En direct
Best of
Best of du 15 au 21 février
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

L'ex-rappeuse Diam's ouvre une agence de voyages (réservée aux musulmans)

02.

Tout le monde, il est bio, tout le monde, il est gentil mais le BIO ne fera pas de miracle

03.

Patrick Bruel se pète le genou et retrouve l’amour, Britney Spears le pied et reste sous tutelle, Adele les plombs et reste seule; Benjamin Biolay in love d’Anaïs Demoustier, Nicolas S. & Carla B. de leur canapé; Voici sait des trucs sur Benjamin G.

04.

Coronavirus : Italie, Corée du Sud et contaminations non détectées, la France se prépare-t-elle assez à une potentielle pandémie ?

05.

Yassine Belattar trouve que Jean Messiha a "une tête de chameau". Et SOS racisme applaudit !

06.

Procès Fillon : le candidat malheureux à la présidentielle fait-il face à une justice équitable ?

07.

Instituteur de Malicornay : à quoi joue l’éducation nationale ?

01.

Les traders, tous les mêmes !

01.

L'ex-rappeuse Diam's ouvre une agence de voyages (réservée aux musulmans)

02.

Instituteur de Malicornay : à quoi joue l’éducation nationale ?

03.

Sos macronie en perdition ? Le poids des (non) mots, le choc des photos

04.

Patrick Bruel se pète le genou et retrouve l’amour, Britney Spears le pied et reste sous tutelle, Adele les plombs et reste seule; Benjamin Biolay in love d’Anaïs Demoustier, Nicolas S. & Carla B. de leur canapé; Voici sait des trucs sur Benjamin G.

05.

La réaction de la femme de Griveaux

06.

Coronavirus : Italie, Corée du Sud et contaminations non détectées, la France se prépare-t-elle assez à une potentielle pandémie ?

01.

Comment l’Allemagne est devenue le maillon faible de l’Europe

02.

Procès Fillon : le candidat malheureux à la présidentielle fait-il face à une justice équitable ?

03.

Attentat de Hanau : ce terrible poison que contribuent à répandre les ambiguïtés européennes sur l’immigration

04.

Instituteur de Malicornay : à quoi joue l’éducation nationale ?

05.

Montée de la contestation radicale, aveuglement gouvernemental, l’étau qui asphyxie insensiblement la démocratie française

06.

La réaction de la femme de Griveaux

ça vient d'être publié
light > Culture
Généreux donateurs
Mort de Kirk Douglas : son fils Michael Douglas sera privé d’héritage… pour la bonne cause
il y a 27 min 56 sec
light > Culture
"Lucky 7"
Justin Bieber a détrôné le record d'Elvis Presley sur le marché musical américain avec son septième album numéro un des charts
il y a 3 heures 41 min
pépites > Santé
Multiplication de cas
Selon l'OMS, le monde doit se préparer à une "éventuelle pandémie"
il y a 4 heures 54 min
pépites > Europe
Enquête en cours
Allemagne : une voiture fonce sur la foule lors d'un carnaval de la ville de Volkmarsen
il y a 6 heures 16 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Le chemin de la Garenne" de Michel Onfray : pèlerinage lucide et sombre sur le chemin de l’enfance

il y a 7 heures 35 min
décryptage > International
Les entrepreneurs parlent aux Français

Le centre ? Quel centre ? Le socialisme gagne les USA et le centre quitte la vie politique mondiale. Pourquoi ?

il y a 9 heures 4 min
pépite vidéo > Europe
Zones d'ombre
Inquiétudes en Europe : comment le coronavirus a-t-il pu arriver en Italie si rapidement ?
il y a 10 heures 36 min
décryptage > Politique
Qu'est-ce qu'on se marre avec lui…

Yassine Belattar trouve que Jean Messiha a "une tête de chameau". Et SOS racisme applaudit !

il y a 11 heures 42 min
décryptage > Santé
Lutte contre le Covid-19

Coronavirus : Italie, Corée du Sud et contaminations non détectées, la France se prépare-t-elle assez à une potentielle pandémie ?

