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© GERARD BARDY / AFP
Jacques Mesrine ennemi public numéro un arsenal armes traque cavale
© GERARD BARDY / AFP
Jacques Mesrine ennemi public numéro un arsenal armes traque cavale
Bonnes feuilles

"Comment j’ai failli arrêter Mesrine"

Publié le 11 octobre 2020
Frédéric Crotta et Eric Merlen publient "BRB" aux éditions du Cherche Midi. BRB : la fameuse brigade de répression du banditisme est née il y a quarante-cinq ans. Et pour la première fois, dans un document inédit, ces flics de choc se livrent et racontent, sans détour, les coulisses, leurs méthodes et leur quotidien. Extrait 2/2.
Frédéric Crotta
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Frédéric Crotta, ex-grand reporter à France Télévisions, travaille en indépendant pour la presse et des sites d’info. Il est également réalisateur et producteur de documentaires pour la télévision.
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Éric Merlen est journaliste depuis 1983. Auteur ou co-auteur de plus de 30 ouvrages, il est également auteur et coréalisateur de films documentaires.
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Frédéric Crotta et Eric Merlen publient "BRB" aux éditions du Cherche Midi. BRB : la fameuse brigade de répression du banditisme est née il y a quarante-cinq ans. Et pour la première fois, dans un document inédit, ces flics de choc se livrent et racontent, sans détour, les coulisses, leurs méthodes et leur quotidien. Extrait 2/2.

« La particularité de cette brigade, c’est qu’on y travaille beaucoup. » De sa voix inimitable, Alain, colosse aux cheveux blancs, rassemble sans mal ses souvenirs. Il en a des centaines. « J’avais ça dans le sang, je suis entré dans la police par vocation; depuis toujours je voulais être flic. Nous n’avions aucun horaire. Nous pouvions passer des jours et des nuits à “faire le chouf” dans des “soums”*(cf. l’annexe sur le jargon de la BRB) ou dans des “rades” (des cafés en argot). Je me souviens avoir passé six semaines sur une affaire de receleur sans prendre un seul week-end. À tel point qu’un matin, ma femme m’a demandé où je me rendais et, cette fois-là, elle est venue vérifier. Elle voulait savoir si c’était vrai. Elle pensait que j’avais une liaison. On faisait un métier qui nous passionnait. On avait foi dans notre mission. Les patrons ne s’en rendaient pas compte. On dormait et on mangeait dans les voitures. C’était un peu comme une deuxième famille. »

Depuis le début des années  1970, Jacques Mesrine, truand charismatique, flambeur et provocateur qui se surnomme lui-même « le Robin des bois français », fait régulièrement la une des journaux pour ses braquages, prises d’otages, enlèvements, séquestrations et évasions. Mesrine n’est pas un inconnu pour Alain. « Il faut savoir une chose, commence ce grand gaillard, figure centrale de la BRB, Mesrine ne supportait pas qu’on l’appelle Messssrine. Il voulait que l’on dise Merine ! C’est ce qu’il m’avait dit quand je l’avais croisé dans le cabinet d’un juge d’instruction. Il venait d’être inculpé –  c’était le terme de l’époque  – pour un braquage dans les cercles de jeux parisiens. Une action qui s’était déroulée un peu après son évasion de la prison de la Santé. Je me souviens être venu à plusieurs reprises dans ce cabinet d’instruction. Et chaque fois c’était le même rituel. Une fois entré dans le cabinet, Mesrine demandait à être démenotté. Ensuite il allait embrasser ses complices, le plus souvent Michel Ardouin, dit “Porte-avions”, et Michel Grangier, “le Petit”. Je l’avais également croisé au cours de séances de “tapissage” (opération au cours de laquelle on demande à un témoin caché derrière une vitre sans tain d’essayer d’identifier un individu parmi plusieurs autres). Et là aussi chaque fois Mesrine répétait la même scène. Il avançait d’un pas et disait  : “Mesrine, c’est moi! Les autres, je ne les connais pas.” Cela avait pour effet de déstabiliser un peu les témoins, tétanisés par cette attitude. Lors d’une des toutes dernières séances de tapissage, alors que celle-ci s’achevait, il s’est adressé à moi : “Salut K.! Comment tu vas ?” Il avait une sacrée mémoire pour avoir retenu mon nom. »

Depuis son évasion spectaculaire en mai  1978, en compagnie de son complice François Besse, du quartier de haute sécurité de la Santé, pourtant réputé inviolable, il est l’ennemi public numéro 1, recherché par toutes les polices. Les flics savent qu’il est prêt à tout, y compris à ouvrir le feu, pour ne pas retourner en prison. Il sera finalement tué, au cours de son arrestation en plein Paris le 2 novembre 1979 – le jour des Morts, ultime ironie du sort. Mais ce qu’on ne sait pas, cela n’a jamais été relaté dans la presse de l’époque pour des raisons évidentes, c’est que Jacques Mesrine a failli être arrêté douze mois plus tôt, grâce au flair du même Alain K., l’un de ces obscurs « voie-publicards ».

