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© DR / Sylvain Kalache, co-fondateur, Jeff Weiner, ex-CEO de LinkedIn et investisseur, Julien Barbier, co-fondateur et PDG.
Sylvain Kalache, co-fondateur, Jeff Weiner, ex-CEO de LinkedIn et investisseur, Julien Barbier, co-fondateur et PDG. Holberton School
© DR / Sylvain Kalache, co-fondateur, Jeff Weiner, ex-CEO de LinkedIn et investisseur, Julien Barbier, co-fondateur et PDG.
Sylvain Kalache, co-fondateur, Jeff Weiner, ex-CEO de LinkedIn et investisseur, Julien Barbier, co-fondateur et PDG. Holberton School
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Comment empêcher la fuite des cerveaux français du numérique ?

Publié le 12 août 2020
L’école d’ingénieurs en génie logiciel (Holberton School) créée par le duo Français Julien Barbier et Sylvain Kalache, qui a réinventé l'enseignement du code au cœur même de la Silicon Valley en Californie, est officiellement prête à ouvrir ses portes en France. Première rentrée le 7 septembre prochain.
Franck DeCloquement
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Franck DeCloquement est praticien et expert en intelligence économique et stratégique (IES). Membre du CEPS (Centre d'Etude et Prospective Stratégique), de la CyberTaskForce et membre fondateur du Cercle K2, il est en outre professeur à l'IRIS (Institut...
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L’école d’ingénieurs en génie logiciel (Holberton School) créée par le duo Français Julien Barbier et Sylvain Kalache, qui a réinventé l'enseignement du code au cœur même de la Silicon Valley en Californie, est officiellement prête à ouvrir ses portes en France. Première rentrée le 7 septembre prochain.

Pour Guillaume Poupard, l’emblématique patron de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'informations récemment interrogé récemment dans la presse : « les conflits de demain vont être numériques. Tous les grands Etats s'y préparent, à la fois en attaque et en défense. » D’ores et déjà, « nous constatons que les attaques frappent toujours plus fort, avec toujours plus de moyens. Le plus grave, c'est l'espionnage. Ces attaques sont conduites à très haut niveau, y compris à la demande d'États, voire de grands Etats alliés. Quand on voit ce que font nos alliés, imaginez nos ennemis », s’appesantit l’expert avec ce « parler vrai » qu’on lui connaît. « C'est là où c'est très compliqué, car cela dépend d'une politique industrielle qui nous dépasse à l'ANSSI », actant par-là, s’il était besoin, l’impérieuse nécessité pour notre pays de préserver notre souveraineté digitale, et au moins partiellement notre autonomie stratégique en la matière. Mais quid des ressources humaines en hommes et femmes, pouvant nous permettre de mener ces combats du futur, compte tenu de la pénurie criante de talents dans les métiers du digital ? Car l’un des enjeux prioritaires pour la France reste naturellement celui de ses filières de formation en ingénierie informatique à destination des nouvelles générations, et notre capacité à les retenir ensuite par des moyens financiers attractifs adéquats. Le tout, au bénéfice de la performance et de la compétitivité de nos entreprises technologiques hexagonales, mais aussi de tous nos territoires. Les Etats-Unis l’ont eux compris depuis plus de 60 ans. La France doit impérativement se mettre en ordre de marche accélérée pour relever ce défi stratégique. Il en va de notre avenir. 

Deux français à la barre de cette initiative pédagogique forte, qui tombe à point nommé.

Considérée dans Forbes comme  l'une des meilleures écoles de formation au monde dans l’enseignement de la programmation informatique et du génie logiciel, selon Vinton Cerf en personne (l’emblématique co-inventeur avec Bob Kahn du fameux protocole TCP/IP, considéré comme l’une des légendes des pionniers de l'internet), l'école d’ingénieurs du code Holberton en Californie ne saurait laisser indifférent, au regard de son palmarès déjà impressionnant outre Atlantique. D’autant plus qu’il s’agit-là d’une réussite orchestrée par de jeunes Français !