il y a 12 heures 15 min
rendez-vous > High-tech
La minute tech
Et si le principal obstacle sur la route des voitures autonomes était… la neige et la pluie ?
il y a 13 heures 4 min
light > France
Liberté religieuse
Asia Bibi va être reçue par Emmanuel Macron vendredi 28 février dans le cadre de sa demande d'asile
il y a 1 heure 23 min
light > Justice
Conséquences judiciaires de la vague #MeToo
Harvey Weinstein a été reconnu coupable à New York d'agression sexuelle et de viol
il y a 4 heures 23 min
light > Media
Disparition d'une grande figure des médias
Mort d'Hervé Bourges à l'âge de 86 ans
il y a 5 heures 29 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"La Mégère apprivoisée" de William Shakespeare : féministe ou pas, telle est la question !

il y a 7 heures 26 min
pépites > Justice
Renvoi
Grève des avocats : le procès de François Fillon et de son épouse Penelope est renvoyé au mercredi 26 février
il y a 7 heures 52 min
pépites > Justice
Terrorisme
Nicole Belloubet révèle qu'une quarantaine de djihadistes vont sortir de prison en 2020 et près de 300 d'ici 2023
il y a 9 heures 19 min
décryptage > Economie
Diplomatie

L'euro au plus bas par rapport au dollar : pourquoi, jusqu’où ?

il y a 11 heures 26 min
décryptage > Economie
Disraeli Scanner

La République une et indivisible d’Emmanuel Todd

il y a 11 heures 59 min
décryptage > Terrorisme
Etat islamique

Vous pensiez Daesh battu ? Revoyez votre copie

il y a 12 heures 44 min
décryptage > Politique
Leçons

Le Fillonisme, ce deuil non accompli qui revient hanter la droite

il y a 13 heures 16 min
© François NASCIMBENI / AFP
© François NASCIMBENI / AFP
Renoncement coupable

Dissolution de l’ordre public : le vrai procès du siècle que les Français devraient intenter à l’Etat

Publié le 14 février 2020
Jean-Louis Leroux, un agriculteur de la Marne mis en examen pour tentative de meurtre après avoir blessé au fusil à plomb un jeune homme soupçonné de vol de carburant dans son exploitation, a été remis en liberté jeudi. Son exploitation avait fait l'objet d'une quarantaine de vols. Comment expliquer ce renoncement de l'Etat en matière d'ordre public ?
Universitaire et avocat à la Cour d'appel de Paris, Gérald Pandelon est docteur en droit et docteur en science politique. Diplômé de Sciences-Po, il est également chargé d'enseignement. Il est également l'auteur de L'aveu en matière...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Avocat depuis 1972, Régis de Castelnau a fondé son cabinet, en se spécialisant en droit social et économie sociale.Membre fondateur du Syndicat des Avocats de France, il a développé une importante activité au plan international. Président de l’ONG «...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Gérald Pandelon
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Universitaire et avocat à la Cour d'appel de Paris, Gérald Pandelon est docteur en droit et docteur en science politique. Diplômé de Sciences-Po, il est également chargé d'enseignement. Il est également l'auteur de L'aveu en matière...
Voir la bio
Régis de Castelnau
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Avocat depuis 1972, Régis de Castelnau a fondé son cabinet, en se spécialisant en droit social et économie sociale.Membre fondateur du Syndicat des Avocats de France, il a développé une importante activité au plan international. Président de l’ONG «...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Louis Leroux, un agriculteur de la Marne mis en examen pour tentative de meurtre après avoir blessé au fusil à plomb un jeune homme soupçonné de vol de carburant dans son exploitation, a été remis en liberté jeudi. Son exploitation avait fait l'objet d'une quarantaine de vols. Comment expliquer ce renoncement de l'Etat en matière d'ordre public ?

