En direct
Best of
Best of du 3 au 9 août
En direct
Dommage...

Gâchis : Le Conseil économique, social et environnemental encore oublié de la grande conférence sociale

Publié le 09 juillet 2012
La Conférence sociale qui s'ouvre ce lundi n'a pas lieu à l’Elysée, mais dans les murs qui abritent le Conseil économique, social et environnemental. Mais aucun membre de cette assemblée, pourtant très représentative de la société française, n'y a été convié. Une occasion manquée de prouver l'utilité de ce conseil et de justifier son coût de fonctionnement.
Sophie de Menthon est présidente du Mouvement ETHIC (Entreprises de taille Humaine Indépendantes et de Croissance) et chef d’entreprise (SDME)
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Sophie de Menthon
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Sophie de Menthon est présidente du Mouvement ETHIC (Entreprises de taille Humaine Indépendantes et de Croissance) et chef d’entreprise (SDME)
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
La Conférence sociale qui s'ouvre ce lundi n'a pas lieu à l’Elysée, mais dans les murs qui abritent le Conseil économique, social et environnemental. Mais aucun membre de cette assemblée, pourtant très représentative de la société française, n'y a été convié. Une occasion manquée de prouver l'utilité de ce conseil et de justifier son coût de fonctionnement.

Un des grands classiques dans la recherche des économies possibles de l' Etat est la suppression du "Conseil économique social et environnemental", un magnifique palais de la République, 200 membres, autant de permanents et les services qui vont avec. "A quoi ça sert ?" La question est une critique permanente sous-jacente.

Inutile ? En tous les cas une belle idée puisque le concept fondateur est de réunir toutes les parties prenantes de la société civile qui ne sont en fait représentées nulle part ailleurs ; l'équilibre du conseil nécessite d'avoir autant de représentants des syndicats que du patronat et de courants de la société civile. Et tout cela dans le meilleur des mondes puisque les "avis " du conseil, répondant aux "saisines" du gouvernements ou aux "auto saisines" des membres eux-mêmes, ne peuvent par principe qu'être consensuels : il faut remettre des rapports qui suscitent l'adhésion des signataires. Au pays des bisounours tout le monde est d'accord et dans l'intérêt général !

Cela recouvre une certaine réalité, même si la nécessite du consensus empêche d'être audacieux dans les solutions et que cela se fait au détriment de la diversité des positions pour ne garder que ce qui unanimement accepté, chaque mot est revu jusqu'à l'accord de la commission concernée. Il faudrait bien sûr accepter de noter au moins les points de désaccord, les dissensus exprimés en marge seraient précieux... mais c'est une autre histoire.
 
Mais en fait que pouvons-nous attendre de ce sommet social ? C'est une réunion à la française, nous allons beaucoup jouer sur les mots, reprendre et essayer de convaincre sur de vieilles lunes telles que le contrat de travail, le code du travail, le temps de travail... Il est à craindre que chacun reste sur ses positions dans la mesure où les Français semblent s'attacher plus à une inflation sémantique qu'aux réalités financières ; il est à craindre que chacun reste dans son rôle : les représentants patronaux luttant contre le coût du travail et les impôts sur les entreprises qui seront une antidote à la croissance, les syndicats défendant les droits sociaux, et que l'on cherche indéfiniment les milliards manquants, chacun veillant à ce qu'ils ne soient pas pris sur eux ! C'est vrai qu'il faudrait un consensus, un esprit de sacrifice pour que sorte quelque chose de concret de ce sommet.
 
La vérité, c'est qu'en ce moment l'évolution des mentalités et les sujets de société souvent transversaux devraient donner au CESE une nouvelle dimension, encore faudrait-il qu'on tienne publiquement vraiment compte des rapports qui sont émis. Notre pays peine à se réformer, les idéologies politiques demeurent, même devant une réalité qui ne laisse pas de marge de manoeuvre ou d'alternatives, le moment idéal pour mettre en avant les travaux du CESE dont les conclusions sont si sages  puisque tout le monde  est d'accord ! Trop beau, trop rare !
 
Le président de la République fraîchement élu est venu accompagné de son Premier ministre faire un discours de politique générale (passé relativement inaperçu suite à un tweet malencontreux) ; pourtant il en ressortait que ce gouvernement "privilégiant le dialogue et la concertation" serait dans la droite ligne des travaux du CESE. Et les membres de se réjouir... un peu vite : l'annonce prometteuse consistant à faire se tenir le premier sommet social au Palais d'Iéna n'est qu'un effet non pas de manches mais de locaux.
 
