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© MARTIN BERNETTI / AFP
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Les liens troubles entre les administrations Clinton-Obama et les Frères musulmans... et le risque de voir celle de Biden reprendre ce chemin en cas de victoire à la présidentielle de novembre

Publié le 09 octobre 2020
Alexandre del Valle évoque cette semaine les liens présents et passés qui unissent, spécialement depuis la présidence de Barak Obama, les démocrates et les Frères musulmans américains, égyptiens ou palestiniens.
Alexandre Del Valle
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Alexandre del Valle est un géopolitologue et essayiste franco-italien. Ancien éditorialiste (France Soir, Il Liberal, etc.), il intervient à l'Ipag,  pour le groupe Sup de Co La Rochelle, et des institutions patronales et européennes, et est chercheur...
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Alexandre del Valle évoque cette semaine les liens présents et passés qui unissent, spécialement depuis la présidence de Barak Obama, les démocrates et les Frères musulmans américains, égyptiens ou palestiniens.

A l'occasion de la campagne présidentielle opposant Donald Trump à Joe Biden, et qui a donné lieu à des débats violents autour des questions d'immigration, d'identité, d'antiracisme et bien sûr d'islam et d'islamisme, les Démocrates américains n'ont cessé de caricaturer comme étant « conspirationnistes » les affirmations du camp républicain pro-Trump sur liens présents et passés qui unissent, spécialement depuis la présidence de Barak Obama, les démocrates et les Frères musulmans américains, égyptiens ou palestiniens. La polarisation extrême activée par les Démocrates depuis les mesures de bannissement momentané des voyages de ressortissants de certains pays musulmans voulus par Trump en 2018-2019, et depuis les violentes manifestations des Black Live Matter, semble confirmer cette alliance « islamo-gauchiste ». Celle-ci est depuis longtemps observable au sein de la Gauche européenne, mais elle gagne depuis des années le parti Démocrate américain, qui voit comme un électorat « pivot pouvant faire la différence » le vote rebelle des minorités radicalisées contre les "Blancs-Anglo-saxons-Protestants Républicains" trumpistes coupable de tous leurs maux. 

Dans ce contexte jugé propice, depuis le début de la campagne présidentielle 2020, les lobbies islamistes américains proches des Frères musulmans ont redoublé leur activisme électoral pour tenter de mobiliser au maximum les électeurs musulmans après s'être rapprochés nettement des organisations radicales suprémacistes Blacks et des électeurs latinos à qui ils font croire que seuls le Parti démocrate, à travers ses élus issus de la "diversité" liés aux lobbies des Frères musulmans, serait à même de défendre les droits des "opprimés " face au camp Trump "fascisant" supposément lié aux Suprémacistes blancs, selon les "anti-Fa". Ces lobbies islamistes, que nous allons décrire plus loin en détails, ont d'ailleurs particulièrement apprécié l'utilisation, par le candidat démocrate à la présidence Joe Biden, du mot arabe « inchallah » lors du premier débat présidentiel de la semaine dernière. Un clin d'oeil électoraliste évident à l'endroit du « muslim vote » que les lobbies islamistes et comités électoraux fréristes pro-Démocrates comme « Emgage » (https://emgageusa.org/) évaluent à "Un million de votants". Comme en Europe de l'Ouest, la nouvelle génération de cadres issus des Frères musulmans a compris que l'alliance avec les « autres opprimés » et la gauche sociale pouvait payer et que les Frères devaient pouvoir devenir les leaders et pilotes de cette « convergence des luttes », en l'occurrence tournées contre l'hégémonie du « Mâle Blanc Occidental judéo-chrétien » et « sioniste ».