Sylvain Kalache et Julien Barbier. Cofondateur d’Holberton School. Un duo français de choc.

Car depuis sa création en 2015 à San Francisco, la Holberton School a fait couler beaucoup d’encre dans la Silicon Valley, aux États-Unis et ailleurs. Et cela, entre autres choses, pour la qualité très étudiée de son processus d’enseignement de la programmation, et par sa mission sociétale d'accessibilité à un enseignement de qualité et d’excellence pour tous en matière de programmation informatique. Grâce à une équipe très soudée et une communauté collaborative de haut vol, sans aucun prérequis et en moins de deux ans, les étudiants de plus de 18 ans en provenance de tous les milieux sociaux (quels que soient leur origine, leur genre, leurs âges, leurs expériences, leur passé professionnel ou leurs moyens financier), sont formés et le plus souvent embauchés par les meilleures startups de la Silicon Valley, mais aussi les poids lourds de la Tech américaine. Au nombre desquelles on retrouve les firmes les plus en pointe de la Tech telles que Tesla, Yahoo, Apple, Veepee, la NASA, Google ou encore LinkedIn et bien d’autres encore. Le tout, pour des salaires équivalents aux étudiants diplômés des plus prestigieuses facultés américaines, Harvard et Stanford en tête. Ce qui à titre de comparaison, correspond en moyenne à 100 000 dollars par an, au pays de la bannière étoilée. 

Alors que le reste de l'écosystème technologique est aux prises avec la diversité des profils requis, l'école Holberton se compose à 40% de femmes et à 53% de minorités selon le New York Times : « nous sommes animés par la passion de permettre à des personnes du monde entier, et de tous horizons, d'apprendre à coder » selon ses fondateurs emblématiques. L'équipe software joue d’ailleurs un rôle essentiel dans cette mission qui se fait fort de construire des outils intelligents pour faire évoluer le modèle d'enseignement original développé par l’école à travers son site Web, son processus de candidature, son intranet, son système de correction, ses conteneurs à la demande et d'autres systèmes dédiés. Tout ceci lui permettant de fournir des solutions ingénieuses pour une formation automatisée très complète. C’est dans cette optique qualitative qu’Holberton School a d’ailleurs conçu un logiciel capable de sélectionner de façon automatisée et sans biais humains, les candidats qui rejoindront l’école. Un dispositif intelligent et très utile dans un contexte actuel très tendu, compte tenu de la crise économique et sanitaire qui frappe très durement de nombreuses nations. 

Prêt à coder le futur ? Un impératif pour la France. 

Aujourd’hui, nos deux compatriotes, Julien Barbier et Sylvain Kalache, concrétisent enfin l’un de leurs rêves avec complicité : offrir leur enseignement sur le modèle innovant qu’Holberton a développé en France, leur pays natal. Pays auquel ils sont naturellement très attachés et auquel ils désirent restituer en retour un peu de ce savoir que leur réussite américaine leur a concédé. Entre autres choses, une vision très claire et précise des besoins de formation en génie informatique, et une acuité très fine sur les enjeux stratégiques de demain en matière d’intelligence artificielle (IA). Et en premier lieu, l’impératif qu’il y a à enseigner très largement pour notre pays, la maîtrise et les secrets du code et de l’ingénierie informatique aux jeunes Français, pour nous permettre de rester collectivement dans la course des nations de tête sur le plan géopolitique et géoéconomique. L’enjeu n’est pas mince et s’est accéléré par la nécessité impérieuse de former rapidement des compétences informatiques de haut niveau afin de répondre aux besoins nationaux. La recherche d’un campus avait d’ailleurs été entreprise par l’équipe fondatrice, en prévision de l’implantation d’Holberton dans l’hexagone en 2021. Mais les circonstances ont hâté ce processus initial, et le campus sera pour l’heure virtuel, abondé par une promotion d’environ 300 personnes pour son lancement.

