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© Reuters
Silvio Berlusconi.
© Reuters
Silvio Berlusconi.
24 et 25 février

Législatives italiennes : un scrutin pour rien ?

Publié le 25 février 2013
Ayant pourtant quitté le pouvoir sous les huées en 2011, Silvio Berlusconi livre son dernier round électoral. Un énième pari pour cet habitué des renaissances politiques.
Alexandre Del Valle
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Alexandre del Valle est un géopolitologue et essayiste franco-italien. Ancien éditorialiste (France Soir, Il Liberal, etc.), il intervient à l'Ipag,  pour le groupe Sup de Co La Rochelle, et des institutions patronales et européennes, et est chercheur...
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Ayant pourtant quitté le pouvoir sous les huées en 2011, Silvio Berlusconi livre son dernier round électoral. Un énième pari pour cet habitué des renaissances politiques.

Renaissant toujours de ses cendres, un an seulement après avoir été conspué dans le monde entier et même abandonné par ses alliés de la Ligue Nord - Silvio Berlusconi a livré son dernier match dans ces élections législatives anticipées, qu’il a provoquées, en décembre dernier, lorsque son parti, le PDL, a retiré sa confiance au gouvernement de Mario Monti. En effet, après avoir soutenu toutes les réformes (impopulaires) du gouvernement Monti, qu’il avait mis de facto au pouvoir, fin 2011, en remettant sa démission puis en soutenant le “Professore”, le PDL a opéré un virage à 180 degré en adoptant, fin 2012, une ligne démago-populiste extrêmement offensive envers Monti, destinée à récupérer tous les mécontents de l’austérité. Fort d’une « hypermédiatisation permise par son quasi-monopole des TV privées, le « Cavaliere » accuse depuis des mois Monti de ne « rien comprendre à l'économie ». Berlusconi en a même profité, samedi dernier pour régler ses comptes avec les Eurocrates et la « Caste des Juges », qui l’ont inculpé : «chez nous, la magistrature est une mafia plus dangereuse que la mafia sicilienne (…) en Europe, on a inventé l’histoire du bunga bunga pour m’attaquer, mais c’est une mystification et une diffamation, car sur les 150 000 écoutes téléphoniques, on n'a rien trouvé ». Âgé de 77 ans, toujours armé de son sourire et de son visage lifté, le Cavaliere est pour la sixième fois (en 19 ans) le chef de la coalition de droite. Celui qui détient le record de longévité en tant que Président du conseil a une fois de plus ressuscité la fragile coalition de « Centrodestra », négociant l’énième alliance avec la Ligue du Nord - embarrassée par ses frasques judiciaires – en promettant qu’en cas de victoire, il se « contenterait du poste de ministre des Finances. Résultat, alors qu'en janvier, le Centre-gauche de Pier Luigi Bersani avait un avantage de 11 points sur la droite, les plus récents sondages (de SkyTg24) montrent que la distance entre les deux pôles est inférieure à 5%...

En 13 mois d’exercice du pouvoir, le gouvernement Monti a, certes, redoré le blason de l’Italie au niveau international, et les réformes du travail et de la retraite ont été saluées par les milieux d’affaires. Mais le pouvoir d’achat des Italiens a été considérablement réduit et le chômage n’a cessé de monter. Surtout, Mario Monti – qui n’a jamais été élu - manque cruellement de légitimité au niveau national, les Italiens estimant avoir été appauvris par des hausses d’impôts et une austérité insupportables. Incapable de communiquer, « Il Professore » est la cible des démagogues qui accusent le «gouvernement occulte de la finance internationale » d’être la source de tous les maux. Cette théorie conspirationniste est de plus en plus populaire outre-Alpes, et elle fait le lit du mouvement « anti-Caste » du comédien génois Beppe Grillo, héros du populisme « antipolitique » ; de l’extrême-gauche rouge-verte; et même de la coalition berlusconienne, adepte de cette faculté toute italienne à se métamorphoser, que l’on appelle le « trasformismo ».

