En direct
Best of
Best of du 27 juin au 3 juillet
En direct
ça vient d'être publié
light > Insolite
L'or sur
Voici un mystérieux masque d'or pour se protéger de la Covid-19
il y a 6 heures 15 min
pépites > Sport
Respect piloté
Des pilotes posent un genou à terre avant le départ du grand prix d'Autriche
il y a 7 heures 37 min
pépites > France
Un incendie pas encore éteint
Pour la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France la crise a été gérée sans prise en compte de principes fondamentaux
il y a 8 heures 15 min
pépites > Education
Médaille en chocolat
Dans certaines académies, on félicite les enseignants avec des badges
il y a 9 heures 17 min
rendez-vous > Science
Atlantico Sciences
Ce trou noir monstrueux dévore l'équivalent d'un Soleil par jour ; Pour coloniser Mars, il faudra au moins 110 personnes »
il y a 12 heures 39 min
décryptage > Politique
Fluctuat et mergitur

Plus fort qu’Ali Baba et les 40 voleurs : Anne Hidalgo et ses 37 adjoints !

il y a 12 heures 41 min
décryptage > Environnement
"Grandes villes vertes"

Ecologie et économie sont-ils compatibles ?

il y a 12 heures 59 min
décryptage > Politique
Un vélo nommé problème

Aurelien Véron : « La politique anti-voitures d’Anne Hidalgo est extrême et quasi sectaire »

il y a 13 heures 12 min
décryptage > Santé
Téléphonie addictive

Rester scotché jusqu’à tard le soir sur l’écran de son smartphone nuit plus à la santé mentale que ce vous imaginez sans doute

il y a 13 heures 55 min
décryptage > International
De l'eau dans le gaz

Nord Stream 2 : le pipeline voulu par l’Allemagne qui met le feu aux relations entre les Etats-Unis et l’Europe

il y a 14 heures 36 min
pépites > International
Il y a toujours pire ailleurs
L'Angleterre réouvre les pubs dans la cacophonie générale
il y a 6 heures 48 min
pépites > Politique
Speedy Castex
À peine arrivé à Matignon, Jean Castex veut "aller vite"
il y a 7 heures 55 min
light > Insolite
La revanche des singes
En Thaïlande, les singes font la loi dans la ville
il y a 8 heures 34 min
pépite vidéo > Media
ONPC c'est fini
ONPC touche à sa fin, voici le best-of des clashs de l'émission
il y a 12 heures 8 min
décryptage > Santé
Bonnes feuilles

Les leçons du combat d’une urgentiste contre le coronavirus

il y a 12 heures 40 min
décryptage > Culture
Atlantico Litterati

"Les femmes de" par Caterina Bonvicini

il y a 12 heures 43 min
décryptage > International
Retour Ottoman

L'expansionnisme turc aura-t-il raison de l'OTAN ?

il y a 13 heures 1 min
rendez-vous > Environnement
Atlantico Green
Ce que les scientifiques ont découvert grâce à l’anthropause, cette grande mise à l’arrêt de l’activité humaine liée à la pandémie Covid-19
il y a 13 heures 39 min
décryptage > Loisirs
À consommer avec modération

Moscow Mule et cocktails vegans : petite liste des long drinks tendances de l’été

il y a 14 heures 13 min
décryptage > France
Abandon de souveraineté

Souveraineté numérique : le choix inquiétant fait par la BPI pour l’hébergement des données sur les prêts des entreprises françaises affaiblies par le Covid-19

il y a 14 heures 57 min
© LIONEL BONAVENTURE / AFP
© LIONEL BONAVENTURE / AFP
Retraites

Retraites : ces discrètes lézardes qui ébranlent de plus en plus la majorité LREM

Publié le 17 décembre 2019
Alors que l’exécutif s'embourbe dans une nouvelle crise politique avec la réforme des retraites, de nouvelles fractures internes semblent isoler le gouvernement d'une partie de sa majorité.
Jean Petaux
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean Petaux est docteur habilité des recherches en science politique. Ingénieur de recherche, directeur de Communication, des Relations extérieures et institutionnelles de Sciences Po Bordeaux, il dirige une collection aux éditions Le Bord de l’Eau, «...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Alors que l’exécutif s'embourbe dans une nouvelle crise politique avec la réforme des retraites, de nouvelles fractures internes semblent isoler le gouvernement d'une partie de sa majorité.

