En direct
Best of
Best of du 6 au 12 juillet
En direct
© Reuters
Sans danger

Comment le projet de réforme des institutions que préparent les Républicains pourrait profiter à Nicolas Sarkozy quoi qu’en pensent les parlementaires de son camp

Publié le 24 juin 2016
Afin de boucler le programme qu'il présentera le 2 juillet au conseil national, Nicolas Sarkozy organise ce mercredi matin une toute dernière convention sur le thème de la réforme des institutions qui ne devrait pas passer inaperçue.
Christelle Bertrand, journaliste politique à Atlantico, suit la vie politique française depuis 1999 pour le quotidien France-Soir, puis pour le magazine VSD, participant à de nombreux déplacements avec Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Hollande,...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Christelle Bertrand
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Christelle Bertrand, journaliste politique à Atlantico, suit la vie politique française depuis 1999 pour le quotidien France-Soir, puis pour le magazine VSD, participant à de nombreux déplacements avec Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Hollande,...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Afin de boucler le programme qu'il présentera le 2 juillet au conseil national, Nicolas Sarkozy organise ce mercredi matin une toute dernière convention sur le thème de la réforme des institutions qui ne devrait pas passer inaperçue.

Ca s'appelle se faire couper l'herbe sous le pied. Afin de boucler le programme qu'il présentera le 2 juillet au conseil national, Nicolas Sarkozy organise ce matin une toute dernière convention sur le thème de la réforme des institutions qui ne devrait pas passer inaperçue.

 

L'ancien président devrait réclamer l'abaissement du nombre de députés à 400 (au lieu de 577 actuellement) et 200 sénateurs (au lieu de 350). Son projet prévoit aussi de limiter la procédure législative à une seule lecture par assemblée, supprimant ainsi la navette parlementaire, c'est-à-dire les allers retours entre l'Assemblée nationale et le Sénat.

 

De quoi agacer Bruno Le Maire qui avait fait de la réforme des institutions sa marque de fabrique et expliquait récemment dans la presse "il faut réduire le nombre de députés à 400 députés et deux sénateurs par département, soit 202 sénateurs. Tout cela est amplement suffisant. En revanche, je veux revaloriser les mandats parlementaires. Il faut un seul salaire, entièrement imposable et de bon niveau qui permette aux députés et sénateurs de vivre dignement de leur fonction. Il faut qu'ils aient davantage de moyens matériels et humains pour faire correctement leur travail législatif et de contrôle de l'exécutif".

 

Mais là où Nicolas Sarkozy marche vraiment sur les plates-bandes de son concurrent c'est lorsqu'il propose d'obliger tout agent public à démissionner s'il est "élu pour un mandat parlementaire ou à la tête d'un important exécutif local".

 

Bruno Le Maire, depuis qu'il est en campagne, ne cesse, pour sa part, de clamer que les hauts fonctionnaires doivent faire un choix : soit la haute fonction publique et l’indépendance de l’État, soit un engagement politique et par conséquent la démission de la fonction publique comme il l'a fait lui-même.

La réforme annoncée ce matin semble donc largement destinée à mordre sur l'électorat du député de l'Eure tout en surfant sur une exigence des Français qui souhaitent que l’État s'impose à lui-même le régime drastique qu'il impose aux Français. Mais l'ancien président risque de ne pas se faire que des amis dans ses propres rangs. Déjà l'un de ses proches, Guillaume Larrivé, énarque et haut fonctionnaire a réagi en lançant en réunion, selon le journal Marianne, "je ne vais tout de même pas m'excuser d'avoir fait l'ENA".

