En direct
Best of
Best of du 9 au 15 janvier
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

La fatigue de l’épidémie, cet élément historiquement documenté, qu’ignore superbement le gouvernement français

02.

Il paraît qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Mais qui est responsable de toute la misère du monde ?

03.

Communication politique : Jean Castex et Olivier Veran, perdus pour la France

04.

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) confirme l’illégalité de la publication d’enregistrements de Mme Bettencourt par Mediapart

05.

Nouvelle colère d'Emmanuel Macron, cette fois contre certains ministres

06.

Une étude démontre que les crises cardiaques pourraient être détectées des années à l’avance en surveillant le niveau de calcium dans les artères

07.

Révolte étudiante à Istanbul ou les prémices d’un printemps turc

01.

Affaire Duhamel : les inavouables secrets des bourgeois de la gauche caviar

02.

Trump banni de Twitter : « Nous, Français, ne pouvons accepter ce qui se joue en ce moment pour la liberté du monde »

03.

Trump, le plus détesté des présidents mais celui qui a fait une des politiques les plus profitables à tous les Américains

04.

Ces impensés de l’affaire Duhamel que masque son intense médiatisation

05.

Diam's bientôt de retour, Alain Chabat bientôt papy; Grand froid entre Charlène & Albert de Monaco, grand frais entre Emmanuel Macron & sa famille; Divorce imminent chez les Kardashian West; Ben Affleck se gave de doughnuts, Laura Smet prend un coach

06.

La fatigue de l’épidémie, cet élément historiquement documenté, qu’ignore superbement le gouvernement français

01.

Ces impensés de l’affaire Duhamel que masque son intense médiatisation

02.

Trump banni de Twitter : « Nous, Français, ne pouvons accepter ce qui se joue en ce moment pour la liberté du monde »

03.

Affaire Olivier Duhamel : Alain Finkielkraut, ne sera plus chroniqueur de l’émission 24h Pujadas, diffusée sur LCI

04.

Affaire Duhamel : les inavouables secrets des bourgeois de la gauche caviar

05.

Les complotistes et autres trumpistes ou Gilets jaunes radicalisés, enfants monstrueux de la déconstruction, de la cancel culture et des guérilleros de la justice sociale

06.

La grande épuration : mais pourquoi la Silicon Valley se comporte-t-elle comme si elle voulait donner raison aux complotistes à la QAnon ?

ça vient d'être publié
pépites > Politique
« Cher Tayyip »
Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan s'écrivent pour apaiser les tensions
il y a 4 heures 8 min
pépites > Justice
Révélations de Mediapart
Justice : enquête ouverte contre Nicolas Sarkozy pour « trafic d’influence » dans le cadre d’activités de conseil pour le groupe russe Reso-Garantia
il y a 8 heures 45 min
pépites > Politique
Jupiter
Nouvelle colère d'Emmanuel Macron, cette fois contre certains ministres
il y a 9 heures 34 min
décryptage > International
Démocratie américaine en danger

Assaut sur le Capitole : autopsie de trois jours de folies américaines

il y a 10 heures 11 min
pépite vidéo > Santé
Eviter la pénurie
Le PDG de Moderna, Stéphane Bancel, alerte sur la question de l'approvisionnement des vaccins pour l'hiver prochain
il y a 10 heures 49 min
décryptage > International
Université de Bogazici

Révolte étudiante à Istanbul ou les prémices d’un printemps turc

il y a 11 heures 27 min
pépites > Santé
Coronavirus
Bruno Le Maire et Gabriel Attal indiquent qu'un confinement est toujours possible
il y a 11 heures 55 min
décryptage > Santé
Espoir

Une étude démontre que les crises cardiaques pourraient être détectées des années à l’avance en surveillant le niveau de calcium dans les artères

il y a 12 heures 36 min
décryptage > Environnement
instrumentalisation judiciaire

