En direct
Best of
Best of du 12 au 18 octobre
En direct
Flash-actu
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Une France, deux sentiments nationaux concurrents ?

02.

Californie : une importante faille tectonique se réveille après 500 ans d'inactivité

03.

L’État décide de porter plainte après les accusations d'un homme qui prétendait que la France était "raciste"

04.

Matignon : Sandro Gozi, le conseiller d'Edouard Philippe, annonce sa démission

05.

Ce que François Hollande semble ne (toujours) pas comprendre à la nature de la crise de défiance qui déstabilise les démocraties occidentales

06.

Chine : des tueurs à gages condamnés pour avoir essayé de sous-traiter leur projet criminel

07.

La haine des bien-pensants : ils voient tous ceux qui ne pensent pas comme eux comme des invalides !

01.

Agression sexuelle : ça s'aggrave pour Patrick Bruel ; 25 ans et toutes ses dents, Madonna a un nouveau toyboy ; Céline Dion rate son 1er concert et ne sait plus où elle en est ; Les secrets du revirement de Laeticia Hallyday

02.

Omar Sy, Pascal Boniface, Rokhaya Diallo, pourriez-vous regarder la photo d'Havrin Khalaf, violée et assassinée par les supplétifs d'Erdogan ?

03.

Des slips sur des statues de nus à l'UNESCO ! Pour ne pas heurter "certaines sensibilités"…

04.

Les Mormons : l'influence du cercle des conseillers d'Emmanuel Macron

05.

Petit coup de projecteur sur le classement très discret des vrais salaires des hauts-fonctionnaires

06.

Les musulmans persécutés en France ? La réalité par les chiffres

01.

Emmanuel Macron saura-t-il éviter le piège tendu par les islamistes (et aggravé par les idiots utiles du communautarisme) ?

02.

Une France, deux sentiments nationaux concurrents ?

03.

Les musulmans persécutés en France ? La réalité par les chiffres

04.

Omar Sy, Pascal Boniface, Rokhaya Diallo, pourriez-vous regarder la photo d'Havrin Khalaf, violée et assassinée par les supplétifs d'Erdogan ?

05.

Pression islamiste : quelles leçons de la guerre froide et du "containment" de la menace intérieure communiste ?

06.

Plus urgent que le vote de l'interdiction du voile en sorties scolaires, le combat contre un anti-racisme dévoyé

ça vient d'être publié
pépites > France
Impact à Montpellier, Toulouse et Perpignan
Intempéries : le trafic SNCF fortement impacté dans le sud de la France jusqu'au 4 novembre
il y a 7 heures 44 min
pépite vidéo > International
Tentative d'apaisement
Chili : le président Sebastian Piñera demande pardon et propose des mesures sociales
il y a 9 heures 26 min
light > Science
Big One ?
Californie : une importante faille tectonique se réveille après 500 ans d'inactivité
il y a 12 heures 24 min
pépites > High-tech
Révolution ?
Google dévoile des progrès majeurs dans le calcul quantique
il y a 13 heures 26 min
pépites > Justice
"Diffamation publique"
L’État décide de porter plainte après les accusations d'un homme qui prétendait que la France était "raciste"
il y a 15 heures 2 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Unbelievable" : ... mais vrai !

il y a 16 heures 36 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Hors normes" d'Eric Tolédano et Olivier Nakache : les réalisateurs d'Intouchables nous embarquent dans un film irrésistible

il y a 17 heures 10 min
décryptage > Science
Espace

Les effets du voyage spatial sur le corps humain

il y a 18 heures 10 min
décryptage > France
Repli ?

