En direct
Best of
Best of du 12 au 18 septembre
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Et si la nouvelle la plus importante pour l’avenir du climat de la planète venait de passer quasi inaperçue

02.

Covid : les épargnants devront payer la facture; Bayrou trouble la coordination gouvernementale; Les bonnes affaires d’Édouard Philippe : payé 50 000€ pour se former au numérique...; La fraude sociale sert (aussi) à financer le terrorisme islamiste

03.

La France, paradis des squatteurs et qui entend bien le rester

04.

J’aime les sapins de Noël : je suis un facho

05.

Les troubles obsessionnels compulsifs d’Erdogan : Le panislamisme, la résurgence de la grandeur ottomane… et incidemment attaquer la France

06.

Santé mentale : ces millions de Français que la pandémie fait chanceler ou s’écrouler en silence

07.

L’Allemagne mobilise 1300 milliards d’euros pour se sortir de la crise... La France 3 fois moins, cherchez l’erreur

01.

Capitalisme de connivence : d’Edouard Philippe à Jean-Marie Le Guen, tous administrateurs

02.

Comment les industries pétrolières nous ont fait croire que le plastique serait recyclé

03.

Le (presque) dernier cri d’Olivier Véran : "ave Macron morituri te salutant" !

04.

Séparatisme : LREM pris dans les phares de la voiture de l’islam politique

05.

Journée mondiale d’Alzheimer : comment nos rythmes de sommeil peuvent prédire le moment de l'apparition de la maladie

06.

Ce que la dernière photo prise par la NASA nous révèle de Jupiter

01.

Névrose collective : l’Europe pétrifiée face à la crise des migrants qui se noue à ses portes

02.

Le (presque) dernier cri d’Olivier Véran : "ave Macron morituri te salutant" !

03.

"L'islam est la religion avec laquelle la République a eu le moins de problèmes dans l'Histoire". Là, Darmanin en fait un peu trop

04.

Édouard Philippe ou le vrai-faux espoir de la droite : radioscopie d’un malentendu idéologique

05.

Nouvelles mesures face au Covid-19 : Gribouille gouvernemental à la barre

06.

L’islamisme, cette lèpre qu'Emmanuel Macron ignore

ça vient d'être publié
pépites > Politique
Justice
Le Rassemblement National face à un ex-salarié devant le tribunal de Nanterre
il y a 28 min 31 sec
décryptage > Société
Impact pour les entreprises

Un congé paternité à côté de la plaque ?

il y a 1 heure 14 min
décryptage > Politique
Mesures concrètes ?

Sauver la Seine-Saint-Denis, mission impossible ? Non... mais l’Etat n’est pas le "héros" qu’il pense être

il y a 1 heure 39 min
décryptage > High-tech
Plaque tournante des trafics

Arrestations massives sur le DarkWeb à travers la planète : coup d’arrêt... ou d’épée dans l’eau ?

il y a 2 heures 1 min
décryptage > Justice
Succession de Ruth Bader Ginsburg

Cour suprême : ce que la démocratie et l’état de droit américains doivent aussi aux juges conservateurs

il y a 2 heures 23 min
décryptage > Economie
Crise sanitaire

COVID-19 : et maintenant, quel impact économique ?

il y a 3 heures 31 min
light > Santé
Des propos "à l'emporte-pièce"
Olivier Véran répond à Nicolas Bedos suite à son appel sur l'arrêt du port du masque et des gestes barrières
il y a 17 heures 49 min
pépites > Santé
Désengorger les SERVICES
Covid-19 : les Hôpitaux de Paris vont reporter 20% des opérations chirurgicales dès ce week-end
il y a 19 heures 52 min
pépites > Santé
Health Data Hub
Santé : l’Assurance maladie met son avis en suspens sur le mégafichier de données individuelles
il y a 20 heures 50 min
rendez-vous > Politique
Revue de presse des hebdos
Covid : les épargnants devront payer la facture; Bayrou trouble la coordination gouvernementale; Les bonnes affaires d’Édouard Philippe : payé 50 000€ pour se former au numérique...; La fraude sociale sert (aussi) à financer le terrorisme islamiste
il y a 22 heures 33 min
pépites > Santé
Politique
Le Premier ministre n'a pas téléchargé l'application «StopCovid» comme la quasi totalité des Français
il y a 56 min 41 sec
light > Economie
Economie
La Chine va lancer la version numérique de sa monnaie officielle le yuan
il y a 1 heure 30 min
décryptage > France
Faut voir