Atlantico.fr : Un agriculteur de la Marne, Jean-Louis Leroux, a été mis en examen pour tentative d'homicide involontaire après avoir tiré sur un homme qui tentait de lui voler du carburant dans son exploitation. S'il a été libéré ce jeudi, le cas de l'exploitant agricole est un exemple type du renoncement de l'Etat en matière d'ordre public : son exploitation avait déjà fait l'objet d'une quarantaine de vols et, bien qu'il ait porté plainte une trentaine de fois, absolument rien n'avait été fait. 

Le cas de Jean-Louis Leroux est a ajouter à une longue liste de cas similaires. Dans la Marne, lors d'une marche organisée en son soutien, les agriculteurs ont dénoncé "l'abandon des territoires ruraux". Quartiers perdus de la République, campagnes... quelles sont ces catégories de la population oubliées par l'Etat et quels sont les délits que l'Etat juge "si peu importants" (exemples concrets) ? 

Gérald Pandelon : Les grands oubliés de l'Etat sont ceux qui en subissent les défaillances sans pouvoir veritablement en tirer quelque bénéfice en termes de sécurité. Des maires de petites communes se font régulièrement agressés sans pouvoir disposer d'une protection élémentaire des forces de l'ordre, qui, parce qu'elles sont en sous-effectifs, arrivent souvent trop tard pour empêcher que ne s'exercent des violences ou, lorsqu'elles arrivent suffisamment tôt, demeurent limitées dans leur intervention par le nécessaire respect du sacro-saint principe de légitime défense. Un principe en vertu duquel nul ne saurait riposter à une menace d'une façon exponentielle à l' attaque, afin que celle-ci soit graduée et proportionnée, mais qui, à l'épreuve des faits, fait craindre le pire pour ces mêmes forces de l'ordre. Je crois qu'il conviendrait désormais d'étendre la notion en permettant à des personnes privées de pouvoir anticiper ladite agression en cas de flagrant délit afin de pallier les risques encourus au premier chef par les victimes. En effet, les critères retenus par la circonstance de légitime défense place, in fine, sur un même pied d'égalité les délinquants et ceux qui en subissent les infractions. 

Régis de Castelnau : Le cas de Jean-Louis Leroux est absolument exemplaire. Le nombre de vols dont il avait été victime et le nombre de plaintes qu’il avait déposées en vain démontrent le retrait de l’État et son impossibilité désormais à assurerla sécurité des citoyens, ou au moins essayer de le faire. Rappelons qu’en France, à la différence des États-Unis par exemple, le fait de posséder des armes est interdit aux particuliers et c’est un monopole de l’État, chargé de maintenir l’ordre et la sécurité dans la société civile. Et c’est bien cette mission qui est la contrepartie de cette interdiction. Le problème est qu’aujourd’hui, et il faut le dire nettement l’État a abandonné la France périphérique et en particulier les territoires ruraux à une délinquance prédatrice qui met les habitants en rage et peut les amener pour pallier l’impuissance affichée de l’État à recourir à l’autodéfense. Et il n’y a pas beaucoup d’arguments à opposer à une population qui ne veut pas d’une violence incontrôlée mais qui ne supporte plus d’être ainsi abandonnée. Il y a des centaines d’exemples de cette dégradation de la vie civique dans les petites villes et dans les campagnes. La nouveauté depuis une quinzaine d’années, c’est l’arrivée de gangs étrangers organisés et qui se livrent à une véritable prédation sur les territoires qu’ils occupent. C’est l’exemple extraordinaire des associations caritatives dont certains de ces groupes ont pris le contrôle ! Les associations Emmaus par exemple, dans l’ouest ellessont contrôlées par des réseaux tchétchènes qui récupèrent la partie lucrative des dons pour mettre alimenter les trafics dans leur pays d’origine. Ce sont les Roms souvent mandatés par des ferrailleurs qui récupèrent tous les métaux possibles allant jusqu’à profaner les cimetières pour y récupérer les croix métalliques ou couper les fils de téléphone pour récupérer le cuivre. Il y a aussi chose extraordinaire, le vol de bétail dans les champs ou carrément du matériel agricole lourd qui prend ensuite le chemin des Balkans. Les compagnies d’assurances ne suivent plus, et les gendarmes faute de moyens n’interviennent même plus. Le pire étant qu’en général les auteurs des forfaits sont connus mais que dans le souci d’éviter des troubles sociaux, les forces de l’ordre vont se garder d’intervenir.

