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© JOSEPH PREZIOSO / AFP
Consensus

Esther Duflo : petites questions critiques sur un prix nobel très (trop ?) consensuel

Publié le 15 octobre 2019
La chercheuse française, Esther Duflo, a reçu lundi le prix Nobel d'économie 2019 aux côtés des chercheurs américains Abhijit Banerjee et Michael Kremer. Tous trois ont reçu le prix pour leurs travaux portant sur la lutte contre la pauvreté.
Alexandre Delaigue est professeur d'économie à l'université de Lille. Il est le co-auteur avec Stéphane Ménia des livres Nos phobies économiques et Sexe, drogue... et économie : pas de sujet tabou pour les économistes (parus chez Pearson). Son...
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Alexandre Delaigue est professeur d'économie à l'université de Lille. Il est le co-auteur avec Stéphane Ménia des livres Nos phobies économiques et Sexe, drogue... et économie : pas de sujet tabou pour les économistes (parus chez Pearson). Son...
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La chercheuse française, Esther Duflo, a reçu lundi le prix Nobel d'économie 2019 aux côtés des chercheurs américains Abhijit Banerjee et Michael Kremer. Tous trois ont reçu le prix pour leurs travaux portant sur la lutte contre la pauvreté.

Atlantico : Le prix Nobel d'économie a été attribuée à trois chercheurs, Esther Duflo, à son mari Abhijit Barnerjee, et à Michael Kremer. En quoi les travaux d'Esther Duflo sur la pauvreté sont-ils particulièrement remarquables ?

Alexandre Delaigue : Ce que ce prix récompense c’est d’abord une approche. Il y a une approche chez Esther Duflo qui ressemble à celle de Thomas Piketty et qui consiste à faire parler les données. Mais pour Esther Duflo, il ne s’agit pas d’aller chercher des données historiques, par exemple en allant chercher de vieilles feuilles d’imposition, mais c’est par le biais d’expérimentation qu’il s’agit de construire des résultats empiriques. Ce prix vient acter le tournant empirique chez les économistes et d’un certain point de vue, la révolution de la crédibilité.

Après l’Académie a choisi un symbole très consensuel. C’est une femme jeune et européenne qui est récompensée, entourée d’un américain et d’un indien. Et leurs recherches sont des recherches empiriques sur la pauvreté. Cela va totalement dans le mouvement d’une économie qui doit servir aux gens, qui se présente comme une science humble. Les économistes aujourd’hui aiment se présenter comme des sortes de plombiers, qui connaissent les tuyaux et qui savent réparer certaines fuites. Ce prix-là récompense donc ce mouvement. Et le dernier à avoir reçu un prix aussi jeune était un théoricien : on le remplace par une jeune empiriste. Il y a donc une volonté de clore un chapitre et d’en ouvrir un autre pour l’économie. Il faut rappeler que ce sont les cinquante ans de ce prix,  le prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel. Pour cet anniversaire, l’Académie a fait un choix très, très consensuel, que ce soit sur le choix de personne et sur le choix des thèmes de recherches.

Est-ce que cela signifie que les modèles théoriques en économie disparaissent de plus en plus ?

Il y a souvent des cycles de ce genre en économie. Il y a toute une période où des gens ont obtenu des prix sur de la collecte de données. Les inventeurs du PIB, comme le Russe Leontiev, étaient des économistes qui considéraient qu’il fallait fabriquer de la donnée. Ensuite on a eu toute une phase où être un bon économiste, cela voulait dire être un théoricien. Cela a cessé entre les années 1980 et 1990. Avec les nouvelles technologies de l’informatique, on a eu de plus en plus de données. On a donc eu un mouvement qui a consisté à utiliser des nouvelles techniques empiriques, ce qu’on appelle par exemple des expériences naturelles. Ce tournant empirique est allé dans beaucoup de directions. Beaucoup de gens pensaient qu’un économiste comme David Card allait obtenir le prix cette année pour ses recherches empiriques sur les effets du salaire minimum, ou grâce à ses études sur les effets de l’immigration sur les salaires et l’emploi. Un autre économiste est dans ce champ-là : Raj Chetty, qui enseigne à Harvard et qui fait de l’expérimentation sur la progression sociale et la mobilité sociale. C’est lui qui prend en charge le cours introductif à Harvard ce qui a été interprété comme une vraie rupture. Beaucoup d’économistes tiennent un propos très caricatural là-dessus et disent : la théorie, c’est fini, maintenant ce qui compte, c’est la réalité et les données.

