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La future Banque des PME pourrait avoir pour mission d'accompagner les chefs d'entreprise pour surmonter les tensions de trésorerie.
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Les entreprises françaises face au tsunami des impayés

Publié le 09 septembre 2012
Les statistiques publiées récemment par la société Altares pointent les retards de paiement comme étant à l’origine d’une défaillance d’entreprise sur quatre. La future banque des PME sera-t-elle dotée des missions dont les entrepreneurs ont besoin pour régler ce problème ?
 Léonidas Kalogeropoulos est Président du Cabinet de lobbying Médiation & Arguments qui défend la liberté d’entreprendre, l’innovation, le pluralisme et la concurrence dans les domaines de l’audiovisuel, des télécoms, du sport, d’Internet, de l’énergie,...
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Leonidas Kalogeropoulos
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Les statistiques publiées récemment par la société Altares pointent les retards de paiement comme étant à l’origine d’une défaillance d’entreprise sur quatre. La future banque des PME sera-t-elle dotée des missions dont les entrepreneurs ont besoin pour régler ce problème ?

On se demandait ce à quoi pourrait bien servir la future Banque publique d’investissement qui ne fera que rassembler OSEO, le Fonds Stratégique d’Investissement et CDC Entreprises. Ces structures déjà existantes pourraient-elles insuffler un dynamisme nouveau en étant accolées les unes aux autres, plutôt qu’en agissant séparément ? Pour que cette opération ne se limite pas à un artifice institutionnel, encore faut-il que cette future banque des PME soit dotée de missions nouvelles.

A cette aune, il est instructif de prendre la mesure des statistiques publiées récemment par la société Altares qui pointe les retards de paiement comme étant à l’origine d’une défaillance d’entreprise sur quatre, alors que les délais de paiement s’allongent de manière préoccupante et que les défaillances d’entreprises frôlent actuellement les pics atteints au cœur de la crise de 2009.

Toutes les faiblesses de l’économie française sont résumées dans ces phénomènes : un manque endémique de fonds propres et de fonds de roulement ; des relations déséquilibrées avec les organismes publics qui, d’un côté, tardent à régler leurs factures dans les délais, mais qui provoquent l’effondrement des boites lorsqu’elles ne parviennent pas à régler leurs charges sociales ou fiscales dans les temps ; absence de relations de partenariat avec les banques, prêtes à couper les vivres d’une entreprise et à en précipiter la chute lorsque les tensions de trésorerie dépassent les délais réglementaires. Même face à des factures en attente de paiement et des carnets de commande pleins, les banques se défilent…

Quel est le chef d’entreprise qui n’a pas eu à expliquer à son banquier en plein mois d’aout que ses client sont en vacances, qu’ils paieront leurs factures à la rentrée et qu’en attendant, les versements des salaires, l’URSSAF et de la TVA ne peuvent pas attendre ? Cela provoque certes des tensions de trésorerie, mais elles ne remettent souvent pas fondamentalement en cause la bonne santé de l’entreprise.

Les chefs d’entreprises accueilleraient la création de la nouvelle Banque des PME autrement que comme un gadget sans importance, s’il lui est conféré pour mission d’aider les entreprises face à ces situations concrètes qui les menacent, surtout dans leurs premières années d’existence. La future Banque des PME pourrait avoir pour mission de les accompagner pour surmonter ces tensions de trésorerie, de les aider à consolider leurs fonds propres et à constituer des fonds de roulement suffisants et de les accompagner dans leurs démarches auprès des percepteurs de toutes sortes pour obtenir des délais de paiement.

Alors que l’allongement des délais de paiement exacerbent les difficultés, de telles missions seraient véritablement en phase avec les réalités concrètes auxquelles sont confrontés les entrepreneurs et constitueraient un signe tangible que la nouvelle majorité est à l’écoute de ceux qui se battent pour créer les richesses, les emplois et la croissance dont la France a besoin.

 

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Commentaires (24)
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zeliclic
- 11/09/2012 - 08:12
@esteld
EHS n'est pas un parasite mais un assureur. Elle garanti vos fournisseurs que vous les payerez. Pour ce faire elle a besoin de connaitre la santé de votre entreprise.
Le plus simple est donc d'appeler; elle vous demandera vos comptes depuis 2008 et rétablira votre cotation si tout va bien. A nouveau couvert, vous retrouverez automatiquement vos délais de payement.
cOOdil
- 10/09/2012 - 09:14
Conséquences sur les impayés
Bonjour,

Article très intéressant et qui appelle selon moi un complément important : si, à cause des impayés, des entreprises tombent, cela va avoir une conséquence importante sur les autres.
En effet, si plusieurs entreprises d'un même secteur viennent à défaillir, alors les assureurs-crédits vont dégrader le secteur en question.
Cela va donc causer une réduction des encours accordés et accroître encore les difficultés des sociétés car elles vont voir leurs conditions de paiement se durcir de la part de leurs fournisseurs.
maxx_paris
- 10/09/2012 - 00:13
bientot y'aura plus d'impayés ....
bientot y'aura plus d'impayés .... car il n'y aura plus d'entreprises, helàs, vu le triste record des faillites que nous sommes proches d'égaler !