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New-York se met en colère contre Trump : les milieux d’affaires américains le considèrent désormais comme franchement toxique pour le business US et pour les américains

Le président américain s’attendait à ce tollé international, mais il n’avait pas prévu la révolte des acteurs économique et des financiers qui ne le supportent plus.

Dur dur

Publié le
New-York se met en colère contre Trump : les milieux d’affaires américains le considèrent désormais comme franchement toxique pour le business US et pour les américains

Le coup de grâce. Donald Trump a réussi cet exploit de coaguler toutes les catégories de chefs d’entreprise. Vendredi après midi à New-York avec les financiers, à San Francisco avec les geeks de la SiliconValley, ou même à Dallas avec les pétroliers du Texas, ou à Detroit au cœur de l’industrie automobile, les chefs d’entreprise se sont retrouvés pour protester contre cette décision de Donald Trump de quitter l’accord de Paris sur le réchauffement climatique.

Pour l'ensemble de la communauté économique, Trump fait fausse route. Pour la planète mais aussi pour l'économie américaine et pour l’emploi.

Politique ou pas, cette annonce est interprétée comme un insupportable « bras d’honneur » fait à l'avenir et au progrès.

Une méconnaissance totale des besoins de la jeune génération et cela au nom d’un peuple à qui il n’a pas expliqué l’enjeu que ça représentait. Ou alors une manifestation intempestive de son goût pour la démagogie dont les effets sont incontrôlés.

Pour les chefs d’entreprise américains dont le métier est de préparer l'avenir, c’est une insulte.

Les milieux d’affaires ne l'aimaient guère, mais ils l'acceptaient. « Un chef d’entreprise ne peut pas faire de grosses bêtises », disait-on. Et bien si !

 Ceux qui lui faisaient crédit de vouloir réconcilier les américains ont abandonné le navire de la Maison Blanche. « Un vieux radeau » disent-ils, mal drivé par un capitaine incompétent et dangereux.  Le groupe des conseillers qui l’avaient rejoint, se sont tous sauvés.

Les milieux financiers de New-York qui ont beaucoup profité de l’euphorie des boursiers et qui pensaient encore qu’un choc fiscal allait leur donner un autre coup de fouet, ceux-là ne croient plus en rien. Ils ont surtout compris que la hausse boursière ne dépendait plus de Donald Trump. Au contraire, ils ont aussi compris que le personnage Trump et la politique qu’il porte, vont être très rapidement toxique à une économie qu’Obama avait laissée en bon état.

Les grands producteurs d’énergie, qui ont, pour certains, contribué au financement de sa campagne, considèrent que le président américain joue désormais contre leurs intérêts et contre les intérêts américains. Ça fait longtemps que l’Amérique ne consomme plus de charbon, et l'a remplacé par le pétrole et les gaz de schiste. Les producteurs de pétrole ont compris que leur intérêt était de développer des techniques d’extraction moins polluantes et d‘accroitre les rendements de l’énergie fossile. Ce qu’a très bien fait l’industrie automobile mondiale.  Les voitures qu‘utilisent les américains sont peut-être montées et fabriquées au Mexique, mais ce que Donald Trump n’a pas compris c’est que leur technologie électronique, et la qualité de leur motorisation, ont été mises au point et élaborées dans des laboratoires et des universités américaines. Toute la recherche est d’ores et déjà orientée pour découvrir des process moins lourds en carbone.

L'ensemble de l’industrie digitale, qui n’a jamais adhéré à Trump, est désormais vent debout avec des moyens financiers considérables et elle est mobilisée pour l'empêcher de « nuire ».

La révolte des milieux d’affaires contre Donald Trump, qui se nourrissait essentiellement de raisons morales, s’explique depuis la décision de sortir de l’accord de Paris par des raisons très pragmatiques.

1)D’abord, la plupart des grandes entreprises américaines est attentive à l'expression de leurs actionnaires, de leurs clients et de leur salariés. Et depuis quelques années, les clients sont attentifs à la qualité de leur environnement et à la qualité des produits qu'ils consomment. Le questionnement des actionnaires est devenu de plus en plus pressant. Les directions d’entreprises US se sentent obligées désormais de publier des bilans sociaux et environnementaux de leurs activités. Les fonds d’investissement deviennent très exigeants. Pour Warren Buffet par exemple, ou pour BlackRock, le fonds d’investissement le plus important du monde, la performance carbone (l’empreinte laissée par l'entreprise sur la planète en CO2) est aussi importante que la performance financière. D’ailleurs, beaucoup d’analystes démontrent désormais qu'il n’y pas de contradictions entre le bilan financier, le bilan social et le bilan environnemental. Tout se tient.