Rendant hommage par son nom de baptême à Betty Holberton, l’une des premières femmes ingénieure informaticienne et programmeuse (qui participa en outre au développement des premiers standards des langages COBOL et Fortran, avec Grace Hopper), la Holberton School a été lancée par nos deux Français à San Francisco en Californie, à l’épicentre même de la célèbre Silicon Valley. Aujourd’hui, la structure se déploie en France, et en marche accélérée, avec pour ambition de former les meilleurs talents informatiques de demain. De ceux qui manquent cruellement à notre pays afin de relever les formidables défis de l’avenir en matière d’Intelligence Artificielle. Depuis sa création, l’école a levé 13 millions de dollars (dont 8 millions de dollars en 2018). Et parmi ses investisseurs figurent les fonds d’investissement Daphni (France) et Trinity Ventures (Californie). Mais aussi, de très grosses pointures comme Jeff Weiner, ex-CEO et chairman de LinkedIn, Jerry Yang, co-fondateur de Yahoo!, ainsi que Solomon Hykes, fondateur de Docker. A ce jour, fort de 12 campus dans le monde aux Etats-Unis (San Francisco en Californie, Tulsa en Oklahoma, New Haven dans le Connecticut), en Amérique Latine (Porto Rico, Colombie, Uruguay, Mexico), au Maghreb (Tunisie), et au Proche-Orient (Liban), plus d’un millier d'étudiants ont fréquenté à ce jour ce réseau spécialisé dans la formation informatique à distance.

Les avantages d’un enseignement original et performant, dispensé en mode projet.

Point fort dans ce tableau idyllique : tout d’abord une formidable réussite à la Française, au cœur même de la Tech américaine. Par leur démarche, les fondateurs entendaient résoudre une problématique majeure, non seulement pour les entreprises, mais également pour les étudiants : la pénurie dans les métiers du digital et l’accessibilité pour tous aux études de grande qualité. Pari gagné : l’école, qui offre aujourd’hui une formation d’expert en informatique en deux ans, et s’appuie sur des méthodes d’enseignement très inspirées de l'éducation nouvelle. Les élèves travaillent en « peer learning » et via l’apprentissage par la pratique, mais avec un axe fort sur les « soft skills ». La plupart des étudiants ne sont d’ailleurs pas embauchés par hasard, par tous les géants de la Tech comme Apple, Telsa, Veepee, Google, Dropbox, Facebook, Pinterest, ou encore Genentech, Cisco, IBM. Et plus de la moitié trouvent immédiatement un emploi ou un stage d’intégration avant même d’être diplômé. 

L’ancrage dans la communauté française de la Tech des deux cofondateurs Sylvain Kalache et Julien Barbier, mais aussi celui de Julien Cyr, directeur des opérations d’Holberton, renforce aujourd’hui l’importance de ce projet d’implantation d’une école IT dans notre Hexagone. Mais la présence française de s’arrête pas là ! Parmi le staff, on compte également Domitille Ripart (directrice du département legal), Sophie Barbier (directrice de la compliance), Pauline Cohen Vorms (directrice du business et du développement), et Florie Lamure (directrice des partenariats). Mais aussi Florian Bucher (chief of staff), Guillaume Salva (directeur technique), Chafik Hnini (ingénieur informatique), Alexandre Gautier (ingénieur informatique). Emmanuel Macron en personne de passage dans la Silicon Valley en 2016, alors en campagne pour la présidence française, avait encouragé toute l’équipe dans ses ambitions. Reste de cette rencontre ce cliché fugace pris à la volée avec Julien Barbier et Marie Ekeland, l’une des investisseurs d’Holberton School chez Daphni. 

Rencontre avec Emmanuel Macron, Julien Barbier Cofondateur d’Holberton School et Marie Ekeland. En 2016 dans la Silicon Valley en Californie.