Les Groupes de pression islamistes et frères-musulmans à l'assaut du Parti démocrate depuis trente ans

En fait, les groupes de pression islamistes sont bien plus nombreux que l'on croit aux Etats-Unis, pays qui compterait selon eux aujourd’hui 8 millions de musulmans, dont 56 % issus de l’immigration et 42 % en provenance de la communauté noire-américaine, et au moins « un million d'électeurs » potentiels à mobiliser, car encore trop souvent non-votants. Un enjeu crucial. On peut mentionner l’American Islamic Trust, créé en 1971, l'International Institut of Islamic Thought, l'Islamic Society of North America, l'American Muslim Council, fondé en 1990, ou encore la Muslim American Society (MAS, 1992). Ces structures, à la fois proches des Frères musulmans ou de la Jamat i-Islami pakistanaise, son équivalent et partenaire avec le Milli Gorüs turc, sont coiffées par l’un des principaux lobbies islamiques américains : l’Islamic Society of North America (ISNA), issu des Frères musulmans, et particulièrement actif au sein du Parti démocrate, tant sous l'Administration Obama qu'auprès du candidat Joe Biden et de ses collaborateurs. Aux côtés de l'ISNA, les plus puissants lobbies islamistes états-uniens sont aujourd'hui l’American Muslim Alliance (AMA), le Muslim Public Affairs Council (MPAC), et surtout le Conseil pour les Relations américano-islamiques (Council for American Islamic Relations - CAIR), fondé en 1994 à Washington par Nihad Awad, un Frère-musulman Palestinien proche du Hamas et longtemps surveillé par les renseignements américains mais qui a réussi tout de même à être naturalisé américain et à devenir un interlocuteur privilégié des Démocrates. Représenté dans tous les États américains, le CAIR s’emploie à lutter contre « toute menace à la liberté religieuse des musulmans en Amérique » et se décrit comme « la plus importante organisation de défense des droits civils des musulmans aux États-Unis » (The Washington Post,‎ 10 septembre 2004).

. Son directeur de recherches, Abb as Barzegar, affirma que les « Frères-musulmans sont un simple mouvement social », mais personne n’est dupe des liens du CAIR avec les Frères. Le CAIR a en fait été créé par l’Association Islamique pour la Palestine, un groupe qui avait été qualifié par l’officier fédéral du FBI Oliver Revell comme le « paravent du Hamas aux Etats-Unis ». La seconde plus grosse organisation frériste d’Outre-Atlantique est la Muslim American Society (MAS), basée à Falls Church, en Virginie. Dans son site internet, elle gomme sa dimension frériste en se présentant comme une « organisation dynamique charitable, religieuse, sociale, culturelle et éducative disposant de plus de 50 chapitres à travers les Etats-Unis ». Pour les milieux sécuritaires, la MAS est pourtant connue comme une organisation subversive, qui, sous couvert de « combat social », de « lutte civique » et d'action « anti-raciste » contre « l’islamophobie », a soutenu le Hamas, demeure fanatiquement antisioniste et a même défini le jihad comme un « droit divin légal » pour défendre et propager l'islam... Toutes deux n'ont cessé d'exercer depuis des années un intense lobbyisme auprès des secteurs de l'extrême-gauche estudiantine et des syndicats universitaires américains puis auprès des personnalités les plus « ouvertes » au sein du camp Démocrate.

Les « Conseillers » fréristes des Administrations démocrates : L'islamisme radical choyé par Obama et Clinton

