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La dissolution, c'est dans un an ?

Publié le 27 août 2014
BEST OF - Dans un an tout au plus, il est fort à parier que la croissance ne sera pas de retour et que les déficits ne seront pas jugulés. Il sera alors impossible de continuer à duper les autres pays d’Europe.
Serge Federbusch
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Serge Federbusch est président d'Aimer Paris et candidat à l'élection municipale de 2020. Il est l'auteur de La marche des lemmings ou la 2e mort de Charlie, et de Nous-Fossoyeurs : le vrai bilan d'un fatal quinquennat, chez Plon.
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BEST OF - Dans un an tout au plus, il est fort à parier que la croissance ne sera pas de retour et que les déficits ne seront pas jugulés. Il sera alors impossible de continuer à duper les autres pays d’Europe.

1 - La crise est finie !

Mais oui, et c’est Manuel Valls qui vous le dit. Ou du moins vous le suggère. Comment pourrait-il en être autrement puisque ce généreux personnage, à la tribune de l’Assemblée nationale, prenant le contrepied de la politique de coercition fiscale menée depuis bientôt deux ans par son chef, a distribué allègrement les réductions d’impôt. D’ici à 2016, voyez-vous ça, 30 milliards d’euros seront redonnés aux entreprises, principalement sous forme d’allègements des charges patronales sur les bas salaires. Leurs cotisations à la branche famille, ainsi que celles des artisans seront abaissées substantiellement. Parallèlement, la C3S, un impôt basé sur le chiffre d'affaires, sera supprimé et la surtaxe sur l'impôt sur les sociétés vaporisée. D’ici 2020 (c’est loin), l’impôt sur les sociétés verra quant à lui son taux ramené à 28 %.

Les ménages modestes ne seront pas oubliés, histoire de satisfaire symboliquement l’aile gauche du PS, bénéficiant de 5 milliards d’euros d’allègements de leurs contributions avant 2017. Un smicard devrait recevoir 500 euros de plus par an. Merci qui ?

Certes, il y aura des effets de seuil et un écrasement de l’éventail des revenus mais il ne faut pas bouder le plaisir que procure cette capitulation en rase campagne devant la prise en compte de la réalité de sur-fiscalisation française. Quoi que...

On pourrait d’abord douter que ces promesses soient tenues, mais ce n’est pas notre genre. Nous croyons dur comme fer à la parole des enfumeurs. Et c’est précisément à ce moment que nous nous inquiétons. Car comment diable le gouvernement va-t-il financer ses largesses ? Nous qui pensions qu’il devait être question dans ce discours de politique générale de réduction drastique des dépenses de l’Etat, nous nous étions trompés de discours et de politique générale.

La disparition hypothétique de la moitié des régions et des conseils départementaux - si les parlementaires socialistes et communistes veulent bien se laisser faire - sera en effet très loin de calmer les réducteurs de tête envoyés par Bruxelles. Il n’est pas question de diminuer le nombre global d’emplois ou de missions des collectivités locales. Ces transferts de compétences ne permettront donc que des économies tout à fait marginales. Manuel Valls parle clairement de choses obscures.

Il retombe pourtant sur les mêmes pattes que son président : il y aura bel et bien 50 milliards de réductions de dépenses d’ici 2017, qu’on se le dise. Il reprend du reste in extenso les chiffres ressassés depuis des semaines sans davantage de précision. 19 milliards d'euros d'efforts pour l'Etat et ses agences, 10 milliards pour l'assurance maladie, 10 milliards sur les collectivités locales et enfin 11 milliards assurés par "une plus grande justice, une mise en cohérence et une meilleure lisibilité de notre système de prestations". Cela fait cher de la lisibilité ! La pensée magique continue de tenir lieu de politique budgétaire.

Quitte à sembler trop prosaïque, nous vous rappellerons un chiffre passé curieusement inaperçu il y a deux semaines quand l’Insee l’a publié : la part des dépenses publiques sur le PIB en France a pulvérisé un record historique en s’élevant à plus de 57,1 % en 2013 contre 56,7 % en 2012. Nettement plus de la moitié de la richesse nationale est désormais broyée dans la moulinette de dépenses socialisées...

En réalité, toutes les catégories de dépenses continuent de déraper. Celles de fonctionnement ont augmenté de 1,9  % en 2013, les consommations intermédiaires de 2,2 %, les rémunérations de 1,7 %, les prestations sociales ont progressé de 3,0 %, après 3,3 % en 2012. Les prestations en nature ont même connu une accélération  (+ 2,9 % après + 2,5 %), portées notamment par le logement (+ 4,5 %) et la santé (+ 2,7 %). Les dépenses de l’Unedic ont crû de 4,5 % après 5,9 % en 2012.

Le seul objectif de ce discours de politique générale était de faire oublier cette triste réalité aux Français et, si possible, aux gnomes de Francfort, Zurich, Bruxelles, Washington et autres financiers ennemis. Même en tentant de refiler aux collectivités locales le mistigri des quelques efforts réellement prévus, le retour aux 3 % de déficit est purement et simplement impossible et pas seulement à l’horizon 2015. Les baisses de cotisation annoncées hier à la tribune de l’Assemblée vont rendre l’exercice encore plus vain.