2) Ensuite, ce comportement des actionnaires se retrouve dans l'attitude des salariés, Dans beaucoup d’entreprises, le personnel a besoin d’un salaire certes, mais pas seulement, il recherche la qualité des actions sociales, culturelles ou caritatives. Et dans beaucoup d’entreprises US (mais pas seulement), les bonus alloués aux cadres de l'entreprises ne sont plus seulement calculés sur la performance économique, ou financière, mais prennent en compte la réalisation des objectifs financiers, sociaux et environnementaux.

3) Enfin, les clients qui sont aussi salariés et actionnaires sont attentifs au rapport qualité-prix. Mais au delà, s’ils surveillent la qualité intrinsèque du produit ou du service qu‘ils achètent, ils sont de plus en plus sensibles aux conditions dans lesquelles le produit ou le service a été fabriqué. 

L’entreprise américaine, dont la préoccupation première a porté sur la qualité de fabrication, la technologie, la distribution, et le prix de vente, se préoccupe désormais du contenu qualitatif de son activité. Elle le fait parce que son actionnaire, ses salariés et les clients l‘exigent. Ce sont devenus des paramètres incontournables.

Dans ces conditions, quand le président américain annonce au monde entier qu’il va sortir l‘Amérique de la contrainte environnementale sous le prétexte que ça gène l’industrie américaine, il se trompe et les chefs d’entreprise ne peuvent pas l’accepter.

Mais les dégâts collatéraux d’une telle décision vont au delà d’un contre-effet marketing.

4) Le monde des affaires américain est devenu global. Il travaille pour et dans le monde entier. Il a parfaitement compris qu’en optant pour une position très souverainiste, l’Amérique allait s’isoler du reste du monde. Le monde des affaires américain craint par dessus tout les mesures protectionnistes d’où qu‘elles viennent et quelles qu’elles soient. La réaction du reste du monde va être de mettre en place des taxes à l'importation des produits américains pour compenser le coût de leur empreinte carbone. La mesure sera difficile à gérer, mais la seule menace est de nature à décourager les investisseurs et à les détourner du marché US.

Passons sur la détérioration de l’image de l’Amérique dans le monde entier. L’Amérique était forte, parce qu’elle était le pays de la modernité.

5) Wall-Street vient de vivre des années historiques en termes de performances boursières. Les banquiers de New-York ont été sans trop le dire des soutiens de poids de Donald Trump. D’une part, parce que le parti républicain est puissant à New-York, mais d’autre part parce que l'industrie financière a cru que Trump provoquerait un choc fiscal pour relancer l'économie. Ce choc fiscal n’est semble-t-il plus à l’ordre du jour. D’autant que pour beaucoup d’analystes, la conjoncture américaine est suffisamment forte pour ne pas avoir besoin de ce type de booster. Les économistes de la Réserve fédérale sont sur la même ligne puisqu’ils préparent le changement de politique monétaire avec une hausse modulée mais programmée des taux d’intérêt. Pour ces analystes, Donald Trump a dix ans de retard.

6) Les syndicats qui ont eu quelques sympathies pour le franc parler de Trump, ont rejoint désormais le camp des chefs d’entreprise pour regretter la position du président. Pour eux, c’est un très mauvais signe parce que ça condamne ou ça freine les investissements sur la transition énergétique. Or, aux Etats-Unis comme dans beaucoup de pays développés, on a acquis la certitude que la transition énergétique va offrir des gisements d’emplois nouveaux considérables pendant tout le 21e siècle. La révolution digitale d’un coté et la mutation liée à la protection de l’environnement sont les clefs de l’activité, des investissements, de la recherche, et par conséquent de la croissance et des emplois.

Pour toutes ces raisons, on peut très bien imaginer que l’industrie américaine fasse avec la  Cop 21, ce qu’ils avaient fait avec les premières recommandations des accords de Kyoto. C’était il y a plus de 25 ans, mais les accords de Kyoto n’avaient pas été signés par les américains. Et pourtant, une grande partie des industriels US, conscients de l’enjeu, les avait appliqués en démarrant des mutations structurelles importantes.

Les grandes entreprises américaines de la chimie et de la pétrochimie les ont appliquées et parfois beaucoup mieux qu’en Europe.

L’Amérique est un Etat fédéral ou le président a beaucoup moins de pouvoirs qu'en France.  On va donc voir des Etats américains comme la Californie, des villes américaines à l'instar de New-York, et beaucoup d’entreprises adhérer et respecter les objectifs de la Cop 21, alors même que la Maison Blanche leur aura tourné le dos.

Quoiqu’il en soit, jamais dans l’histoire américaine, on aura vu un président américain se mettre à dos, et aussi vite,l’ensemble du business US. 