« Un jour de novembre 1978, je me trouvais en voiture avec un collègue dans le 15e   arrondissement, non loin de la rue Lecourbe. À cette époque, le secteur était plutôt criminogène. Il y avait pas mal de cambriolages. Je vois sortir d’un immeuble deux hommes, bien mis, la trentaine environ. Ils attirent tout de suite mon attention. Ils s’essuient les mains sur leur pantalon, ils s’époussettent comme s’ils venaient de se livrer à un travail salissant. Un geste qui me paraît bizarre, car ils ont tout sauf une allure d’ouvriers. Pour les suivre discrètement, je descends à pied la rue à sens unique et je demande à mon collègue Alain  W. de faire le tour en voiture, pour me récupérer un peu plus loin. Ils semblent un peu nerveux et “détronchent” souvent. Ils regardent par-dessus leur épaule, un geste caractéristique des truands qui ont quelque chose à se reprocher. Pour finir, je les vois monter dans une voiture garée le long du trottoir. Mon collègue, alerté par le talkie-walkie qui ne nous quitte jamais, me reprend au passage et nous les suivons.

Mener une filature, c’est tout un art : pour ne pas se faire repérer, il faut toujours laisser un ou deux véhicules entre les suivis et les suiveurs. Tant que nous restons dans un périmètre restreint, les voyous ne nous repéreront pas : nous faisons partie du paysage, même s’ils nous voient dix fois de suite. Mais s’ils reconnaissent notre voiture dans un autre quartier, alors là, ils sont à coup sûr en alerte. Quelques minutes plus tard, nos gars s’arrêtent devant l’immeuble d’où je les ai vus sortir, s’y engouffrent et en ressortent avec deux valises et un téléviseur qu’ils chargent dans le coffre. À l’évidence, ce ne sont pas des déménageurs ! Je dis à mon collègue  : “Ils viennent de commettre un casse.” Ils repartent, mais la circulation est dense. Nos cambrioleurs se retrouvent coincés dans un bouchon. Nous en profitons pour les interpeller sans aucun problème. Ils se laissent faire sans résistance, mais en gueulant : “Putain, on s’est fait avoir!”

J’appelle un car de police avec des effectifs en tenue pour les embarquer, ce qui ne se fera pas sans mal car, quand je vois partir le car, il tangue un maximum  : je comprends qu’à l’intérieur il y a du grabuge. Les deux lascars essaient de s’échapper. Au bout du compte, tout ce petit monde se retrouve au commissariat. D’instinct, je décide de garder avec moi, pour une petite conversation, celui que j’ai identifié comme étant le chef. Séparer les complices pour les laisser s’exprimer librement, au cas où ils auraient des révélations à nous faire, c’est le B.A.BA du métier. Bien m’en a pris ! Tout de suite, le gars se met à table : “Je viens de passer quatre ans au placard, et je n’ai pas envie d’y retourner.” Il me propose un marché :

“Tu me laisses partir, et je te fais faire une belle affaire : je te donne toutes les planques de Mesrine. Je connais très bien X., et je peux te le prouver.”

X. est un proche bien connu de Mesrine, dont je ne peux révéler le nom. Roger me dit qu’il est le petit copain de Sabrina, la fille de Mesrine. Tout cela semble trop beau pour être vrai : j’ai du mal à y croire mais, après tout, ça vaut peut-être la peine de vérifier. La perquisition à son domicile nous apprend effectivement des choses intéressantes. Il n’a pas menti! J’en ai été convaincu dès qu’il m’a montré une photo de Sabrina. Avec la bénédiction de mon patron, je passe à mon tour un marché : la liberté contre ses informations. Les caches de Mesrine, il les connaît, mais il ne les a pas inscrites dans son carnet d’adresses… Il doit nous y mener lui-même. Mais il faut prendre toutes les précautions possibles pour qu’il ne soit pas reconnu : nous décidons de le grimer, avec une casquette, une perruque et de fausses moustaches. Nous voilà partis dans Paris. Il nous montre une planque rue de Leibniz, un box avec une moto et le café Chez Bibiss, ainsi qu’une autre adresse dans une petite rue pas très loin.

L’enjeu de cette affaire est tellement important que nous n’avons pas le droit de nous planter. Nous sommes vendredi. La hiérarchie décide alors de monter un dispositif complet de surveillance dès le samedi avec nos collègues de la BRI. En attendant, nous décidons de planquer immédiatement à quatre pour surveiller les allées et venues dans le box et dégrossir la question. Nous ne serons pas déçus… Bien cachés dans notre soum, nous verrons apparaître François Besse en personne. Le lendemain, 10 novembre, en fin d’après-midi, un nouveau protagoniste entre en scène : un barbu rondouillard que nous ne connaissons pas vient prendre la moto. Avec mon collègue François C., nous le suivons jusqu’au palais de justice. Là, il paraît indécis, tourne un moment dans le quartier comme s’il cherchait quelque chose, et finit par s’adresser à un gardien de la paix en poste devant le Palais. François le suit, pendant que j’interroge le gardien  : le gars cherchait la librairie du Palais, fermée à cette heure tardive. Nous le filons jusqu’au box où il retourne garer la moto, avant de se rendre Chez Bibiss, où il entame tranquillement une partie de cartes. Nous rendons compte à notre hiérarchie, qui nous donne l’instruction de décrocher : le dispositif de surveillance BRB-BRI devant les caches de Mesrine sera mis en place dès le lendemain matin, nous pouvons prendre un repos bien mérité.

