Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Mercredi 28 Septembre 2016 | Créer un compte | Connexion
Extra

La France n'a pas besoin d'immigration et autres enseignements sur l’emploi que révèle l’étude de notre démographie à horizon 2030

Selon une étude rendue au mois de juillet 2014 par le cabinet international de conseil en stratégie BCG, la France pourrait se trouver en pénurie de main-d’œuvre d'ici 2030. Une évolution que les démographes Gérard-François Dumont et Michèle Tribalat, interrogés par Atlantico, contestent formellement.

Autosuffisance démographique

Publié le
La France n'a pas besoin d'immigration et autres enseignements sur l’emploi que révèle l’étude de notre démographie à horizon 2030

La France a une démographie dynamique. Crédit Reuters

Atlantico : D’après une récente étude du Boston Consulting Group (lire ici en anglais), la France pourrait se retrouver en pénurie de main-d’œuvre, tous secteurs confondus, d’ici 2030. Vos analyses confirment-elles cette évolution ?

Gérard-François Dumont : La projection moyenne que nous pouvons faire aujourd’hui ne confirme absolument pas une telle évolution ; bien au contraire, elle laisse entrevoir une situation de la France assez atypique en Europe : elle est l’un des rares pays européens dont la population active devrait stagner voire légèrement augmenter, alors qu’elle diminuerait dans la plupart des autres pays européens à l’horizon 2030 (1) (les notes se trouvent en dernière page ndlr).

Cette non diminution de la population active en France est essentiellement liée au fait que l’Hexagone a eu une fécondité qui a été supérieure d’environ 30 % à la moyenne de l’Europe ces trois dernières décennies, notamment sous l’effet de la politique familiale (2). La France est le pays de l’Union européenne comptant le plusgrand nombre de naissances, devant le Royaume-Uni (3). Le pays compte même chaque année environ 150 000 naissances de plus que l’Allemagne, pourtant nettement plus peuplée, et 250 000 de plus que l’Italie, qui est un pays pourtant guère moins peuplé que la France.

Donc, au point de vue purement comptable, la France ne devrait pas connaîtrede pénurie de main-d’œuvre puisque sa population active potentielle devrait demeurer du même ordre de grandeur qu’aujourd’hui à l’horizon 2030, soit environ 41 millions de 15-64 ans (tranche d’âge courante d’évaluation de la population active), alors que la population active potentielle de l’Allemagne, selon la projection moyenne, baisserait de près de 8 millions, de 54,6 millions en 2010 à 46,7 en 2030. Le véritable problème de la France est la faiblesse de son taux d’emploi, c’est-à-dire de la part de sa population active qui exerce un emploi. Plus précisément,cette faiblesse réside dans le faible taux d’emploi des jeunes et des séniors. La tranche d’âge du milieu de la population active, c’est-à-dire les 30-55 ans, compte un taux d’emploi qui n’est pas défavorable par rapport aux autres pays européens, et on observe même un taux d’emploi féminin dans cette tranche d’âge assez satisfaisant par rapport à nos partenaires européens. Autrement dit, si la France avait le taux d’emploi de l’Allemagne ou du Royaume-Uni, elle compterait aujourd’hui plus d’un million de personnes de plus ayant un emploi, soit autant de chômeurs en moins.

La France doit donc avoir pour principal souci d’améliorer le taux d’emploi de sa population active, surtout celui des jeunes et des seniors, alors que nombre de sesvoisins européens doivent, eux, faire face à une baisse pure et simple de leur population active d’ici 2030. Notons que, dans ces pays-là, la diminution de la population active, compte tenu deson intensité, peut difficilement être compensée par un simple repoussement de l’âge de départ à la retraite. En revanche, la France dispose notamment de deux importantes marges de manœuvre pour augmenter sa population active employable, d’une part en allongeant la durée d’activité professionnelle des seniors, d’autre part en facilitant l’entrée des jeunes dans la vie active.