La question des « quartiers perdus de la république » est une peu différente, la faillite du système d’assimilation à la française, a concentré dans les banlieues anciennement rouges des populations dont la majorité n’a aucune perspective d’intégration. L’État s’est retiré de ces territoires et la nature ayant horreur du vide en a laissé l’organisation à l’alliance entre la pègre et les barbus, le tout avec des administrations municipales qui pour se reproduire se vautrent très souvent dans un clientélisme qu’on n’imagine pas. Aucune tendance politique n’est épargnée et aujourd’hui en Seine-Saint-Denis le parti de Christoph Lagarde en fait une splendide démonstration.

Comment expliquer ce renoncement total de l'Etat en matière d'ordre public ? Quelles en sont les causes ? Est-ce dû à de trop lourdes préoccupations budgétaires où est-ce également le fait d'une vision idéologique de la politique pénale ou de la répression différenciée selon les profils de délinquants ou criminels ? 

Gérald Pandelon : Il manque effectivement les moyens mais je crains que l'essentiel ne soit ailleurs. Il faut en effet avoir le courage de reconnaître que nos politiques sont dépassés par les nouvelles formes que prend aujourd'hui le grand banditisme, plus précisément le néo-narco-banditisme des cités. Il convient selon nos édiles d'acheter la paix sociale, ce qui constitue le cadre indépassable de la philosophie politique de nos gouvernants depuis 40 ans. Or, cette lâcheté a conduit à une crise sans précédent de l'Etat, thème pourtant récurrent depuis le début des années 1990, qui s'avère désormais impuissant, par les instruments qui sont les siens (respect des droits de l'homme, idéologie de l'excuse absolutoire, respect du principe de présomption d'innocence, davantage d'ailleurs pour de gros voyous que pour des citoyens lambda ou des avocats), à extirper ce diable, dont Baudelaire disait que "sa plus belle ruse était de nous faire croire qu'il n'existait pas", un mal endémique qui a son siège au coeur de la République. A cette lâcheté congénitale du politique, mêlée à une incompétence crasse sur le phénomène, se rajoute ce que le philosophe allemand de l'Ecole de Francfort, Jürgen Habermas nommait le "patriotisme constitutionnel", à savoir une idéologie reléguant la vérité et l'observation objective des faits, donc la réalité, au respect des seules procédures au sein d'un État de droit. Or, c est précisément cette pensée qui génère de la faiblesse dans l'action à l'heure où l'avenir, qu'on l'accepte ou le déplore, sera celui des démocratures, selon le mot de Nicolas Baverez. 

Régis de Castelnau : C’est d’abord une question de moyens, et clairement l’inspection générale des finances de Bercy s’opposera à toute allocation de ressources supplémentaires aux forces policières chargé de l’ordre républicain sur le territoire et surtout chargé de prévenir et de lutter contre la délinquance qui pourrit la vie des citoyens : violence, vols, cambriolages, agressions gratuites, toute cette violence de tous les jours dont les statistiques nous ont montré l’explosion.