Une France, deux sentiments nationaux concurrents ?

il y a 19 heures 8 min
décryptage > Société
Tout nouveau, tout beau

L'amour sur Instagram ? C'est de l'art !

il y a 19 heures 47 min
Jamais mieux servi que par soi-même
Chine : des tueurs à gages condamnés pour avoir essayé de sous-traiter leur projet criminel
il y a 8 heures 43 min
pépites > Politique
Polémique maltaise
Matignon : Sandro Gozi, le conseiller d'Edouard Philippe, annonce sa démission
il y a 10 heures 45 min
pépites > Faits divers
Enquête
L'homme arrêté au musée de Saint-Raphaël a été hospitalisé d'office
il y a 12 heures 56 min
pépites > Politique
Avenir de la droite
Christian Jacob dévoile le nouvel organigramme des Républicains
il y a 14 heures 2 min
pépite vidéo > Défense
Promesses tenues ?
Syrie : la Turquie et la Russie évoquent un "accord historique"
il y a 16 heures 12 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Oublier Klara" d'Isabelle Autissier : une saga familiale qui s’étire des goulags staliniens à la décomposition de l’URSS

il y a 16 heures 55 min
décryptage > Société
Conséquences bénéfiques ?

L'impact social de la flexibilité des horaires de travail

il y a 17 heures 41 min
décryptage > Media
L'art de la punchline

Un 22 octobre en tweets : Jean-Sébastien Ferjou en 280 caractères

il y a 18 heures 27 min
décryptage > Sport
Ligue des Champions

Bruges - PSG : 0-5, Avec un Mbappé fulgurant, le PSG caracole en tête de son groupe

il y a 19 heures 34 min
décryptage > Société
Il n'y a rien à voir...

La haine des bien-pensants : ils voient tous ceux qui ne pensent pas comme eux comme des invalides !

il y a 20 heures 1 min
© Reuters
© Reuters
Geopolitico-scanner

Tensions en Mer de Chine : Trump va-t-il définitivement "prouver" par la méthode forte qu’il n’est pas un "Tigre de Papier" ?

Publié le 28 avril 2017
En raison des tensions qui opposent Washington et ses alliés régionaux à Pyongjang et Pékin, certains évoquent un risque de "troisième guerre mondiale". D’autres en profitent pour accuser l’imprévisible Donald Trump de "provoquer" la Chine et de risquer une conflagration régionale et mondiale avec le risque suprême d’une guerre nucléaire en cas d’attaque nord-coréenne.
Alexandre del Valle est un géopolitologue et essayiste franco-italien. Ancien éditorialiste (France Soir, Il Liberal, etc.), il intervient à l'Ipag,  pour le groupe Sup de Co La Rochelle, et des institutions patronales et européennes, et est...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Alexandre Del Valle
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Alexandre del Valle est un géopolitologue et essayiste franco-italien. Ancien éditorialiste (France Soir, Il Liberal, etc.), il intervient à l'Ipag,  pour le groupe Sup de Co La Rochelle, et des institutions patronales et européennes, et est...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
En raison des tensions qui opposent Washington et ses alliés régionaux à Pyongjang et Pékin, certains évoquent un risque de "troisième guerre mondiale". D’autres en profitent pour accuser l’imprévisible Donald Trump de "provoquer" la Chine et de risquer une conflagration régionale et mondiale avec le risque suprême d’une guerre nucléaire en cas d’attaque nord-coréenne.

L’envoi en Corée du Sud, le 26 avril dernier, du bouclier antimissile américain Thaad censé protéger la Corée du Sud face aux menaces balistiques de la Corée-du-Nord, est  considéré comme « une déclaration de guerre » et une « menace impérialiste » pour le régime de Pyongjang qui menace de riposter par une attaque contre des navires et porte-avions américains ou contre la Corée du Sud et le japon. Mais les dispositifs militaires navals et anti-missiles américains inquiètent également au plus haut point la République populaire de Chine dont l’objectif stratégique est au contraire de reprendre le contrôle de la Mer de Chine et d’y expulser à termes les forces américaines. Pékin estime en effet que le système anti-missile Thaad et ses puissants radars ne sont pas seulement capables d’annuler des frappes nord-coréennes visant la Corée du Sud mais ils peuvent affaiblir la force frappe chinoise. En raison de ces tensions qui opposent Washington et ses alliés régionaux à Pyongjang et Pékin, certains évoquent un risque de « Troisième guerre mondiale ». D’autres en profitent pour accuser l’imprévisible Donald Trump de « provoquer » la Chine et de risquer une conflagration régionale et mondiale avec le risque suprême d’une guerre nucléaire en cas d’attaque nord-coréenne.