Un militant communiste assassiné à Saint-Ouen *

il y a 1 heure 50 min
pépites > Société
Politique
Louis Aliot maire RN de Perpignan protégé par trois gardes du corps
il y a 2 heures 5 min
décryptage > Société
Angoisse face au Covid-19

Petits conseils pour rester un parent serein quand la pandémie fait flamber votre stress

il y a 2 heures 43 min
light > Santé
Sport
Pas plus de 1.000 spectateurs par jour pour le tournoi de Roland Garros
il y a 3 heures 46 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Comédies françaises" de Eric Reinhardt : un magnifique roman d’initiation, itinéraire d’un millénial gâté

il y a 18 heures 35 min
light > Culture
Ministère de la Culture
Gabriel Matzneff est définitivement privé d'aide publique
il y a 20 heures 24 min
pépites > Europe
Vers de nouvelles sanctions de l'UE ?
Biélorussie : l'Union européenne refuse de reconnaître Alexandre Loukachenko comme président malgré sa "prestation de serment"
il y a 22 heures 10 min
pépites > Justice
Justice
Financement libyen : la cour d'appel de Paris rejette les recours de Nicolas Sarkozy et de ses proches
il y a 22 heures 46 min
Géopolitico-scanner

La gauche révolutionnaire complice du totalitarisme islamiste

Publié le 17 juin 2016
Après des mois de violences provoquées par différents groupuscules d'extrême-gauche (zadistes, CGT, casseurs en marge de Nuit Debout et des manifs anti-loi El Khomri, etc.) qui ont pris pour cibles notamment les forces de l'ordre, à l'instar des terroristes islamistes, et à la lumière des appels du célèbre terroriste Carlos à soutenir Al-Qaïda et Daesh, ou des propos du co-fondateur d'Action Directe sur le "courage" des auteurs des attentats de Paris en novembre 2015, il est intéressant d'analyser les convergences et inimitiés communes qui font souvent converger le totalitarisme rouge et le totalitarisme vert.
Alexandre Del Valle
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Alexandre del Valle est un géopolitologue et essayiste franco-italien. Ancien éditorialiste (France Soir, Il Liberal, etc.), il intervient à l'Ipag,  pour le groupe Sup de Co La Rochelle, et des institutions patronales et européennes, et est chercheur...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Après des mois de violences provoquées par différents groupuscules d'extrême-gauche (zadistes, CGT, casseurs en marge de Nuit Debout et des manifs anti-loi El Khomri, etc.) qui ont pris pour cibles notamment les forces de l'ordre, à l'instar des terroristes islamistes, et à la lumière des appels du célèbre terroriste Carlos à soutenir Al-Qaïda et Daesh, ou des propos du co-fondateur d'Action Directe sur le "courage" des auteurs des attentats de Paris en novembre 2015, il est intéressant d'analyser les convergences et inimitiés communes qui font souvent converger le totalitarisme rouge et le totalitarisme vert.

Les passerelles idéologiques entre marxistes révolutionnaires et islamistes

Les deux totalitarismes, islamiste et marxiste-révolutionnaire, convergent tout d'abord face à un même ennemi commun : l'Occident, libéral-démocratique, américain, "impérialiste", colonialiste ou sioniste. Tous deux révolutionnaires et adeptes de la violence, l’islamisme et le communisme partagent un même universalisme conquérant et un même messianisme des pauvres, ce qui a motivé le sociologue français Jules Monnerot à écrire, dans son ouvrage Sociologie du Communisme, que le communisme est "l’islam du XXe siècle". Quant au grand islamologue Maxime Rodinson, lui-même ancien communiste, il écrivait que "l’islam et le communisme présentent une ressemblance frappante". L’islam politique et l’islamisme apparaissent pour beaucoup de militants et idéologues d'extrême-gauche comme le nouvel étendard revanchard des peuples opprimés et des masses prolétaires du Tiers-Monde. Après avoir, dans les années 1970, compté sur la théologie de la libération pour s’aliéner les masses, nombre de groupuscules gauchistes à la recherche d’un nouveau golem prolétarien ont finalement placé leurs espoirs dans l’islamisme. En fait, cette islamophilie des révolutionnaires n’est pas nouvelle. Elle se confondait dans les années 1950 et 1960 avec l’arabophilie des admirateurs de Nasser et plus généralement avec l’anticolonialisme. Les cas d’alliance entre mouvements d’extrême-gauche et de convertis d’extrême-gauche à l’islam par tiers-mondisme et refus de l’Occident ont été significatifs. Chez certains convertis issus de la gauche ou de l’extrême-gauche, le caractère supposément antioccidental de l’islam confère à ce dernier l’aura de la religion du Tiers-Monde, des pauvres, des opprimés, des victimes du "racisme" et des "fascistes", puis de l’Etat "bourgeois réactionnaire répressif" ou encore des Français et Occidentaux laïcards ou/et "islamophobes".