La relation privilégiée des administrations démocrates avec les Ikhwan américains a en fait commencé dès 1996, lorsque Hillary Clinton, alors épouse influente du Président d'alors Bill Clinton (l'homme qui décida des guerres anglo-américaines anti-Serbes en faveur des islamistes bosniaques et des terroristes albanais du Kosovo-UCK), fut invitée pour la première fois par les dirigeants de l'USMB (pool d'associations fréristes américaines précitées) à un dîner « Iftar » (repas post-jeûnes des soirs de Ramadan) à la Maison Blanche. Ce dîner fut médiatisé à des fins éminemment électoralistes, tout comme les apparitions récurrentes d'Hillary Clinton et de sa fille endossant un foulard islamique dans les médias arabes et pakistanais. Avec l‘arrivée au pouvoir de Barak Hussein Obama, le rapprochement entre l’administration américaine et les Frères s'accentua. Deux indices ont révélé la perméabilité d'Obama vis-à-vis de l'islamisme et des Ikhwan. Tout d'abord son fameux « discours du Caire » de 2009, qui vantait « la modération du monde musulman », d'Al-Azhar et des salafistes saoudiens aujourd'hui, sans parler une seconde de l'antijudaïsme islamique et de la persécution des chrétiens, puis les « Lumières des califats islamiques abbassides, ommeyyades et ottomans » d'hier, pourtant prédateurs de l'Europe chrétienne et qui soumirent les chrétiens d'Orient, des Balkans et de Méditerranée. Ensuite, le fait avéré qu'une partie importante de son entourage était issue des Frères musulmans et son soutien indéfectible apporté à la Confrérie durant le Printemps arabe, notamment en Egypte, coeur historique de la société des Frères musulmans. 

Celle-ci a certes aujourd'hui pour épicentres le Qatar, la Turquie d'Erdogan, le Koweit et Gaza, mais elle fut créée par Hassan al -Banna en 1928 au Caire dans le but clair de combattre les « mécréants/apostats » laïques de gré, de force, ou par le noyautage de l'éducation et l'infiltration, ceci dans l'optique finale écrite noir sur blanc dans les textes fondateurs de l'organisation du « règne de la Charià partout sur terre », à commencer par les pays musulmans, avant de l'étendre ailleurs à travers l'instauration du Califat islamique mondial.

Toujours est-il que, n'en déplaise aux négateurs qui assimilent cette accusation à du « complotisme », il est aujourd'hui plus qu'avéré, y compris dans les pays arabo-musulmans (cf Emirats, Arabie saoudite, Syrie, Algérie, et Egypte notamment), que d'importantes personnalités fréristes ont gravité autour d'Obama dans un passé assez récent. Ce passif/passé a laissé plus que des traces, que Joe Biden risque de le ressusciter s'il arrive au pouvoir avec le soutien croissant des lobbies diversitaires et islamistes :

1/ Arif Ali-khan, l'avocat indo-pakistanais professeur à l’Université de la Défense Nationale, nommé en 2009 secrétaire adjoint à la Sécurité intérieure puis Conseiller d'Obama pour les pays musulmans. Fondateur de l’Organisation mondiale islamique des Frères, ce dernier servit d'intermédiaire entre l'Administration Obama et les mouvements islamistes lors du « printemps arabe ». Il défendit l'accession au pouvoir du Frère musulman Mohamad Morsi en Égypte et d'Ennahda en Tunisie.

2/ L'américano-égyptien Mohamed Elibiary, Frère musulman dont les parents ont fui les répressions de Nasser, admirateur de Saïd Qutb (père du jihadisme issu des Frères musulmans égyptiens), ex-directeur de la section de Houston du CAIR. C’est d'ailleurs lui qui rédigea le discours d’Obama appelant Hosni Moubarak à quitter le pouvoir au profit des Frères musulmans lors du Printemps arabe et qui fustigea la reprise en main du pays par l'anti-islamiste Maréchal Al-Sissi qui les chassa manu militari sur demande de 20 millions de manifestants égyptiens.

3/ L'avocat américano-indo-pakistanais Rached Hussein, devenu, en janvier 2009, conseiller juridique à la Maison Blanche. C'est d'ailleurs lui qui rédigea le fameux discours du Caire, dont n'importe quel expert pouvait entrevoir les accents fréristes avec les poncifs anti-occidentaux et suprémacistes islamistes concernant un monde islamique califal passé « moralement supérieur » aux Etats-nations d'Europe « intolérants ».

4/ L'américano-irakien Salem el-Marayati, ex-directeur du Muslim Public Affairs Council, qui fut nominé en 2002 pour rejoindre la National Security Agency malgré les lourds soupçons qui ont pesé sur la MPAC après le 11 septembre 2001.

