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Fanatisme
« Pourquoi nous vous haïssons, pourquoi nous vous combattons » : ce manifeste de l’Etat islamique qui éclaire ce que nous avons tant de peine à comprendre sur les motivations réelles des djihadistes
Publié le 08 juin 2017
Les islamologues préfèrent généralement l'explication d'un terrorisme défensif quand les islamistes eux-mêmes revendiquent un islamisme hégémonique.
Alexandre del Valle est un géopolitologue et essayiste franco-italien. Ancien éditorialiste (France Soir, Il Liberal, etc.), il intervient à l'Ipag,  pour le groupe Sup de Co La Rochelle, et des institutions patronales et européennes, et est...
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Guylain Chevrier est docteur en histoire, enseignant , formateur et consultant.Il est membre du groupe de réflexion sur la laïcité auprès du Haut conseil à l’intégration.Dernier ouvrage : LAÏCITÉ, ÉMANCIPATION ET TRAVAIL SOCIAL L’Harmattan, Sous la...
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Alexandre del Valle est un géopolitologue et essayiste franco-italien. Ancien éditorialiste (France Soir, Il Liberal, etc.), il intervient à l'Ipag,  pour le groupe Sup de Co La Rochelle, et des institutions patronales et européennes, et est...
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Guylain Chevrier est docteur en histoire, enseignant , formateur et consultant.Il est membre du groupe de réflexion sur la laïcité auprès du Haut conseil à l’intégration.Dernier ouvrage : LAÏCITÉ, ÉMANCIPATION ET TRAVAIL SOCIAL L’Harmattan, Sous la...
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Les islamologues préfèrent généralement l'explication d'un terrorisme défensif quand les islamistes eux-mêmes revendiquent un islamisme hégémonique.

Atlantico : Un article publié par le Monde, relatif aux motivations des djihadistes européens,  le journal du soir cite Dabiq, la revue de l'état islamique, qui déclarait dans un article publié en 2016 et intitulé "Pourquoi nous vous haïssons"  : "même si vous cessez de nous bombarder, de nous emprisonner, de nous torturer, de nous diffamer, de prendre nos terres, nous continuerons à vous détester parce que la cause principale de cette haine ne cessera pas tant que vous n’aurez pas embrassé l’islam". En quoi un tel texte peut-il révéler la motivation religieuse des terroristes, contrairement à ce qui peut être parfois avancé ?

Alexandre Del Valle : Ce que dit cette revue très connue - qui a un pendant en français qui s'appelle Dar al Islam - on le retrouve dans toutes les revendications et matériaux fournis par Da’ech ou d’autres organisations salafistes-jihadistes. Il y a ici hélas une très grande cohérence religieuse si l’on se réfère à la Tradition islamique sunnite et à la geste des Califats arabes et ottomans, ainsi que je l’ai démontré dans mes ouvrages depuis 1997-2001, notamment Le totalitarisme islamiste à l’assaut des démocraties dans lequel j’expliquais la nature « orthodoxe » de ce totalitarisme théocratique dont l’espace vital et donc de conquête est le monde entier et les moyens d’extension la violence, le prosélytisme, la soumission, la ruse et le mensonge. Certes il y a parmi les adeptes de la minorité terroriste de ce totalitarisme des personnes qui ne sont pas de « bons pratiquants », voire d'anciens voyous ou autres égarés sociaux, ce qu’affirme entre autres Olivier Roy, qui minimise la dimension islamique-orthodoxe originelle de ce radicalisme qu’il estime antérieur à l’islamisme. Cependant, affirmer qu’il s’agit plus d’une islamisation de la radicalité qu’une radicalisation de l’islam revient à empêcher de combattre la légitimation religieuse de cette violence, qui se trouve hélas non pas seulement dans un terrorisme islamiste qui serait marginal ou « hérétique » mais dans l’islam orthodoxe tout court qui ne s’est jamais réformé depuis le 10 ème siècle et est fondé sur la mise hors la loi des modérés et rationalistes puis sur la glorification de la conquête et de la soumission des sociétés mécréantes diabolisées et inférieures à la Oumma islamique qualifiée dans le Coran de « Meilleure communauté suscitée parmi les hommes ». Je sais qu’il s’agit là d’un sujet tabou, et nombre d’analyses, y compris des personnes nées musulmanes, ont été qualifiées d’islamophobes pour avoir osé rappeler que dans le corpus doctrinal et théologico-juridique de l'Islam orthodoxe, c'est-à-dire sunnite-officiel enseigné dans les mosquées et grands centres du sunnisme (Arabie saoudite, Lieux Saints et Al-Azhar au Caire, par exemple), on constate comme l’affirme hélas à juste titre Da‘esh, une omniprésence de cette idée totalitaire de supériorité de l’islam en tant peuple, une affirmation constante de l’infériorité des non-musulmans (tantôt humiliés-soumis : Dhimis ; tantôt tués et cimbattus), des femmes (soumises), des esclaves (qui peuvent être capturés et vendus), puis des « apostats » et « blasphémateurs », qui méritent la pire mort. Cette idée qui découle du fait que l’islam n’est pas qu’une foi mais un système de pouvoir absolu détenant l’ultime varité et devant dicter sa conduite à l’Univers, n’a pas été inventée par Da’esh, Al-Qaîda ou par les Frères musulmans. Elle est enseignée dans le monde islamique sunnite dans son ensemble de sorte que les hérétiques sont plus les musulmans soufis, marabouts, rationalistes et libéraux que les adeptes de la Sharià totalitaire. Comme l’expliquent en permanence et comme je le démontre preuve à l’appui dans « Le totalitarisme islamiste » et dans mon dernier livre « Les vrais ennemis de l’Occident », la base de cet islam « orthodoxe », très proche et source des islamistes radicaux et terroristes, repose sur l’idée que la terre entière doit soit se soumettre soit se convertir à la « vraie foi ». 

