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Le PIB à +0% : la grande victoire des décroissants
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Régime crétois

Le PIB à +0% : la grande victoire des décroissants

La décroissance, c'est un peu comme l'austérité, mais en plus sympa. En plus cool. Il n'y a plus rien à manger mais ça fait mincir au lieu de faire maigrir.

Hugues Serraf

Hugues Serraf

Hugues Serraf est journaliste et écrivain. Son dernier roman : Deuxième mi-temps, Intervalles, 2019

 

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Je lis souvent, dans les publications progressistes, que la grande erreur des sociétés industrielles avancées, c'est qu'elles continuent à croire que la croissance les sauvera ; que c'est en créant davantage d'activité économique, en produisant plus de trucs et de machins, en consommant plus de choses et de bidules, qu'elles feront retrouver le sourire à leurs masses laborieuses.

 

Enfin, je lis surtout ça chez les partisans de la « décroissance », un concept selon lequel nous avons déjà trop de tout et pas assez de rien. Qui expose qu'il nous faut nous convertir à la frugalité et accepter qu' « être c'est mieux qu'avoir » (le type qui a inventé cette formule choc devait être auxiliaire de puériculture) parce que c'est la vraie clé du bonheur sur terre.

 

J'apprends pourtant que la croissance française a été « nulle » au deuxième trimestre (nulle comme constat objectif, pas comme jugement, hein...), et je n'ai pas l'impression que les gens soient sortis dans les rues pour célébrer le phénomène. Pas plus qu'ils n'ont eu l'air de se réjouir des quatre trimestres de 2014 où le PIB a effectivement régressé.

 

Mais bon, je veux bien accorder le bénéfice du doute aux décroissants en imaginant qu'il y a une bonne et une mauvaise décroissance. Ou qu'il faut qu'elle soit à la fois plus longue et plus profonde – à la grecque, quoi – pour qu'on commence à en sentir les effets bénéfiques. Moins 5% de PIB tous les ans pendant quatre-cinq ans, quelque chose comme ça. Trop peu de décroissance, c'est juste comme de l'austérité, qui, elle, n'est pas bonne du tout selon les mêmes. C'est que c'est compliqué, l'économie...

 

Les Balkany, énième saison, énième épisode

 

Les Balkany à Levallois, c'est un peu comme Guérini à Marseille : on croit que ce coup-ci c'est le bon, on se dit que toutes les casseroles accumulées au fil des ans vont enfin finir par déborder et, paf, ils s'en tirent et repartent pour un nouveau tour de manège.

 

Là, d'ailleurs, ça a l'air d'être sacrément sérieux, les multiples propriétés acquises à travers le monde par les Soprano de l'Ouest parisien à l'aide d'étonnants montages financiers et de commissions occultes étant saisies les unes après les autres par la justice et les gazettes bruissant de « blanchiment de fraude fiscale » et autres « complicité de corruption passive ».

 

Mais je ne parierais pas mon Livret A sur la fin de leurs haricots. Guérini est toujours sénateur, boss officieux du département des Bouches-du-Rhône, et Pasqua, à côté duquel les Balkany sont des modèles d'intégrité républicaine, est mort dans son lit sans jamais passer par la case prison.

 

Comment ils vont s'en tirer, ça reste à voir (et ça sera probablement amusant), mais s'ils vont s'en tirer, c'est tout vu.

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