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Présidentielle 2017 : Le jugement sans appel de Macron sur Fillon et Juppé

"Je connaissais Emmanuel Macron avant qu'il ne se décide à se lancer dans l'aventure d'une campagne présidentielle. Et quand il m'a exprimé son ambition d'accéder à l'Élysée, j'ai fait comme tout le monde : je n'y ai pas cru. Pourtant, au fil des mois, au plus près de lui, de son épouse Brigitte et de son cercle rapproché, sur les routes de France comme dans l'intimité des tête-à-tête, j'ai vu cet impossible devenir un improbable, l'improbable devenir plausible, le plausible se transformer en une réalité". Extrait de "Un personnage de roman" de Philippe Besson, aux Editions Julliard (2/2).

Bonnes feuilles

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Présidentielle 2017  : Le jugement sans appel de Macron sur Fillon et Juppé

En tout cas, François Fillon est dorénavant assuré de rester le candidat de la droite. J’en profite pour demander à Emmanuel M. s’il est surpris par ce dénouement. Il me répond avec un mélange de froideur analytique et de cruauté : « Je n’ai pas pensé une seule seconde qu’il abandonnerait. D’abord, le type est résilient : il a quand même été le Premier ministre de Sarko, je te rappelle ! Ensuite, il ne s’est pas construit dans la centralité de son mouvement, c’est un apparatchik, certes, mais marginal.

Enfin, son intérêt, c’était de tenir, sinon il n’était plus qu’un justiciable. Mais surtout, c’est typique de ce qu’il est : un bourgeois de province du XIXe siècle, il ne voit pas le problème. » Le jet d’éponge de Juppé ne l’a pas étonné non plus ? « Non, tu sais, c’est très dur de revenir quand des millions d’électeurs dans une primaire t’ont jeté. Paradoxalement, il aurait pu être un recours s’il ne s’était pas plié à l’origine à cet exercice. Et puis il s’est fait piéger par Sarko. Sarko comme toujours s’est montré habile. Comme toujours, il a manqué de hauteur. » Bertrand Delanoë m’appelle pour m’apprendre qu’il s’exprimera le lendemain matin sur France Inter. Il sort enfin de son silence. Il dit : « L’heure est grave. Mme Le Pen peut gagner cette élection.

Le seul qui soit en mesure de la battre, me semble-t-il, c’est Emmanuel. Je vais donc annoncer que je voterai pour lui. » Il prononce des mots qui lui coûtent : « Comprends-moi bien, ce n’est pas difficile de voter pour Emmanuel, d’autant que je trouve dans son projet beaucoup de choses qui me conviennent. Non, c’est douloureux de quitter, d’une certaine manière, la famille socialiste, c’est ma famille depuis plus de quarante ans. C’est une telle souffrance. Je ne me reconnais plus dans ceux qui la représentent mais je continue d’aimer passionnément ses électeurs. Certains, sans doute, parmi eux, ne comprendront pas mon choix. Mais je l’ai fait seul, en mon âme et conscience. » Je sens Emmanuel M. très touché par ce soutien. Il me glisse : « Pour quelqu’un comme moi, qui ai toujours été regardé comme un métèque en politique par tous les caciques, les mots, la gravité, l’engagement de Bertrand, c’est un moment que je n’oublierai pas. Ça te leste quand des personnalités comme lui te reconnaissent, il est une conscience, il a une histoire. Cela m’a beaucoup ému et en même temps, cela m’oblige plus encore. »

Extrait de "Un personnage de roman" de Philippe Besson, aux Editions Julliard

 
Commentaires

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  • Par clint - 17/09/2017 - 13:19 - Signaler un abus Fillon ? Connais plus !

    Je m'en veux de ne pas avoir eu le courage, ou plutôt la bêtise de ne pas voter pour lui au 1er tour de la présidentielle ! La vieille droite conservatrice provinciale du XIXème siècle que je n'ai jamais supporté.

  • Par Deudeuche - 17/09/2017 - 14:13 - Signaler un abus Macron ou le vieux centre libertaire opportuniste

    De Paris l'arrogante que l'on ne peut supporter. La HSP libérale et consort dans toute son horreur qui possède des aparts valant 3 fois un manoir dans la Sarthe et juge et condamne qui elle veut avec ses médias aux ordres.

  • Par cloette - 17/09/2017 - 15:32 - Signaler un abus qui juge

    sans appel sera jugé sans appel .

  • Par zen aztec - 17/09/2017 - 17:45 - Signaler un abus servile

    D'après certaines critiques,il s'agit d'un bouquin bien suce boules

  • Par Yves3531 - 18/09/2017 - 10:02 - Signaler un abus @Clint...

    Votre capacité à boire et absorber les turpitudes de la propagande de la propagande du système pour marquer des buts dans la mauvaise direction est siderante de constance...

  • Par l'enclume - 18/09/2017 - 10:54 - Signaler un abus Les gogos bobos se réveillent

    Ne vous inquiétez pas, le petit qui a une pastèque à la place de la tronche, bientôt sera le président d'En Marche Arrière Toute.

  • Par abracadarixelle - 18/09/2017 - 20:09 - Signaler un abus Pffffffffff !

    Ce style est dégoulinant de bave servile , j'espère que ce bouquin se vendra très mal bien qu'on voit son auteur sur toutes les chaînes et je suppose qu'on l'entend également en radio....La conclusion que Micron ne doit JAMAIS oublier est qu'il a été élu " contre" ....comme son prédécesseur ! Aucune gloire à en tirer , alors ce serait bien s'il baissait un peu son caquet !

  • Par POREE - 20/09/2017 - 08:27 - Signaler un abus LE FOSSOYEUR

    Le "fossoyeur de la droite" va avoir les honneurs de tous les médias. Sarkozy, Fillon et bientôt Wauquiez ils les descendent tous dès l'instant qu'ils sont susceptibles de rassembler. Ils auraient tué Juppé, Baroin de la même façon n'importe quel prétexte fait l'affaire même ce qui est légal. Tant qu'on ne dénoncera pas le train de vie tout aussi fastueux (costumes , hôtels particuliers nombreuses résidences secondaires ....) , les magouilles de la gauche caviar . Mais là on n'entend pas beaucoup Solère, fenech et même Portelli qui s'y met. La droite n'a rien compris elle n'est percutante qu'avec les siens regardez comme ils se précipitent sur les plateaux pour lyncher toute tête qui dépasse. Macron et la gauche ont de beaux jours devant eux. Encore une fois ils n'auront qu'à se baisse et ramasser les cadavres.

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Philippe Besson

Philippe Besson est né le 29 janvier 1967. Depuis En l'absence des hommes, son premier roman, couronné par le Prix Emmanuel-Roblès et vendu, toutes éditions confondues, à 80 000 exemplaires, Philippe Besson construit une œuvre d'une cohérence remarquable, au style à la fois sobre et raffiné devenu sa marque singulière. Auteur, entre autres, de L'Arrière-saison (Grand Prix RTL-Lire), Un garçon d'Italie, et La Maison Atlantique, il est devenu un des écrivains incontournables de sa génération. Ses romans sont traduits dans dix-neuf langues.

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