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Etat d’urgence à Charlottesville : mais où en sont les suprémacistes blancs de leur relation avec Donald Trump ?

Charlottesville est le théâtre, ce weekend, de la réunion "Unite the Right", un an après les violences de 2017.

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Etat d’urgence à Charlottesville : mais où en sont les suprémacistes blancs de leur relation avec Donald Trump ?

Atlantico : Charlottesville sera le théâtre, ce weekend, de la réunion "Unite the Right", un an après les événements de 2017. Comment ces différents mouvements ont-ils évolué au cours de cette année? Alors que Steve Bannon pouvait être considéré comme le trait d'union entre « Unite the Right » et Donald Trump, la proximité est-elle toujours aussi évidente aujourd'hui?

Jean-Eric Branaa : En réalité, ce rassemblement n’aura pas lieu à Charlottesville cette année, car il y a été interdit, à la suite de la mort de Heather Heyer, l’année dernière : l’état d’urgence a donc été déclaré dans la ville. La commissaire de police de la ville Rasha Brackney a indiqué que les forces de l’ordre étaient extrêmement mobilisées entre vendredi, à partir de 18h et lundi matin : car tous craignent que Charlottesville ne devienne un symbole pour les suprématistes américains et qu’ils n’en fassent un lieu de rencontre annuelle, une sorte de pèlerinage.

Pour autant, on constate que ces mouvements ont perdu beaucoup de la dynamique dont ils avaient bénéficié après l’élection de Donald Trump, alors qu’ils estimaient que leurs idées avaient triomphé et que beaucoup d’électeurs de Donald Trump s’étaient rapprochés d’eux où avaient tendu une oreille plus bienveillante à l’écoute de leurs idées. La situation est réellement très différente un an plus tard, alors que les Américains ont rejeté en masse la racisme et la violence. Les militants de l’Alt-Right ont été souvent harcelés sur les réseaux sociaux par des groupes antiracistes, parfois même avec la publication de leur photo, leur adresse ou d’autres renseignements très personnels, souvent avec des commentaires désobligeants ou dénonciateurs. Dès les lendemains du drame de Charlottesville, l’année dernière, certains avaient aussi perdu leur emploi, alors que faisait rage une compagne sur Internet, visant parfois –et avec efficacité– les employeurs de ces militants, qui réagissaient à leur tour en se débarrassant de l’encombrant employé, d’autant plus vite lorsque l’employeur était en position de vulnérabilité ou dépendait directement d’une activité en contact direct avec le public, comme c’est le cas pour un commerce ou un restaurant, par exemple.

Le climat, on l’a compris, a été celui d’une lutte sans merci entre militants d’extrême droite et groupes d’extrême gauche. C’est un épisode est récurrent dans l’histoire américaine : on se souvient qu’il en a été exactement ainsi dans les années soixante, lorsque le public américain a été influencé par le mouvement des droits civiques et que le Ku Klux Klan s’est retrouvé marginalisé, même dans le Sud profond, après avoir connu une petite période de reprise de l’intérêt qu’il suscitait au début de cette période, avant que quelques cas dramatique n’entrainent un rejet violent de ces idées et de ces pratiques.

 
Commentaires

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  • Par MIMINE 95 - 11/08/2018 - 13:15 - Signaler un abus TIENS

    "harcelés sur les réseaux sociaux par des groupes antiracistes, parfois même avec la publication de leur photo, leur adresse ou d’autres renseignements très personnels, souvent avec des commentaires 40désobligeants ou dénonciateurs." Les même méthodes stalinienne de délation que chez nous !! le stalinisme international . Idem chez nous : " les employeurs de ces militants, qui réagissaient à leur tour en se débarrassant de l’encombrant employé, d’autant plus vite lorsque l’employeur était en position de vulnérabilité ou dépendait directement d’une activité en contact direct avec le public ".

  • Par Liberte5 - 11/08/2018 - 17:03 - Signaler un abus @MIMINE 95 vous avez raison

    Face aux suprémacistes blancs, nous avons la peste gauchiste, communiste, stalinienne.Des méthodes dignes des nazis sont employées. Sans que cela ne gêne les médias ou les démocrates qui basculent vers un système totalitaire. Nous voyons cela en France, avec qui plus est l'alliance des gauchistes et des islamistes (pire que les nazis).

  • Par Liberte5 - 11/08/2018 - 17:07 - Signaler un abus A J. E Branaa...

    Je ne comprend pas que vous ne condamniez pas les méthodes dignes des nazis employées par les soit disant anti- raciste. Car cette gauche radicale aux USA est digne des régimes totalitaires Nazis ou communistes.

  • Par Klaus02 - 11/08/2018 - 18:08 - Signaler un abus Article un peu fourre-tout...

    ...pour un événement qui agite surtout le microcosme washingtonien et new-yorkais en ce mois d'août un peu calme. Je ne savais pas que Michael Flynn était lié à l'Alt-right. J.E Branaa en petite forme...

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Jean-Eric Branaa

Jean-Eric Branaa est spécialiste des Etats-Unis et maître de conférences à l’université Assas-Paris II. Il fait partie de l'IRIS. Il est notamment l'auteur de Hillary, une présidente des Etats-Unis (Eyrolles, 2015), Qui veut la peau du Parti républicain ? L’incroyable Donald Trump (Passy, 2016), et d'American Touch (Parlez-moi de vous), aux éditions de Passy (2016). Il vient de sortir "Trumpland, portrait d'une Amérique divisée" aux éditions Privat (2017).

Son prochain livre, 1968: Quand l'Amérique gronde, Privat (mai 2018).

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