Procès contre l’inaction de l’Etat : l’affaire du siècle est aussi la pire imaginable pour... le climat lui-même

il y a 12 heures 56 min
décryptage > Santé
Urgence sanitaire

Face à la Covid-19, finissons-en avec l’amateurisme public ! Le diagnostic implacable de fonctionnaires de la santé

il y a 13 heures 22 min
rendez-vous > Consommation
Atlantic-tac
Quand les billes précisent le moment et quand les disques détournent les heures : c’est l’actualité hivernale des montres
il y a 7 heures 6 min
pépites > Santé
Pénurie
Le maire de Neuilly-sur-Seine déplore que les quantités de vaccins annoncées ne soient pas au rendez-vous
il y a 8 heures 59 min
pépites > Santé
Coronavirus
La présence du virus dans les eaux usées de l'Ile-de-France en forte augmentation
il y a 9 heures 56 min
pépites > Santé
Bug
Après avoir été volontairement fermé hier le site Santé.fr de rendez-vous pour les vaccinations est ouvert en version simplifiée aujourd'hui
il y a 10 heures 28 min
décryptage > France
Couvre-feu à 18h

La fatigue de l’épidémie, cet élément historiquement documenté, qu’ignore superbement le gouvernement français

il y a 11 heures 3 min
décryptage > International
Guerre de l'information

A propos d’infox : la tentation de Joe Biden de suivre la politique des néoconservateurs

il y a 11 heures 45 min
décryptage > Santé
Mesures efficaces contre le virus

Covid-19 : les modèles d’efficacité sanitaire asiatiques, impossibles à reproduire en Europe ? 5 arguments pour démonter une imposture intellectuelle

il y a 11 heures 58 min
décryptage > Economie
Impact économique de la pandémie

Records à l’export : la Chine est-elle en train de gagner une bataille... ou la guerre des puissances commerciales ?

il y a 12 heures 53 min
décryptage > France
"Je ne livre pas les Juifs"

Il paraît qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Mais qui est responsable de toute la misère du monde ?

il y a 13 heures 2 min
pépites > Politique
Voile
Aurore Bergé dépose un amendement interdisant le port du voile aux petites filles
il y a 13 heures 24 min
© LUDOVIC MARIN / AFP
© LUDOVIC MARIN / AFP
Debriefing

Emmanuel Macron maintient son diagnostic mais laisse le soin à son gouvernement de déterminer si le cap est maintenu ou non

Publié le 27 avril 2019
Emmanuel Macron change tout ou presque sur la forme, mais assez peu sur le fond. Du coup, personne n‘est content, comme d’habitude mais il assume.
Jean-Marc Sylvestre
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ. ...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Emmanuel Macron change tout ou presque sur la forme, mais assez peu sur le fond. Du coup, personne n‘est content, comme d’habitude mais il assume.

On a souvent dit qu’Emmanuel Macron fonctionnait comme un chef d’entreprise dont la règle d’or serait le pragmatisme et la détermination. Mais en réalité, le président de la République travaille exactement comme un médecin face à ses malades.

Premier temps, le médecin fait un diagnostic de ce qui ne va pas, de la douleur, de la fracture, de l’infection ou plus grave encore d’un cancer. Mais le médecin fait aussi une batterie d’analyses, de radios, de scanner, bref, il utilise tout ce que la science moderne lui offre pour affiner son diagnostic et le valider.

Une fois le diagnostic formulé avec précision, le médecin va en informer son patient. Il va même, la plupart du temps, lui dire la vérité telle qu’il la voit, parce que dans la grande majorité des cas, le médecin considère que son patient doit pouvoir l’aider dans la bataille que le corps médical va mener contre la maladie. Très important, cette vérité, la façon de la dire sans mentir, ni faire culpabiliser qui que ce soit.

A partir de là, le médecin va développer une prescription thérapeutique, une opération chirurgicale, des traitements plus ou moins lourds et longs, de l’antibiotique à la chimiothérapie si nécessaire. Et il va mobiliser ses équipes dans l’accompagnement de son malade. 

Le médecin moderne n’a pas d’obligation de résultat. Aucun médecin responsable ne promettra à son malade de le guérir et de l’immuniser contre des potentielles suites. Mais tous les médecins compétents et responsables ont une obligation de moyen. Tout faire pour sauver son malade. C’est sa mission professionnelle et son engagement moral.

Dans les démocraties modernes et avancées, le médecin est un des derniers acteurs de la société dont on respecte l’expertise et le comportement. Il n’est ni de droite, ni de gauche. Parce que la maladie n’est ni de droite, ni de gauche. 