Des Frères musulmans à Al-Qaïda/Daesh : l'influence de la geste révolutionnaire communiste

Les œuvres de Sayyid Qutb, intellectuel islamiste égyptien qui succéda à Hassan al-Banna à la tête des Frères musulmans après avoir été léniniste et qui fut pendu par le régime de Nasser en 1966 en raison de ses théories jihadistes et insurrectionnelles, insistent beaucoup sur le rôle "d’avant-garde" des groupes révolutionnaires islamistes construits sur le modèle des groupes révolutionnaires marxistes-léninistes. Rappelons que durant sa période pré-islamiste, avant de revenir de son séjour aux Etats-Unis, Qutb fut un délégué de l’Internationale communiste et son lien principal avec les Frères musulmans dans le cadre de la lutte anti-coloniale. Durant les années 1920 et 1930, les Frères musulmans et d'autres précurseurs du mouvement jihadiste contemporain ont été pour la plupart très influencés par le marxisme révolutionnaire anti-occidental, bien que l'un des leurs, le Grand Mufti de Jérusalem al-Husseini, ait été l'homme du Troisième Reich. Combinant l’islamisme radical et l’idéologie marxiste totalitaire, Sayyid Qutb a adopté ainsi la notion marxiste "d’étapes historiques", prenant pour exemple la phase de construction de la société islamique initiée par Mahomet à Médine avec le jihad, interprétée ici à l’aune de la démarche léniniste de "l’Avant-garde révolutionnaire". Les œuvres de Sayyid Qutb mettent de ce fait nettement l’accent sur le rôle d’un tel noyau révolutionnaire, idée reprise depuis par les grands mouvements jihadistes-sunnites-salafistes comme Al-Qaïda ou l’Etat islamique.

La transposition de principes tactiques et stratégiques marxistes totalitaires à l’islamisme radical doit aussi beaucoup à l’un des grands théoriciens et protagonistes du jihadisme moderne sous la Guerre froide et fondateur d’Al-Qaïda, Abdullah Azzam (1941 – 1989, parrain de Ben Laden), lui-même lecteur assidu de Qutb, et qui fut également influencé par le principe maoïste des "Bases rouges" qui consiste à "libérer" de petits territoires épars et périphériques dans lesquels la faiblesse de l’Etat central est manifeste, puis de faire ensuite le lien territorial entre ces entités périphériques chaotiques avant d’encercler et de faire tomber la capitale et le noyau dur du territoire ennemi. Toutefois, l'exemple le plus emblématique de l'alliance rouge-verte a été offert par la révolution chiite iranienne (1978-1979), lorsque l’imam-sociologue Ali Shariati, proche collaborateur de l’Ayatollah Khomeiny, apporta à la révolution islamique iranienne la synthèse socialiste-islamiste qui consistait à incorporer dans le discours révolutionnaire des apports idéologiques de gauche et d’extrême-gauche, notamment ceux de Che Guevara et de Frantz Fanon, auteur du célèbre ouvrage tiers-mondiste Les damnés de la terre, d'ailleurs préfacé le par philosophe qui nia longtemps les goulags, Jean-Paul Sartre, qui y appelait à "abattre l'Européen". On doit par ailleurs à l’imam Shariati l’islamisation de la notion fanonienne "d’opprimés", devenue musta’adafin. L’idéologie tiers-mondiste et communiste des déshérités apporta une légitimation progressiste et anticolonialiste à l’islamisme en général, tant chiite que sunnite par la suite. L'islamisme révolutionnaire n’aurait d'ailleurs selon moi probablement jamais réussi à séduire si massivement la gauche mondiale et surtout occidentale s’il avait montré d’emblée sa nature profonde obscurantiste et réactionnaire, anti-progressiste, et s'il n'avait pas fait passer ses doléances théocratiques pour une forme exotique et spirituelle de lutte pour les "opprimés". De ce point de vue, la gauche islamophile et l'extrême gauche pro-islamiste ont agi dans maints cas comme véritables auxiliaires de l'islamisme, comme des alliés objectifs ou subjectifs ayant facilité sa pénétration dans nos démocraties ouvertes et complexées par le syndrome post-colonial, notamment en leur apportant une caution morale, un appui médiatique et un soutien politique et subversif.

