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Angela Merkel a 35 ans lorsque le Mur de Berlin tombe.
Bonnes feuilles
Pourquoi Angela Merkel bouda la chute du Mur de Berlin
Publié le 15 juin 2013
Florence Autret tente de percer la femme et la stratège derrière le sourire charmant, pour saisir ce que a permis à Angela Merkel de gravir les échelons de la politique fédérale aussi rapidement, et ce qui a guidé sa position de "mère austérité" sur la scène européenne. Extrait de "Angela Merkel. Une Allemande (presque) comme les autres" (1/2).
Florence Autret est journaliste. En poste à Bruxelles, elle a couvert la crise de l'euro pour l'Agefi et La Tribune. Elle est l'auteur de Terminus pour l'euro, fiction publiée en 2011 par le quotidien Le Monde et de plusieurs essais.
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Florence Autret
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Florence Autret est journaliste. En poste à Bruxelles, elle a couvert la crise de l'euro pour l'Agefi et La Tribune. Elle est l'auteur de Terminus pour l'euro, fiction publiée en 2011 par le quotidien Le Monde et de plusieurs essais.
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Florence Autret tente de percer la femme et la stratège derrière le sourire charmant, pour saisir ce que a permis à Angela Merkel de gravir les échelons de la politique fédérale aussi rapidement, et ce qui a guidé sa position de "mère austérité" sur la scène européenne. Extrait de "Angela Merkel. Une Allemande (presque) comme les autres" (1/2).

Quand le Mur tombe, Angela Merkel a plus qu’un passé : elle a une histoire. A trente-cinq ans, elle a révélé des aptitudes, s’est forgé des convictions et inventé une méthode, un guide de survie pour tracer sa route dans la jungle du réel. La RDA est une école redoutable. Elle y a appris à exiger beaucoup d’elle-même et à ne pas trop attendre des autres, à avancer dans un environnement sinon hostile, tout au moins dangereux et arbitraire. Elle a acquis un sens de l’absurde qui ne la quittera plus. Elle sait limiter ses désirs a l’essentiel, a ne prétendre a rien qu’elle n’ait une chance d’obtenir, a arrêter ses « lignes rouges » avec précision, a la frontière de l’acceptable politiquement et du supportable moralement, à participer sans se compromettre, a se taire sans s’isoler. Elle a appris à ne pas faire confiance, mais elle sait aussi qu’il faut parfois courir le risque d’être trompé pour que la vie soit supportable.

« Chacun a dû faire des compromis »

Elle sera déçue, mais pas surprise, quand elle découvrira que certains camarades du laboratoire d’Adlershof ont fourni des renseignements sur elle et fait verser à son dossier a la Stasi ses « critiques » à l’égard de la RDA. Quand on l’interrogera sur l’absence d’épuration systématique à l’Est, elle dira qu’il était souvent bien difficile de tracer une frontière entre ceux qui méritaient d’être sanctionnés et les autres dans la vaste « zone grise » des collaborateurs de la Stasi. La société n’était pas coupée en deux entre les courageux dissidents qui risquaient la prison ou l’exil, d’un côté, et la masse silencieuse et complice de ceux qui « font avec », de l’autre. La vérité était plus nuancée. « Il était très difficile de distinguer les “un peu” coupables des “très” coupables… Chacun a du faire des compromis, y compris moi », dira-t-elle.

Une question lancinante pèse toutefois sur cette première partie de sa vie. Elle qui s’est posée par la suite en admiratrice de la liberté, pourquoi n’a-t-elle pas pris part aux mouvements civiques, y compris dans les semaines qui ont précédé la chute du Mur ? A l’époque, l’issue des manifestations était certes encore incertaine, et y participer comportait des risques. Mais elle aurait pu être tentée de partager avec d’autres sa défiance pour le système et son espoir d’un changement ? D’abord, elle ne partage pas grand-chose avec ces manifestants. « C’était des originaux, des marginaux. » Elle était un docteur en sciences physiques jouissant de la reconnaissance de l’institution. « Elle n’avait rien a faire avec eux », explique l’ancien Premier ministre est-allemand Lothar de Maiziere. Ensuite, la protestation venait généralement de personnes qui pensaient le régime est-allemand réformable et continuaient à croire dans une troisième voie entre socialiste et capitalisme. Or elle est convaincue du contraire. Enfin, on peut aussi penser qu’elle doute des vertus de l’activisme politique. La chute du Mur est un effet du système, une autodestruction plus qu’une victoire des opposants.

Extrait de "Angela Merkel : Une allemande (presque) comme les autres", de Florence Autret, (Édition Tallandier), 2013. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

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nervall
- 16/06/2013 - 04:52
le libre echange usa allemagne
l`euromark est taille pour lallemagne , le libre echange usa UE n`arrangera que l`allemagne , elle a deja dumpe sa productivite et construit une econonomie de niches , le reste de l`UE va etre broye par le roi des manipulateurs de devises US , merckel dans le fond n`a rien fait , le travail de predation en europe a ete fait par shroeder avec les lois HARTZ.la france va ete cuite dans 2 ans avec cet euro et ce libre echange , mais nous on a une elite brillante c`est connu et reconnu
Grwfsywash
- 16/06/2013 - 02:05
Autodestruction, en effet
Le gauchisme contrairement à ce qui est le plus souvent dit ne se combat pas de front, ni par Le Front d'ailleurs.
C'est un fruit qui mûrit, et puis pourrit comme ça, de lui-même. C'est lorsqu'il tombe de l'arbre qu'il faut le recueillir afin qu'il ne germe pas.
Combattre le gauchisme est affaire de gens patients, et résolus.
gliocyte
- 15/06/2013 - 18:50
Curieux
Qu'on puisse assimiler une mise à distance à une bouderie. Cette dernière, de part sa définition, évoque une attitude renfrognée, maussade qui sert à montrer du mécontentement. Cet article voudrait donc insinuer que A Merkel était mécontente de la chute du mur...Ah, le pouvoir des mots!
Par sa formation scientifique, elle a appris à observer, se tenir à distance et rester pragmatique pour analyser sereinement les résultats, tout le contraire de ceux qui prennent leurs désirs pour des réalités. On devrait avoir plus de scientifiques aux commandes, issus de sciences qui ont acquises leurs lettres de noblesse au cours du temps et supprimer toutes les sciences nouvelles venues en "logie" qui ne sont que des "discutailleries" pseudo-philosophiques.