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Bonnes feuilles

L’affaire Yasser Arafat : polémique et émergence d’accusations "d’empoisonnement par les Juifs"

Publié le 23 janvier 2020
Pierre-André Taguieff publie "Criminaliser les Juifs : le mythe du "meurtre rituel" et ses avatars (antijudaïsme, antisémitisme, antisionisme)" aux éditions Hermann. Les Juifs ont souvent été accusés de pratiquer le "meurtre rituel" : de la judéophobie antique à l’antisionisme radical d’aujourd’hui. Extrait 2/2.
Pierre-André Taguieff est philosophe, politologue et historien des idées. Il est directeur de recherche au CNRS, rattaché au Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF).Il est l'auteur de Les Fins de l’antiracisme (Michalon, 1995) et La...
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Pierre-André Taguieff est philosophe, politologue et historien des idées. Il est directeur de recherche au CNRS, rattaché au Centre de recherches politiques de Sciences Po (CEVIPOF).Il est l'auteur de Les Fins de l’antiracisme (Michalon, 1995) et La...
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Pierre-André Taguieff publie "Criminaliser les Juifs : le mythe du "meurtre rituel" et ses avatars (antijudaïsme, antisémitisme, antisionisme)" aux éditions Hermann. Les Juifs ont souvent été accusés de pratiquer le "meurtre rituel" : de la judéophobie antique à l’antisionisme radical d’aujourd’hui. Extrait 2/2.

L’accusation d’empoisonnement, inscrite dans la tradition culturelle musulmane, est devenue un lieu commun de la rhétorique « antisioniste » contemporaine. L’accusation de complot pour assassinat par empoisonnement a été lancée contre les Israéliens aussitôt après la disparition de Yasser Arafat, décédé de mort naturelle le 11 novembre 2004 sur le territoire français, une accusation régulièrement reprise depuis par l’OLP et divers milieux palestiniens (1). Du fait que les médecins français refusèrent de publier les résultats des examens toxicologiques pratiqués, cette mort entourée de mystère est devenue aussi gênante que suspecte. La synthèse du rapport du service de réanimation de l’hôpital Percy, à Clamart (Hauts-de-Seine), n’interdit aucune hypothèse : « Du débat établi entre un grand nombre d’experts médicaux en toutes sortes de spécialités et de la lecture des résultats des examens effectués, il ressort qu’il n’est pas possible d’établir la cause expliquant les syndromes qui ont entraîné le décès du patient Arafat. »

La gêne des milieux palestiniens venait de ce que certains experts, questionnés sur les symptômes apparents de la maladie d’Arafat, avaient diagnostiqué une cirrhose du foie ou encore le sida, maladies peu glorieuses pour un combattant arabo-musulman héroïsé, érigé depuis les années 1970 en symbole de la cause palestinienne, Cause supposée « pure ». D’autres spécialistes consultés ont évoqué un empoisonnement au polonium 210 ou au champignon toxique du type amanite phalloïde, ou formulé l’hypothèse d’une infection bactérienne, et plus précisément celle d’une diverticulose. La conjonction du mystère et de l’inavouable a nourri l’imagination conspirationniste (2). Dès le jour de la mort d’Arafat, les Israéliens ont été accusés d’assassinat sans preuves, avant toute enquête, par les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, milice armée issue du Fatah et pratiquant les attentats-suicides. C’est ainsi qu’a été lancée la rumeur d’un complot criminel organisé contre Arafat par les autorités israéliennes. Cette rumeur présentait le grand avantage d’être hautement vraisemblable, du moins pour le public arabo-musulman travaillé par la propagande « antisioniste » fondée sur l’assimilation des « sionistes » à des « criminels ». La rumeur était crédible parce que l’opinion palestinienne s’y attendait : comme toutes les rumeurs ou les légendes contemporaines qui « marchent », elle répondait à une demande sociale. 