Quant est-il exactement ? Il faut tout d’abord de raison garder et ne pas employer certains termes à tort et à travers. Le risque de « guerre mondiale » ou « atomique », qui vient tout de suite à l’esprit en raison du fait que l’Asie est la zone la plus militarisée et nucléarisée du monde, est assez improbable, en raison du pouvoir « égalisateur de l’atome » (P.M. Gallois) qui oblige ceux qui le possèdent à réfléchir sérieusement avant de l’utiliser contre d’autres puissances atomiques… D’où le fait que l’Inde et la Chine, ou l’Inde et le Pakistan, ennemis jurés, ne se font plus la guerre depuis qu’ils ont l’arme atomique. Quant au dispositif militaire américain déployé en mer de Chine et en Corée du ssud (bouclier anti-missile ;radars, porte avions ; destroyers, etc), de quoi parle-t-on exactement ? En fait le système anti-missile THAAD (Terminal High Altitude Area Defense), créé par la compagnie américaine Lockheed Martin Space Systems, est redoutable en lui-même mais aussi parce qu’il assorti d'un très puissant radar de type AN/TPY-2 capable de repérer et abattre des missiles balistiques de portée moyenne lorsqu’ils redescendent vers le sol. De ce fait, s’il a officiellement pour mission de protéger la Corée du Sud et les bases navales américaines face aux attaques éventuelles nord-coréennes, il affaiblit voire annule théoriquement une partie de la dissuasion et de la capacité de frappe de la Chine elle-même, qui pense être la cible recherchée derrière l’ennemi-épouvantail nord-coréen. Rappelons que l'armée américaine possède quinze bases en Corée du Sud, près de 30 000 soldats, et que l’Administration Trump, désireuse de « régler » le « dossier prioritaire nord-coréen » au plus vite et à sa manière, vient de faire revenir au large de la péninsule, le porte-avions USS Carl Vinson, qui rejoint ainsi une escorte de destroyers arrivés dès mars dernier. Par ailleurs, le sous-marin USS Michigan, qui peut transporter 154 missiles de croisière Tomahawk, est aussi arrivé en début de semaine dans le port sud-coréen de Busan dans le cadre d’une mise en scène médiatique tout aussi intense destinée à dissuader ou à mener une offensive, d’où les exercices militaires de grande envergure organisés par les navires américains avec l'armée sud-coréenne ces prochains jours.

Les gesticulations de Kim Jong Un et les muscles de Trump, le « faux tigre de papier »