Du terroriste Carlos aux Brigades rouges : le soutien tactique aux jihadistes

L’islamisme antioccidental et antisioniste apparaît, pour la cause palestinienne, comme la nouvelle voie anti-impérialiste par excellence. Ceci a motivé l’appel de certains d’entre eux à soutenir les Talibans, le Hezbollah ou Al-Qaïda. Cet appel a été relayé par nombre de groupes révolutionnaires et terroristes d’extrême-gauche comme l’Armée rouge japonaise (qui connaît de plus en plus de convertis à l’islam) ou les "Euroterroristes" qui avaient marqué les années 1970-1980 durant les "années de plomb" en prônant la lutte armée et l’action directe en Europe pour instaurer le communisme : Brigades rouges, Prima Línea, Rote Armee Fraktion, Cellules révolutionnaires, Action Directe, sans oublier le célèbre terroriste Carlos, emprisonné à perpétuité en France et qui lance depuis sa cellule des appels à rejoindre les jihadistes. Engagé depuis toujours dans la lutte contre "l’impérialisme américano-sioniste" et en faveur des terroristes palestiniens et arabes (Habbache, FPLP, Fatah, régime baathiste syrien), le terroriste vénézuélien pro-palestinien, devenu musulman dans les années 1980, se proclame depuis la fin des années 1990 "révolutionnaire néo-wahhabite", en référence à la doctrine wahhabite-salafiste radicale en vigueur au sein du noyau fondateur d'Al-Qaïda et fondatrice de l'Arabie saoudite. A l’instar d’anciens nationalistes arabes devenus islamistes, Carlos considère que le nationalisme palestinien et arabe traditionnel, laïc et socialisant, est en voie de disparition. Il est convaincu que l’islamisme révolutionnaire salafiste ou néo-wahhabite du type de celui prôné par Al-Qaïda ou Daesh constitue la seule réelle voie radicalement antioccidentale, antisioniste et révolutionnaire, face à "l’hégémonie américano-sioniste". Devenu un thuriféraire de Ben Laden puis de l'Etat islamique, Carlos a publié dans ce sens en 2003 un livre-manifeste au titre révélateur : L’Islam révolutionnaire. L’ex-militant marxiste-léniniste y justifie son appel à rejoindre l’islamisme radical et terroriste par "la nécessité d’apporter l’appui du prolétariat urbain des pays européens aux masses arabes et islamiques expropriées et humiliées, afin de contrer les visées israélo-anglo-américaines".

Au début des années 1990, on a pu observer en Italie un phénomène similaire et aussi inquiétant avec le retour des néo-Brigades rouges du Parti Communiste Combattant (BR-PCC). Ces nouvelles Brigades rouges, qui revendiquèrent notamment des attaques à l’explosif contre le Collège de Défense de l’OTAN et des bases militaires américaines, puis contre la Fédération des Industries Italiennes, créèrent la surprise en appelant les révolutionnaires du monde entier à rejoindre le terrorisme islamiste, et en saluant "l’action héroïque d’Al-Qaïda contre l’impérialisme américain". Lors de l’arrestation d’une autre cellule d’Al-Qaïda qui préparait une attaque maritime à Venise, le 10 juillet 2002, les enquêteurs italiens avaient mis la main sur des indices établissant des liens entre Al-Qaïda et les Brigades rouges. Cette alliance entre la gauche radicale et les islamistes sera solennellement revendiquée par Nadia Desdemona Lioce, le cerveau du groupe brigadiste, arrêtée le 2 mars 2003 suite à une fusillade à bord du train Rome-Florence.