D’aucuns pourraient rétorquer que repousser l’âge de départ à la retraite revient à repousser le problème de la baisse de la population active à plus tard…

Gérard-François Dumont : Augmenter l’âge de départ à la retraite ne repousse pas à plus tard le problème d’une éventuelle baisse de population active : compte tenu des logiques de longue durée de la démographie, les personnes entrant en âge d’activité de 2030 sont déjà toutes nées. Donc, sauf si ces dernières émigrent massivement à l’étranger ou sauf catastrophes (épidémies, guerres…), on connaît leurs effectifs et on peut en déduire qu’à l’horizon 2030, la population active de la France ne devrait pas connaître de diminution. Autrement dit, la France ne devant pas, selon la projection moyenne, enregistrer de diminution de sa population active, l’Hexagone n’a pas, sur le plan comptable, besoin de ce qu’on appelle des migrations de remplacement, contrairement à ce que l’on constate chez nos voisins allemands, autrichiens ou suisses.

Si, à la différence de l’Allemagne, la France n’a pas à s’inquiéter de sa capacité à pourvoir les emplois d’ici 2030, cela signifie-t-il que le pays n’est pas du tout dépendant de l’immigration ?

Gérard-François Dumont : D’un point de vue strictement économique, la France a toutefois deux raisons d’être ouverte à l’immigration.

Premièrement, il faut bien constater une faible appétence de nos nationaux pour un certain nombre de métiers. Beaucoup d’entreprises ne trouvant pas de main-d’œuvre en France – alors que cette dernière existe, au vu du taux de chômage – elles souhaitent que les portes de l’immigration restent ouvertes, car elles ont besoin d’employés, qu’il s’agisse de la restauration, d’un certain nombre d’activité saisonnières dans l’agriculture, ou encore du bâtiment. Si l’on encourageait davantage la formation professionnelle et la motivation à l’emploi en France, les effectifs de jeunes générations existant en France sont suffisants pour satisfaire les besoins de ces différents métiers.

Deuxièmement, la France se trouve, qu’elle le veuille ou non, dans une concurrence internationale pour attirer le meilleur capital humain pour améliorer sa compétitivité. La France, comme tout autre pays, a intérêt à être plus attractive en vue d’attirer des ingénieurs, des chercheurs et autres personnes hautement qualifiées venant de pays étrangers. Les États-Unis, depuis des années, ont créé la carte verte, un système qui permet d’attirer des gens compétents pour qu’ils créent des entreprises et concourent à la création de richesses. Une tentative similaire a été menée au sein de l’Union européenne sous la dénomination de "carte bleue" mais, pour le moment, le système n’est pas bien rodé et comporte des imperfections. Aussi très peu de personnes utilisent-elles cette procédure chaque année. Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, une loi française a créé la carte "compétences et talents" pour attirer des gens de qualité en France, mais là aussi les résultats sont maigres, car il faudrait aussi leur offrir de meilleures conditions d’attractivité, comme un cadre fiscal et d’accueil qui les satisfasse. L’insuffisante attractivité de la France pour des personnes entreprenantes est bien mise en évidence au travers l’exemple de l’émigration à partir d’un certain nombre de pays du Sud : il y a trente ans, les Marocains les mieux formés ou les Sénégalais les plus entreprenants qui souhaitaient émigrer choisissaient majoritairement la France. Aujourd’hui, le Canada ou les Etats-Unis mènent des campagnes de recrutement auprès de ces Marocains pour les attirer. Et les Sénégalais les plus entreprenants ont tendance à choisir l’Amérique du Nord au détriment de la France (4). Ce sont autant de travailleurs étrangers qualifiés qui ne participent pas au développement de l’économie française.

Si plusieurs secteurs en France n’attirent pas suffisamment les travailleurs français, cela signifie-t-il qu’il faut revoir de fond en comble les politiques d’apprentissage et d’orientation ?

Gérard-François Dumont : La France est très faible dans ses politiques d’apprentissage et d’alternance. D’ailleurs les décisions prises ces dernières années ont entraîné une baisse de l’apprentissage, alors que, bien au contraire, il faut créer des conditions plus favorables. La France continue d’avoir une approche intellectualiste de la formation en considérant qu’un bac d’enseignement général est forcément mieux qu’un bac d’enseignement technique ou d’enseignement professionnel. Or en réalité, certains bacs d’enseignement technique ou professionnel peuvent être bien plus formateurs et intéressants pour les élèves que des bac d’enseignement général. Il faut donc bien plus encourager ces types d’enseignements et, en même temps, encourager davantage le jumelage entre lycées techniques et entreprises, notamment dans le cadre de l’apprentissage et de l’alternance.