Il existe ainsi deux grandes voies par lesquelles l'Islam doit s'étendre dans le monde :premièrement la prédication (da’awa), donc la conversion, et deuxièmement la guerre si la première option n’est pas possible lorsque le « mécréant » refuse de se soumettre. Cela a été la grande pratique des Califats pendant des siècles lorsque ces califats-sultanats islamiques arabes ou turcs ont existé – dans de nombreuses tendances, notamment ommeyade-abbasides arabes et turco-ottomanes. Rappelons que jusque peu avant l’avènement d’Atatürk en Turquie, qui supprima le Califat-sultanat et la Sharià comme source du pouvoir, non seulement la Sharià était la source de toute loi, mais la fonction principale du Califat et du Sultanat consistait à étendre le règne politico-religieux de l’Islam par des razzias, des guerres, des harcèlements, des pirateries, des prises d’otages contre rançons et des tentatives permanentes de conquête contre les mécréants. Tout le sud de l'Europe état en permanence attaqué, d’où l’omniprésence des forteresses et remparts et des villages en hauteur dans toute la méditerranée chrétienne qui fut menacée par le Jihadisme d’alors jusqu’à l’arrivée des Français en 1830 en Algérie. Rappelons que le Maghreb et l’Andalousie musulmane étaient des centres d’esclavage pour Européens et noirs vendus et revendus, et que les pirateries, razzias barbares et prises d’otages étaient constamment « bénis » par les autorités du Califat qui représentaient l’islam officiel et l’autorité morale et politique suprême de la Oumma. De ce point de vue, les islamistes radicaux nostalgiques de ces conquêtes ou « croisades à l’envers » sont plus cohérents et proches de la doctrine islamique traditionnelles que les libéraux et laïques musulmans ou autres soufis jugés « apostats ». Rappelons que Mahomet lui-même , référence suprême des islamistes qui est appelé « le beau modèle », a lui-même fait massacrer les Juifs d’Arabie non-soumis, tué des poêtes récalcitrants ou moqueurs, soumis les chrétiens et soumis ou massacré les Païens refusant l’islam, et que ses successeurs, « Califes », ont lancé immédiatement des expéditions guerrières non pas défensives mais offensives contre les empires byzantins et perses et contre l’Europe chrétienne-wisigothique (Espagne). L’idée de Mahomet et des Califes était de conquérir par la guerre les territoires non-encore soumis. L'idée est la suivante : soit vous vous soumettez à l'Islam en devenant un citoyen de seconde zone, ce qu'on appelle la dhimmitude ( de l’arabe ahl al-Dhimma), soit vous refusez et nous vous combattons jusqu'à ce que vous soyez soumis ou tués. Ce discours est dans toute la théologie sunnite, dans tous les grands traités islamiques, dans la charià, dans les célèbres textes de Muslim et Bokhari, dans les Hadith de la Sunna et dans la Sira (récit de la vie de Mahomet), bref dans tout l’islam « orthodoxe », sans oublier le Coran lui-même qui offre de nombreux exemples, récits et commendements invitant à tuer les mécréants non-soumis. Cela ne veut pas dire que tout l’islam et tous les musulmans sont ainsi. Mais cela veut dire que l’on peut trouver dans l’islam officiel les justifications de la guerre de conquête et de l’assassinat ou la soumission des infidèles. Et tant que l’islam ne réformera pas cette théologie de la guerre, les islamistes y trouveront une légitimité implacable, et ce qu’a déploré le Président égyptien Al-Sissi lui-même devant les grands oulémas et le Grand Imam de la plus prestigieuse université du sunnisme, Al-Azhar, fin janvier 2014, sous peine de voir le monde musulman « en guerre contre 6 milliards d’êtres humains ». Ce discours, que font aussi tous les musulmans libéraux et réformistes, mérite d’être réécouté et médité par ceux qui traitent tous les esprits critiques sur l’islam d’islamophobes.