 
Commentaires

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  • Par Danper - 03/06/2017 - 11:35 - Signaler un abus Contradiction

    Depuis l'annonce de Trump on nous explique que tout le monde aux USA est contre lui, à croire que personne n'a voté pour lui. De plus, le Dow Jones et le Nasdaq n'arrêtent pas de battre des records à la hausse. Cela me semble pour le moins contradictoire. Les médias officiels ne font apparemment pas la loi et ne contrôlent pas encore la bourse - qu'ils ne regardent que quand cela les arrange.

  • Par afay - 03/06/2017 - 11:35 - Signaler un abus Bon article mais attention aux fautes de grammaire SVP

    Extrait de l'article : Le groupe des conseillers qui l’avaient rejoint pour le conseiller, se sont tous sauver. Les milieux financiers de New –York qui ont beaucoup profiter de l’euphorie boursiers (...) Cela fait beaucoup de fautes d'accord et une petite révision des participes passés serait la bienvenue. Merci.

  • Par J'accuse - 03/06/2017 - 12:26 - Signaler un abus Beaucoup de bruit pour rien

    Il ne faut pas accorder trop d'importance à cette décision: les accords de Paris ne changeront rien au climat; ils n'ont que l'utilité de faire croire aux peuples que leurs dirigeants sont les sauveurs de l'humanité, les maîtres du monde et de nos destinées. Ce sont en réalité les marchés et les intérêts capitalistes qui décideront, en se servant des politiciens comme animateurs de reality-shows et promoteurs de leur marketing.

  • Par cloette - 03/06/2017 - 12:58 - Signaler un abus le climat

    dépend de l'activité du soleil .Il y eut un dérèglement climatique ( réchauffement ) en l'an mille qui dura trois siècle . C'est pareil aujourd'hui, et l'homme n'y est pour pas grand chose . D'accord avec @j'accuse

  • Par vangog - 03/06/2017 - 14:35 - Signaler un abus Toxique pour le business, Donald??????

    la bourse de NY ne s'est jamais aussi bien portée, les taux d'interêt et le chômage sont toujours aussi bas et les prévisions de croissance inchangés...so, what business?

  • Par christian gaillard - 03/06/2017 - 14:51 - Signaler un abus Attention aux fautes d

    Attention aux fautes d'orthographes . relisez avant d'envoyer les articles, comme aurait dit ma maitresse en CE2 CM 1.....!

  • Par adroitetoutemaintenant - 03/06/2017 - 15:03 - Signaler un abus Bonne idée de parler de New York

    Depuis son nouveau maire raciste De Blasio, la ville est devenue sale, dangereuse et n’est plus occupée que par 30% de blancs mais est une des villes en tête pour le sida. Je n’y fous plus les pieds comme d’ailleurs Paris, San Francisco, Los Angeles, Montréal etc… Trump n’est pas un lemming qui suit le mouvement, est un vrai homme a femmes, et rend coup pour coup quand on l’attaque. Les lavettes qui geignent n’ont aucune importance pour lui.

  • Par assougoudrel - 03/06/2017 - 15:59 - Signaler un abus Hypocrisie générale

    Lors du tsunami au Japon qui a provoqué la destruction de ses centrales nucléaires, Mme Merkel, de suite, a fait fermé les centrales nucléaires allemandes pour ouvrir toutes les centrales à charbon. Personne n'a moufté. Des villages ont été abandonnés pour agrandir les mines. Quand le vent vient de l'Est et que la France est polluée, on met ça sur le dos des automobilistes que Hidalgo-Mugabé harcèle par la suite. Personne n'ose rien dire à l'Allemagne qui voudrait qu'on ferme nos centrales nucléaires, car le vent dominant vient de l'Ouest. Alors, quand Macron, Hulot et les autres lui montreront du doigt et lui demanderont des comptes, alors, je pourrai dire que Trump a eu tort. Pour le moment, les djihadistes aiguisent leurs couteaux et entretiennent leurs armes et se perfectionnent à l'explosifs. Il y a plus urgent. Parmi les gueulards, il n'y a pas Merkel, ou elle doit chuchoter.

  • Par Marie-E - 03/06/2017 - 16:36 - Signaler un abus qu'est ce qu'il ne faut pas lire !

