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© JOEL SAGET / AFP
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Solution simple

Voilà comment sortir de cette "Crise du sucre" qui touche les betteraviers français

Publié le 27 mai 2019
Depuis la fin des quotas en 2017, la filière du sucre française est impactée par un prix du sucre au niveau mondial extrêmement bas.
Jean-Marc Boussard
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Jean-Marc Boussard est économiste, ancien directeur de recherche à l’INRA et membre de l’Académie d’Agriculture.Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont La régulation des marchés agricoles (L’Harmattan, 2007). 
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Depuis la fin des quotas en 2017, la filière du sucre française est impactée par un prix du sucre au niveau mondial extrêmement bas.

Atlantico : Depuis la fin des quotas en 2017, la filière du sucre française est impactée par un prix du sucre au niveau mondial extrêmement bas. Cette sortie du système des quotas était-elle une mauvaise solution ou est-ce que la filière a joué de malchance ? La crise est-elle structurelle ou conjoncturelle ?

Jean-Marc Boussard : C’est vrai que le prix du sucre a beaucoup baissé au niveau mondial ces deux dernières années. Il est donc certain que les producteurs européens - et spécialement français - ont joué de malchance dans cette affaire. 

Cependant, s’il n’était pas évident que la crise devait avoir lieu ces jours-ci, il est tout à fait certain qu’une crise devait se produire dans les quelques prochaines années. En l’espèce, il semble bien que tous les producteurs Européens, avertis de la suppression des quotas, étaient dans les starting blocks pour augmenter leur production. Cette augmentation, même au total assez faible, était suffisante pour déstabiliser le marché. Un tel événement aurait pu ne pas se produire, du moins immédiatement. Mais il se serait produit un jour ou l’autre, du fait des agriculteurs européens ou de ceux d’un autre pays... 

De fait, le marché du sucre n’est pas stable. Lorsque les prix varient de 1 à 20, sans raison apparente, ils ne peuvent jouer leur rôle normal de messager entre les consommateurs et les producteurs. Et cette instabilité tient à ce que que, à la fois, la demande est rigide (les acheteurs ne changent pas beaucoup leur consommation lorsque le prix change ) et l’offre relativement élastique (si le prix a été élevé une année, il n’est pas difficile aux producteurs d’augmenter leur production pour essayer d’en profiter). Dans une telle situation, comme l’enseignent (ou devraient l’enseigner) tous les cours élémentaires d’économie, lorsque le prix s’éloigne de l’équilibre, aucune force ne l’oblige immédiatement à y revenir. Au contraire, il a plutôt tendance à s’en éloigner encore plus (comme une bille en équilibre à la pointe d’un crayon !...). En vérité, il faut alors d’énormes écarts à l’équilibre, et un temps assez long pour que, enfin, des forces en sens contraire viennent corriger la situation. Entre temps, les consommateurs, (si l’écart est dans la sens de la hausse des prix) ou les producteurs (si l’écart est à la baisse) souffrent beaucoup. Et l’on peut montrer que les perdants dans une telle situation, perdent plus que ce que gagnent les gagnants...

L’histoire des prix du sucre depuis 200 ans montre la pertinence de ce raisonnement, justement à l’origine des conférences internationales qui se sont réunies depuis 1900 pour réguler le marché mondial du sucre. Les mêmes causes dans les mêmes conditions produisant les mêmes effets, il faut donc s’attendre à ce que la dérégulation du marché du sucre conduise à de nouvelles crises, peut être bientôt des prix astronomiques qui provoqueront la colère des organisations de consommateur, ou de nouvelles phases de baisses annonciatrices de la ruine des producteurs (mais ils seront bientôt remplacés par d’autres...). 

La France est-elle davantage impactée que les autres pays européens producteurs de betteraves sucrières, l'Allemagne en particulier ? Quel est le risque social lié à cette crise ? 

Non, je ne crois pas que les agriculteurs français soient plus impactés que les autres. Peut-être plus que les autres ont-ils attendus des miracles de cette libéralisation, ce qui pourrait expliquer l’ampleur de leur déconvenue : je me souviens avoir une fois, il y a quelques années, entendu l’un des dirigeants de la confédération des planteurs de betterave me dire que si l’on voulait conserver le système des quotas, il faudrait supprimer une partie de leurs droits de production aux Portugais inefficaces, pour les donner aux Français, beaucoup plus performants.... et je pensais à part moi que les Brésiliens auraient bien pu tenir le même raisonnement vis-à-vis des Français, tant il est vrai que la canne à sucre possède un réel avantage sur la betterave en matière d’utilisation de l’énergie solaire... 

Mais tout ceci est anecdotique. Partout dans le monde, les producteurs de sucre vont revoir leurs plans de culture, si bien que, comme je l’ai dit, il faut plutôt s’attendre à une pénurie dans quelques mois ou quelques années. Ce sera particulièrement grave pour les pauvres, toutes nations confondues....     . 

Y-a-t'il une bonne manière de protéger les producteurs et les agriculteurs face à des phénomènes de surproduction au niveau international ?  

Bien sûr ! Et pas seulement les producteurs, mais les consommateurs tout autant, et avant tout ! C’est le système des quotas de production, à rétablir le plus vite possible, parce qu’il a montré son efficacité ! 

Les premiers accords internationaux sur le sucre qui instituent des systèmes de quotas de production par pays datent de 1931. Il a montré son efficacité dès cette époque, même au sein de la fameuse « crise » des années 30, pas seulement sucrière.  C’est pourquoi il a été assez vite remis en place après la guerre. Le système élaboré par la communauté européenne dans les années 1960 reprenait les mêmes idées d’une façon extrêmement efficace, et facile à appliquer, avec des « droits de produire » attribués à chaque agriculteur, mais qu’ils pouvaient échanger. On pouvait même dépasser les quotas à condition de pouvoir exporter l’excédent... Et le système permettait aux industriels comme aux agriculteurs de planifier leur production sans passer leur temps les yeux fixés sur les cours, tout cela sans empêcher les consommateurs de bénéficier des éventuels gains de productivité dans la filière, la concurrence entre les transformateurs sur les marchés finaux leur interdisant de prendre des bénéfices exorbitants sur les produits à base de sucre... Enfin, le niveau total des droits de produire à attribuer était assez facile à déterminer, puisque la consommation de sucre moyenne par tête était relativement constante, de sorte que les erreurs de prévision éventuelles étaient minimes. On se demande pourquoi avoir voulu changer quelque chose qui marchait si bien ! On pourrait en dire tout autant pour le lait !

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