5/ l'américano-soudanais Mohamed Majid, spécialiste de l’exégèse coranique et fils de l'ancien mufti du Soudan émigré aux États-Unis en 1987, qui a été enseignant à l’Université de Howard, puis a milité pour la criminalisation de toute « diffamation de l’islam » avant d'être nommé en 2011 conseiller au Department of Homeland Security (DHS) chargé de la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme, puis conseiller du FBI.

6/ Enfin, l'indo-américain Eboo Patel, un sociologue frériste proche ami de Hani Ramadan, membre du Comité consultatif religieux du Council on Foreign Relations, qui a été tout de même consultant au département de la Sécurité intérieure et membre du conseil du Barak Obama’s Advisory.

Cette demi-douzaine de conseillers et collaborateurs fréristes et pro-fréristes de l'Administration Obama n'a cessé de plaider en faveur d'une politique américaine intérieure et extérieure favorable aux Frères musulmans. L'agenda de cette politique philo-islamiste est pourtant de saper en Occident les valeurs démocratiques des sociétés ouvertes au profit de leur projet de conquête subversive, puis, dans les pays musulmans, d'entreprendre une révolution globale, tantôt par la violence, tantôt par les élections démocratiques, destinée à préparer les bases d'un rétablissement ultime du Califat mythifié. Cet « objectif final » est qualifié dans les textes de référence des Frères par les termes de « Hakimiyya mondiale » et de « Tamkine planétaire » (cf notre ouvrage « Le Projet, la stratégie de conquête et d'infiltration des Frères musulmans en Europe et dans le monde »), et il suffit de lire ces écrits, attribués au fondateur, Hassan al-Banna, à son gendre, Saïd Ramadan et à ses continuateurs, Youssef al-Qaradaoui ou autres adeptes de l'islamisation de l'Occident et du monde, pour ne plus avoir de doutes sur la vraie nature de cette Confrérie adeptes du double discours mais matrice du totalitarisme islamiste et même du jihadisme, puisque les fondateurs mêmes de Al-Qaïda, Abdullah Azzam, ex-cadre des Frères, et Oussama Ben Laden puis Ayman al-Zawahiri, ses deux chefs opérationnels successifs, ont été imbibés des écrits de Al-Banna et de Saïd Qutb, le théoricien du jihadisme issu de la Confrérie et vénéré par ses membres passés et actuels. Les rapports publiés par le Global Muslim Brotherhoods Daily Watch (GMBDW, https://www.globalmbwatch.com/) sur les relations des anciennes administrations démocrates avec les individus et les organisations liées aux États-Unis et aux Frères musulmans dans le monde méritent d'être consultés.

Aux côtés de Barak Obama, qui fut le héros mais pas l'initiateur de cette stratégie islamo-gauchiste et communautariste d'alliance « frèro-démocrate », se dresse comme on l'a dit plus tôt la figure centrale d'Hillary Clinton, qui fut la vraie initiatrice de cette convergence islamo-démocrate, avant même de devenir la Secrétaire d'Etat de Barak Obama. On se souvient notamment qu'elle fut secondée dans cette fonction, et plus tard dans sa propre campagne présidentielle, par une personnalité à la fois complexe, célèbre, brillante, mais indéniablement proche des Frères musulmans : Huma Mahmoud Abidin, une indo-pakistanaise ayant grandi et étudié en Arabie saoudite qui, devenue la protégée favorite de Hillary Clinton, fut choisie par elle comme ex-chef de cabinet adjoint. Le spécialiste du terrorisme et des Frères musulmans palestiniens et américains Pierre Rehov, qui a produit de nombreux reportages sur la galaxie du Hamas, d'Al-Qaïda, du Jihad islamique et des Frères musulmans partout dans le monde, nous rappelle dans un entretien qu' « Huma Abedin, ex-protégée d'Hillary Clinton, n'est autre que la fille de Saleha et Syed Z. Abedin, fondateur de « l’Institut des affaires des minorités musulmanes », une organisation fréro-salafiste proche de la ligue mondiale musulmane saoudienne et membre du conseil d’administration du Conseil Islamique International, un groupe de coordination de 86 organisations islamiques, pour la plupart associées aux Frères-Musulmans ». Abidin joua en fait un rôle majeur au début du « printemps arabe » dans la stratégie démocrate américaine de soutien inconditionnel aux Frères musulmans en Syrie, en Tunisie, en Libye (guerre contre Kadhafi) et surtout en Egypte, au grand dam des services de renseignements, des Républicains américains et des alliés anti-Fréristes des Etats-Unis au Moyen-Orient que sont les Saoudiens et les Émirats Arabes Unis. 