Plus récemment, peu après les attentats du 13 novembre 2015, c'est l'ancien terroriste français, Jean-Marc Rouillan qui défraya la chronique et rappela la persistance de la "tentation totalitaire" de la gauche révolutionnaire violente française, lorsqu'il répondit à un journaliste qui lui demandait s'il condamnait les attaques de Paris perpétrées par des séides de Daesh, et en se déclarant "neutre" : "pas plus pour Daesh que pour l'État français (…), je pense que l'État français est un État colonialiste, assassin. Ce qu'il s'est passé en Algérie m'empêchera toujours, toute ma vie, de chanter la Marseillaise et de mettre le bleu-blanc-rouge (…)", ajoutant qu'il trouvait "très courageux" les islamo-terrorristes qui ont assassiné 130 personnes ce soir-là, et précisant qu'ils "se sont battus dans les rues de Paris, en sachant qu'il y avait 3000 flics autour d'eux (...) On peut dire plein de choses - qu'on est absolument contre les idées réactionnaires, que c'était idiot de faire ça - mais pas que ce sont des gamins lâches". De leur côté, les leaders de l'extrême-gauche islamistophile française, de Mélenchon à Besancenot en passant par de nombreux rouges-verts écolos radicaux, passeront plus de temps à fustiger les "islamophobes" et les "forces de l'ordre répressives" que l'islamisme radical en tant que doctrine théocratique, l'idée étant que le terrorisme islamique n'a "rien à voir avec l'islam", ce que ne pensent pourtant pas les progressistes arabes comme Adunis, Kamel Daoud, Wafa Sultan, Abdelwahhab Medeb ou encore Mohamed Charfi et Boualem Sansal.

Des No Globals à Todd : tout est bon à prendre pour les propagandistes jihadistes

Dans ce contexte global de tentative de constituer un front anti-américain et tiers-mondiste rouge-vert profitable à l’islamisme radical, en septembre 2007, l'ex-leader et fondateur défunt d’Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, avait quant à lui rappelé dans son "message au peuple américain" qu’il était le chef charismatique mondial de la lutte anti-occidentale, anti-sioniste, anti-capitaliste et anti-américaine. Dans un style anti-capitaliste que n’aurait pas désavoué Karl Marx, il expliquait : "Ceux qui ont le véritable pouvoir et l’influence sont ceux qui détiennent le plus de capital. […] Vous êtes ceux qui ont pour dicton 'l’argent a la parole. » […] le système démocratique sacrifie les soldats et les populations pour les intérêts des grandes entreprises. […] Ce sont elles les véritables tyrans terroristes'", idée très présente dans nombre de blogs et revues d'extrême-gauche. Désireux de rallier également à lui les No Globals les plus radicaux et les Verts les plus anticapitalistes, Oussama Ben Laden affirmait que "la vie de toute l’humanité est en danger à cause du réchauffement climatique qui provient pour une grande part des émissions des usines des grandes entreprises. Mais malgré cela, les représentants des entreprises à la Maison Blanche insistent pour que ne soit pas observé l’accord de Kyoto, tout en sachant que les prévisions parlent de la mort et de l’exode de millions d’êtres humains en raison [du réchauffement], en particulier en Afrique". Dans la même intervention, Ben Laden faisait référence à un intellectuel français "anti-impérialiste" très courtisé par nombre d’anti-américains et anti-occidentaux radicaux, Emmanuel Todd, présenté comme "le penseur européen qui a anticipé la chute de l’Union Soviétique (…). Il vous serait bénéfique de lire ce qu’il a écrit au sujet de ce qu'il advient après l’empire, pour ce qui concerne les Etats-Unis d’Amérique". Le "cheikh Oussama" invoquait en fait sans le nommer l’ouvrage de Todd intitulé L’Empire qui prédisait la fin de "l’empire américain" et affichait un tiers-mondisme anti-occidental virulent. Plus pathétique encore, peu après les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Casher de janvier 2015, Emmanuel Todd publia un ouvrage encore plus controversé, dont la thèse consistait carrément à victimiser les masses musulmanes et les islamistes radicaux au nom de la lutte contre "l'islamophobie". Alors que des immenses foules de Français et de ressortissants du monde entier défendaient le droit de Charlie Hebdo à caricaturer les religions, et alors que l'on pleurait encore les morts du 7 janvier, Todd dénonçait les citoyens français laïcards supposés "anti-musulmans", ceux-là mêmes qui défilèrent lors de la grande manifestation consécutive aux attentats du 7 janvier 2015 dans les grandes villes de France. Le démographe français, coqueluche de la gauche tiers-mondiste islamophile - à égalité avec Edwy Plenel qui écrivait quant à lui un ouvrage outrancièrement victimiste - Pour les Musulmans, affirmait dans cet essai que les territoires où se serait recruté l’essentiel des masses françaises ayant défilé au nom du slogan Je suis Charlie seraient des régions de "tradition sociologique catholique" et incarneraient le camp de "l'islamophobie"...