Compte tenu de la propagation de COVID19 dans le monde au 1er trimestre 2020, les différents cursus d’Holberton se suivent le plus naturellement du monde en ligne, et avec succès. Et cela même si certains campus ont rouvert entre-temps, dans les pays ou les états déconfinés l’autorisant. En France, comme partout ailleurs dans le monde, Holberton prévoit à cet effet trois rentrées successives : en septembre, en janvier et en juin. Dans les autres écoles du groupe, la rentrée de juin dernier a déjà été effectuée entièrement en ligne sans aucun problème. Face aux autres concepts d’enseignement de l’informatique, les cofondateurs d’Holberton indiquent d’ailleurs très volontiers qu’Epitech et 42 sont parmi les écoles les plus proches de la leur. Toutefois, il existe des différences notables. Et plus particulièrement sur les « soft skills ». Autrement dit, ces compétences individuelles essentielles qui forment une combinaison de compétences relationnelles recherchées par les employeurs, faite de compétences sociales, de compétences de communication, d’ouverture d’esprit et de traits de caractère spécifique qui permettent entre autres choses aux étudiant du cycle d’enseignement de mieux naviguer dans leur environnement, tels des poissons dans l’eau. Mais aussi de bien interagir avec les autres, afin d’atteindre leurs objectifs grâce à la maîtrise des compétences techniques complémentaires. La capacité à communiquer, à l’oral et à l’écrit est ainsi encouragée chez Holberton, de même que la rédaction régulière de rapports d’incidents, par exemple. Une nécessaire balance en somme, entre la connaissance acquise du métier et les qualités humaines nécessaire à la vie en société selon les fondateurs. D’aucuns parleraient d’éducation !

La France doit pouvoir faire valoir ses atouts, dans cette mêlée mondiale pour la suprématie digitale.

Lorsqu’Alexandre Adler publie en 2002 « J’ai vu finir le monde ancien », son titre était particulièrement annonciateur, et il pourrait tout autant l’être aujourd’hui. L’épidémie de COVID19 est une surprise stratégique notable, et un point de basculement patent pour notre monde né de la fin de la Guerre froide. Un monde structuré autour de la mondialisation des échanges, la lutte pour la suprématie technologique et militaire, et l’explosion des actions du terrorisme islamique. 

Par ailleurs, les nouveaux gisements de richesses que constituent les biotechnologies et les écosystèmes digitaux sont avant tout alimentés par les data, cette matière première du nouveau siècle comme la définissent certains spécialistes. Si l’épidémie de COVID19 bouleverse notre monde ainsi que ses grands équilibres géopolitiques, plus encore, elle accélère le processus de digitalisation de nos économies et de nos sociétés. Et l’après-crise qui se dessine d’ores et déjà ressemble à une lutte sans merci pour leur contrôle et leur exploitation stratégique. C’est un impératif de sécurité nationale. Holberton School met pour l’heure les bouchées doubles dans la réussite de son implantation sur notre territoire, et se déclare à ce titre prête à financer plus d'1 million d’euros de bourse d'études pour permettre aux 165 premiers étudiants admis à ses tests préliminaires de bénéficier à titre gracieux de la première année d’enseignement. Soit un investissement d’environ 6,120 euros par étudiant.

Des conditions d’enseignements optimums, pour des embauches assurées. 

Holberton School présente cependant quelques particularités américaines qui lui sont propres. Elle ne délivre pas de diplôme universitaire à proprement parler, mais un certificat de l’école. « Aujourd’hui, la plupart des entreprises de la Tech se concentrent sur la capacité d’un candidat à effectuer le travail. Et beaucoup d’entretiens d’embauche incluent des tests techniques », peut-on lire dans la section questions-réponses du site Web de la start-up classée dans la catégorie « EdTech ». A ce jour, 1 500 étudiants sont passés par les fourches caudines d’Holberton School depuis sa création. Et certains d’entre eux ont tout naturellement attiré l’attention des plus prestigieuses firmes de la Silicon Valley. Au sein de l’école, on oublie les professeurs et les classes. L’établissement privilégie une méthode unique d’apprentissage par les pairs dont elle conserve le secret, avec suivi des notes par le logiciel interne et les  équipes d’encadrement des différents campus.