D'après le même Pierre Rehov, qui a beaucoup enquêté sur le Hamas terroriste palestinien et la nébuleuse des Frères musulmans en pays arabes et aux Etats-Unis, « trois figures emblématiques du Parti démocrate se trouvent en zone grise sur cette question » : Rachida Tlaïb, élue de la 13ème circonscription du Michigan, originaire de Ramallah, qui s’est fait remarquer dès son élection par ses propos extrêmement injurieux envers Donald Trump et qui donne l’impression de représenter davantage les intérêts du Hamas et de l’OLP que ceux de ses constituants ; Ilhan Omar, d’origine somalienne, élue de la 5ème circonscription du Minnesota, une région où les immigrants somaliens dont nombre d'islamistes constituent une forte communauté, et dont les propos antisémites l’ont rendue célèbre. Notamment sa phrase concernant le soutien du Congrès à Israël : « C’est pour les Benjamins, baby ». Benjamin est le petit nom donné au billet de cent dollars sur lequel figure le portrait de Benjamin Franklin, idée qui sous-entend que le Congrès américain soutiendrait Israël « par corruption ». La troisième figure, « la pire de toutes », selon Pierre Rehov, serait Linda Sarsour, qui s'est fait connaître sous l’administration Obama lorsqu'elle a pris la tête d’un mouvement « féministe », « La Marche des Femmes », en réalité surtout attaché à défendre le port du voile islamique et l'intégration des règles islamiques au sein de la société américaine. « Sarsour soutient des Arabes de Palestine sur fond d’un antisémitisme à peine masqué, sauf lorsqu’elle se rapproche du sénateur du Vermont Bernie Sanders, un Juif communiste virulemment antisioniste ».  Rehov rappelle que "le pedigree de certains des conseillers de Obama et des Démocrates issus des Frères musulmans ou pro-fréristes est édifiant": Mazen Asbahi, par exemple, avocat de Chicago proche d’Obama, fut obligé de démissionner lorsqu’il a été révélé qu’il était "co-conspirateur" dans le procès de la Fondation de Terre Sainte (Holy Land Foundation), une ONG islamiste nord-américaine frériste qui servit de couverture au financement du Hamas ; Dahlia Mogahed, fille d’Elsayed Mogahed, immigré égyptien ingénieur scientifique de l’Université du Wisconsin et directeur du Centre Islamique de Madison et son père activiste, « ont été les soutiens du lobby frériste radical Muslim American Society (MAS) ».

Et aux côtés de Huma Abidin, déjà mentionnée plus haut, Pierre Rehov cite également Rashad Hussain, un avocat de la Maison Blanche, qui fut nommé comme délégué à l’Organisation de la Conférence Islamique par Barak Obama. « On le retrouve proche de l’Institut International de la Pensée Islamique (IIIT), de l’Association des Etudiants Musulmans et de l’Association des spécialistes musulmans des langues sociales, connus pour leurs liens étroits avec les Frères ». Puis Mohamed Dllibiary, « ex-membre du Conseil Consultatif sur la Sécurité Intérieure d'Obama, et qui préside la Fondation pour la Liberté et la Justice, une organisation financée par les Frères musulmans très proche du Hamas », ou encore Zaki Barzinji (alias Zakaria Albarzinji), « petit-fils de feu Jamal Barzinji, l'un des plus importants fondateurs des Frères américains, qui fut désigné par Obama, en 2016 comme 'chargé de liaison'  avec la communauté musulmane américaine », sous l'égide du Bureau de l'engagement public de la Maison Blanche. Il participa lui-même activement aux organisations fréristes américaines, notamment à la Muslim Youth of North America (MYNA) associée à l'Islamic Society of North America (ISNA)". L'expert Pierre Rehov souligne que « si l'on ajoute à ce palmarès l’Imam Mohamed Majid, l’homme d’affaires Salam Al Maryati, Artif Alikhan, Rashad Hussa, etc, la liste est longue des éléments fréristes de la galaxie Obama/Parti Démocrate/Joe Biden ».