Se sentant « provoqué » par ces manoeuvres « impérialistes », vues comme la préparation d’une future intervention militaire américaine sur son territoire, le régime nord-coréen a riposté en organisant "les plus importants exercices de tirs d'artillerie" de son histoire, exercices supervisés par Kim Jong-un lui-même à l'occasion du 85e anniversaire de la création de l'armée nord-coréenne. Après ces manœuvres fortement médiatisées, les militaires nord-coréens ont juré leur « loyauté totale » envers Kim Jong-Un, et promis de se transformer en « 10 millions d'armes à feu et 10 millions de bombes", pour vaincre « les impérialistes américains ». Rappelons tout de même que la menace lancée par l’Administration Trump de frapper la Corée du nord par anticipation dès la prochaine escalade de provocation et pour anéantir le projet nucléaire militaire et balistique nord-Coréen avant que des ogives nucléaires puissent bientôt être lancée par l’armée de Pyongjang sur le territoire américain lui-même – ce qui pourrait être possible d’ici deux ans -, ne date pas d’aujourd’hui. On se souvient que le premier qui envisagea sérieusement de frapper le régime de Kim Jong Un fut Bill Clinton, entre 1992 et 1994. Par ailleurs, on sait que le déploiement en cours du dispositif Thaad a été décidé dès 2016 par l’Administration précédente et que c’est Barak Obama lui-même qui a présenté le dossier nord-coréen comme une « priorité absolue », lors de la passation de pouvoirs à Donald Trump. Si une frappe a lieu dans les quelques jours, ce qui est possible étant donné les mouvements de flotte en mer de Chine et la récente convocation exceptionnelle des Sénateurs par le président américain (une telle convocation avait également précédé le déclenchement de la guerre américaine contre l’Irak de Saddam Hussein en 2002), il est clair que celle-ci s’inscrira plus dans la continuité que dans la rupture. Continuité d’un dossier qui hante la diplomatie et l’armée américaines depuis des décennies. Et continuité dans l’interventionnisme qui, loin des déclarations de campagnes néo-isolationnistes du « Trump 1 » (président non-interventionniste iconoclaste), demeure une constante de la géopolitique étatsunienne depuis la fin de la guerre froide et sera poursuivie par « Trump 2 » (président US rentré dans le rang). On croyait le monde multipolaire en marche et l’interventionnisme occidentalo-américain enterré, mais rien n’y fait, tant les constantes de la géostratégie américaine l’emportent sur les variables de la conjoncture électorale, au moins en matière de politique étrangère. Finalement, si une intervention militaire ponctuelle - essentiellement dissuasive - a lieu ou même si une action plus radicale est lancée qui viserait à renouer avec la politique du « regime change », Donald Trump, qui est entouré de faucons-militaires comme jamais, n’aura fait que mettre en œuvre un plan qui est sur la table depuis longtemps. Ainsi, lorsqu’il s’est dit prêt à régler le « problème » nord-coréen, sur fond d’envoie médiatisé vers la péninsule du porte-avion américain Carl Vinson, Trump a plus changé de ton et accompli les désirs du lobby militaro-industriel et des faucons américains que véritablement révolutionné les affaires stratégiques. Et après les frappes contre un aéroport syrien le 7 avril dernier et contre une base de Da’ech en Afghanistan le 13 avril, il saisit une nouvelle occasion de « prouver » qu’il n’est pas un « tigre de papier » comme nombre de nord-coréens et de chinois l’ont dit un peu vite…

En attendant, au cas où il n’y aurait pas de frappes américaines et où le régime de Pyongjang menacé de nouvelles sanctions et soumis à des pressions chinoises renoncerait à ses prochains essais nucléaires, Washington et Séoul n’en poursuivront pas moins l’installation en Corée du Sud du dispositif anti-missiles THAAD) susceptible de mettre la Corée du Sud à l’abri de la menace nord-coréenne, ceci après des années d’accords de dupes qui ont démontré que les sanctions économiques accompagnées de discussions onusiennes et d’aides économiques occidentales et sud-coréennes n’ont pas calmé le tigre nord-coréen mais l’ont au contraire convaincu qu’il pouvait continuer à défier impunément les alliés stratégiques des Etats-Unis dans la région que sont le Japon et la Corée du sud.

Par ailleurs, le déploiement du dispositif anti-missile et radar qui va protéger la flotte américaine et la Corée du Sud, embarrasse également la gauche et les pacifistes sud-coréens - qui risquent de remporter l’élection présidentielle en mai prochain -, d’où également l’accélération de la livraison du système Thaad avant cette élection qui devrait donner la victoire au Parti démocratique du favori Moon Jae-In, farouche pacifiste et très hostile au déploiement du bouclier anti-missiles problématique. 