Sait-on combien de Français aujourd’hui partent travailler à l’étranger, et comment le phénomène pourrait évoluer au cours des prochaines décennies ?

Gérard-François Dumont : Aujourd’hui, la France est un pays insuffisamment attractif pour ses propres ressortissants. Nous voyons donc des jeunes dont la France a financé l’éducation et la formation pour en faire des ingénieurs, des spécialistes financiers ou commerciaux, des techniciens de la restauration… qui sont attirés par des pays étrangers qui leur offrent un cadre réglementaire et fiscal, ainsi que des possibilités de promotion bien plus rapides. Notre système d’information démographique ne permet pas malheureusement de donner des chiffres précis sur ce sujet, mais il est incontestable que, chaque année, des dizaines de milliers de jeunes bénéficiant d’un diplôme qualifiant vont faire profiter de leurs compétences acquises des économies étrangères.

En l’état actuel, l’immigration pèse-t-elle sur l’emploi en France ? A l'inverse, dans quelles conditions le solde migratoire profite-t-il à l’économie, et donc à l’emploi ?

Gérard-François Dumont : On ne peut pas raisonner globalement. Certains immigrés, compte tenu de leur professionnalisme, quel que soit leur niveau de formation, ou de leur motivation à travailler, contribuent à l’économie française. D’autres ont plutôt tendance à peser sur le système français de protection sociale et accentuent, par exemple, les besoins en logement social. Pour illustrer cette dualité, considérons l’exemple des Britanniques venus s’installer en France dans des départements ruraux. Certains y déploient des activités créatrices de richesses et concourent à l’économie française.D’autres sont plutôt des bénéficiaires du système de protection sociale, par exemple à travers le RSA.

Dans quelle mesure la moindre augmentation de la populationde la France, et l’inflexion de la courbe dans l’ensemble de l’Europe, pourraient-elles peser sur l’économie française d’ici 2030, voire 2050 ?

Gérard-François Dumont : D’ici 2030, sauf catastrophes, le nombre d’habitants en France est appelé à augmenter dans la mesure où les générations précédentes ont été relativement nombreuses, créant des effets de vitesse acquis qui devraient donner un nombre de naissances continument supérieur à celui de décès, même si l’écart se réduit sous l’effet quasi-certain du vieillissement de la population (6) ou en raison du risque de la poursuite du rabotage de la politique familiale, risque accentué par le resserrement des budgets des collectivités territoriales qui exercent un rôle essentiel dans la politique familiale.

Cette augmentation projetée de la population de la France s’explique aussi par la poursuite probable de l’immigration. D’une part, sauf remise en cause – peu probable – du droit au regroupement familial, cette voie d’immigration – aujourd’hui la plus importante – devrait continuer. D’autre part, la France reste une très importante terre d’asile. Vu les conflits géopolitiques dans le monde, on a du mal à imaginer que l’immigration, ne serait-ce qu’en termes de droit d’asile, ne continue pas à être significative.

Néanmoins, l’économie française se trouve handicapée par l’évolution démographique négative de plusieurs pays européens. L’Allemagne, par exemple, est un grand client de l’économie française. Mais dans la mesure où, depuis une vingtaine d’années,sa population diminue, cela signifie que l’Allemagne compte moins de consommateurs que si sa fécondité avait été plus élevée, soit moins de clients potentiels pour l’économie française. Pour prendre seulement l’exemple du tourisme, l’Allemagne est le plus gros fournisseur de touristes en France avec 90 millions de nuitées par an, soit 15% des nuitées de touristes étrangers. Ceteris paribus, une diminution de la population de l’Allemagne signifie une baisse des nuitées d’Allemands en France.

Il ne faut donc pas se réjouir à l’idée de voir la population d’un certain nombre de pays européens diminuer, car ce sont autant de clients de la France qui disparaissent.