    Trum serait toxique pour le business ? ben voyons il dégrade l'économie laissée en bon état par Obama... ben voyons. On fait un foin sur sa décision de ne pas appliquer l'accord de PAris. moi si j'ai bien compris, de toute façon, il n'y aura rien avant 2020 et là ce sera l'élection d'un nouveau président ou du même pour les USA. Cela na va pas changer car l'Allemagne aura toujours ses mines, l'Inde et les autres pays compteront sur les fonds qui viendront surtout d'Europe (il est vrai que nous nous avons de l'argent) les Chinois et les Russes y vont tout doucement car les objectifs sont limités et devinez.... ce sont les entreprises américianes qui vont faire le plus d'efforts. C'est encore un coup foireux de notre Président pour se mettre en avant et éviter de s'occuper des affaires domestiques (surtout Ferrand). Ah non c'est vrai : maintenant il fait de l'humour à la sauce hollandaise car dire "Ah non, c'est à Mayotte le kwassa-kwassa", mais le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien, c'est différent", je trouve qu'un président ne doit pas s'exprimer ainsi car les migrants méritent du respect même s''ils sont un problème. Du même tonneau que les ouvrières analphabètes...

  • Par assougoudrel - 03/06/2017 - 18:14 - Signaler un abus pardon

    a fait fermer

  • Par jurgio - 03/06/2017 - 22:42 - Signaler un abus Pas de crinière blonde qui dépasse, on ne veut voir qu'une tête

    La liberté est de suivre docilement ce que tout le monde pense.

  • Par WilyB - 04/06/2017 - 00:26 - Signaler un abus Bizarre cet article

    C’est amusant, ici sur la côte ouest, la plupart des chefs d’entreprises de taille moyenne supportent Trump en grande majorité : ce n’est pas souvent qu’un homme politique rempli les promesses sur lesquelles il s’ait fait élire (n’est-ce pas M. Chirac et compagnie). Les PDG des grands groupes sont obligés de critiquer Trump pour faire plaisir aux médias, à Hollywood etc. La politique énergétique américaine ne changera pas d’un iota, mais la décision de Trump fait économiser pas mal d’argent. Il faut bien reconnaitre que Trump a du courage : il aurait été plus facile pour lui de demander au sénat de voter pour ou contre…

  • Par Paulquiroulenamassepasmousse - 04/06/2017 - 01:57 - Signaler un abus Trump est con mais il a

    Trump est con mais il a raison sur le climat et il dit tout haut ce que tout le monde pense. Alors il a forcément tort

  • Par Orchidee31 - 04/06/2017 - 23:45 - Signaler un abus Pourquoi "il est con"

    Parce qu'il ne se laisse pas impressionner par tous les autres blancs-becs ? Je ne pense pas qu'on puisse réussir en affaires comme lui en étant "con" - par ailleurs, il n'est pas le seul à penser que l'activité humaine n'est pour rien dans le réchauffement climatique - Claude Alegre en son temps l'avait démontré dans un livre il s'était d'ailleurs fait incendié par tous les bobos verts bien pensants, ainsi que Sarko qui en avait pris plein la tête - bref, il faut faire partie des moutons de panurge pour faire bonne impression.... Quelle tristesse

  • Par gwirioné - 05/06/2017 - 01:32 - Signaler un abus Quels "milieux d'affaires, M. Sylvestre?

    Vous avez "oublié" de citer nommément les hommes d'affaires et leurs déclarations précises contre M. Trump auxquels vous faites référence. Ennuyeux pour la démonstration...

  • Par pierre de robion - 17/06/2017 - 15:37 - Signaler un abus La vieillesse est un naufrage!

    J'ai beaucoup en un te^ps apprécié M. Sylvestre, mais depuis plusieurs mois, il radote et raconte n'importe quoi! Aux USA comme en France, que va-t-on faire de la main d'oeuvre dont Macron, avec raison, a regretté l'analphabétisme? Quant au protectionnisme US, il ne sera qu'un peu plus strict, trump est tout sauf un bisounours! Enfin, le dérèglement climatique d'origine humaine, laissez moi rire! Les grandes glaciations préhistoriques devaient être sûrement la conséquence de la pollution par "l'homme des cavernes"!

  • Par pierre de robion - 17/06/2017 - 15:38 - Signaler un abus La vieillesse est un naufrage!

    J'ai beaucoup en un te^ps apprécié M. Sylvestre, mais depuis plusieurs mois, il radote et raconte n'importe quoi! Aux USA comme en France, que va-t-on faire de la main d'oeuvre dont Macron, avec raison, a regretté l'analphabétisme? Quant au protectionnisme US, il ne sera qu'un peu plus strict, trump est tout sauf un bisounours! Enfin, le dérèglement climatique d'origine humaine, laissez moi rire! Les grandes glaciations préhistoriques devaient être sûrement la conséquence de la pollution par "l'homme des cavernes"!

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Jean-Marc Sylvestre

Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ.

Aujourd'hui éditorialiste sur Atlantico.fr, il présente également une émission sur la chaîne BFM Business.

Il est aussi l'auteur du blog http://www.jeanmarc-sylvestre.com/.

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