Le Sommet social réunira les partenaires sociaux ainsi que d’autres non représentatifs, mais aussi des experts économiques et des associations telles que "Economie Solidaire" etc. Aucune explication n’a été donnée sur les critères de ces choix ; il paraît d'autant plus  surprenant que les représentants du Conseil Economique Social et Environnemental et que ses membres experts et "personnalités qualifiées" soient écartés, d'autant que les sujets qui vont faire l'objet des débats ont été traités et ont fait l'objet de rapports étayés.

Etrange, au moment où le Premier ministre déclarait vouloir saisir davantage cette assemblée représentative de la société français.
Le sommet social abordera de nombreux thèmes qui ont fait l’objet de saisines ; c'était l'occasion de prouver l'utilité de ce conseil, troisième assemblée de l'Etat, et même de justifier son coût de fonctionnement au yeux d'esprits critiques !

"Est-il normal que le Conseil Economique Social & Environnemental soit simplement utilisé comme Palais des Congrès ?", s'étonnent de nombreux membres.
Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Hong Kong : ces nouvelles formes de censure très efficaces pour empêcher les mouvements sociaux

02.

Miley Cyrus s’éclate avec une ex Kardashian, Claire Chazal se souvient de quand elle s’éclatait avec (un de) ses ex; Énième réconciliation pour Jamel & Melissa, 1ère grossesse pour Louane; Anouchka Delon pacifie sa famille, Brigitte Macron choie la sienne

03.

« La France a une part d’Afrique en elle » a dit Macron. Non, Monsieur le Président, la France est la France, et c'est tout !

04.

Comment St Gobain est devenu le Google français de la transition énergétique

05.

Greta Thunberg : un voyage à New-York en bateau... mais six vols en avion pour l'organiser

06.

Grand est le désespoir de Donald (Trump) : Greta (Thunberg) a été d’une cruauté sans pareille avec lui.

07.

Les relations entre frères et soeurs : un lien primordial

01.

« La France a une part d’Afrique en elle » a dit Macron. Non, Monsieur le Président, la France est la France, et c'est tout !

02.

Pour comprendre l’après Carlos Ghosn, l’affaire qui a terrassé l’année 2019 dans le monde des entreprises

03.

La saga du Club Med : comment le Club Med résiste à la crise chinoise

04.

Peugeot-Citroën : le lion résiste aux mutations mondiales

05.

En deux siècles, les forêts ont doublé en France et voici pourquoi

06.

Comment se fait-il qu'un pays aussi beau que la Pologne ait un gouvernement de m... ?

01.

M. Blanquer, pourquoi cachez-vous à nos enfants que les philosophes des Lumières étaient de sombres racistes ?

02.

"Une part d'Afrique en elle" : petit voyage dans les méandres de la conception macronienne de la nation

03.

Réorganisation de la droite : cette impasse idéologique et politique qui consiste à s'appuyer uniquement sur les élus locaux

04.

Quand le moisi (Jean-Michel Ribes) s'en prend à la pourriture (Matteo Salvini)

05.

« La France a une part d’Afrique en elle » a dit Macron. Non, Monsieur le Président, la France est la France, et c'est tout !

06.

Italie : quelles leçons pour la droite française ?

Commentaires (9)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
Decebal
- 10/07/2012 - 02:32
Du BLA BLA
Comme d'habitude en France on fait deux petits tours et trois bla bla
Et voila tout est régler. Ça eu payer, mais maintenant ça ne paye plus du tout. Mais dans qqs années il y aura de moins en moins de bla bala, car on ne pourra plus payer tous ces fonctionnaires . Ils se reconvertiront peut être en "faut qu'on!!
ladyactu
- 09/07/2012 - 22:53
l'oublié du bal social
Aviez vous soutenu la politique de N.Sarkozy,lui aviez donné des conseils sur la gouvernance économique?-Juste une question,pour trouver la raison de l'oubli votre carte d'invitation!
HR
- 09/07/2012 - 18:59
Quoi?
Le Conseil économique et social représentatif de la société française?
On se pince quand on lit ça.
Ce Conseil est l'exemple même du gaspillage d'argent public par des gens qui ne représentent que la bureaucratie française.
Ce Conseil est l'exemple même du gaspillage d'argent public de l'administration.
C'est un parfait exemple d'héritage de ce qui a pu être sauvé du système de l'Ancien Régime.