Quelles autres conséquences l’évolution de notre démographie à l’horizon 2030 aura-t-elle sur l’emploi ?

Gérard-François Dumont : Une conséquence essentielle de l’évolution de la population de la France à l’horizon 2030 est la nécessité de revoir la gestion des ressources humaines. Même si la population de la France est appelée à augmenter, il n’en reste pas moins qu’elle est vieillissante. Or ce vieillissement de la population totale implique également celui de la population active. Le pourcentage des 50-64 ans sera plus élevé que celui des 20-34 ans, ce qui suppose une adaptation en termes de gestion des ressources humaines, et la nécessité d’assurer une formation continue de populations actives plus âgées plus nombreuses. Aujourd’hui, l’entreprise peut se dire qu’une formation continue offerte à une personne de 35 ans sera rentabilisée, mais il faudrait désormais investir davantage en formation continue sur des actifs de 55 ans.

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par essentimo - 01/09/2014 - 06:47 - Signaler un abus immigration

    et que fait-on des 5 000 000 de chômeurs actuels auxquels viendront s'ajouter les 5 000 000 supplémentaires d'ici 2030 (au rythme d'aujourd'hui) ?

  • Par winnie - 01/09/2014 - 07:48 - Signaler un abus Les immigrés,

    principalement musulmans ,ne feront pas certains métiers où il y a pénurie tels que la restauration, les abattoirs , l'élevage , l' agriculture sauf ce qui est hallal de plus @essentimo le rappel il y a

  • Par tubixray - 01/09/2014 - 10:39 - Signaler un abus Mise en bouche

    C'est la rentrée alors allons y franchement: La lecture de "faible appétence de nos nationaux pour un certain nombre de métiers." pourtant bien connue me donne le vertige. Un vrai cauchemard, 3 ou plutôt 5 millions de chomeurs tous dans l'attente d'un métier de haut niveau à rémunération + de 50 k€ / an et tout ça avec un niveau BEPC ????? Formation des demandeurs d'emploi + durcissement des conditions des alloc ou de l'aide sociale devrait redonner à plus d'un le gout du travail ....

  • Par sandhom - 01/09/2014 - 11:55 - Signaler un abus Excellent et intéressant.

    Excellent et intéressant.

  • Par yeneralobregone - 01/09/2014 - 11:56 - Signaler un abus d'ici 2030

    le système français d'état providence poussé à l'extrème aura été liquidé par la concurrence international, montbourisme ou pas, et tant mieux, et les cartes du travail vont ainsi etre totalement rebattues ...

  • Par vangog - 01/09/2014 - 12:20 - Signaler un abus et, depuis quarante ans, la France aurait eu besoin

    d'immigration choisie...trop tard pour réparer les erreurs de l'UMPS!

  • Par daerlnaxe - 01/09/2014 - 12:33 - Signaler un abus A mon sens plusieurs erreurs mais pas méchantes

    D'abord oui l'immigration pèse, on a récemment admis du bout des lèvres qu'elle coutait 30 milliards sur une chaine publique quand Gourevitch en 2012 tablait à 80 Milliards, mais lui prend beaucoup de facteur s en compte que les autres ne prennent pas. 1) niveau formation, il faut arreter de suite les diplomes au profit d'UVs, permettant plus de polyvalence, j'aurais pu supprimer un uv de Synthèse/Francais au profit d'un uv d'informatique.. j'avais 18/20 en BTS en Francais. Meme note en anglais technique, ca ne m'apportait rien. 2) Permettre une embauche aux compétences, pas aux diplomes et faciliter les reconversions. Actuellement faut avoir un poste pour passer une équivalence.. stupide. Je suis un pur geek, limite nerd, je monte et dépanne un pc comme je prends mes céréales le matin. Je programme etc... mais je suis electrotechnicien... pire 2 boites ,sur les 100 où j'ai candidaté, qui ont accepté l'entretien pour un bts en alternance m'ont expliqué que j'allais m'ennuyer. Donc refus... Enfin les jobs ouverts sous Sarkozy ont vu aussi de l'abus, on ouvrait le job de dessinateur electrotechnique alors que la filière est bouchée.. d'ou le fait que je sois surtout sur chantiers

  • Par daerlnaxe - 01/09/2014 - 12:39 - Signaler un abus J'ajoute..

