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Révolution, rupture, casseurs… radiographie d’une "France qui bloque" ; les black blocs ont changé la nature des manifestations et imposent une nouvelle guerre... des images ; le rapport explosif "que veut cacher le gouvernement" sur les fonctionnaires

Publié le 26 mai 2016
Toujours dans le registre du combat, "Les inrockuptibles" titrent sur "Le plan de bataille de Mélenchon" qui, lit-on, "fort de ses 12 % d'intentions de vote, estime avoir toutes ses chances pour 2017".
Sandra Freeman
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Toujours dans le registre du combat, "Les inrockuptibles" titrent sur "Le plan de bataille de Mélenchon" qui, lit-on, "fort de ses 12 % d'intentions de vote, estime avoir toutes ses chances pour 2017".

« Révolution », « Rupture », « Casseurs »… radiographie d’une « France qui bloque »

« Révolution », « Rupture », « Casseurs »… les mots parlent d’eux-mêmes. La presse tourne autour, les nourrit d’exemples, d’images. Mais globalement, plus que le changement-maintenant la sémantique radiographie une fracture multiple d’une France qui bloque.

… « La France qui bloque » ? C’est la couverture de « Challenges » cette semaine qui passe des « cheminots » aux « corporatismes », de la « paperasse », aux « recours », ou encore à cette « bureaucratie qui nous tue ». Le magazine économique approfondit chaque sujet mais dénonce globalement ces : « 400 000 normes, 11 000 lois », ces statuts, et précautions. « La surenchère administrative étouffe l’économie française. Véritable « Impôt formulaire », c’est aussi un état d’esprit qui entrave l’initiative et la compétitivité ».

Participations de l’Etat actionnaire en chute libre : 60 mds d’€ contre 123mds, il y a 10 ans. 

Difficile de se réoxygéner ailleurs. De cette bureaucratie qui étouffe, on passe à l’Etat qui prend l’eau, dans « L'express » cette semaine qui titre sur : « Les fiascos de l'État », entre SNCF, EDF, Areva, et Air France… Le magazine décrypte dans le détail ici les maux dont souffre l’Etat actionnaire (de 77 entreprises !), qui est « à la fois régulateur, employeur, client ». Il « souffre de schizophrénie et multiplie les décisions contradictoires » selon le magazine, atterré.

« En quelques mois, ce ne sont pas moins de quatre cadres dirigeants de grandes entreprises publiques qui ont claqué la porte » : le directeur financier d’EDF, le président du SNCF Réseau, la directrice générale voyageur à la SNCF, et le patron d'Air France KLM. Le journal n’établit « pas de lien direct entre ces différentes décisions » mais « elles traduisent pourtant bel et bien un malaise à la tête de ces trois entreprises phares de la sphère publique confrontée à des défis colossaux ». Et de rajouter que, face à la crise « l'État semble plus faible, désuni et démuni que jamais ».

Mais concrètement, quelle est la part de l'État dans les entreprises publiques ? « L’Express » nous en fait l’état des lieux au 17 mai 2016, que voici en gros : SNCF : 100 %. EDF : 84,9 %. ADP : 50,6 %. La Poste : 73,7 %. Areva : 28,8 %. Air France KLM 17,6 %. PSA : 13,7 %. Renault : 19,7 %. Airbus : 10,9 %. Orange : 13,45 %, etc. Et ce qu’on constate ici, c’est que « depuis un an, le portefeuille de ses parts dans les entreprises cotées a perdu plus de 28 % de sa valeur (-49 % rien que pour EDF) quand le CAC, lui, s'est contenté de baisser de 16 %. Le montant total de ses participations atteint ainsi 60 milliards d'euros, alors qu'il était de 123 milliards il y a seulement 10 ans. » Bref, la chute libre.

Dans quelques papiers sur « Areva : l'Etat sans courage », sur EDF « sans vision », sur SNCF « sans rigueur » ou sur Air France, « l'Etat sans issue »… « L’Express » exhorte l’Etat à affronter les réalités : « Pour sortir de l'impasse, il conviendrait qu'il passe en revue, sans tabou, le portefeuille de ses participations », et qu’il admette « que la vocation première d'une entreprise est de faire du profit, quand celle de ses actionnaires est de lui en donner les moyens ». Car, recadre le magazine, cet « actionnaire qui ne détient plus que 17,6 % du capital se comporte comme si la compagnie était toujours nationalisée. Et faute d'en sortir, il lie les mains des directions successives. Il n'apporte rien à la compagnie, ne peut plus lui donner d'argent, et sa présence entretient de grandes illusions. »

« Cette fois, c'est trop, Messieurs les casseurs ! »

Dans le prolongement d’illusions qui plient, il y a, en réalité des rêves qui se cassent. Tout se casse, d’ailleurs en ce moment. Car les casseurs sont ici et là. Ainsi, en Une de « Charlie hebdo » Riss dessine trois jeunes garçons à l'œil en colère, matraque à la main et visages cagoulés tapant sur l'avion EgyptAir. Le titre, « Cette fois, c'est trop, Messieurs les casseurs ! », sous-entend qu’ils sont même responsables de l’accident de cet avion qui s’est curieusement abîmé en mer cette semaine.

