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Et voilà comment Houria Bouteldja des Indigènes de la République fut sacrée intellectuelle !

Elle le mérite certainement. En tout cas aux yeux de ceux qui ont signé avec elle.

Adoubée

Publié le - Mis à jour le 30 Mai 2016
Et voilà comment Houria Bouteldja des Indigènes de la République fut sacrée intellectuelle !

La pétition porte un titre éloquent : " "Casseurs" : renverser l'accusation". Son contenu est parfaitement convenu. On comprend en lisant le texte que les casseurs dénoncés par Valls et Cazeneuve ne sont pas des casseurs. Juste des manifestants en colère excédés par l'attitude des forces de police et par le 49.3 du gouvernement. On découvre qu'il leur arrive peut-être d'être un peu excessifs mais que le pouvoir les charge et les réprime de façon tout à fait scandaleuse. Et on conclut qu'il convient d'être solidaire de ces militants dont la révolte est salutaire.

La liste des signataires est tout aussi banale.

Un "militant anti-impérialiste". L'inévitable Daniel Mermet. Une féministe, Christine Delphy, qui ne rate pas une occasion de dire que le voile constitue un signe charmant de la féminité des femmes musulmanes. Des historiens dont on chercherait vainement les ouvrages. Un éditeur, Eric Hazan, qui a publié Julien Coupat, un intellectuel diplômé es caténaires. Des philosophes qui n'ont jamais lu Socrate ou Platon et surtout pas Finkielkraut qu'ils vomissent.

Mais au milieu de cette pitoyable cohorte un diamant étincelle : Houria Bouteldja. Elle anime avec une fougue et une verve jamais démenties le PIR (Parti des Indigènes de la République). Une intellectuelle ? Evidemment puisque les signataires cités plus haut l'ont accueillie dans leur précieux cénacle. Mais une intellectuelle aussi parce qu'un intellectuel ça forge des concepts et ça véhicule une pensée.

Et dans ce domaine le diamant Bouteldja brille de tous ses feux. C'est à elle (elle est linguiste à ses heures) qu'on doit l'expression "souchiens" pour designer ceux qui ne sont pas de son origine. Le mot ne figure pas encore dans le dictionnaire de l'Académie française, un repère de vieux réacs. C'est elle aussi qui a théorisé la notion de "racisme d'Etat".

En clair ça veut dire que tout Noir ou Arabe vivant sur notre territoire est une victime par définition qu'il ait ou non eu à souffrir de discriminations. Son imagination créatrice ne s'est pas arrêtée là. Houria Bouteldja, lucide et perspicace, a également pointé le "philosémitisme d'Etat". Ce qui veut dire que tout Juif est favorisé, choyé, par ceux qui nous gouvernent. 

Avec un tel palmarès il était logique que les intellectuels de la pétition se soient sentis honorés de la compter parmi les leurs. Un adoubement amplement justifié. Houria Bouteldja  est donc en excellente compagnie. Elle était page, puis écuyer. La voici chevalier. A regarder de près les qualités des signataires, des intellectuels donc, elle est parfaitement à sa place.

 
Commentaires

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  • Par Borgowrio - 29/05/2016 - 13:38 - Signaler un abus Caprice insignifiant d'enfant gâté

    Le grand mystère du cheminement de la pensée . Alors que la quasi totalité de l'Afrique ( pas seulement) est prête à risquer sa vie pour venir en Europe , elle , déteste notre civilisation , et le crie haut et fort . Sans se rendre compte la chance qu'elle a de pouvoir le dire tranquillement

  • Par vangog - 29/05/2016 - 17:04 - Signaler un abus Si elle veut défendre la race noire ou arabe...

    sa place est en Lybie, au Sousan ou en Érythrée. Y'a du boulot, là-bas! Et si elle décampe hors de France, personne ne la regrettera vraiment, l'anti-souchienne...

  • Par cloette - 29/05/2016 - 19:46 - Signaler un abus Bio

    Elle est née en 74 à Constantine en Algérie . après l'indépendance donc , ils sont nombreux les combattants pour l'indépendance qui dès celle ci obtenue sont venus chez " l'ennemi " et n'ont pas essayé de construire leur pays pourtant riche , et .... demandent à etre français , puis n'ont qu'un discours cracher sur la France ( comme avant finalement ). Et dire qu'il existe des Daniel Mermet pour s'extasier là- bas s'il y est !!

  • Par fanfoué - 29/05/2016 - 20:45 - Signaler un abus A pleurer

    Je n'ai même pas envie de commenter, tant je suis triste devant autant de mauvaise foi. Personne ne vous retient madame Bouteldja, vous avez la nationalité algérienne ...

  • Par padam - 29/05/2016 - 22:08 - Signaler un abus Retour au pays?

    Bien sûr, on ne saurait que recommander à cette charmantes personne de mettre son intarissable énergie et son admirable dévouement au service de la seule cause qui le mériterait sans conteste, en l'occurrence sa patrie d'origine, l'Algérie. Mais il y a si longtemps qu'elle pactise éhontément avec l'ennemi abhorré d'hier et qu'elles se gave sans la moindre vergogne chez l'infâme colonialiste français qu'il est peut-être préférable d'éviter d'aller passer les vacances au pays "là-bas"...

  • Par Jean-Benoist - 30/05/2016 - 09:59 - Signaler un abus Facile de

    Crittiquer le pays qui l'a accueillie..et compte tenu de cette ingratitude et son vomissement pour ce pays qu'est la France, qu'elle ait le courage de deverser sa bile en Algérie

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Benoît Rayski

Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.

Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge (Denoël), ou encore de L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant.

Il a travaillé comme journaliste pour France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe.

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