Guylain Chevrier : Nous ne comprenons pas très bien ce que signifie avoir une vision religieuse du monde, au sens d’un système total de pensée, car nous l’avons perdue, au sens du sacré ou du totem que cela recouvre. Cette vision tient à un rapport magico-religieux au monde, qui a constitué à l’origine la première représentation explicative de celui-ci. L’homme a un besoin psychologique impérieux de se doter d’une représentation cohérente de son monde, quelle qu’elle soit, c’est vital pour lui, qui va avec son besoin de s’organiser en société. La croyance religieuse est donc apparue comme un besoin consubstantiel de l’humanité, mais qui de mon point de vue ne correspond qu’à une étape du développement de la conscience de l’homme.

En l’absence d’autre explication, l’homme ne pouvait attribuer qu’à une puissance extérieure à lui le pouvoir de ses propres facultés à s’organiser collectivement, de dominer la nature, de créer des choses se révélant à lui sans qu’il puisse se l’expliquer, avec un même sentiment face aux biens que lui fournissait la nature, à ce mouvement de régénérescence qui est celui des saisons. Il voyait la vie comme un cycle à entretenir, y compris du point de vue de la circulation des âmes, marquée par la croyance en l’immortalité qui a culminé dans celle de la réincarnation. Il a par exemple fallu du temps pour que l’homme s’aperçoive qu’il n’avait pas besoin de faire des sacrifices humains à une pseudo-puissance magico-religieuse pour que revienne le printemps, ou de parer aux épidémies et à tous les maux auxquels il a pu être confronté, et auxquels progressivement par l’expérience il est parvenu à donner un sens rationnel, de cause à effet. Ceci, jusqu’à en tirer les enseignements en inventant les sciences et de se gouverner au nom de lois humaines.

Les religions monothéistes ont hérité à la fois de ce fond de pensée religieuse mais aussi de l’expérience que les anciens Grecs ont fait de l’individu à travers l’avènement d’institutions politiques qui ont fabriqué des citoyens. Ils ont, peu ou prou, récupéré ainsi cet individu nouveau en le réinvestissant d’une nouvelle pensée religieuse, celle du rapport de l’un, le croyant, à l’Un, le Dieu unique.

Nous avons appris à refouler certaines pulsions qui ont directement à voir avec cette forme de pensée religieuse archaïque du sacré. Non seulement par cette expérience dont nous avons appris à tirer les enseignements, mais à travers des conflits humains à grande échelle, comme la Révolution française en est un des exemples majeurs. En 1789, les hommes par une révolution ont renversé le sens de l’histoire en brisant le lien indéfectible entre pouvoir religieux et pouvoir politique, celui entre le trône et l’Eglise, pour retirer au religieux sa domination sans partage. En changeant l’ordre établi ici-bas le peuple a concrètement renversé la vision religieuse du monde qui avait pour dogme que le sens et l’ordre de celui-ci trouvent leur raison dans une puissance extérieure à l’histoire humaine : Dieu. L’homme s’est, à cette occasion, concrètement découvert comme capable d’imposer sa propre destinée collective en lieu et place d’un ordre imposé par une puissance impersonnelle, au-dessus de lui, qui le contrôlerait et à laquelle il devrait rendre des comptes. Il en a découlé le triomphe, des principes d’organisation politiques fondés non sur la tradition, la religion, mais sur la raison, l’expérience acquise. Nous sous-estimons ce qui a été réalisé ici, par-delà les débats plus ou moins polémiques autour de cet événement. Rien de moins qu’un basculement de l‘histoire dans une pensée nouvelle qui a fait tomber la pensée religieuse du sacré, celle attachée au roi de droit divin, de son piédestal, et a produit les Droits de l’homme qui ont influencé ensuite les pays européens et au-delà. Les pays occidentaux ont tous, à différents degrés, suivi cette voie, avec un pouvoir politique prenant une autonomie plus ou moins importante au regard du religieux.

Les pays arabo-musulmans n’ont pas connu d’équivalent, la religion y est encore partout dans l’Etat, hormis en Turquie mais qui perd progressivement sa laïcité avec le retour de l’islamisme. En lien avec cet état de fait, il y a un mouvement international qui se détache depuis des années et qui grossit dont le printemps arabe a rendu compte en dévoilant des forces islamistes à l’œuvre qui le marquent.