Le très influent et radical « Council Of Americain Islamic Relations » 

La proximité du Parti démocrate américain avec le CAIR précité, organisation pourtant clairement judéophobe et liée au Hamas, est désormais officielle, tant le radicalisme antisioniste pro-Hamas du CAIR a été prouvé non pas par des « complotistes » mais par les juges américains eux-mêmes à l'occasion du fameux procès de la Holy Land Foundation, qui conduisit à une condamnation pour le transfert de fonds au profit du Hamas en 2008, après que des documents saisis eurent permis d'incriminer l'association pour ses activités subversives sur le sol américain, notamment sa « stratégie visant à éliminer et détruire la civilisation occidentale de l'intérieur ». En 2007, des procureurs fédéraux accusèrent le CAIR d'avoir participé à un « complot criminel » visant à soutenir financièrement le Hamas. Depuis le milieu des années 2010, les Émirats arabes unis, l'Egypte, la Russie, l'Autriche ont ainsi classé le CAIR et les Frères musulmans en général parmi les organisations terroristes internationales liées au Hamas. Le CAIR s'est alors plaint auprès de l'administration Obama et finit par obtenir de la part du porte-parole du département d'État américain, Jeff Rathke, pro-frériste, une déclaration assurant que les États-Unis « ne considèrent plus cet organisme comme organisation terroriste ». 

Ceci malgré des liens plus qu'avérés avec le Hamas palestinien, qui est pourtant non seulement la branche terroriste et politique des Frères musulmans à Gaza et pour la Palestine, mais que toutes les associations fréristes d'Occident et des Etats-Unis soutiennent et financent par des dons divers sous couvert de charité islamique via des ONG d'Allah. En février 2016, la Commission de Justice de la Chambre des représentants adopta d'ailleurs une résolution par 17 voix contre 10, demandant malgré tout au département d'État d'inscrire les Frères musulmans (donc le CAIR) sur la liste des organisations terroristes, ce que Donald Trump a toujours souhaité faire mais que les sénateurs et juges démocrates ont systématiquement empêché. Le projet d'interdiction des Ikhwan, qui a été porté notamment par l'ex-candidat républicain Ted Cruz, fit également partie des bagages du secrétaire d’État Mike Pompeo lors de sa prise de fonction. Il a d’ailleurs été reformulé par les sénateurs Mario Diaz-Balart et Ted Cruz le mois même de l’investiture de M. Trump, pour tenter de contraindre le département d’État à indiquer au Congrès que « les Frères musulmans remplissent les critères pour être désignés comme une organisation terroriste étrangère » une initiative présentée par les Démocrates comme étant « islamophobe » (source : Middle East Eye, David Hearst, « Interdiction des Frères musulmans : le message mortel de Donald Trump aux Arabes et aux islamophobes blancs », 5 mai 2019). Comme pour faire oublier ses déboires, le CAIR a donc contre-attaqué en dénonçant le « racisme », « l'islamophobie » croissante aux Etats-Unis provoquée par les discours du Président Trump et ses soutiens « sionistes », « fondamentalistes évangéliques » et « suprémacistes blancs ». 