Le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, ennemi déclaré d’Arafat, fut sans tarder désigné comme le principal coupable : le stéréotype du « boucher de Sabra et Chatila » s’accordait fort bien avec l’accusation de complot criminel contre Arafat. Les dirigeants palestiniens dénoncèrent d’une façon quasi unanime l’assassinat par empoisonnement, thèse qui leur permettait de préserver l’image héroïque du grand leader disparu. Ils étaient en phase avec l’opinion : selon un sondage effectué auprès de ses téléspectateurs par la chaîne satellitaire Al-Arabiya, 83,2 % d’entre eux croyaient à la thèse de l’empoisonnement. Cette accusation diabolisante a certes alimenté la propagande anti-israélienne, mais elle a rempli une tout autre fonction, relevant de l’imaginaire religieux. En un sens, comme l’a fait observer l’historien Franck Collard, aux yeux de ceux qui accusent « les Juifs » ou « les sionistes » de l’avoir empoisonné, Arafat est magnifié par cette mort qui le rapproche du Prophète. Elle illustre un processus bien connu : celui de « l’héroïsation du combattant mort invaincu ». La mort d’Arafat par empoisonnement, paraissant confirmer une rumeur antijuive depuis longtemps fixée, présente l’avantage symbolique d’assimiler le Raïs « aux premiers chefs de l’Islam et corrobore la perfidie de l’ennemi originel (3) ». Fabriquée sur la base d’un vieux stéréotype antijuif, la rumeur de l’empoisonnement du président de l’Autorité palestinienne s’est transformée en accusation officielle d’assassinat politique, présenté comme le résultat d’une conspiration israélienne ou israélo-palestinienne, mettant en cause Ariel Sharon et, pour certains (le leader historique de l’OLP Farouq Kaddoumi, à la suite des dirigeants du Hamas), Mahmoud Abbas et Mohammed Dahlan. Pour ceux qui accusent d’assassinat le général Sharon, il est clair que cette accusation revient à ravaler ce dernier au « misérable niveau des Juifs de Khaybar, justifiant le long et intransigeant combat mené par les Arabes contre les fils d’Isaac, éternels persécuteurs de ceux d’Ismaël ». 

Lors de la sixième assemblée générale du Fatah, tenue le 6 août 2009 à Bethléem, a été créée une commission spéciale chargée d’enquêter sur la mort d’Arafat (4). Les 2 200 délégués du Fatah ont adopté une résolution « faisant porter à Israël, en tant que force occupante, l’entière responsabilité pour l’assassinat du martyr Yasser Arafat ». Dans l’édition française, parue en octobre 2009 dans une collection spécialisée dans les pamphlets conspirationnistes (notamment sur le 11-Septembre), du livre apologétique de la journaliste Isabel Pisano, Yasser Arafat, intime. La passion de la Palestine (5), deux textes conspirationnistes sont consacrés à la thèse de l’empoisonnement d’Arafat : l’un d’Isabel Pisano elle-même, intitulé « Mort naturelle ou assassinat d’État ? », et l’autre signé Thierry Meyssan, titré « Les circonstances politiques de la mort de Yasser Arafat ». Meyssan, également auteur des annexes de l’ouvrage, dénonce dans son texte un « complot » pour tuer Arafat, coorganisé par l’administration Bush, le Premier ministre Ariel Sharon et deux hauts responsables palestiniens, Mahmoud Abbas et Mohammed Dahlan. Il raconte ainsi la fin du Raïs dans un hôpital militaire en France : « Les médecins ne parviennent pas à isoler le poison d’autant que ses assassins lui ont également inoculé le rétrovirus du sida rendant illisibles tous les examens. Il tombe dans le coma. » Si ces deux textes ont été ajoutés à la traduction française de l’ouvrage (préfacé par Tariq Ramadan) dont la première édition espagnole date de 2005, c’est dans le cadre d’une opération de propagande visant à justifier la décision, prise à la sixième assemblée générale du Fatah (6 août 2009), de charger une commission spéciale d’enquêter sur la mort d’Arafat, et de diffuser la thèse du complot criminel mettant en cause Abbas et Dahlan, que les plus radicaux des dirigeants palestiniens veulent éliminer. 

Le vœu le plus cher du Raïs s’est ainsi réalisé dans l’univers symbolique des déclarations officielles de ses fidèles. Le deuxième jour du siège de la Mouqata’a, son quartier général situé à Ramallah où il était confiné depuis le 29 mars 2002, Arafat avait fait, sur la chaîne Al-Jazira, une déclaration diffusée en boucle durant la période des combats : « Ils veulent me voir prisonnier, ils veulent me voir traqué. Mais, moi, je leur dis : Non. Seulement martyr, martyr, martyr… (Yasser Arafat, cité par Amos Harel & Avi Isacharoff, La Septième guerre d’Israël, op. cit., p. 299) » Sept ans plus tard, l’aspirant-martyr est devenu un martyr officiel. Le petit-fils du fondateur des Frères musulmans, l’islamiste « modéré » Tariq Ramadan le célèbre avec des accents tiers-mondistes – sur le refrain de la « juste lutte des opprimés » – dans sa préface au livre hagiographique d’Isabel Pisano sur le « shahid » :

« On peut ostraciser et/ou éliminer des leaders, on n’annihile jamais les causes justes. Le symbole Yasser Arafat aujourd’hui disparu laisse bien vivante la cause palestinienne à laquelle les consciences justes adhèrent naturellement. C’est le message d’Isabel Pisano, c’est le message de tous les témoins d’injustices, c’est le message de tous les opprimés et le message enfin des Palestiniens : ne jamais céder. »

Tel est le bon usage des « martyrs » : transformer une cause quelconque en une « cause juste ». 