Atlantico : On sait que la majorité est partagée entre un camp plus à gauche et un camp plus à droite/ Jusqu'alors, ces deux camps faisaient bloc commun. Néanmoins, la réforme des retraites ne fait-elle pas naître ou du moins ne met-elle pas en relief les fractures internes à la majorité ?

Jean Petaux : La réforme du système des retraites est considérée comme un de ces « marqueurs politiques » lourds dont on estime qu’ils ont la particularité de cliver profondément les positions des acteurs et des équipes sur la scène politique. Jadis (années 70-80) la « nationalisation » (ou son exact contraire, la « dénationalisation ») était à ranger dans ce registre des dossiers politiques structurant les rapports gauche/droite par exemple ou modernisateurs/conservateurs. Dans le même ordre d’idée la question de la « décentralisation » a connu le même statut. On constatera d’ailleurs que pour chacun de ces clivages la ligne de partage « droite/gauche » n’est pas toujours la seule opératoire et que par, exemple, on pouvait trouver des partisans des nationalisations des outils de production dans une droite tenant de l’interventionnisme d’Etat (une certaine forme de gaullo-pompidolisme) et des libéraux intégristes (comme Madelin par exemple voire Balladur pourtant « élevé » sous Pompidou dont il fut le secrétaire général à l’Elysée). La majorité actuelle n’échappe pas à ses lignes de fracture internes. Elle ne le peut d’autant moins qu’elle est, consubstantiellement, le produit d’un accouplement original entre une « carpe » et un « lapin ». Pour avoir érigé le slogan « De droite et de gauche en même temps » au rang de mantra, la majorité présidentielle, endossant sans réserve la « posture macronienne », affiche forcément ses fractures internes. Celles-ci ne sont donc plus simplement de façade dès lors qu’elles apparaissent sur un dossier aussi politiquement lourd et sensible que celui des retraites. D’une certaine manière il s’opère-là comme un renforcement dialectique. Les retraites, parce qu’elles peuvent procéder de systèmes différents (les plus connus d’entre eux étant la « répartition » de type solidariste et la « capitalisation » de type capitaliste) mais aussi de calculs eux-mêmes différents voire opposés (on le voit bien dans le fameux débat entre « réforme systémique » et « réforme paramétrique »), les retraites sont en quelque sorte ontologiquement clivantes. Comme la majorité présidentielle elle-même est originellement clivée entre sensibilités et origines différentes (entre « gens de gauche » réformistes et « gens de droite » réformateurs…), sa nature réaffirme l’expression des clivages et renforce une représentation fracturée de cette même majorité. C’est la fracture qui se nourrit de la fracture du fait même du caractère fracturé du groupe. En français dans le texte : de l’auto-allumage vers l’explosion… ou la faille sismique.
 

La majorité peut-elle sortir indemne de ce conflit ? N'est-ce pas, quelque part, le début de la fin pour LREM ?