Lors des graves évènements de meurtres de policiers blancs tués par des snipers noirs en réaction à des meurtres de jeunes noirs tués par des policiers blancs (2018-2019), le CAIR a appelé les musulmans américains « victimes de racisme » à faire cause commune avec les groupes radicaux noirs qui prospéraient déjà dans le cadre des Black Live Matters créés sous l'administration Obama en 2014. Une stratégie de « convergence des luttes » que les Frères musulmans appliquent de longue date en Occident en s'alliant avec l'extrême-gauche « antiraciste » et les milieux blacks révolutionnaires les plus anti-Blancs, anti-Occidentaux et violents. 

Comparant leur sort avec celui des musulmans, Khalilah Sabra, présidente du chapitre « Immigrant Justice Center » de la Muslim American Society, puis Nihad Awad, le président-fondateur du CAIR, ont d'ailleurs systématiquement soutenu la campagne « Black Lives Matter » entre 2016 et 2010. « Le plus inquiétant, pour l’avenir des USA et du Monde Libre », explique Pierre Rehov, « si Joe Biden gagnait les élections de novembre, c’est que celui-ci, dans la lignée d’Obama qui voyait en eux et en l’Iran des facteurs de « stabilité » au Proche Orient, ne cache pas son envie de renouer avec les Frères musulmans, pour l’instant considérés, grâce au Président Trump, comme une organisation terroriste . C'est ainsi que le 23 septembre dernier, alors qu’il sort assez peu souvent de son bunker sous-terrain, Biden a pris la parole lors de la 57ème convention annuelle de la Société Islamique d’Amérique du Nord (ISNA), l'une des premières infrastructures des Frères musulmans américains qui fut épinglée comme partie intégrante de la nébuleuse islamiste des Ikhwan lors du procès pour terrorisme intenté à l'encontre de la Holy Land Foundation. 

L'ISNA a été souvent épinglée par les associations de lutte contre la judéophobie comme étant antisémite et soutenant le terrorisme palestinien jadis. « Réhabilitée par l'administration Obama, l'ISNA a certes depuis lors été obligée de condamner (verbalement, ndlr) le terrorisme, bien que niant en bloc sa culpabilité dans l'affaire du financement du terrorisme de l'association de la Terre Sainte », précise Rehov, « et elle a dû identifier clairement le Hamas et le Hezbollah par leur nom en s'engageant notamment dans un programme actif de coopération interconfessionnelle qui a inclus des partenariats avec des organisations juives et des visites de sites de camps de concentration en Europe ». Toutefois, l'expert déplore que « l'ISNA continue de maintenir des liens étroits avec les Frères musulmans mondiaux et n'a jusqu'à présent reconnu aucun aspect de ses origines réelles ou de son histoire problématique ». Cette impressionnante capacité d'adaptation qui, à l'instar des branches européennes des Frères-musulmans, va jusqu'à prendre le contre-pied des textes fondateurs et de l'idéologie frériste, est présentée, par les Démocrates et les « islamo-gauchistes », comme une « preuve » que la Confrérie aurait « changé ».