L’échec des politiques arabes qui se sont succédées, depuis celui du modèle de la Nation arabe porté par Nasser, a laissé un vide qui n’a été comblé que par le retour de l’islamisme, la religion ayant un modèle tout prêt à proposer qui a donné l’initiative aux religieux. Ainsi, il y a de plus en plus de conflits et de violences au nom de la religion, où l’islam intégriste est en général impliqué. Il y a un retour du religieux dans les enjeux de l’évolution du monde, avec un affrontement qui se dessine entre une forme de pensée religieuse qui fait retour au sacré et des démocraties qui progressivement voient la sécularisation du religieux s’installer, mais dont le modèle est en crise morale et donc fragilisées, qui prêtent le flanc. Ce n’est pas un affrontement entre des civilisations, entre l’Occident et une religion, mais entre des formes de pensée antagoniques dont l’enjeu est, il faut le pointer, la survie de la conquête d’une certaine liberté pour l’individu de vivre comme il l’entend en société.

Dans de telles conditions, et en retenant la motivation religieuse, et non les bombardements, la diffamation ou autres points indiqués dans la revue Dabiq, en quoi est-ce que notre réponse politique, diplomatique et militaire est-elle inadaptée face à ce terrorisme ? Quel est le décalage existant entre l'ennemi désigné et l'ennemi réel ? 

Alexandre Del Valle : Je ne sais pas s'il y a un décalage entre un ennemi désigné et un ennemi réel, mais ce qui est certain, c'est que quand on a compris qu'il y a une violence légale qui est enseignée de manière tout à fait décomplexée dans de grandes instances de l'Islam mondial, on a compris où est le problème. Plus le monde musulman connaît une ré-islamisation, plus il y a une banalisation de cette idée de conquête. Le problème principal est horrible mais très clair : plus l'Islam-orthodoxe, donc non-réformé et fondé sur une théologie de conquête et suprémaciste, se développe, dans le monde musulman, et donc aussi en Europe, plus la légitimation de la violence en son nom va progresser, de sorte que des jeunes paumés, fraichement reconvertis ou convertis, comme des intégristes fanatisés par les imams fondamentalistes, vont de plus en plus passer à l’acte totalitaire et violent qui est encouragé dans l’islam et dans un monde musulman de plus en plus fanatique, violent, intolérant et obscurantiste. Je veux dire par là que le fanatisme violent islamiste qui progresse en Europe ne peut et ne doit pas être déconnecté et analysé séparément de celui qui frappe le monde musulman dans son ensemble : les premières victimes de ce totalitarisme islamiste grandissant sont les musulmans eux-mêmes, les victimes physiques intimidées, soumises, condamnées par les tribunaux ou massacrées par les terroristes, mais aussi les victimes psychologiques et idéologiques fanatisées depuis le jeune âge par les imams et les discours politiques haineux qui dénoncent sans complexe les « ennemis de l’islam » (Juifs, croisés chrétiens, « mécréants », « apostats », « impérialistes », franc-maçons, laïques, « islamophobes », traîtres », etc). Il existe en effet une véritable lame de fond, une vague ou plutôt un tsunami mondial de fanatisme et de soif de violence qui s’empare du monde arabo-musulman et le ronge tout en envoyant des métastases partout où des communautés musulmanes s’étendent ou se victimisent et se referment sur elles-mêmes (Philippines, Thaïlande, Europe, Afrique, Etats-Unis, Australie, Inde, Russie, Chine, etc). Il faut analyser le phénomène de cette radicalisation dans son échelle globale planétaire pour réellement prendre la mesure et la nature du phénomènes.