Jean Petaux : Ma réponse précédente pourrait laisser entendre (ou laisser espérer…) à plus d’un que l’avis de décès de LREM serait en cours, sinon de publication, du moins de rédaction. Je crains fort que ceux qui pensent cela en soit réellement pour leurs frais. En politique il y a une règle supérieure aux autres : le principe de réalité. Il est très rare qu’une formation politique, tels les petits rongeurs de Scandinavie, les lemmings, pratique le suicide collectif. On a certes vu des partis politiques, ou des coalitions partisanes, mettre un point d’honneur à perdre avec une rigueur, une détermination, une méthode, une application, à faire pâlir d’envie les Clausewitz de la stratégie politique. Citons quelques exemples… À droite, en 2001, la défaite de Philippe Seguin à Paris est un chef d’œuvre. En 2002, celle de Lionel Jospin dès le premier tour de la Présidentielle est une sorte de cas d’école exceptionnel à monter dans sa complexité. Il a fallu trouver le moyen de régler cette question apparemment insoluble : comment trouver et susciter autant de candidatures à gauche pour empêcher la qualification au second tour du candidat le mieux placé de tous ces « pieds nickelés » ? Et donc y parvenir au soir du 21 avril 2002. Cinq ans plus tôt, « la dissolution de l’Assemblée nationale (de 1997) pour convenance personnelle (par Jacques Chirac) » était pointée par Lionel Jospin en 1998 comme le modèle d’une « expérimentation hasardeuse ». Jospin pouvait encore alors se permettre de donner des leçons à Chirac. Et que dire de l’automne 2016 pour François Hollande qui réussit quand même à tout faire pour être dans l’incapacité de présenter sa propre candidature à sa succession. On tutoie le chef d’œuvre ici.

Pour ce qui concerne le destin futur de LREM il n’y a pas plus de probabilité que le dossier des retraites participe à sa perte (ou « à sa fin » comme vous le dites) qu’il ne renforce ce « mouvement » qui se révèle notoirement incapable de penser la politique, dans son sens de « compétition » et/ou dans celui de « projet ». Il faut se garder des pronostics simplistes en la matière. On pourrait même pousser le paradoxe jusqu’à son terme. L’électro-encéphalogramme politique de LREM est plutôt plat. Une majorité des députés ne comprend rien aux enjeux politiques, n’a aucun ancrage territorial et se révèle inapte à endosser le « costume » de défenseur de la politique conduite par Emmanuel Macron et Edouard Philippe.  Avec un tel « savoir-faire », difficile de tomber plus bas. Les Gaullistes de 1959 ont eu leurs « Godillots » (marque de chaussures des militaires avec lesquels ils marchaient droit, sans trop se fatiguer le cervelet). Les Républicains En Marche ont le « sebago » assez souple et trainent leurs mocassins à glands sans trop comprendre, pour une bonne partie d’entre eux, ce qui se joue. Les plus branchés ont des « docksides » : ça peut être utile en cas de gite du navire gouvernemental, à plus forte raison quand le pont a été savonné par des épisodes calamiteux à répétition… Le dernier en date étant le suicide politique du « bosco » Delevoye. Mais, au final, tous ces petits marquis du régime actuel n’ont aucune envie de se battre pour des « plats de lentilles » et attendront, pour la plupart, bien sagement, la fin des hostilités… pour tenter de réexister politiquement lors des Régionales de 2021 où les « grandes et petites manœuvres » ont déjà commencé comme l’a révélé la Lettre A en fin de semaine  passée.

Comment Emmanuel Macron peut-il éviter l'éclatement de sa majorité ? 

Jean Petaux : LREM est un parti césariste qui tire une partie de sa cohésion du ciment que produit le « Premier des Marcheurs » lui-même, Emmanuel Macron. Cette « propriété cohésive » du leader n’est pas d’ailleurs le seul trait caractéristique des partis à forte personnalisation du leader. Même dans des formations politiques apparemment moins « obsédées » par le culte du « rassembleur » ou du « leader », cette dimension « incarnée »  du chef, en France surtout (on ne raccourcit par son Roi impunément sans que cet acte « pèse comme une chape de plomb sur le cerveau des vivants (ou des générations à venir) » pour paraphraser la belle phrase de Karl Marx (à noter ici plusieurs étouffements de lecteurs d’Atlantico à la lecture de ce nom…) dans la préface de la 3ème édition du « 18 Brumaire » . En France donc la figure du leader politique est essentielle : « le premier des Français » (de Gaulle dixit Coty) ; « le premier des gaullistes » (Pompidou) ; « le premier des socialistes » (Mitterrand) ; avant eux le « petit père Maurice (Thorez), le « fils du peuple » ». Même un paisible bourgeois comme Raymond Barre, pas césariste pour deux sous, lors de la campagne présidentielle de 1988, s’est cru obligé d’avoir un slogan aussi « personnalisé » que « Barre Confiance » : un quasi-paquet de lessive en somme !

