi qu’il ne peut pas me demander directement ? Ma relation avec lui est-elle juste et normale ? De plus en plus, dans les sociétés se développent des instances de médiation dans lesquelles les DRH jouent un rôle important de conseil.  La conception pyramidale et autoritaire de la hiérarchie présente dans la plupart des entreprises rend la communication difficile, car le manager pense généralement qu’il a raison parce qu’il est le chef. Cette attitude, en suscitant beaucoup de conflits, conduit à des échecs quasi systématiques, car elle produit ce qu’on appelle le « sabotage inconscient » : comme vous êtes obligé de lui obéir, vous dites « oui » à votre manager, mais derrière se cache en réalité un « non » qui vous amènera à souhaiter qu’il échoue dans chacune de ses entreprises. Mais vous aurez beau être dans une posture de sabotage, la responsabilité incombera au manager.

Propos recueillis par Gilles Boutin

A lire sur le même thème, par un autre auteur : Petit guide anti-manipulateurs. Partie 1 : Comment les reconnaître, Jacques Regard, Editions Eyrolles. Pour acheter ce livre, cliquez ici. 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (5)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
Redmonde
- 18/07/2013 - 13:18
CONTE DE FEES
"Absolument, car on a les managers qu’on mérite. ..On est toujours un petit peu responsable de la façon dont on est managé, car il est du devoir de chacun de se manifester lorsqu’on considère qu’une relation est biaisée."

Celui qui a écrit ça n'a visiblement jamais eu affaire à un pervers narcissique/sociopathe, et pourtant il y en a pas mal parmi les managers.

Toute différence de point de vue sera prise comme une attaque personnelle par un PN. Qui ensuite n'aura de cesse de vous pourrir la vie, de vous savonner la planche, de vous calomnier insidieusement, et si possible de vous placarder ou de vous faire démissionner.
Donc, non, en période de chômage massif, on n'est pas TOUJOURS un peu responsable de la façon dont on est managé, pas plus que de la façon dont vous traite en général toute personne ou institution qui a un pouvoir considérable sur vous. Et non, les managers ne sont pas toujours rationnels dans leurs décisions, sinon il n'y aurait pas de crises économiques .
Ca rassure de croire de telles billevesées optimistes, mais le monde de l'entreprise n'est pas "tout le monde il gentil, tout le monde il est raisonnable", et il y a des patrons abusifs et mauvais managers.
Vinas Veritas
- 17/07/2013 - 20:08
chère saucisse, quand tu dis que ...
" l'un d'entre eux vienne vous faire reproche sur des sujets.....qu'il ignore dans la plupart des cas ! "
je sais que tus grandement raison mais seulement dans certains cas, lorsque le dit manager est encore assez intelligent.
lorsque le manager a été nommé là parce que son activité au poste inférieur ne valait pas tripette, il est certain que que les reproches seront servis à la volée sur le principe de supériorité, quelle que soit le niveau de (mé)connaissance du sujet en question.
la saucisse intello
- 17/07/2013 - 08:31
A vrai dire (suite).......
Et souvenons-nous bien de ceci : Les interêts de votre/vos patron(s) ne sont PAS les votres et vice-versa. Quant à ceux de votre personnel, ils ne sont NI ceux de l'un NI ceux des autres. Et j'ai l'habitude de résumer ceci en une phrase crue mais ô combien réaliste : Dans le monde du travail, c'est le premier qui b.....qui enc.....l'autre. Et c'est vrai depuis le manoeuvre-balai jusqu'à l'ingénieur en chef du C.E.A. Par contre, le prix de cette liberté de ton et de pensée, c'est d'être IRREPROCHABLE dans vos fonctions. Mais soyez tranquille, quand on voit le niveau des "managers" (!!!) actuels, il me surprendrait que l'un d'entre eux vienne vous faire reproche sur des sujets.....qu'il ignore dans la plupart des cas !