L’embarras du président chinois face à l’allié encombrant et incontrôlable nord-coréen

Bien évidemment, Pékin et Moscou, les deux pays de l’OCS (Organisation de la coopération de Shanghai), sorte d’anti-OTAN, s’y opposent aussi, officiellement car ce serait un facteur de chaos régional mais surtout parcequ’il s’agit là d’une menace réelle pour les capacités balistiques chinoises, à l’instar du système anti-missile américain en Europe centrale qui n’a cessé d’être combattu par Vladimir Poutine depuis les années 2000 qui y voyait une incursion occidentale aux portes de la Russie et un grave facteur de déséquilibre stratégique au détriment de la Russie et donc un casus belli. Et de même que la Russie a pris des mesures de rétorsion contre les pays qui voudraient servir de têtes de pont à l’avancée de l’OTAN et de nouveaux systèmes anti-missiles américains à ses portes, la Chine a lancé des mesures de rétorsion économiques contre la Corée du Sud, notamment en interdisant aux touristes chinois de se rendre dans le sud de la péninsule.

Lui-même premier embarrassé par les projets et menaces nucléaires et balistiques de son incontrôlable allié nord-coréen, le président chinois Xi Jinping - qui a rencontré en Floride Donald Trump - a appelé ce dernier à la "retenue" vis-à-vis de la Corée du Nord, dans la perspective du nouvel essai nucléaire ou balistique annoncé par Pyongjang à l’occasion de l’anniversaire des 85 ans de l’armée populaire nord-coréenne. Alliée de la Corée du Nord, farouchement hostile à la présence militaire des Etats-Unis en Mer de Chine, Pékin est tout de même obligé de composer pour au moins trois raisons :

-La Chine n’a pas la puissance militaire nécessaire pour se permettre une guerre à court ou moyen terme contre les Etats-Unis qu’elle perdrait inévitablement ;

- En tant que puissance mercantiliste, et malgré son projet d’autonomiser-domestiquer sa production et son économie, Pékin vit des échanges internationaux et n’a pas la possibilité de contrer trop violemment et frontalement les Etats-Unis comme peut se permettre de faire la Russie de Poutine quasi autarcique et peu dépendante des échanges mondiaux.

-Troisièmement, plus la menace nucléaire et balistique nord-coréenne augmentera, plus cela donnera un prétexte aux Etats-Unis et à ses alliés (Corée du Sud, Japon, Taïwan et même Vietnam ou Thaïlande) de renforcer le dispositif dit « d’encerclement " de la Chine.

 

Un accord pragmatique tacite entre l’Oncle Sam et l’Oncle Xi ?

Pékin a donc à donc en termes clairs tout intérêt à convaincre Pyongjang de cesser de donner un prétexte à l’ingérence militaire américaine en mer de Chine méridionale et orientale. Aussi de nombreux observateurs avisés estiment-ils probables que les « deux Oncles », « Oncle-Xi », comme on le surnomme en Asie, et l’Oncle Sam - ou plutôt Donald - se soient déjà mis d’accords de façon cynique ou pragmatique sur ce qu’ils pouvaient mutuellement tolérer l’un de l’autre et sur les modalités acceptables de la « réduction » du fauteur de trouble nord-coréen. Dans ce cas de figure, et sauf à être réellement fou, le dictateur mégalomaniaque de Pyongjang aurait tout intérêt à calmer ses ardeurs bellicistes qu’il pourrait payer à la fin des comptes très cher. Kim Jong Un a certes procédé comme de coutume à une surenchère verbale et à des mouvements de troupes et de missiles, menaçant de « répliquer à toute attaque nucléaire par une attaque nucléaire", mais le calcul du négociateur-joueur de pocker Donald Trump (en mal de reconnaissance et de crédit) consiste à compter sur ce qui reste de rationalité au dictateur qui ne peut qu’être conscient qu’une guerre nucléaire serait pour lui la dernière… D’où aussi les propos sages de Xi-Jinping qui a déclaré qu’il conviendrait de résoudre au plus vite la question du nucléaire nord-coréen et de procéder à la dénucléarisation rapide de la péninsule", propos tenus lors de la seconde conversation téléphonique avec Donald Trump qui a eu lieu depuis la rencontre de début avril entre les deux présidents en Floride.