Bien mal nous en a pris. La hiérarchie de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris vient de faire une grosse boulette. Il est un peu plus de 20 heures quand j’arrive chez moi. Je vais me mettre à table quand le téléphone sonne. Au bout du fil, un collègue me dit : “Allume vite la télévision.” Je me précipite et deviens blême. La presse est en émoi : Jacques Mesrine vient de faire une nouvelle et spectaculaire tentative d’enlèvement. Il s’est introduit avec un complice au domicile du juge Petit, le président de la cour d’assises de Paris qui l’avait condamné à vingt ans de prison en 1977. En l’absence du juge, il a tenté de prendre ses proches en otages en attendant son retour. Le coup a manqué grâce à un membre de la famille qui les a surpris et a réussi à prévenir la police. Mesrine, grimé comme à son habitude, réussit à s’enfuir. Son complice, Jean-Luc Coupé, dit Nounours, est arrêté. Quand son visage apparaît à l’écran, je reconnais immédiatement notre barbu rondouillard à la moto. J’écume de rage. Si nous l’avions suivi quelques instants de plus, Coupé nous aurait menés tout droit à Mesrine et peut-être aurions-nous pu arrêter l’ennemi public numéro  1. Tout le travail accompli depuis des jours et des nuits est réduit à néant. Les heures passées à interroger notre indic, à repérer les caches, à planquer, à filer, à monter le dispositif, n’auront servi à rien. Mesrine n’utilisera plus ces planques. Son complice entre les mains de la police risque de tout balancer. C’est l’hallali. Nous sommes convoqués par la hiérarchie qui nous demande pourquoi nous avons décroché ! À la tête de la PJ parisienne, chacun va se renvoyer la balle.

Ils étaient trois sur l’affaire Petit. Le chauffeur de la voiture, qui les attendait, s’est barré en voyant les flics. Le barbu, Nounours, a parlé, a donné des noms, ce qui a permis de faire des recherches en environnement, des recoupements. Roger n’est pas allé en prison. On l’a relâché, il s’est tenu à carreau et on a été obligés de remettre son copain en liberté en prétextant un vice de forme. »

Presque une année s’est écoulée depuis le jour de la tentative d’enlèvement du juge Petit. Entre-temps, Mesrine a beaucoup fait parler de lui. En janvier 1979, il a accordé un entretien à Libération, qui l’a déclaré personnage médiatique de l’année. Le 21 juin 1979, il a enlevé le milliardaire Henri et obtenu, après l’avoir séquestré pendant vingt-huit jours, une rançon de 6  millions de francs. C’est à la suite de cet événement qu’une unité anti-Mesrine dirigée par Broussard est créée en août 1979. Et tous les moyens sont mis. Chaque policier a sa voiture. Le 10 septembre, avec son complice Charlie Bauer, Mesrine tend un guet-apens dans la forêt d’Halatte, près de Senlis, au journaliste de Minute Jacques Tillier. Il le laisse pour mort après l’avoir torturé et salement blessé.

Une vengeance visant à « défendre son honneur » contre ce journaliste, ancien de la DST, qui avait affirmé qu’il était un indicateur de la police.

« Si nous avions pu l’arrêter un an plus tôt, on aurait pu faire l’économie de ces nouvelles affaires. D’ailleurs, pour la petite histoire, le jour de l’interception de Mesrine, j’étais là sur les lieux, en tant que simple témoin mais certainement pas par hasard. La veille, le commissaire Broussard, sachant que j’avais initié l’affaire, m’avait averti  : “Tiens-toi pas loin de la porte de Clignancourt, demain.” À 15 h 15, Mesrine, au volant de sa voiture, avait été encerclé par les hommes de la BRI avec sa compagne Sylvia Jeanjacquot. Dissimulés dans un camion bâché, les tireurs avaient ouvert le feu. Lorsque je suis arrivé, il était mort, penché en avant, retenu par sa ceinture de sécurité. On voyait un gros calibre dépasser de chaque côté de sa ceinture, un sac aux pieds de sa compagne, bourré de grenades et d’armes de poing. »

A lire aussi : Lutte contre le banditisme : retour sur les origines de la BRB

Extrait du livre de Frédéric Crotta et Eric Merlen, "BRB", qui sera publié  aux éditions du Cherche Midi le 15 octobre.

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assougoudrel
- 11/10/2020 - 10:07
Je vais écrire un livre
"Comment j'ai failli gagner au loto".