C'est un problème de fond qu'en Europe on ne veut pas aborder. Je comprends les précautions, je ne souhaite pas diaboliser la prudence de nos hommes politiques et de nos intellectuels parce qu’il est vrai que l’on ne peut surtout pas laisser croire que chaque musulman serait un potentiel terroriste ou guerrier de la foi. Mais la banalisation de l'excitation de la haine contre les mécréants justifie la violence islamo-terroriste, et les Imams d’Europe devraient être les premiers à promettre l’enfer aux terroristes et ils devraient être les premiers à dénoncer et réformer les nombreux textes religieux qui donnent hélas raison aux terroristes. Ce travail de réforme ne pourra être fait que par eux. Le problème, c'est que cette idée moyenâgeuse et violente qui n'est plus présente dans aucune autre religion ou qui y a été bannie, est en train de revenir à la mode dans un monde musulman qui fut bien plus modéré à la fin du XIX eme et jusqu’au milieu du XX ème siècle, mais que les islamistes ont réussi à refanatiser et rethéocratiser sous couvert d’indigénisme et de rejet de l’Occident colonial. C'est comme si en Europe on observait une nostalgie générale des Croisades dans nos Eglises et universités, ou si l'on entendait de nombreux appels à la Croisade contre les Gentils dans la pluart des églises, médias et discours politiques... Aujourd'hui, dans le monde musulman, chiite comme sunnite, à commencer par l'Arabie Saoudite, mais aussi en Algérie, au Soudan... on a des médias tout à fait officiels qui enseignent ce type de haine conquérante envers l’Occident, les mécréants juifs, païens ou croisés, etc. Dans la plupart des pays musulmans, les juifs ont été bannis et chassés, les Européens renvoyés, les chrétiens en voie de génocidation, les apostats emprisonnés ou condamnés, et les musulmans non-pratiquant criminalisés. Il y a des pays comme le Pakistan où l'on condamne à mort toute personne qui renonce à l'Islam pour une autre croyance, ou tout Chrétien qui annonce sa foi en public (affaire Asia Bibi par exemple). Il ne s'agit pas que de terrorisme. Le monde musulman est beaucoup plus liberticide qu'il y a 50 ans. C'est ce qu'a dit Chevènement quand il a pris la tête de la Fondation de l'Islam de France, provoquant une polémique. La quasi-totalité des pays musulmans ont réintroduit la charià, l’infériorité des femmes, la criminalisation du blasphème, de l’apostasie, ou de la non pratique du ramadan. La plupart des pays musulmans est plus radicale, théocratique, et obscurantiste qu’avant, ceci au niveau officiel-étatique et pas seulement au niveau du terrorisme. Nos communautés musulmanes d’Europe, certes majoritairement modérées ou paisibles, sont vulnérables et ne peuvent que commencer à être contaminées par ce tsunami obscurantiste dès lors qu’elles sont liées aux pays musulmans et que ces pays et des organisations islamistes mondiales tentent d’empêcher leur intégration harmonieuse à nos sociétés « infidèles ».

Il y a une fanatisation générale, une islamisation sociétale et idéologique doublée d’une nazification des consciences, c’est-à-dire une vision suprémaciste, judéophobe, christianophobe, anti-libérale et anti-occidentale fortement haineuse qui ressemble beaucoup à ce qui s’est passé en Europe jadis. On observe en effet dans les pays musulmans en général une banalisation de la haine de l’Autre (non-musulman), une explosion des théories du complot judéo-maçonnique, de la haine antisémite ou des théories du bouc émissaire presque disparues en Occident parce qu'ayant aboutie au nazisme mais totalement réhabilitée et décomplexées dans le monde musulman. Cela explique pourquoi les professeur de lycée et collège en France ont de plus en plus de mal à aborder les questions de la Shoah et de l’antisémitisme en milieu islamo-immigré. La chose est hélas logique et fruit d’un enseignement « planétaire » de la haine, de surcroit favorisée par « l’effet al-jazira et internet ». Cette nazification des masses progresse dans le monde musulman, sur fond de  diabolisation de l’Occident colonial « enjuivé » et « islamophobe » coupable de tous les mots. C'est ce que j'observe depuis maintenant 30 ans. Et ceci est le vrai moteur idéologique de fanatisation des jeunes dont la minorité la plus radicale, psychopathique et encartée passera à l’acte tôt ou tard, car l’enseignement de la haine débouche toujours sur son application.

Ce processus de fanatisation diffuse ou idéologisation radicale permet de mobiliser autant un simple voyou qu'un étudiant formé en thèse, comme celui qui a sévit devant Notre Dame à Paris. De ce point de vue, l’internet n’est qu’un vecteur d’un phénomène de haine collective qui vient d’un monde musulman malade et rendu fou par son post-colonialisme. C’est sur ces bases qu'on voit se banaliser la haine de l'autre dans toute la Oumma, des pays musulmans aux « banlieues de l’islam ». Dans ce que dit Al-Jazirah depuis 20 ans et dans les idées jihadistes des Frères musulmans (Saiyyd Kutb, notamment) ou dans les écrits des « salafistes et Frères musulmans modérés » comme Al-Qardaoui, al-Jazeiri ou Albany, qui sont ensignés et ont pignon sur rue dans l’islam légal européen, on retrouve les ¾ de ce que dit Da’esh. Dans les télé Al-Jazira, al-arabiyya, al-mannar, qui sont diffusées dans nos sociétés légalement, il y avait déjà des émissions sur la nécessité de soutenir des combattants contre les Juifs, les mécréants, et moult références à des fatwas obscurantistes et violentes, ceci avant même internet...