Donald Trump, qui avait ainsi reçu l’Oncle Xi dans sa résidence privée et qui avait annoncé qu’il se donnait « 100 jours » pour régler les différends avec la Chine, a clairement appelé de son côté Pékin à se « responsabiliser », rappelant à juste titre que le principal soutien économique, diplomatique et militaire de la Corée du Nord depuis des décennies est bien la Chine elle-même, la seule capable de faire plier Pyongjang. Quant au premier ministre japonais, lui-aussi concerné au premier chef en tant que principale cible - avec la Corée du Sud - des missiles et menaces de Kim Jong Un, il a salué l’administration Trump pour avoir osé mettre, contrairement au pacifiste Obama, "toutes les options sur la table" face à Pyongyang, y compris les plus expéditives. Des manoeuvres ont d’ailleurs été initiées également en fin de semaine dernière entre le porte-avions américain Carl Vinson et la marine japonaise, elle-même de plus en plus active depuis que le Japon a mis de facto fin à son obligation de ne pas avoir d’armée offensive réelle qui datait de la seconde guerre mondiale après sa défaite en 1945.

En guise de conclusion, après les frappes américaines début et mi-avril en Syrie et en Afghanistan, Donald Trump le néo-isolationniste devenu interventionniste, ne rate plus aucune occasion de montrer ses muscles et de prouver que America first ne veut pas dire America alone. Apparemment imprévisible, irrationnel et même « fou », selon certains, qui lui prêtent même le slogan « je suis plus fou encore que Kim Jong-un », Trump donne une leçon de stratégie en étant bien moins naïf et passif qu’on l’a cru, et surtout en alliant le bluff à la surprise, de sorte que ses adversaires internes ou externes ne peuvent plus affirmer ni qu’il est un faux nationaliste, ni qu’il est un « tigre de papier » ou un faux dur. Et ceux qui affirment qu’il a trahi ses promesses pro-russes et isolationnistes de campagne ne peuvent pas prétendre avoir été surpris, car il n’a cessé de répéter durant la campagne qu’il s’entendrait « peut être ou peut-être pas » avec Moscou, qu’il agirait au cas par cas, qu’il ne ferait pas l’erreur d’avertir ses ennemis sur ses intentions, et qu’il agirait de façon pragmatique suivant les rapports de force et les intérêts convergents ou pas entre son pays et ses partenaires. Quant à l’OTAN et aux alliances américano-asiatiques, certains au sein de l’establishment démocrate ou néo-conservateur américain, l’ont accusé de vouloir dissoudre ou abandonner la plus puissante organisation militaire du monde et d’abandonner ses alliés à ses ennemis, notamment après qu’il ait menacé de laisser tomber les pays de l’Alliance ou alliés asiatiques qui ne contribuent pas assez à l’effort de défense, alors qu’en réalité l’auteur du bestseller « L’Art du Deal » n’a fait que « convaincre » de la sorte les pays européens et les alliés d’Asie de prendre leurs responsabilité en augmentant leurs budgets de défense afin que les contribuables américains ne supportent pas seuls l’essentiel de l’effort de défense pour les autres. Finalement, Trump a obtenu de ses alliés européens et asiatiques, par sa méthode expéditive et ses menaces de désolidarisation, ce que Barak Obama et les Secrétaires généraux de l’OTAN demandaient à leurs partenaires depuis longtemps sans succès.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Thématiques :
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Une France, deux sentiments nationaux concurrents ?

02.

Californie : une importante faille tectonique se réveille après 500 ans d'inactivité

03.

L’État décide de porter plainte après les accusations d'un homme qui prétendait que la France était "raciste"

04.

Matignon : Sandro Gozi, le conseiller d'Edouard Philippe, annonce sa démission

05.

Ce que François Hollande semble ne (toujours) pas comprendre à la nature de la crise de défiance qui déstabilise les démocraties occidentales

06.

Chine : des tueurs à gages condamnés pour avoir essayé de sous-traiter leur projet criminel

07.