Trois grandes coalitions et une myriade de partis politiques s’affrontent :

  • Le Centre-Gauche, dirigé par le chef du Parti démocrate (PD), Pier Luigi Bersani, favori (crédité de 30 à 35%), allié aux partis Gauche Ecologie et Liberté, de Nichi Vendola, et Droits et Liberté;
  • Le Centre (9-14%), composé du parti Choix Civique, du Premier Ministre sortant Mario Monti, de l’Union du Centre, de Ferdinando Casini (UDC), et du parti Futur et Liberté, de l’ex-fasciste Gian Franco Fini, le tout soutenu par le président de la Confindustria (confédération patronale) Luca Cordero di Montezemolo ;
  • Le Centre-Droit de Berlusconi, crédité de 27 à 32%), composé du PDL, de la Ligue Nord (présidée par l’ex-Ministre de l’intérieur Roberto Maroni), du parti Fratelli d'Italia (ex-membres d’Alliance Nationale, ancien parti de Gianfranco Fini, ralliés à Berlusconi), de La Destra (de Francesco Storace), et du MIR (de l’entrepreneur Samorì).

    Quant aux partis hors coalition, les plus importants sont :

  • Le mouvement Cinq Étoiles (« Cinque Stelle ») du comique Beppe Grillo, crédité de 20 %); 
  • Révolution Civile, le mouvement d’Antonio Ingroia, ex-magistrat-anti-Mafia de Palerme (qui enquêta contre Berlusconi), soutenu par le parti communiste d’Olviero Diliberto et le mouvement Italie des Valeurs, du Juge Di Pietro (5%); 
  • Le petit parti libéral Arrêter le Déclin, d’Oscar Giannino, qui représente la société civile et les économistes mais a peu de chances d’entrer au Parlement ;


Les grandes surprises de ces élections sont premièrement la déconfiture de Monti, pas tout à faire assuré d’entrer à l’Assemblée, deuxièmement la capacité de résilience de Berlusconi, et troisièmement l’ascension du parti Cinq Étoiles de Grillo, dont la popularité doit beaucoup à l’activisme des réseaux sociaux conspuant « La caste ». Bien qu’étant donné vainqueur de peu, c’est le parti démocrate de Bersani qui a le plus chuté ces derniers jours, en partie à cause du scandale bancaire qui a englouti la banque Monte dei Paschi di Siena, la plus ancienne banque d'Italie, gérée par une fondation liée au Centre-gauche, ce qui a d’ailleurs démontré que la gauche est autant impliquée dans les affaires que la droite berlusconienne ou les ex-« Demo-cristiani ». Le « facteur Grillo » sera donc décisif : l’issue de la bataille dépendra autant de celui qui arrivera en tête (Bersani ou Berlusconi), que du résultat de l’affrontement entre Choix Civique de Monti et le mouvement Cinq Etoiles.


Incertitudes et instabilité annoncées  

Bien que quasi certaine d’arriver en tête, la gauche doit en fait composer avec des lois électorales ubuesques que leur propre auteur (Roberto Calderoli) a nommé « eaux grasses». Ces lois attribuent en effet au Sénat une majorité fondée sur un scrutin régional (50 % obtenus dans une région équivaut à 55 % des sièges au Sénat). Ainsi, les régions les plus peuplées (Lombardie, Sicile, Vénitie, etc) auront le plus de Sénateurs, ce qui profitera au Centre-droit, qui domine entre autre la Lombardie, qui fournit 49 sénateurs sur 315, et la Sicile (25 sénateurs). La bataille finale dépendra donc beaucoup des alliances entre centristes, centre-gauche et Grillo, dont les militants ultra-mobilisables risquent d’aller plus voter, tandis que le mauvais temps va maintenir à la maison nombre de modérés, moins activistes. L’un des scénarios possibles serait la victoire du Centre-gauche à l’Assemblée couplée à une capacité de nuisance du Centre droit au Sénat qui empêcherait Bersani de gouverner, ou l’obligerait à s’entendre avec le Centre de Monti, une fois les élections terminées. Mais pareille optique est déjà condamnée par les alliés communistes de Bersani, totalement opposés aux « financiers »... Alors que l'Italie a plus que jamais besoin d'un gouvernement stable, c’est donc l’incertitude qui règne et qui continuera de caractériser la vie politique italienne, même après les élections, d’où l’optique déjà envisagée d’organiser un nouveau scrutin au printemps 2014...

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Commentaires (2)
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Titan75
- 25/02/2013 - 15:17
Berlusconi
Vaut mieux que ce qu'en disent les médias. Les Italiens l'ont déjà choisi 3 fois, alors pourquoi pas une 4ème ?
walküre
- 25/02/2013 - 14:23
Faut pas confondre
Les huées ne venaient pas du peuple mais des médias. berlu a encore un extraordinaire potentiel favorable dans les foules. En tout cas les Italiens ont un intérêt financier immédiat à voter pour lui. Après...