Aux Etats-Unis et à titre d’exemple, pour le financement de la formation dans le contexte américain, un système d’accords de partage – ou « convention de partage de revenu » – a été mis en place par l’école. C’est-à-dire que les étudiants commencent à payer leur scolarité à partir du moment où ils trouvent un emploi stable. Les étudiants d’Holberton ne règlent donc leur cursus de formation que lorsqu’ils décrochent un emploi dont la rémunération se situe au-delà d’un certain seuil prédéfinis (à titre d’exemple, 40 000 $ outre-Atlantique, 300 000 pesos au Mexique). Un dispositif impossible à envisager en France qui rencontre naturellement des obstacles de nature juridique et institutionnelle. Holberton School se devra donc de trouver d’autres leviers de financement en l’état. 

Des étudiants à Holberton School en Californie.

Le board d’Holberton étudie donc la piste de bourses partielles ou totales, et même l’octroi de de prêts étudiants à taux zéro. C’est aussi pour cela qu’à Holberton, l’équipe pédagogique est prête à s’investir totalement dans le potentiel que représente un nouvel étudiant motivé et prometteur. A ce titre, l’école a récemment fait un point sur les conditions d’emploi de ses anciens étudiants fin 2019. Et depuis la première promo, il est vite apparu que pour les étudiants ayant suivi la première année de cours, 59% d’entre eux ont trouvé un poste en 3 mois, et 78% en à peine 6 mois. Le résultat monte à 100% pour ceux ayant suivi la seconde année d’enseignement Holberton. Sur la base des réponses auto déclarées par les interrogés, leur salaire médian actuel s’élèverait à 109 K$ (brut) pour un poste à temps plein. La promesse se révèle donc alléchante. 

Tous à vos claviers : 1, 2, 3 codez ! 

Les candidats français qui souhaitent passer les épreuves d’admission ont encore en l’état une petite quinzaine de jours pour s’inscrire en ligne. Il faut environ une vingtaine d’heures pour finaliser les tests et produire les réalisations demandées. Une estimation qui varie bien sûr suivant les candidats considérés. Une fois l’admission acquise, chaque étudiant ne doit pas s’attendre à des cours magistraux qui prendraient une forme classique. Ils devront en outre collaborer et s’entraider mutuellement en mode projet avec d’autres élèves, tout en sachant maîtriser individuellement leur communication en ligne. Mais aussi jongler avec les fuseaux horaires de chacun à travers le monde. La formation laisse également la parole à de très nombreux intervenants, professionnels, experts et entrepreneurs, qui viennent témoigner de leurs expériences professionnelles spécifiques. Rappelons à ce titre que L'école est soutenue par de très gros acteurs du secteur de la Tech mondiale, du sport et du divertissement tels que NE-YO, Savan Kotecha, Priyanka Chopra, Jeff Weiner, l’ancien CEO de LinkedIn (ci-dessous, au centre de l’image), Jerry Yang, le fondateur de Yahoo!, Solomon Hykes, le Fondateur de Docker ou Stéphane Kasriel, l’ancien Directeur Général de Upwork. 

Sylvain Kalache, co-fondateur, Jeff Weiner, ex-CEO de LinkedIn et investisseur, Julien Barbier, co-fondateur et PDG. Rencontre et partage avec les étudiants d’Holberton du campus Californien. 