La haine des bien-pensants : ils voient tous ceux qui ne pensent pas comme eux comme des invalides !

01.

Agression sexuelle : ça s'aggrave pour Patrick Bruel ; 25 ans et toutes ses dents, Madonna a un nouveau toyboy ; Céline Dion rate son 1er concert et ne sait plus où elle en est ; Les secrets du revirement de Laeticia Hallyday

02.

Omar Sy, Pascal Boniface, Rokhaya Diallo, pourriez-vous regarder la photo d'Havrin Khalaf, violée et assassinée par les supplétifs d'Erdogan ?

03.

Des slips sur des statues de nus à l'UNESCO ! Pour ne pas heurter "certaines sensibilités"…

04.

Les Mormons : l'influence du cercle des conseillers d'Emmanuel Macron

05.

Petit coup de projecteur sur le classement très discret des vrais salaires des hauts-fonctionnaires

06.

Les musulmans persécutés en France ? La réalité par les chiffres

01.

Emmanuel Macron saura-t-il éviter le piège tendu par les islamistes (et aggravé par les idiots utiles du communautarisme) ?

02.

Une France, deux sentiments nationaux concurrents ?

03.

Les musulmans persécutés en France ? La réalité par les chiffres

04.

Omar Sy, Pascal Boniface, Rokhaya Diallo, pourriez-vous regarder la photo d'Havrin Khalaf, violée et assassinée par les supplétifs d'Erdogan ?

05.

Pression islamiste : quelles leçons de la guerre froide et du "containment" de la menace intérieure communiste ?

06.

Plus urgent que le vote de l'interdiction du voile en sorties scolaires, le combat contre un anti-racisme dévoyé

Commentaires (3)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
vangog
- 30/04/2017 - 01:55
America first!
Ce n'est pas de l'isolationnisme! Et c'est le seul bémol que j'apporterai à l'excellente analyse de Del Vallee, qui a peut-être été influencé par le bipolarisme des mauvais journaleux qui pullulent dans les medias, actuellement...selon ces médiocres, on ne peut être qu'isilationniste ou expansionniste...Trump n'est ni l'un ni l'autre. Il est simplement pragmatique et réactif, deux qualificatifs inconnus de ces journaleux...il faut vous y habituer! En fonction des événements, il sera expansionniste, puis isolationniste, avec de multiples variations entre les deux...la seule valeur intangible est "America first!", dans le domaine militaire, économique, diplomatique. Et c'est une volonté de puissance, ne vous y trumpez pas...
Pourquoi-pas31
- 28/04/2017 - 21:36
Il est bon que la Chine
comprenne qu'elle ne peut pas faire ce qu'elle veut sur la Mer de Chine en s'emparant des possessions de pays moins puissants qu'elle.
Cette mer n'appartient pas à la Chine. La Chine a un programme expansionniste tracé de longue date et qui se réalise pas à pas, sans retour en arrière possible après chaque avancée réalisée par la force. Ses plans se déroulent par phases successives, sans rétrogradation, comme la rotation d'une roue à cliquet qui ne peut tourner que dans un sens.
Il ne faut pas perdre de vue les caractéristiques des guerres et conflits modernes : La puissance en première frappe est importante, mais pas nécessairement décisive, elle est ensuite relayée par la puissance industrielle du pays, capable ou non de fabriquer plus de matériel que celui détruit par l'ennemi. Avec ses usines et son milliard de chinois, c'est un gros morceau pour les USA.
langue de pivert
- 28/04/2017 - 11:44
Laissons faire la nature ! (rappel)
Laisser gesticuler le bouffi Nord Coréen est sûrement ce qu'il y aurait de mieux à faire ! Le laisser s'exciter tout seul ! Concomitamment neutraliser ses ressources occultes dans le monde et évidemment aucune aide de l'extérieur qu'elle soit alimentaire ou autre) (sauf celle de la Chine si ça l'amuse) Ça fonctionnent depuis pas mal de temps sans trop de casse non ?