    En ce qui concerne les jobs dans la restauration, comme tout job peut reluisant, il faut aussi que le patronat sache un peu le rendre attractif. Et surtout, c'est à l'état de l'ouvrir plus aux... étudiants, et peu qualifiés. On pourrait croire que serveur pourrait se faire comme un job un peu bidon, pour faire ses études, arrondir ses fins de mois. Mais on a professionnalisé comme on professionnalise tout... Comme si tous les serveurs allaient finir dans un 5 étoiles. Qui ne sait pas etre courtois, prendre une commande, porter un plateau ...? Je vois sur les annonces, expérience éxigée.. jusqu'a 5 ans sur Marseille , pour des établissements tout juste populaires. Quand on est boursier on ne peut pas non plus travailler à coté sans perdre sa bourse. Et un tas d'autres mécanismes stupides. Sur ls chantiers, cadence, salaire de misère pour des gens qu'on ne prendra qu'en intérim. Et les plus imbéciles sont contents car cela fait plus dans la gamelle de toucher la prime de précarité et les congés payés... mais le taux horaire est minable. Pour un job pénible, ou la sécurité est rarement de mise si l'on sort de gros chantiers.. et encore..et on ne fait rien pour soulager l'ouvrier.

  • Par daerlnaxe - 01/09/2014 - 12:44 - Signaler un abus Le Batiment...

    En ayant fait plaisir au groupe Bouygues avec le regroupement familial, l'immigration de masse, il n'y a plus de syndicat du batiment. On y fait ce qu'on veut, les employés sont interchangeables à volonté la queue est longue... donc oui le btp ne veut pas perdre ce pouvoir et s'oppose à la régulation de l'immigration. On demande même maintenant de l'expérience pour manoeuvre.... donc gacher du béton, amener une brouette et porter un seau à un macon requiert une expérience... je l'ai fait pour me payer mes études l'été, en 3 jours on est opérationnel.. par contre c'est extrêmement physique, le manoeuvre fait tout ce que le macon ne veut pas faire. Ailleurs étrangement cette pénurie ne manque pas. Au JApon au lieu de miser sur le physique des gens et les épuiser on achète des machines. Or chez nous sorti des grosses machines on ne trouve rien., quand elles sont là. A Nans-les-pins j'ai gaché le premier étage d'une maison, sans camion toupie, en amenant les brouettes sur une planche... a 3m de hauteur... bien mince la planche avec les ferraillages en dessous si je me manquais... donc un risque d'empalement; on ne devait pas abattre les pins pour le client... au smic. Tenez compte !

  • Par Jean Bart - 01/09/2014 - 13:16 - Signaler un abus Mauvais calcul

    Ceux qui sont chez nous se reproduisent à une cadence infernale. Ils sont environ 6 millions, voir plus, donc à peu près 3 millions de femmes. Si chacune fait 5 enfants sur 8 ans ça fait 16 millions d'enfants. Calcul simpliste mais assez réaliste. Sur 20 ans ça représente 40 millions de jeunes. Et nous ? Nous serons foutus ou exilés.

  • Par assougoudrel - 01/09/2014 - 14:26 - Signaler un abus C'est exactement ce que

    je dis dans mon commentaire. L'oisillon qui fait tomber l'autre du nid pour avoir tous les vers. Seulement cet oisillon n'avait rien à faire dans ce nid. Quel est le nom de l'oiseau qui pond dans un nid qui ne lui appartient pas. Ce n'est pas le coucou?

  • Par sheldon - 01/09/2014 - 15:04 - Signaler un abus La forte immigration se base sur l'assimilation à la française !