Le stéréotype du Juif « empoisonneur », présent dans la culture islamique depuis les origines, s’est réinscrit dans le discours nationaliste arabe au cours du XXe siècle, en fusionnant avec des emprunts à la thématique antijuive européenne, en particulier à la littérature antitalmudiste qui, traduite en arabe dès la fin du XIXe siècle, a largement diffusé le thème du crime rituel juif, entrecroisant celui de « l’assassinat talmudique ». Sous l’influence des nazis, dans les années 1930 et 1940, le « Grand Mufti » Haj Amin al-Husseini a adopté les images biomédicales pathologisantes du Juif, en tant qu’« insecte » propagateur de maladies, « bacille » ou « virus ». En même temps, le « Grand Mufti » soutenait que le Coran expliquait clairement leurs caractéristiques négatives. Dans son discours de propagande, l’allié admiratif des nazis a en outre anticipé l’image récente du Juif comme belliciste. Il acceptait en effet la croyance d’Hitler que les Juifs étaient les véritables manipulateurs et bénéficiaires des efforts de guerre des Alliés contre l’Axe. Le discours qu’il prononça à Berlin le 2 novembre 1943, à l’occasion d’un meeting de protestation contre la Déclaration Balfour, constitue un parfait condensé de ces thèmes d’accusation. Il y affirme notamment que les Juifs, croyant que « tout a été créé pour eux et que les autres peuples sont des animaux », ne peuvent vivre que « comme des parasites parmi les nations, leur suçant le sang, volant leurs biens, corrompant leurs mœurs ». Et d’ajouter ce résumé saisissant de l’histoire des rapports entre Juifs et musulmans :

« Les Juifs, qui tourmentent le monde depuis des siècles, ont été l’ennemi des Arabes et de l’islam depuis sa naissance. Le Saint Coran a exprimé cette vieille inimitié en ces termes : “Tu constateras que les plus hostiles aux fidèles, ce sont les Juifs.” Ils ont essayé d’empoisonner les grands et nobles prophètes. Ils ont résisté, leur ont été hostiles et ont noué des intrigues contre eux. C’est le cas depuis mille trois cents ans. Pendant tout ce temps, ils n’ont pas cessé de tramer des intrigues contre les Arabes et les musulmans. »

Richard Breitman note justement : « Ce que tous les antisémites radicaux ont en commun est une vision paranoïaque et conspirationniste des Juifs et, plus largement, du monde lui-même. » En outre, « une fois que de telles visions sont implantées, elles tendent à persister, se transmettant à travers les générations, pour devenir une partie d’une culture ou d’une sous-culture ». Nous pouvons vérifier tous les jours la justesse de cette considération. C’est cette persistance dans la transmission des représentations et des croyances d’origine théologico-religieuse qui rend si difficile la lutte contre l’antisémitisme.

(1) (Sans oublier les compagnons de route, de gauche et d’extrême gauche, ou encore altermondialistes, de la nouvelle grande Cause réputée « révolutionnaire » ou « universelle ». Voir par exemple Amnon Kapeliouk, « Yasser Arafat a-t-il été assassiné ? », Le Monde diplomatique, n° 620, novembre 2005, p. 12 ; Stephen Lendman, « Des preuves indiquent qu’Ariel Sharon a ordonné l’assassinat de Yasser Arafat » (3 janvier 2007), tr. fr. Mireille Delamarre, 6 juillet 2007, sur le site mondialisation.ca. Le journaliste israélien Amnon Kapeliouk était un ami intime de Yasser Arafat, auquel il a consacré une biographie empathique : Arafat l’irréductible, Paris, Fayard, 2004. Voir aussi Pierre Prier, « Enquête sur l’étrange mort de Yasser Arafat », 11 novembre 2014, <https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/enquete-sur-l-etrange-mort-de-yasser-arafat, 0745>. L’article se fonde sur le dossier publié par le journaliste Emmanuel Faux, L’Affaire Arafat. L’étrange mort du leader palestinien (Paris, Éditions de L’Archipel, 2014), qui affirme, se référant aux déclarations des médecins consultés, que « l’hypothèse d’une “mort provoquée” est bien celle qui doit être retenue » (pp. 210-211), et, plus précisément, que cette mort a été « voulue, provoquée, organisée », qu’elle n’a été « ni naturelle, ni accidentelle ». Voir l’interview d’Emmanuel Faux par Sylvain Attal, « La mort d’Arafat n’était ni naturelle, ni accidentelle », 15 décembre 2014, <https://www.france24.com/fr/20141213-entretien-arafat-etrange-mort-empoisonnement-leader-palestinien-emmanuel-faux>. On ne s’étonne pas de voir l’« antisioniste » Pascal Boniface interviewer complaisamment le journaliste : « L’Affaire Arafat. L’étrange mort du leader palestinien. Trois questions à Emmanuel Faux », 24 novembre 2014, http://www.iris-france.org/51116laffaire-arafat-letrange-mort-du-leader-palestinien-trois-questions-a-emmanuel-faux/), ainsi que par les médias arabo-musulmans, par exemple par la chaîne d’information qatarie Al-Jazeera ([Rudy Reichstadt], « Arafat : la thèse de l’empoisonnement relancée par Al-Jazeera », 4 juillet 2012, <https://www.conspiracywatch.info/arafat-la-thesede-l-empoisonnement-relancee-par-al-jazeera_a871.html>; « Arafat : la thèse de l’empoisonnement relancée, des expertises attendues », 14 octobre 2013, <https:// www.lepoint.fr/monde/arafat-la-these-de-l-empoisonnement-relancee-des-expertisesattendues-14-10-2013-1743978_24.php>)