Qu’il s’agisse de jeunes ayant abandonné leurs études, de salariés en reconversion professionnelle ou de personnes fragilisées ayant perdu leur emploi à raison de la pandémie de COVID-19, Holberton School leur offre une chance de se former en leur fournissant les compétences nécessaires au secteur de l’ingénierie informatique. Dans le cadre de son implantation en France, l’école souhaite également financer à cet égard plus d’€1M de bourse d’études. Cela va en outre permettre aux 165 premiers étudiants admis de bénéficier gratuitement de la première année d'Holberton, d’un montant de €6,120 par étudiant. Bien au-delà de cette bourse couvrant les frais de scolarité de la première année d’enseignement, il est à noter que l’opportunité de suivre un tel cursus est une ouverture directe vers les métiers du futur, et l’assurance d’un avenir positif pour les bénéficiaires. L'école a véritablement changé la vie de nombreux étudiants dans le monde, et par ricochet, celle de leurs familles. Des valeurs humaines et d’entraides chères aux fondateurs.

A l’origine de cette initiative philanthropique du board, la potentielle fermeture de l’une des plus grosses écoles d’informatique Française, couplée aux risques d’augmentation du chômage de masse, suscité par les affres de la COVID19 sur l’économie nationale. Cela a en outre accéléré ce plan d’ouverture en France selon son PDG Julien Barbier. Et sa détermination en ce sens est totale : « La France m’a permis de réussir ma vie professionnelle, j’aime mon pays et je veux à mon tour pouvoir offrir cette chance en retour, en contribuant au succès des futurs développeurs informatiques français ». L’enseignement sera donc dispensé en ligne et débutera le 7 septembre 2020. Elle se fera en parfaite synchronisation avec les 12 autres campus d’Holberton présents dans 7 autres pays dans le monde. Les candidatures sont ouvertes aux personnes de tous horizons, et cela dès l’âge de 18 ans.

Combattre la crise qui vient, et gagner !

Notre pays s’est toujours vécu comme une puissance d’équilibre, très jalouse de ses prérogatives culturelles pour continuer à peser dans les affaires du monde. Et dans l’écosystème digitalisé qui est désormais le nôtre, nous ne sommes pourtant pas démunis. L’initiative de nos compatriotes d’Holberton School en est la preuve éclatante, et cela même si nous sommes aussi une vieille nation structurée autour d’un Etat traditionnellement organisateur. Alors que les Etats-Unis récompensent, a contrario,  celui qui entreprend d’initiative et prend délibérément son risque, afin de pousser ses chances de réussite au maximum. Sous ce prisme idéologique d’inspiration anglo-saxonne, le succès individuel fonde et renforce naturellement la cohésion du groupe. Le diagnostic est assez clair : la France manque drastiquement de codeurs,  formées aux arcanes du monde numérique d’aujourd’hui et de demain. Alors que de nombreux Français de talent s’exilent chaque année aux Etats-Unis faute de perspectives ici-bas pour créer d’initiative des réussites professionnelles, Holberton nous restitue aujourd’hui un peu de son expertise et de son optimisme communicatif exporté de la Californie. Un retour d’expérience unique prompt à nous permettre de combattre le futur à notre avantage. 

From Paris with Love !

« LOVE, from Silicon Valley », signe au grand complet l’équipe d’Holberton, sur la page d’ouverture de sa prochaine implantation en France. Nous leur souhaitons naturellement tous les succès à venir, qui ne peuvent être que profitables à nos compatriotes. « Win-Win » comme aime très souvent à le dire malicieusement, son très souriant cofondateur Julien Barbier. Comment ne pas lui rendre aujourd’hui à notre tour, ce sourire malicieux plein d’entrain au regard de son nouvel engagement exceptionnel en France ? Mission accomplie !

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zelectron
- 13/08/2020 - 21:02
Le nerf de la guerre manque en France
Excellente méthode pour recruter les meilleurs et leur faire offrir un pont d'or aux USA, incidemment laisser les indigents du cerveau sur place.
jurgio
- 13/08/2020 - 16:26
Même sans numérique
beaucoup aimeraient partir. Il ne leur manque que du numéraire.