Pourtant, nombre d'experts des Frères musulmans, dont le chercheur et professeur de l'Université de Colombia Lorenzo Vidino, auteur notamment d'un essai faisant autorité (The New Muslim Brotherhood in the West, Columbia Studies in Terrorism and Irregular Warfare, 2010), ou encore en France l'islamologue et professeur Bernard Rougier (auteur du remarqué "Les Territoires conquis de l'islamisme"), pensent plutôt que les nouvelles génération des Frères musulmans, soutenus par le Qatar, la Turquie, les progressistes occidentaux, férus de méthodes modernes, de réseaux sociaux et plus de « jihad culturel » 2.0 que de méthodes terroristes, du moins en milieu démocratique, pratiquent en réalité un double discours, une sorte de taqîya dans le cadre d'une stratégie de conquête « par étapes » via l'infiltration, la dissimulation et l'habile instrumentalisation puis le retournement des valeurs démocratiques contre les sociétés « mécréantes ». Le président et le vice-président actuels de l'ISNA sont d'ailleurs des dirigeants de longue date des Frères musulmans mondiaux qui ne peuvent en aucun cas être considérés comme représentant une quelconque « réforme » modérée au sein de l'ISNA. Informés par les experts et les agences de renseignements, islamo-gauchistes européens et Démocrates américains le savent ou ne peuvent l'ignorer s'ils s'en donnent la peine, mais l'alliance avec les Frères est pour eux un levier électoral en plus d'une source possible de corruption et d'une expression de haine de soi anti-occidentale. Tous ces éléments ne peuvent que « soulever une inquiétude profonde si les Démocrates venaient à gagner, l’Amérique risquerait de s’enfoncer dans le socialisme tout en laissant ses portes grandes ouvertes à l’immigration et aux Frères musulmans et en reprenant ses accords avec les Etats soutiens au terrorisme comme l’Iran. Ce serait un désastre absolu que seule la réélection du Président Trump peut empêcher », conclut de façon fort pessimiste mais documentée l'expert Pierre Rehov.  

En guise de conclusion...

D'après le Global Muslim Brotherhoods Daily Watch, cité en début d'article, les preuves de plus en plus évidentes de la relation privilégiée de l'équipe de campagne de Joe Biden avec les Frères musulmans américains, ainsi que les liens passés avérés des administrations Clinton et Obama avec ces mêmes lobbies islamistes subversifs, intensifiés depuis, laissent en effet craindre qu'en cas de victoire, loin d'être certaine certes, mais possible, d'une future administration Biden, le « niveau de participation et d'influence des lobbies islamistes américains liés aux Ikhwan au sein du gouvernement fédéral sera sans précédent », conclut le GMBDW. Et cela ne sera d'évidence pas sans conséquences sur la politique étrangère américaine au Proche/Moyen Orient et en Afrique du Nord, où déjà, dès 2010, les révolutions démocratiques arabes furent l'occasion, pour les Frères musulmans alors presque partout soutenus par le tandem Clinton-Obama, de transformer un Printemps arabe prometteur, initié par des jeunes laïques libéraux ou progressistes, en un « hiver islamiste » dont les effets délétères en termes de déstabilisation se font encore ressentir chaque jour partout dans la région. Si Donald Trump est plus que jamais dépeint par ses détracteurs démocrates américains et par toute l'intelligentsia multiculturaliste-repentante occidentale, comme le « diable en chef des populistes blancs islamophobes », il est en revanche, pour tous ceux qui défendent l'Occident judéo-chrétien, mais aussi par nombre de pays arabes qui luttent contre le totalitarisme subversif des Frères, comme un obstacle naturel face aux projets néo-impérialistes et suprémacistes des Ikhwan.

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salamander
- 11/10/2020 - 14:50
faire un clin d'oeil à l'électorat musulman aux US
pour gagner 1 M de voix me parait contre productif car cela pourrait faire perdre 10 M de voix à Biden...
Selon le Pew Research center, les musulmans aux US de dépasseraient guère les 3 M de personnes.
Ce qui se compare aux 6 M de personnes en France d'origine arabo- musulmane..
lasenorita
- 11/10/2020 - 13:16
Les musulmans ''obligent'' à se convertir à l'islam!
Les otages et les prisonniers des musulmans sont ''obligés'' de se convertir à l'islam voir https://www.bfmtv.com/societe/conditions-de-liberation-conversion-a-l-islam-le-fils-de-sophie-petronin-temoigne_AV-202010100178.html#xtor=AL-68...Lors de la ''colonisation arabe'' au Maghreb, les musulmans ont ''obligé'' les Berbères à se convertir à l'islam...Parmi ces Berbères se trouvaient les Kabyles qui étaient donc en Algérie bien avant les Arabes et que le gouvernement actuel algérien torture, etc...
Adrien Dufourquet
- 10/10/2020 - 08:10
Pauvres américains
Ils seraient donc coincés entre la peste et le choléra comme les français.