(2) (Voir Rudy Reichstadt, « Il y a cinq ans, la mort de Yasser Arafat… et la naissance d’une théorie du complot », Conspiracy Watch, 12 novembre 2009, <https:// www.conspiracywatch.info/Il-y-a-cinq-ans-la-mort-de-Yasser-Arafat-et-la-naissanced-une-theorie-du-complot_a451.html>)

(3) (Voir aussi Franck Collard, « Le rôle du poison dans l’histoire », 12 février 2008, http://www.geographie-histoire.info/Cafeshistoriques/Cafepoison. html)

(4) (Voir Khaled Abu Toameh, « Le Fatah enquête sur la mort d’Arafat », Jerusalem Post (édition française), 6 août 2009, <http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1249 418542177&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FshowFull>. Sur cette affaire, voir Franck Collard, « Arafat, Mahomet et le poison », L’Histoire, n° 295, février 2005, p. 20-21 ; id., Pouvoir et poison, op. cit., p. 285-287 ; Emmanuel Taïeb, « Rumeurs politiques et régime médiatique : la mort d’Arafat », Quaderni, n° 58, automne 2005, p. 5-13 ; id., « La “rumeur” des journalistes », Diogène, n° 213, janvier-mars 2006, p. 133-152 ; Rudy Reichstadt, « Il y a cinq ans, la mort de Yasser Arafat… et la naissance d’une théorie du complot », art. cit)

(5) (Isabel Pisano, Yasser Arafat, intime. La passion de la Palestine [2005, 2009], tr. fr. Gisela Bulwa, Genève, Éditions Timéli, & Paris, Éditions Demi-Lune, 2009. La conclusion de l’ouvrage se termine par une célébration de la mémoire du « Grand Mufti » de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini, « ce jeune homme membre de la famille de Zahoua, la mère de Yasser Arafat » (p. 346). Le sérieux de l’ouvrage, publié dans une collection baptisée « Résistances », est garanti, aux yeux des « antisionistes » tout au moins, par la préface signée Tariq Ramadan et les annexes dues à Thierry Meyssan, dont les deux best-sellers (L’Effroyable imposture et Le Pentagate) sont réédités en un volume de cette collection, « Résistances », spécialisée dans la publication de pamphlets  dénonçant la « version officielle » du 11-Septembre. Dans ses annexes, monument d’inculture historique et de désinformation, l’idéologue conspirationniste affirme sans vergogne que ledit « Grand Mufti », dont la carrière politique est jalonnée de pogroms et de meurtres (il éliminait physiquement tous ses rivaux et ses opposants), « choisit la non-violence » (p. 380). Par un effet de comique involontaire, Meyssan présente le Hamas comme un « parti politique islamiste progressiste » (p. 359). Quant aux Frères musulmans, il s’agit d’une « confrérie politico-religieuse créée en Égypte en 1928 […] pour lutter culturellement contre l’impérialisme britannique » (p. 358). L’islamisme est ainsi placé sous le signe du « progressisme » et de la juste « lutte culturelle » contre « l’impérialisme »)

Extrait du livre de Pierre-André Taguieff, "Criminaliser les Juifs: Le mythe du "meurtre rituel" et ses avatars (antijudaïsme, antisémitisme, antisionisme)", publié aux éditions Hermann

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Audois
- 23/01/2020 - 13:01
Faut bien trouver un coupable, non ?
En présence d'un décès suspect (cause inconnue) il conviendra d'accuser au choix :
- la CIA
- les Russes
- Le MOSSAD ou l'AMAN
- Daesh, Al Quaida, Boko Haram, etc.
- L'Iran (moins à la mode depuis la mort d'un de leurs généraux)
- les mercenaires recrutés pas la DGSE (faut pas minimiser la puissance française quand même)
- François Mitterand (pour les septuagénaires seulement)
Très tendance dans les milieux conspirationnistes, on pourra aussi accuser les chinois qui expérimentent en ce moment un virus mutagène.
Et tout ceci pour la plus grande Gloire de Dieu, évidemment !