Est-ce le même mouvement qui domine en France ?

En France, on a bien sûr des chercheurs qui font de l’empirisme. L’économie étant une discipline internationalisée, les chercheurs doivent suivre le mouvement. Avant, les papiers qui sortaient étaient des articles avec des modèles théoriques très fins et astucieux, et une vérification en fin de papier avec des données. Maintenant, c’est l’expérimentation qui est au cœur de l’article.

On a donc des chercheurs qui travaillent dans ce sens. Prenez par exemple un article récent sur les effets des trente-cinq heures, par Etienne Wasmer et Matthieu Chemin. C’est un article qui utilise des méthodes empiriques. Ils comparent les effets de la loi sur l’emploi en Alsace-Lorraine (où la loi a été appliquée de manière différente) et dans les autres régions françaises.

Il y a donc des gens qui appliquent ce type de méthodes, mais cela n’a pas encore le poids, ni l’impact sur les politiques publiques que cela peut avoir aux Etats-Unis. Aux Etats-Unis, c’est bien plus intégré dans les questions de politiques publiques que cela ne l’est en France.

Y a-t-il des limites à ces méthodes expérimentales ?

Il y a beaucoup de gens qui ont un discours critique ou désabusé par rapport à l’expérimentation faite comme cela.

Il y a un discours critique sur le plan éthique. Il s’agit quand même d’aller faire des expériences dans des pays en voie de développement. Même s’il y a des contrôles et que ces économistes sont des gens qui veulent bien faire, cela reste quand même des expériences alternatives sur l’efficacité de certains dispositifs. Cela pose question : le groupe témoin ou le groupe à qui l’on a donné une méthode moins efficace, a-t-il été moins bien traité ?

Mais la question qui se pose, surtout, c’est celle des conclusions qu’on peut tirer de ces recherches. Quelle est la portée exacte de ce champ de recherche ? Si vous découvrez qu’en 2003, donner à un paysan tanzanien des sous plutôt qu’un sac de semence, qu’en concluez-vous généralement sur le développement ? Quelle est l’échelle qu’on peut donner à ce type de recherches ? Le caractère reproductible n’est pas évident. Il y a une question d’échelle temporelle et géographique.

Enfin on peut se demander ce qui est vraiment original dans ces méthodes. L’A/B testing, c’est une méthode qui est développée dans les entreprises depuis très longtemps. Beaucoup d’entreprises testent des produits à différents niveaux grâce à ce type de recherches. Mêmes les techniques employées, c’est quelque chose qui existait. C’est difficile de présenter cela comme quelque chose de complètement nouveau.

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Paulquiroulenamassepasmousse
- 16/10/2019 - 11:13
Un Ganeshânebâté, ayant
Un Ganeshânebâté, ayant chanté tout l'été, se trouva fort dépourvu quand la bise fut venue..... ou l'économie de "la main dans la poche du voisin", en fait une théorie économique très ancienne recyclée, que d'aucun appelleraient une "ganeshânerie"
assougoudrel
- 15/10/2019 - 19:27
Ânesha dit qu'on vit en Ploutocratie
Que pense-t-il de son département, le 93 où tous et toutes ont un drôle d'uniforme, avec une dégaine à faire rougir de honte un canard boiteux. Le seul prix Nobel qu'un des habitants de ce "paradis" pourrait avoir, serait celui du meilleur baiseur de chèvre ou d’ânesse.
Benvoyons
- 15/10/2019 - 17:53
@Citoyen-libre J'adore Gainsbourg
:)::) https://www.ina.fr/video/CAB7900591601/