Villemin avait aussi proposé son dessin, publié ici en 4ème de couv’ parmi les Unes qui n'ont pas été retenues. « Un casseur nous reçoit dans son intimité ». Son intérieur est en vrac. Sa télévision explosée. Ses chaises sans pieds. Il dit : « je vous offrirai bien le thé, mais je viens juste de casser la théière ».

Les « deters » ou « black blocs » ont « changé la nature des manifestations » !

« L'Obs » tente l’exercice de se glisser « dans la tête des casseurs » pour nous décrire qui sont ces hommes cagoulés qu’on voit ces temps-ci en tête des cortèges contre la loi El Khomri à la place des syndicats avec leurs banderoles, qui sont « ces activistes qui revendiquent la violence comme mode d'action politique pour renverser la table ».

Ils sont « les « deters » ou « black blocs » et ont une mécanique redoutable : ils « ont changé la nature des manifestations. Désormais, ce sont eux qui mènent la danse, et dictent aux CRS leur tempo. Le show est bien rodé. À un signal donné, le cortège de tête ralenti, puis s'arrête. Le rang au milieu se resserre autour du « Black bloc ». Tout autour les manifestants attendent, excités. "Tu vas voir, quand il s'arrêteront, ça va commencer" chuchote une dame CGT. Au slogan « Paris debout soulève toi » ou « tout le monde déteste la police », la pression monte d'un cran. Roulement de djembe. Le spectacle peut commencer. C'est le début de la baston ».

Sur un plan symbolique, le magazine poste d'un côté les Indiens en noir « visages entièrement dissimulés pour mieux intimider », et de l’autre les cow-boys en bleu « qui les encerclent, beaucoup plus nombreux qu’eux, alignés et protégés sous leurs casques et boucliers ».

Riot porn : La nouvelle guerre des images

Mais le rapport de force ne se trouve pas dans l’épaisseur de la cuirasse, comprend-on. « Dans le chaos de l'affrontement, ce qu'on retient ce sont les fumigènes acres qui brûlent la gorge ». C’est l’image « ensuite retweetée et partagée à l'infini pour nourrir ce que l'on appelle désormais : "Riot porn" ». « L’Obs » recadre que les black blocs, c’est comme les femen en leur temps, « des égéries très contestées mais photogéniques. En quelques semaines, ils ont donné un coup de vieux aux mouvements sociaux traditionnels ».

« L’Obs » se prête au jeu de l’arrêt sur images et décode :

« La scène du coup de bottes d’un CRS excédé, dans le ventre d'une manifestante à Stalingrad à Paris le 14 avril, qui dure juste dix secondes, a été vu plus de 180 000 fois sur YouTube. Comme le souligne un CRS, « on ne sait pas ce qui se passe avant, ce qui fausse la réalité ». À le croire, la tactique des « groupes hostiles » passe par les vidéos : « pendant que les casseurs nous attaquent et viennent jusque sous notre nez nous insulter et jeter des projectiles, d'autres filment en attendant nos réactions ». Pour Christophe Rouget, du syndicat des cadres de la sécurité intérieure, « Toute la nébuleuse d'extrême gauche utilise ces images déformantes comme une arme de propagande massive » contre la police ». Et au magazine de rajouter que la situation peut aussi se retourner en faveur de la police, comme ça a été le cas lors de la diffusion de la vidéo de l'attaque de la voiture de police incendiée le 18 mai, en plein cœur de Paris, quai de Valmy.

Jean-Luc Mélenchon: « La révolution citoyenne a déjà commencé »

On est ici encore dans le registre du combat quand « Les inrockuptibles » titrent sur « Le plan de bataille de Mélenchon » qui, lit-on, « fort de ses 12 % d'intentions de vote, estime avoir toutes ses chances pour 2017 ». Il dit voir « dans les mobilisations contre la loi El Khomri et dans « Nuit debout » la reconstitution d’« un courant politique populaire » et livre ici une très longue interview dont voici un court extrait sur cette fameuse « violence politique qui se manifeste dans le pays ». Alors surpris ?