Emmanuel Macron incarne totalement le destin de La République en Marche. Tant qu’il sera là, qu’il donnera le sentiment de souhaiter se représenter aux suffrages des Français en 2022, sa majorité présidentielle tiendra et ne se défera point. Il pourra y avoir du tangage, du roulis, des départs, des retournements et de « lâches abandons » : il restera toujours le « béton Macron » pour combler les trous des trahisons et séditions. Emmanuel Macron n’a pas plus de soucis à se faire que François Mitterrand pouvait ne pas s’en faire entre 1986 et 1988, sur son aptitude à se faire réélire au prochain rendez-vous électoral présidentiel, avec une majorité plutôt élargie. Cela n’empêchera pas les « claques » électorales programmées pour les Municipales 2020, les Départementales et Régionales de mars 2021 et, avant cela, les Sénatoriales de l’automne 2020. Mais cela n’aura pas vraiment de sens pour les Présidentielles de 2022 où les ennuis que ne manquera pas de rencontrer Emmanuel Macron trouveront forcément leurs racines dans les erreurs et maladresses de son premier quinquennat, au titre desquels risque bien de figurer, dans le haut du classement, la gestion calamiteuse du dossier « Retraites ». Comme l’homme est authentiquement doué, capable de vrais come-backs spectaculaires et audacieux, on se gardera bien de l’enterrer avec l’hypothétique éclatement de sa majorité. N’en déplaise à ses détracteurs : Emmanuel Macron tient bien le coup. N’en déplaise à ses avocats : Emmanuel Macron n’aura pas toujours des atouts forts à sortir de sa manche, comme la magie de la parole, la langue d’Esope et la science de l’hypnose du python Kaa, le Serpent de Kipling. Il arrive-même parfois que les meilleurs joueurs de Poker ne sortent qu’une petite paire… En politique, à l’impossible nul n’est tenu, mais le pire n’est pas toujours sûr.

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Mots-clés :
Politique, LREM, retraites
Thématiques :
Commentaires (10)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Ganesha
- 17/12/2019 - 19:32
Grotesque ?
Ce qui est étonnant, ce sont les papys Atlantico qui paraissent convaincus que lorsque Marine Le Pen arrivera au pouvoir, elle confisquera leur petit patrimoine auquel ils sont si attachés.
C'est grotesque !
lasenorita
- 17/12/2019 - 17:30
Les ''casseroles'' de Macron
Macron traîne, lui aussi, bien des casseroles :ainsi il a fait sa pub,pour sa campagne présidentielle,avec les sous des contribuables de Lyon, sans parler de Las Vegas, de ses impôts qu'il n' a pas entièrement déclarés pour ne pas payer l'ISF(comme Hollande)!Pour sa campagne présidentielle Macron a reçu des sous des pays musulmans ''étrangers'', ainsi il a dit à Alger, sous la dictée de Bouteflika (ou plutôt de son ministres) que ''la colonisation est un crime pour l'humanité'' pour remercier les musulmans de leur générosité! Si les musulmans sont si heureux,maintenant,qu'ils ne sont plus ''colonisés'': pourquoi quittent-ils ''leur'' pays ''indépendant'', par millions,et pourquoi vont-ils retrouver ces non-musulmans qui les ont ''exploités'' en France?
Bobby Watson
- 17/12/2019 - 15:58
Non, pas Jean Petaux !
M Ferjou, pourquoi nous infligez-vous régulièrement un pensum signé JP ? Autant certains de vos chroniqueurs brillent par leur clarté et leur profondeur, autant ce plumitif verbeux , adepte du " en même temps " macroniste, ne nous apprend rien. Entre deux propos flagorneurs à l'égard du pouvoir, cet ex-juppéiste nous inflige des poncifs assortis de barbarismes dignes de son maître comme cette « propriété cohésive » (sic) ... Par pitié,