Guylain Chevrier : Notre réponse politique, diplomatique et militaire est inadaptée, car elle ne prend pas la mesure des choses ici, de ce à quoi nous avons affaire. Ce qui amène à jouer avec les lignes, comme on le fait avec le soutien à ceux que l’on appelle « les rebelles » en Syrie, par exemple, alors que l’on sait parfaitement qu’il s’agit de djihadistes pour l’essentiel, mais de fractions en concurrence avec Daech et anti-Bachar, qui sont des alliés de circonstances. Nous entretenons ainsi nous–mêmes la confusion au regard du ressort qui est à combattre : un retour du sacré dans le religieux partagée par tous ces groupes. Il s’agit ici d’une guerre qui n’a rien à voir avec la guerre du Golfe, contre un régime totalitaire comme  celui de Saddam Hussein, c’est une guerre qui nous est faite au nom d’une religion, de l‘irrationnel.
 

Aussi, le décalage est idéologique, car nous n’avons pas pris la mesure que nous combattons une forme de pensée religieuse qui est hors de notre système de pensée et qui se développe au sein de notre propre société, comme une véritable bombe à retardement. On a tendance à oublier que les religions sont opposées dans leur principe à la démocratie, car le modèle politique qui veut que le peuple soit souverain sur la terre s’oppose à l’autorité sacrée qui, pour elles, est au-dessus des hommes et n’appartient qu’à Dieu, dans le ciel. D’ailleurs, on doit pouvoir dire tranquillement aujourd’hui (ce qui est tabou), que les textes de référence des grandes religions sont tous marqués par la violence et les injustices, le patriarcat qui existait dans les sociétés qui les ont produits. Elles doivent donc aujourd’hui s’adapter au regard de ce qui est historiquement dépassé. Par ailleurs, la défense d’une foi, est aussi celle d’intérêts matériels et moraux, qui la sous-tendent, et représentent un enjeu de pouvoir considérable, qui motive aussi leurs combattants.  

Il y a des mécanismes mentaux qui sont directement liés à la religion et peuvent conduire au terrorisme, contrairement à ces commentaires de certains experts pour qui cela n’aurait rien à voir avec le croire, mais avec une pulsion qui se raccrocherait opportunément à un dogme violent qui serait l’occasion pour quelqu’un en quelque sorte de dérangé, de passer à l’acte. Par exemple, le dogme religieux dans les monothéismes pose que, la vie terrestre n’est qu’un passage, une période d’épreuves, visant à la qualification vers un au-delà après la mort, qui serait la vraie vie, dans le ciel. Pris au pied de la lettre, sacralisé, cela se traduit par le fait de considérer ceux qui ne respectent pas les règles de la religion comme le risque d’un obstacle à cette qualification, et donc comme des ennemis mortels à abattre. Ce à quoi appelle explicitement le Coran. De plus, cette vision donne lieu à une dévalorisation de la vie terrestre, qui encourage au sacrifice, qui permet l’accès direct à ce paradis.

Dans une période de démoralisation morale, telle que celle que traversent les sociétés occidentales, la mondialisation donnant l’impression que le seul ordre moral serait l’ordre économique, dominé par l’hyper-individualiste, ou tout pourrait s’acheter et se vendre, dans des populations sur lesquelles il existe une certaine influence religieuse, cela réactive fortement la morale religieuse qui peut constituer une sorte de refuge, qui bien exploité peut permettre de développer une certaine emprise. Pour peu que l’on pousse le procès de la société d’accueil, en la montrant comme mettant en péril la morale religieuse qui doit être respectée pour garantir l’accès du croyant au paradis, en y adjoignant une ambition purificatrice du monde proposant le salut, la radicalisation n’est pas nécessairement très loin.

On peut voire même certains arguments étonnants être utilisés, qui peuvent étayer le rapport entre prison et radicalisation. Le jeune délinquant en rébellion contre l’institution de l’Etat, peut être un candidat potentiel à la radicalisation. Il y a un discours qui porte l’idée que les délits commis contre un Etat que l’on ne reconnait pas peuvent être légitimes, et sur ce fondement, qu’en fait ces délits n’en sont pas, car ce sont des transgressions de lois qui sont impies.  Ainsi,  que finalement le délinquant est du bon côté, de celui de la défense de sa religion contre la société, le vrai combat étant dans le fait de lui livrer une guerre totale qui le purifiera de ses anciens délits. Une véritable technique de renversement des esprits qui, si on y prête un peu l’attention, se promène dans certains groupes sociaux.