Quand on sait que ce thème de la lutte obsessionnelle contre l'islamophobie est née dans les années 1990 dans le cadre de la condamnation à mort pour "blasphème" de Salman Rushdie (fatwa émise par l'Ayatollah Khomeiny) et qu'il constitue le leitmotiv et le carburant majeur de tous les islamistes radicaux, des "modérés" Frères musulmans aux pires jihadistes de Daesh, Boko Haram ou Al-Qaïda, il y a de quoi se poser des questions sur les motivations des intellectuels et leaders d'extrême-gauche, de Todd à Mélenchon en passant par Besancenot ou nombre de trotskistes comme ceux du mouvement anglais Respect, alliance électorale entre islamistes radicaux et gauchistes anglais. Mais l'extrême-gauche n'est pas la seule à tomber dans ce piège ou à le tendre, piège qui consiste à abonder idéologiquement et psychologiquement dans le sens des jihadistes face à la civilisation occidentale honnie, car lorsque le gouvernement de Manuel Valls a lancé, après les attentats de novembre 2015, une vaste campagne médiatique contre l'islamophobie digne de la désinformation soviétique montrant des fachos franchouillards "islamophobes" frapper une gentille jeune musulmane voilée, il a fait EXACTEMENT ce que cherchaient les professionnels de la guerre psychologique qui font la propagande de Daesh : culpabiliser la victime pour les horreurs commis par ses bourreaux... Cas d'école de l'efficacité de la rhétorique de Daesh ? Ou complicité objective de la gauche adepte de la culpabilisation anti-occidentale ?

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (18)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Paulquiroulenamassepasmousse
- 19/06/2016 - 19:16
Ganesha
Pourquoi tant de haine, on sent comme un odeur de fiel......ou d'envie ...... quand au fond les idées développées sont tellement indigentes que je me contenterai de reprendre ce que disait un papy bien connu : "je ne parle pas aux cons, ça les instruit......
langue de pivert
- 18/06/2016 - 17:40
Ô punaise ! ☺
Retourne sur ton tapis !
Ganesha
- 18/06/2016 - 17:14
But hygiénique
Article imbécile qui permet aux vieux croûtons d'Atlantico de venir se vidanger la vésicule biliaire ! Cela va mieux papy ? Tu te sens plus à l'aise ? Après tout, si c'est dans un but hygiénique… La réalité, c'est que l'Islamisme rencontre un succès fulgurant parmi des populations qui cherchent à sortir de l'enfer du Capitalisme. Chômage et accroissement vertigineux des inégalités. Ce qui fait le succès des Frères musulmans, ce n'est pas tellement la rigueur morale qu'ils voudraient imposer mais par l'espoir d'une diminution, selon les pays, de la famine, la misère ou la pauvreté. Dans les pays musulmans, ils explorent leur propre voie : contentons-nous de les observer. En Europe et aux États-Unis, nous avons heureusement vaincu le Christianisme et nous cherchons une motivation plus innovante. Cela passe par le Souverainisme et, très probablement, par l'institution dans chacun de nos pays, du Revenu de Base. Le monde entier cherche à sortir de la domination des 1% de millionnaires qui possèdent 50 % des richesses et veulent diriger cette planète. C'est une situation tellement insupportable qu'elle ne durera plus très longtemps....