 

Nicolas Sarkozy, en poursuivant ainsi la campagne qu'il a entamée lors de son discours à Lille, du peuple contre les élites, prend donc un risque, celui de se mettre à dos députés, sénateurs et hauts fonctionnaires de tous poils alors qu'il en est entouré. Un vrai risque ? Pas exactement car l'ancien président sait que les hauts fonctionnaires ont plutôt pris le parti d'Alain Juppé et qu'en tous cas, lui-même ne fera pas de gros scores au sein de leur rang même si son entourage en est parfois issu. En revanche, l'ancien président a pris soin de rassurer députés et sénateurs par une mesure qu'ils appellent de leurs vœux depuis longtemps. Nicolas Sarkozy devrait promettre l'abrogation du non-cumul des mandats. Le patron de LR n'a jamais caché son hostilité à cette mesure votée en 2014. Il souhaite la faire sauter dès l'éventuel retour de la droite à l’Élysée, en mai 2017, afin que les députés élus aux législatives de juin puissent conserver leurs mandats. Voilà de quoi s'attirer les grâces de quelques supporteurs. "Nicolas Sarkozy cajole les relais en permanence", observe un sénateur juppeiste avisé qui semble regretter que son poulain n'en fasse pas autant. Voilà pourquoi les annonces de ce matin seront donc toutes en nuance. Elles devraient être votées par le conseil national le 2 juin qui validera ainsi le programme des LR. Conseil National que les proches d'Alain Juppé ont promis de ne pas boycotter. "On ira sans inquiétude, explique un proche du maire de Bordeaux, car c'est un peu l'avantage de la double casquette que vient d'endosser Nicolas Sarkozy, à moitié président des LR mais surtout candidat. Au moins tout le monde comprend que le programme qui sera voté, c'est le sien et pas celui des autres".  

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Auriez vous le brevet des collèges ou... signé une pétition car les épreuves étaient trop difficiles ?

02.

Intégration sensible : le cas particulier des immigrés d’origine algérienne ou turque

03.

La fête est finie : les constructeurs automobiles obligés de tirer les leçons de la baisse importante de leurs ventes

04.

Les trois (fausses) excuses de Macron pour ne pas mettre en œuvre son programme de réduction de dépenses publiques

05.

La dangereuse complaisance du planning familial avec l’islam radical

06.

A ses ralliés, la République (En marche) pas reconnaissante

07.

Safari des gérants du Super U : pourquoi leur cas est bien plus défendable qu’il n’y paraît d’un point de vue environnemental

01.

Immigration : quand la vérité des chiffres émerge peu à peu

02.

Céline Dion envoie DEUX stylistes à l’hosto; Nabilla veut de grandes études pour son bébé; Elizabeth II recueille une milliardaire en fuite; Laeticia Hallyday humiliée à Saint-Tropez; Cyril Hanouna achète à Miami, François H. & Julie Gayet à Montsouris

03.

Auriez vous le brevet des collèges ou... signé une pétition car les épreuves étaient trop difficiles ?

04.

Ces cinq erreurs de politiques publiques qui coûtent incomparablement plus cher à la France que quelques dîners au luxe malvenu

05.

Safari des gérants du Super U : pourquoi leur cas est bien plus défendable qu’il n’y paraît d’un point de vue environnemental

06.

Ces 6 questions que soulèvent les révélations sur François de Rugy et qui en disent long sur le niveau de dysfonctionnement politique et économique de notre pays

01.

Greta Thunberg à l’Assemblée nationale : le révélateur de la faiblesse des écologistes politiques ?

02.

Immigration : quand la vérité des chiffres émerge peu à peu

03.

Ces cinq erreurs de politiques publiques qui coûtent incomparablement plus cher à la France que quelques dîners au luxe malvenu

04.

L’humanité a-t-elle atteint son pic d’intelligence ?

05.

Chasse aux comportements indécents : ce que la France a à gagner … et à perdre dans sa quête grandissante de vertu

06.

Et toute honte bue, François de Rugy limogea sa chef de cabinet…

Commentaires (6)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Jardinier
- 22/06/2016 - 21:52
Sarkozy, c'est une racaille.
Les autres travaillent, lui, il arrive et il les pille. Je comprend qu'ils soient vert de rage. :D
mymi
- 22/06/2016 - 18:19
Au secours la gauche est
Au secours la gauche est folle (et c'est trop gentil), Sarko reviens.... d'accord avec vous tous
tubixray
- 22/06/2016 - 17:29
Le sénat à la trappe et aussi
Les communes et les départements (rétablir alors les régions antérieures) !