On s’étonne de la violence des djihadistes qui n’ont aucun respect pour la vie de ceux qu’ils tuent. Mais en fait, ce qui est impérativement interdit dans le groupe de pairs est autorisé contre ceux qui en sont les ennemis, et plus le niveau des interdits dans le groupe de pairs est élevé et plus la violence autorisée qui pourra se déchainer contre les autres sera extrême et sans limite. On désinhibe là des pulsions archaïques qui peuvent procéder d’une certaine fascination et emprise derrière un système religieux qui relève de la violence du sacré. Ce qui peut séduire certains candidats au djihad, qui y voient la possibilité d’exprimer une violence débridée qu’ils ont déjà fréquentée comme délinquants, avec fourniture de femmes à la clé. 

Pourquoi l'explication religieuse de l'acte terroriste est-elle souvent refusée voire condamnée ("les terroristes ne sont pas musulmans" disent les imams anglais qui refusent d'enterrer les tueurs) ? Comment expliquer ce refus de désignation ? 

Alexandre Del Valle : L'Islam politique et totalitaire (je ne parle pas des musulmans modérés ou pieux) a deux grandes formes quand il se développe en Occident. La forme minoritaire est le terrorisme direct, brut, barbare. La plupart des imams islamistes « intelligents » sont contre cette forme parce qu'elle discrédite leur travail de pénétration-prosélytisme » et il risque de réveiller les consciences et les réflexes de sécurité des « mécréants » que l’on préfère « endormis ». L'islamisme radical majoritaire n'est donc pas celui des terroristes, mais celui de type Frères musulmans, Tabligh ou turco-ottoman à la Erdogan, bien plus subversif et fort efficace pour amadouer les « infidèles ». Cet islamisme-soft là est plus dangereux que l'autre puisqu'il avance à petit pas et avec l’entrisme, la prédication, la subversion, le communautarisme victimiste, la fourberie, le mensonge et l'infiltration ; il se fait passer pour victime, et fait passer ses doléances obscurantistes-conquérantes pour un simple « droit à la différence » ou autre forme « d’antiracisme ». Cet islamisme-là n'a pas intérêt à reconnaître qu'il existe une base islamique shariatique totalitaire, une « violence légale » islamique, celle-là même qui est invoquée par Da’ech. Quand un groupe violent islamique invoque ces textes de l'Islam qui appellent à tuer les apostats, cela dérange ces islamistes modérés qui ont le droit de le nier (mensonge pieux et ruse de guerre), parce que cela risque de montrer que leur langage est double. Le seul moyen est donc la négation pure et simple du rapport entre terrorisme et Islam et la diabolisation des « islaophobes » qui oseraient dresse ce parallélisme-« amalgame ». Quand on a interrogé un jour Erdogan sur le génocide arménien ou le génocide des Chrétiens du Soudan, il a répondu par cette phrase ubuesque, absurde et intrinsèquement faite de mauvaise foi totalitaire: il est impossible qu'il y ait un génocide commis par des Turcs, puisque par définition un musulman ne peut pas faire le mal... Cet islamisme a donc intérêt à nier le caractère légal, officiel de la violence shariatique afin de continuer à pouvoir progresser tranquillement avec l’appui des pouvoirs « mécréants » naïfs. De ce point de vue, les islamo-terroristes gâchent ce travail de sape. Les plus dangereux des islamistes à long terme, dans l’objectif de destruction-conquête des sociétés « infidèles », ne sont donc pas forcément ceux que l’on croit. Et ils sont armés idéologiquement, soutenus, formés et encadrés par des Etats islamiques fanatiques que l’Occident croit être des « alliés » : Qatar, Turquie d’Erdogan, Koweit, Arabie saoudite, Pakistan... C’est pour cela que dans mon livre « Les vrais ennemis de l’Occident », j’affirme qu’avec des « amis comme ceux-là, pas besoin d’ennemis, et les terroristes ne sont donc que la face émergée et minoritaire de l’Iceberg-ennemi… 

Guylain Chevrier : On veut voir la religion comme une conviction parmi les autres, dans l’esprit du « respect des croyances », comme cela est même affirmé à l’article Premier de notre Constitution. Parce que c’est ce que nous en avons fait, en imposant historiquement à la pensée religieuse des limites, qui sont celle de la loi commune. Mais ce processus historique ne s’est pas produit partout.