Réponse de JLM : « C'est de la physique élémentaire. Comme la scène politique officielle est bâtie autour du consensus euro-libéral, l'expression des refus a été bâillonnée. La conflictualité s'est exprimée donc de différentes manières ailleurs : dans la violence de rue, dans les mobilisations sociales, le syndicalisme (…). Cette poussée de vapeur est le résultat du verrouillage de l'espace public par la caste oligarchique et par son personnel politique, de Juppé à Macron ».

Le libéralisme… cette « révolution culturelle qui dérange » !

Et justement, à gauche sur la photo, « la mascotte » (Emmanuel Macron). À droite « l’affranchi » (Alain Juppé). « Qui a peur des libéraux ? » titre « Le Point » en couverture, tels les trois petits cochons qui répondraient « c’est pas nous, c’est pas nous ». Car l’hebdomadaire propose ici Histoire et Géographie du libéralisme… cette « révolution culturelle qui dérange » !

Car oui, là encore on cause de « révolution ». De tout bord, on appelle à la révolution, semble-t-il, comme si la pensée adverse était établie et dépassée. Pour y voir un peu plus clair, Christophe Onot-dit-biot interroge le philosophe et écrivain, Roger Pol Droit, sur les origines philosophiques du libéralisme : « Elles sont rigoureusement les mêmes que celles de la modernité politique, qui commence en gros à Machiavel (…). C'est une véritable mutation philosophique dont le succès a été tel que toute notre pensée est fondée sur ses piliers libéraux dont nous ne percevons plus la singularité parce qu'ils se sont fondus dans la société, ses institutions, sa vie politique. Aujourd'hui on dit démocratie pour parler de cette société libérale qui a triomphé des anciens régimes. En fait, vu sous cet angle, nous sommes tous des libéraux. Mais nous l'avons oublié ». Et il poursuit un peu plus loin sur le fait qu’être libéral, c’était être révolutionnaire (…). En simplifiant, on pourrait dire que l'Histoire contemporaine n'a cessé de voir s'affronter, depuis plus de deux siècles, deux modèles opposés de « révolution ».

A lire aussi dans ce dossier du « Point », l’interview d’Alain Madelin, « décapant » car « le chantre du libéralisme à la française y juge les prétendants de 2017 » et surprenant car il y déplore une «  purge libérale ».

Le rapport « explosif » « que veut cacher le gouvernement » sur les fonctionnaires

Et d’ailleurs, l’Etat ne craindrait-il pas de passer pour trop libéral ? « L’Obs » révèle en tout cas un cas d’autocensure pour éviter de mettre les fonctionnaires (encore plus) en pétard. Le magazine révèle ici, en exclusivité, « le rapport que veut cacher le gouvernement » : « Les fonctionnaires devront-ils travailler plus ? »

Car ce rapport « explosif » (NDLR : encore du jargon de baston) est aussi un « rapport qui accuse » écrit le journal. Pour preuve :

« En moyenne, les agents de l'administration française travaillent moins de 35 heures hebdomadaires ». Ce rapport devait être remis au Premier ministre Manuel Valls ce 26 mai. Un rendez-vous que le gouvernement - déjà confronté à la mobilisation contre la loi El Khomri - a préféré ajourner. « Après neuf mois d'enquête et 300 auditions, Philippe Laurent, maire UDI de Seaux et Président du Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale, devait enfin remettre son étude exhaustive (…) mais les 190 pages et 34 proposition de Philippe Laurent pour faire respecter la durée légale de 35 heures dans les administrations sont apparues particulièrement inopportunes ».

La date a été décalée.

Mais pas pour « L’Obs » qui l’analyse en détail dans ces pages. Je ne vous en propose qu’une courte conclusion de Philippe Laurent interviewé par le magazine : « L'entrée en vigueur des 35 heures dans le public n'a pas été sans poser de problème, et ne s’est pas accompagné, contrairement aux entreprises, d’une réflexion suffisante sur l'organisation, le management et l'encadrement intermédiaire. Dans les hôpitaux, c'est un gâchis total. À cause du manque de personnel, les agents accumulent des RTT qu'ils  ne veulent pas prendre et qui pèsent sur les finances publiques. La dette de l'État dans les contrats épargne temps est supérieure à 4 milliards d'euros rien que pour les hospitaliers et les policiers. Par ailleurs, il est anormal que les jours de fractionnement accordés aux fonctionnaires qui morcellent leurs congés n'aient pas été supprimés avec les RTT. De même pour les autorisations spéciales d'absence qui doivent être harmonisées dans la fonction publique. La durée légale annuelle de travail est de 2607 heures. Il y a des cas, par exemple dans certaines collectivités territoriales, où la durée réelle était inférieure, souvent à cause d'accords antérieurs aux 35 heures. Bon nombre de collectivités ont engagé des négociations pour augmenter le temps de travail et tendre vers les 1607 heures, sans les dépasser. On peut ne pas venir, mais seulement dans le cadre d'un dialogue social approfondi ».

