Atlantico, c'est qui? c'est quoi ?
Lundi 23 Octobre 2017 | Créer un compte | Connexion
Extra

Les 6 conseils d'Edward Snowden pour protéger ses données personnelles en ligne

Exilé à Moscou, l'ancien employé de la NSA donne quelques astuces simples pour éviter que ses données personnelles ne tombent entre de mauvaises mains.

C'est noté !

Publié le
Les 6 conseils d'Edward Snowden pour protéger ses données personnelles en ligne

Quoi de mieux qu'une petite "Master class" d'Edward Snowden pour s'assurer (un peu) d'anonymat sur internet. Interrogé par le site The Intercept, celui qui est adulé par certains, accusé par d'autres (dont la justice américaine), est forcément devenu un spécialiste de la protection de données. Réfugié à Moscou, il prodigue 6 conseils à appliquer pour que le commun des mortels puisse se défendre.

Conseil numéro 1 : crypter son disque dur

Qu'est-ce c'est ? Il s'agit tout simplement de faire en sorte que les données ne puissent pas être utilisées par une personne tierce ou sur un autre ordinateur sans le mot de passe adéquate.

Pourquoi ?

"Vous devriez crypter votre disque dur, de sorte que si votre ordinateur est volé, les informations ne peuvent être obtenues par un adversaire – vos photos, le lieu où vous vivez, là où vous travaillez, où vont vos enfants, où vous allez à l'école..." explique Edward Snowden.

Comment on s'y prend ? Crypter ses donner n'est pas très compliqué. Ainsi, Windows intègre un outil de cryptage très simple et permet de sécuriser ses dossier un par un. Il suffit de cliquer-droit, puis Propriétés et dans Onglet général, sélectionner Avancée. Il suffit alors de cocher Chiffrer le contenu pour sécuriser les données. Pour crypter la totalité du disque dur, il vaut mieux utiliser des programmes dédiés comme le programme DiskCryptor, très simple d'utilisation, qui fixera un mot de passe pour accéder aux données. ATTENTION

L'avis du spécialiste
"Le chiffrement des données est absolument nécessaire, même pour le commun des mortels" affirme Frédéric Mouffle, directeur du pôle investigations et sûreté informatique chez Ker-Meur. "Les affaires de type "snapshat" (opération "snappening") ou le piratage des données "icloud" en sont la preuve. Si les données (concernant icloud) avaient été cryptées, les images n’auraient pu être diffusées."

Conseil numéro 2 : utiliser un générateur de mot de passe

Qu'est-ce que c'est ? Un gestionnaire de mot de passe permet de définir de compiler automatiquement des mots de passe uniques et très complexes.

Pourquoi ? "Une des principales sources pour obtenir des informations sont les anciennes données" souligne Edward Snowden. "Vos informations d'identification peuvent refaire surface car un service que vous n'utilisez plus depuis 2007 a été piraté et le mot de passe que vous utilisiez est le même que celui de votre compte Gmail."

Comment on s'y prend ? De nombreux programmes de gestionnaires de mots de passe existent : on peut citer Dashlane ou KeePassX qui génèrent et conservent tous vos mot de passe, même sur smartphone. Et ces données ? Et bien, elles n'existent que sur l'ordinateur (ou le smartphone), sont totalement cryptées et ne sont donc pas conservées sur le cloud.

Avis du spécialiste
"C’est une bonne chose à condition d’avoir un mot de passe "fort". Il est à noter que dernièrement les gestionnaires de mots de passe tel que "KeePass" ou encore "lastpass" se sont montrés vulnérables dans des conditions très particulières, ce qui rend l’attaque plus compliquée qu’exploiter une page de phishing. C’est une sécurité supplémentaire."

Conseil numéro 3 : utiliser une authentification forte

Qu'est-ce que c'est ? Une authentification à double facteur consiste à utiliser deux modes d'identification complémentaire : un mot de passe puis un certificat. Par exemple, une carte à puce fonctionne de cette façon. L'ordinateur ne la valide seulement si les informations qu'elle contient correspondent au code secret.

Pourquoi ? "L'intérêt de cette technique est que si vous vous faîtes voler votre mot de passe, elle permet d'avoir un second moyen d'authentification (un SMS ou quelque chose comme ça)" explique Edward Snowden.

 
Commentaires

Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.

  • Par vangog - 25/11/2015 - 22:02 - Signaler un abus Merci Edward Snowden!

    Les patriotes regrettent que la France ne vous ait pas accueilli.

  • Par J'accuse - 28/11/2015 - 13:20 - Signaler un abus Pas trop de paranoïa quand même

    La seule chose que je veux éviter est qu'un truand connaisse le code d'accès à mon compte bancaire, ce qui n'est pas bien difficile, surtout quand on n'a que ça à protéger. Si ça amuse des gens de voir le contenu de mon disque dur (sans l'abimer), de lire mes emails ou d'écouter mes conversations téléphoniques, pas de problème. Faut dire que je ne suis ni un criminel recherché, ni un détenteur de secrets industriels ou autres.

  • Par Outre-Vosges - 28/11/2015 - 17:47 - Signaler un abus Timide question

    Je suis vieux et nul en informatique mais je croyais naïvement qu’on ne pouvait pas accéder à mon ordinateur sans en connaitre le mot de passe. J’aurais pu prendre par exemple : « avcTqpao », facile à retenir pour moi puisque ce sont les initiales des mots du premier vers de l’Énéide. Est-ce qu’une personne mal intentionnée pourrait le deviner ? Je suis inquiet.

Pour commenter :

Depuis son lancement Atlantico avait fait le choix de laisser ouvert à tous la possibilité de commenter ses articles avec un système de modération a posteriori. Sous couvert d'anonymat, une minorité d'internautes a trop souvent détourné l’esprit constructif et respectueux de cet espace d’échanges. Suite aux nombreuses remarques de nos lecteurs, nous avons décidé de réserver les commentaires à notre communauté d’abonnés.

Je m'abonne
à partir de 4,90€