C’est ainsi, que beaucoup de nos concitoyens de confession musulmane, y compris fraichement arrivés, se sentent rattachés à une origine et un pays de culture d’islam, où l’expérience de la sécularisation du religieux et a fortiori, de la laïcisation de l’Etat, n’a pas ou peu eu lieu. C’est une référence identitaire importante, d’autant qu’avec la montée des affirmations identitaires où l‘islam tient une place majeure comme religion dans le paysage social et politique, disputant à la République ses principes à travers la montée de nombreuses revendications religieuses à caractère communautaire, il y a une force centrifuge qui magnétise dans ce sens une partie de la population concernée, particulièrement des jeunes. Ne pas vouloir le voir c’est être aveugle. Sans compter avec le fait que beaucoup des familles en référence sont branchées en permanence sur les chaines satellitaires plutôt que sur les chaines du pays ou elles vivent, qui s’isolent. Des familles où on parle aussi plus l’arabe aujourd’hui que le français.

Si on y ajoute des milieux politiques et gouvernementaux souvent très ambiguës sur le sujet, plutôt influencés par une laïcité dite « ouverte » c’est-à-dire trop « tolérante », et une partie de nos élites qui encouragent le multiculturalisme sur une base religieuse, et donc la séparation sur un fond de refus du mélange au-delà de la communauté de croyance, on commence à voir la difficulté sinon le danger.

Aussi, il se développe un discours religieux venu des organisations dites représentatives des musulmans, qui en appellent de plus en plus à un respect rigoureux de la religion, qui porte la foi, la loi religieuse qui va avec, au dessus de la loi civile, à la façon de pays musulmans influents comme l’Arabie saoudite, avec un salafisme qui se nourrit de cette situation de laisser faire. Nous assistons à la montée d’un communautarisme sur la base d’une vision religieuse de plus en plus sacralisée de l’islam, parallèlement à une mise en procès permanent de l’Etat accusé de racisme sous prétexte qu’il ne cède pas systématiquement aux demandes d’adaptation de la société française à certaines exigences religieuses, poussant au malentendu et à la haine de la France. C’est tout un contexte favorable à une radicalisation rampante, particulièrement dans des banlieues où l’enfermement ethnique et religieux est une réalité. Il y a un phénomène d’emprise d’une mouvance religieuse islamique inscrite dans le retour du sacré qui prend pied de plus en plus dans les pays occidentaux, derrière cette approche laxiste qui ne veut pas voir que certains mécanismes religieux sont ici à l’œuvre, et qu’une clarification devient impérative dans ce domaine, si on veut pouvoir mener un combat efficace contre cette forme de pensée religieuse et faire de la prévention vis-à-vis de ces risques, et en protéger nos jeunes. D’autre part, on laisse aussi planer un doute gravissime sur l’ensemble de nos concitoyens de confession musulmane, en ne procédant pas à une clarification à propos des rapports entre religion et démocratie, dont l’ensemble de la société a besoin.

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Outre-Vosges
- 15/06/2017 - 14:53
Nuance de taille
Il est faux de dire « ce que nous avons tant de peine à comprendre », il faut dire : « ce que les bienpensants refusent de comprendre ».
alouette
- 13/06/2017 - 12:04
QUE DIT NOTRE PRESSE?
Les élections son venues, et tout le non-dit qui régnait en tyran sur l'expression dans notre pays socialiste se retrouve là, plus que jamais vigilant et intraitable.
Essayez de parler de l'islam dans le Figaro ou ailleurs: votre remarque ne paraîtra pas. Causez terroriste, causez victimes, causez augmentation des forces de police, bref, continuez à laisser les causes dans le brouillard opaque des larmes et des chiffres, et l'on vous lira.
Il est temps de comprendre que nous avons à faire à l'Absolu, pris en otage par un morceau du Temps qui se refuse à passer, à vieillir. Seuls nos concitoyens musulmans, par leur volonté d'un schisme qui mettrait fin à la sidération entretenue, peuvent priver la barbarie de l'abri, de l'alibi de la Tradition, et l'exposer, enfin nue, à la conscience des peuples.
MIMINE 95
- 12/06/2017 - 14:25
JE LIS TOUJOURS AVEC GOURMANDISE LES ARTICLES D'A DEL VALLE
Le soufisme est il « LA » solution? , sauf erreur de ma part, c'est oublier un peu vite que les soufistes ne rejettent en aucun cas la charia, y compris en ce qui concerne les non musulmans.
L'islam s 'est adouci à la fin du XIXème et au XX ème siècle, mais la colonisation4 a sans aucun doute était pour quelque chose dans l'affaire. Dès la décolonisation, la réislamisation a été au coeur de quasi toutes les politiques des pays arabes. On a toujours voulu taire l'aspect religieux des guerres d'indépendance et pourtant …..
A michele Plahiers . Le judaïsme n'a jamais eu vocation à être prosélyte, c'est plutôt l'inverse, et l'ancien testament ne concerne qu'un espace géographique limité : l’antique terre d'Israël qui n'a pas de vocation a s'étendre.