Gauche – artistes : la rupture ?

« La rupture » est ainsi brancardée aussi en Une de « Télérama ». « Les cinéastes pleurent leur gauche » selon le magazine qui parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. « C'était « le temps des cerises », quand les artistes (du moins la majorité d'entre eux) avait le cœur à gauche, et que la gauche avait une affection particulière pour les chanteurs, les acteurs et les écrivains engagés. (…) Personne, surtout, ne le voyait voter ailleurs. Mais les pies ont dû croquer la cerise… Pour les cinéastes à l'origine de l'appel de Calais, la rupture est consommée avec un gouvernement coupable, selon eux, d'avoir trahi les idéaux de gauche, en particulier sur l'accueil des réfugiés ».

Ici, l'historienne Gisèle Sapiro revient sur cette longue histoire d'amour qui est « en train peut-être de s'achever sous nos yeux ». Elle explique à « Télérama » :

« Depuis la IIIe République, la gauche considère l'art et la culture comme un moyen de partage et de transformation du monde social, quand la droite en fait, dans le droit fil de l'ancien régime, un privilège et un mode de distinction ». Mais, poursuit-elle dans son entretien, « les créateurs ont des raisons de se sentir aujourd'hui menacés : par la montée des élites financières (…) ; par la concentration des industries culturelles, devenus des objets de spéculation ; par la concurrence d'autres pratiques de loisirs, à l'instar de jeux vidéos, en plus de la télévision ; par la stigmatisation de la culture légitime comme élitiste, arguments souvent employés par les entreprises de biens culturels à grande diffusion pour justifier l'abandon de productions pas assez rentables, comme la poésie. Et par le fait que (…) les politiques culturelles ont été largement infléchies depuis les années 1970 en direction des producteurs plus que des créateurs, comme l'illustre la loi Hadopi. »  

Et de cassure, en révolution, en guerre, en explosion, en rupture, autant qu’on en finisse… pour cette semaine !

 

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D'AMATO
- 26/05/2016 - 11:33
C'est ça la gauche au pouvoir....
...le's avantages à ceux qui votent bien...
... les impôts (parfois par patriotisme) pour ceux qui votent mal....
...sans compter les impôts crétins, qui appauvrissent tout le monde, mais qui satisfont à l'idéologie et à manipulation électorale (puisque le Français moyen ne peut pas s'empêcher de regarder dans l'assiette du voisin et le jalouser).
Restent les avantages monstrueux de dizaines et dizaines de politicards qui ne sont là que pour se servir et non pour servir..
Bravo les roitelets ....vous avez, peu à peu, bien organisé votre situation de cocagne....au détriment de ceux qui produisent, ceux à qui vous avez tout juste laissé un croûton pour survivre et les yeux pour pleurer.... Ce ne sera pas vous qui vous suiciderez......
lasenorita
- 26/05/2016 - 11:04
''Certains'' fonctionnaires...
Nos ''politiques'' ont des ''avantages'', des passe-droits, ils n'assistent même pas aux débats de l'Assemblée Nationale où sont votées nos lois...Monsieur Bartolone et monsieur Rebsalem reçoivent des retraites de Préfets...sans avoir jamais exercé ce métier de ''préfets''...les fonctionnaires de l'ENA(=Ecole Nationale de l'Arnaque) ne veulent pas remettre en question les avantages des élus: retraites , cumuls des mandats... Les ''fonctionnaires'' territoriaux sont des réservoirs électoraux et bénéficient d'avantages stupéfiants!...Dans ma Région Languedoc-Roussillon et mon département du Gard (présidents socialistes),les 40% d'habitants de cette région et de ce département paient des impôts exorbitants afin ''d'entretenir'' de nombreux ''fonctionnaires'' qui sont payés à ne rien faire mais qui...ont voté ''à gauche''...Evidemment il n'y a pas d'EGALITE dans notre pays...car certains fonctionnaires (dans les hôpitaux, etc .) travaillent beaucoup plus que ceux du ''privé'' et sont moins payés!...