C’est exactement la même chose avec le service public de la justice. Je recommande la lecture du livre remarquable d’Olivia Dufour «Justice, une faillite française » remarquable diagnostic et réquisitoire contre cet État refusant pour des raisons budgétaires de doter la France d’une Justice digne de ce nom. Alors, face à ce manque de moyens, tant des forces de l’ordre que de l’appareil judiciaire, un certain nombre de comportements on finit par être adoptés. Il y a tout d’abord une forme de consensus entre les forces de police et les parquets pour laisser impunie toute une délinquance que l’on va qualifier « de tous les jours », délinquance qui a quand même un impact considérable sur la population. On trouve ainsi banal qu’à diverses occasions des milliers de voitures, qui sont celles des pauvres, soient incendiées. Il n’y a jamais ni recherche des auteurs (en général bien connus des forces de police) et une volonté de minorer le phénomène de la part des pouvoirs publics. Pareil pour les cambriolages, les vols avec ou sans violence, les agressions gratuites etc. Il faut savoir qu’il y a en France 1 million et demi d’infractions avec auteurs connus par an qui ne sont pas poursuivies ! Concernant la répression pénale deux facteurs rendent celle-ci impuissante. Tout d’abord énormément de décisions ne reçoivent aucune exécution, faute de moyens, c’est-à-dire de magistrats chargés de les prendre en charge, et de moyens techniques (nombre de places de prison, éducateurs, juges de l’application des peines), ce qui fait que des gens ayant parfois jusqu’à 20 condamnations sur leurs casiers judiciaires n’ont jamais fait une minute de détention. La valeur dissuasive de cette répression n’existe pas. Mais il y a aussi une part d’idéologie, ou évidemment la culture de l’excuse est très prégnante et aboutit à un « à quoi bon » tout à fait démobilisateur. Il y a une perception justifiée que la répression s’abat sur des populations déjà défavorisées ou marginales, alors beaucoup pensent que ce n’est pas la peine d’en rajouter. Paradoxalement, l’incroyable répression dont ont été l’objet les gilets jaunes et le mouvement social le démontre aussi. Dès lors qu’ils se sont trouvés en face des couches populaires et non plus des populations marginales, des magistrats ont eu la main particulièrement lourde. Ce qui démontre que le « laxisme » qui existe lorsqu’on examine les conséquences de la répression n’est pas une fatalité, mais relève bien un choix politique.En tout cas, il n’est pas excessif de dire que cette délinquance a été aujourd’hui en partie dépénalisée. Ce qui pour les « honnêtes gens » est quelque chose d’insupportable quand ils y sont confrontés. Il y a également un domaine où les magistrats ont la main particulièrement lourde comme le démontre l’affaire Leroux. Terrorisé par les risques de basculement dans l’autodéfense et la violence arbitraire qui l’accompagnerait, les tribunaux condamnent lourdement toutes les velléités de légitime défense. Suscitant d’ailleurs une incompréhension et une rage de très mauvais augure.

Comment remédier à cette situation ? Comment éviter que l'ordre public ne se dissolve davantage ? 

Gérald Pandelon : Il faudrait une vision et une volonté. En outre, du courage, un courage qui fait cruellement défaut. A telle enseigne que de façon fataliste ou cynique, je me pose la question de savoir s'il n'est pas urgent de ne rien faire. Idéalement pourtant , la solution consisterait à mettre entre parenthèses, fusse sur une période limitée, un régime de suspension provisoire des libertés, afin de juguler l'accroissement des crimes et délits, et permettre de restaurer enfin l'autorité. 

Régis de Castelnau : Je pourrais vous répondre lapidairement, « en débarrassant la France de ce gouvernement et de ce président qui n’ont qu’une obsession : démanteler les services publics y compris des grands services publics administratifs régaliens que sont la police et la Justice ». Lorsque l’on voit les réformes d’organisation et de procédure judiciaires adoptées au printemps dernier, la volonté d’Emmanuel Macron apparaît clairement. Rendre plus difficile, plus compliqué, plus cher l’accès à la justice en espérant tarir la source des contentieux. C’est exactement ce qui s’est passé avec les ordonnances travail où le recours aux prud’hommes a été à ce point compliqué, que le nombre d’affaires dont ces juridictions sont saisies s’est complètement effondré.

Donc pour remédier à la situation décrite, et revenir à un ordre républicain qui n’est plus aujourd’hui assuré, il n’y a qu’une solution : redonner à la police et à la justice les moyens d’exercer leurs missions.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

L'ex-rappeuse Diam's ouvre une agence de voyages (réservée aux musulmans)

02.

Tout le monde, il est bio, tout le monde, il est gentil mais le BIO ne fera pas de miracle

03.