    On a cru bêtement que l'on continuerait à "assimiler" les étrangers. Puis sous couvert d'aide à l'intégration (qui n'est pas l'assimilation) on a grandement ouvert les vannes des mesures communautaristes. Déjà chez Renault dans les années 70 (comme par hasard alors régie d'état !) on a arrêté les chaines pour la prière avec cartons étendus comme tapis de prière. On se rend donc compte que l'on n'a pas besoin d'immigration d'un point de vue numérique, mais en plus on a engendré des communautés aux valeurs culturelles très fortes qui nous imposeront, d'autant plus qu'elles seront en grand nombre, leur mode de culture et de vie. (Hier encore j'ai été très étonné de voir 2 jeunes femmes très bien habillé, avec coiffure religieuse, et un bébé, dans le bus, parlant un français parfait sans accent au chauffeur, mais ne parlant avec le bébé que dans leur langue maternelle : on ne peut pas parler d'assimilation, et peut être même pas d'intégration à la culture française)

  • Par zouk - 01/09/2014 - 15:59 - Signaler un abus Démographie et attractivité de la France

    A force d'accumuler les "protections des salariés", négociées avec -à la vérité exigées par les syndicats- en plus de l'accumulation d'impôts et contraintes de toute nature au développement, nos jeunes diplômés émigrent et nous ne pouvons attirer les jeunes diplômés africains de culture et formation françaises: ils choisissent l'Amérique du Nord, et on les comprend!

  • Par zouk - 01/09/2014 - 16:03 - Signaler un abus Démographie et attractivité de la France

    Si nous manquons à attirer les jeunes Africains diplômés, nos "avantages sociaux" attirent les très nombreuses cohortes de gens sans formation, qu'ils nous faut accueillir, loger, former si possible, et en tous cas faire vivre. Je vous laisse le soin de faire le bilan.

  • Par DES VESSIES POUR DES LANTERNES - 01/09/2014 - 18:16 - Signaler un abus Oui mais ......?

    Y a t' il suffisamment d'emploi en France ? après les génocides d'emploi dans l'agriculture ,dans l'industrie (automobile ,électronique chantier naval textile ,acier ,aluminium ,bientôt ciment etc.....) Venir dire il y a du taf dans les chr (cf leurs promesses d'emploi) ,dans le bâtiment ou l'agriculture est quand même réducteur pour notre glorieuse EN Nos élites ont-elles bien fait le job ?

  • Par assougoudrel - 01/09/2014 - 19:34 - Signaler un abus @ DES VESSIES POUR DES LANTERNES

    C'est vrai. Le mal est fait. Plus d'industrie. On vient de donner de l'argent pour la rentrée scolaire, qui a servi à acheter des écrans plats fabriqués en Corée. De plus, les "cerveaux" s'en vont ailleurs et surtout les retraîtés qui vendent tout pour remplir les caisses d'autres pays, fuyant l'enfer fiscal qu'est la France. Le bâteau France donne de la gîte. Si on ne le redresse pas, on ira rejoindre le Titanic. Si les roumains viennent en France, quand on sera au fond du trou, ce seront des français qui risquent de faire l'inverse. Seulement, les dirigeants des autres pays ne sont pas aussi crétins que les notres. Mais je préfère des enfants issus de l'immigration européenne que ceux du continent africain et autres pays musulmans.

  • Par Anguerrand - 01/09/2014 - 20:46 - Signaler un abus De toute façon il ne nous demanderons pas notre avis

    Les sans papiers immigrés ne nous demandent pas notre avis, ils achètent sur internet des dossiers pour devenir français avec de vrais papiers, après on se targue de l'augmentation de population qui serait une " richesse" comme on peut le constater chaque jour un peu plus.

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Gérard-François Dumont

Gérard-François Dumont est géographe, économiste et démographe, professeur à l'université à Paris 4-Sorbonne, président de la revue Population & Avenir, auteur notamment de Populations et Territoires de France en 2030 (L’Harmattan), et de Géopolitique de l’Europe (Armand Colin).

Voir la bio en entier

Michèle Tribalat

Michèle Tribalat est démographe, spécialisée dans le domaine de l'immigration. Elle a notamment écrit Assimilation : la fin du modèle français aux éditions du Toucan (2013). Son dernier ouvrage Statistiques ethniques, une querelle bien française vient d'être publié (éditions de l'Artilleur).

Elle s'intéresse aussi à l'islam.

Voir la bio en entier

Je m'abonne
à partir de 4,90€