Manuel Valls a beau se plaindre du niveau de l’euro, il n’a ni les moyens ni la volonté réelle de s’attaquer à ce problème. Quant aux prétendus efforts pour maîtriser les dépenses, on verra dans les semaines qui viennent jusqu’à quel point nos partenaires sont doués pour jouer la comédie et faire semblant d’y croire, alors que la France - qui s’en souvient encore ? - fait l’objet d’une procédure en déficit excessif depuis 2009.

2 - Dis : "solution" ?

Ils étaient déjà 11 députés socialistes à ne pas voter la confiance à Manuel. Bon début... sachant que près d’une centaine de rebelles potentiels s’échauffent sur le banc des remplaçants. Tous ne pourront obtenir de secrétariats d’Etat. On comprend d’ailleurs pourquoi l’annonce de l’ultime distribution de sous-maroquins vient au lendemain du vote à l’Assemblée. Il n’y a pas de Rubicon entre la rue de Solférino et le palais Bourbon, juste le boulevard Saint Germain à franchir pour un jour refuser à Hollande et son gouvernement les moyens de continuer à bercer les Français d’illusions. Si le "gauchiment" du discours est le seul espoir pour ces députés socialistes de sauver leurs sièges, il s’en trouvera bien une trentaine pour voter un jour une censure. Cela devrait suffire.

Amusons-nous, pour une fois, à faire un peu de politique-fiction. La réalité est simple : dans un an tout au plus la croissance ne sera pas de retour et les déficits en tout genre ne seront pas jugulés. Il sera impossible de continuer à duper les autres pays d’Europe, les marchés financiers et l’opinion publique. Valls étant la dernière carte de Hollande, la crise ouverte avec Bruxelles et nos partenaires donnera à ce dernier un excellent prétexte à élections anticipées.

Au fond, en s’affirmant intraitable, la technostructure européenne se donnera les moyens de destituer un gouvernement national, comme elle a pu le faire en Italie et en Grèce ces dernières années. Hollande et la Commission de Bruxelles se réjouiront in petto. La droite temporairement victorieuse n’aura plus qu’à faire le sale boulot pour permettre à Mou-Président, espèrera-t-il, d’aborder 2017 sous les meilleurs auspices. Enfin ... tout cela procède d’un rêve mitterrandien qui se fracassera vite. D’une part, le Premier ministre de cohabitation devra être bien naïf pour ne pas aller au conflit avec le président avant que ce dernier ait eu le temps de faire oublier ses impérities. D’autre part, la dégradation de la situation financière rendra tous les calculs politiciens hautement aléatoires.

Bon, c’est de la politique fiction mais on ne voit pas à quoi la réalité pourrait ressembler d’autre ...

3 - Jawohl

La fondation allemande Bertelsmann s’est amusée cette semaine à comparer 41 économies de l'OCDE ou de l'UE sur le fondement de trois critères principaux : la performance des politiques publiques, la qualité de la démocratie et la capacité du gouvernement à mener des réformes. S’agissant des résultats des politiques publiques, la France se classe au 14ème rang ( l'Allemagne est 6ème ). La France est 27ème pour la capacité de l'exécutif à mener des réformes (Allemagne: 8ème)  et 28ème pour la qualité de notre démocratie (Allemagne : 6ème ).

Dans la sous-rubrique "responsabilité de l'exécutif", nous décrochons la 32ème place ... C’est De Gaulle qui doit être content là où il est ! Conclusion toute germanique : "La France n'est pas capable d'affronter les défis de la construction européenne et de la mondialisation".

Nous avons dit un an tout au plus avant dissolution...?

Cet article a été publié le 9 avril 2014

A lire de l'auteur de cet article : "Français, prêts pour votre prochaine révolution ?", de Serge Federbusch, publié chez Ixelles, 2014. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (4)
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winnie
- 28/08/2014 - 06:50
nous le ressentons tous, c'est la fin !
2ans et demi après son élection, l' IMPOSTEUR , daigne essayer de faire un semblant de boulot mais uniquement parce qu'il sent la fin proche .
Mais pourquoi donc une majorité d'abrutis a mis ce type en place ? ,tout le monde savait que ce type, comme ceux d'avant, ferait le contraire de ce qu'il disait et qu'un gocho est laxiste et lécheur de babouches .
Que tous ceux qui ont voter a gauche ferment leur bouches , ils n'ont eut que ce qu' ils méritaient !
cloette
- 27/08/2014 - 17:01
En plus du contexte
il y aura un élément déclenchant (extérieur), je subodore une deuxième crise économique mais supra -nationale comme celle de 2008....
vangog
- 27/08/2014 - 16:47
Moi, je leur donne moins d'un an, six mois au mieux....
Car la cocotte-minute populaire est proche de l'explosion. on ne peut mentir impunément aux Français, on ne peut promettre l'inversion des courbes et cultiver, avec une telle régularité, la dette, le chomage et l'absence de réformes patentes...
Le déclencheur sera probablement extérieur à la crise économique francaise elle-même, soit le retour de Leonarda and co, soit une nouvelle arnaque socialiste genre Cahuzac ou tout autre faux-pas présidentiel, mais l'enclenchement des évenements sera, ensuite, imparable:
Augmentation des taux d'interêts, bank-run, inflation, éclatement de la bulle obligataire, dissolution, cohabitation, paralysie des institutions, révolte populaire etc...