Patrick Bruel se pète le genou et retrouve l’amour, Britney Spears le pied et reste sous tutelle, Adele les plombs et reste seule; Benjamin Biolay in love d’Anaïs Demoustier, Nicolas S. & Carla B. de leur canapé; Voici sait des trucs sur Benjamin G.

04.

Coronavirus : Italie, Corée du Sud et contaminations non détectées, la France se prépare-t-elle assez à une potentielle pandémie ?

05.

Yassine Belattar trouve que Jean Messiha a "une tête de chameau". Et SOS racisme applaudit !

06.

Procès Fillon : le candidat malheureux à la présidentielle fait-il face à une justice équitable ?

07.

Instituteur de Malicornay : à quoi joue l’éducation nationale ?

01.

Les traders, tous les mêmes !

01.

L'ex-rappeuse Diam's ouvre une agence de voyages (réservée aux musulmans)

02.

Instituteur de Malicornay : à quoi joue l’éducation nationale ?

03.

Sos macronie en perdition ? Le poids des (non) mots, le choc des photos

04.

Patrick Bruel se pète le genou et retrouve l’amour, Britney Spears le pied et reste sous tutelle, Adele les plombs et reste seule; Benjamin Biolay in love d’Anaïs Demoustier, Nicolas S. & Carla B. de leur canapé; Voici sait des trucs sur Benjamin G.

05.

La réaction de la femme de Griveaux

06.

Coronavirus : Italie, Corée du Sud et contaminations non détectées, la France se prépare-t-elle assez à une potentielle pandémie ?

01.

Comment l’Allemagne est devenue le maillon faible de l’Europe

02.

Procès Fillon : le candidat malheureux à la présidentielle fait-il face à une justice équitable ?

03.

Attentat de Hanau : ce terrible poison que contribuent à répandre les ambiguïtés européennes sur l’immigration

04.

Instituteur de Malicornay : à quoi joue l’éducation nationale ?

05.

Montée de la contestation radicale, aveuglement gouvernemental, l’étau qui asphyxie insensiblement la démocratie française

06.

La réaction de la femme de Griveaux

Commentaires (11)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
lasenorita
- 14/02/2020 - 19:05
Les Français ne sont plus en sécurité dans leur pays!
Tous les jours des ''jeunes'' agressent,avec un couteau,des Français pour les voler, et ces ''jeunes'' ne sont pas punis! Nos policiers se plaignent de ne pas avoir assez de moyens pour lutter contre la délinquance. Nous payons pourtant des impôts importants à l'Etat afin qu'il nous protège et qu'il fasse,en sorte,que nos policiers puissent exercer leur métier mais ''l'Etat'' ne le fait pas! Nous serons bientôt obligés de faire notre police nous mêmes.. Hollande a augmenté mes impôts de 50% et Macron me pique des sous dans ma retraite.. Les ''incompétents'',qui nous gouvernent,donnent mes sous aux terroristes musulmans,qui nous envahissent,au lieu de les donner aux policiers ''français'' afin qu'ils arrêtent tous ces terroristes musulmans qui nous pourrissent la vie et qui arrivent de plus en plus nombreux dans notre pays!
zelectron
- 14/02/2020 - 17:27
petit chamboulement de certaines "professions"
La moitié des juges, des directeurs de prisons et des commissaires de police devraient être élus ! et d'autres probablement . . .
contrats de cinq ans prorogeables avec nouveau vote à 10 ans voire 15 exceptionnellement
zelectron
- 14/02/2020 - 17:18
Incompétence crasse du personnel politique
Remplacer la quantité phénoménale de fonctionnaires au QI proche du serin par en bien moins grand nombre de véritables éléments de qualité ,ayant une expérience du privé d'au moins 5 à 10 ans, très bien payés mais sous statuts civils sans avantages ni délires temps de travail ou RTT abscons avec des moyens informatiques puissants (culture dans ces domaines serait un plus) l'état pourrait probablement fonctionner avec 2 à 2,5 millions d'employés 3 à 4 fois mieux. (pourquoi pas en travail à domicile ?)
L’ÉDUCATION FAIT LA PUISSANCE DES NATIONS !