Certains traitements peuvent faire débat, quelques originaux, écologistes naturalistes ou religieux viendront critiquer la médecine moderne, en refusant une opération ou un vaccin, mais ceux-là sont extrêmes rares. Ceux qui ont élevé le principe d’une médecine naturelle au rang d’une idéologie perdent leurs certitudes quand ils sont confrontés à des métastases osseuses. 

Bref, les médecins sont recherchés et respectés à peu près partout dans le monde d’autant qu’ils ont su mettre de l’humain dans l’exercice de leur science. Ils sont même admirés de l’opinion. Molière, Hugo, Flaubert, Proust ont très bien décrit ce phénomène et sans doute contribué à grandir la réputation des médecins.

Emmanuel Macron fonctionne exactement comme un médecin, mais il ne recueille que des critiques ou des sarcasmes, parfois même de la haine, ce qui est quand même très violent et injuste.

Emmanuel Macron considère que la France est malade (il n’a pas tort), il a formulé un diagnostic en expliquant que le mal français provenait dans le contexte actuel d’un manque de compétitivité, d’une faiblesse durable et profonde qui nous empêchait d’assumer la modernité de la société internationale, la concurrence internationale, la maitrise des innovations technologiques etc. Il a utilisé toutes les analyses, les radios et les scanners qui ont été faits de la société française. Il a même écouté et interrogé longuement les patients, les vrais malades et ceux qui, comme dans Molière, sont parfois imaginaires.

Comme le médecin, Macron a dit aux patients ce dont ils souffraient. Il leur a dit la vérité. Ces explications dans le cadre du grand débat ont été très longues, parfois, mais elles ont été formulées parce que cette pédagogie fait partie du traitement et doit aider le patient à l’accepter.

Et une fois qu’il a vérifié son diagnostic, il a rédigé son ordonnance et prescrit le traitement, les antidouleurs, les opérations chirurgicales etc., etc. Et normalement il a expliqué que son équipe médicale, c’est à dire son gouvernement, allait se mettre en ordre de marche pour accompagner le traitement, l’administrer etc..

Comme le médecin, il ne peut pas garantir à 100 % le résultat. Comme le médecin, il affirme qu’il faudra un peu de temps pour retrouver toutes les capacités de progrès ... mais comme le médecin, il s’est donné une obligation absolue de moyens.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelleil n’a pas changé le diagnostic qu’il avait fait en arrivant à l’Elysée, c’est la raison pour laquelle il ne change pas le cap de sa politique. La seule chose importante qu’il semble avoir changé, c’est la méthode. C’est le comportement et le dialogue avec ses patients. Docteur Macron a donc mis de" lhumain dans son rapport à la France" et dans sa manière d’expliquer le traitement. Comme le médecin, il a entendu la souffrance, du moins il le dit et il a accepté d’augmenter les doses d’antidouleur. Mais les antidouleurs, les subventions, les perfusions ici et là, ne le détourneront pas de son traitement de fond. Il lui faut éradiquer ce déficit de compétitivité qui s’accompagne d’un laxisme administratif et qui distribue des métastases dans toutes les parties du corps social.

Comme le médecin, Macron estime que la gouvernance d’un pays ne peut être ni de droite, ni de gauche. Elle ne peut qu’être efficace.

Le professeur chef du service de cardiologie à Pompidou est respecté. Emmanuel Macron  lui a du mal à l’être. Il est rarement entendu, et assez peu écouté. C’est bien le problème.

Alors pourquoi ? Parce que la médecine est considérée comme une science exacte, ce qui n’est pas vrai. Alors que la gestion d’une collectivité nationale est une science humaine, ce qui n’est pas plus vrai.

Ce qui est agaçant chez Macron, c’est qu'il est toujours trop... Trop jeune, trop beau, trop intelligent, trop brillant, trop bon, et ce qui est insupportable, c’est qu’il a (presque) toujours raison. Du moins, il y a une arrière pensée dans l’opinion publique qui consiste à reconnaitre du bout des lèvres qu’il doit avoir raison mais qu’il s’y prend tellement mal pour expliquer ce qu’il faudrait faire, que son propos ne passe pas.

Il est trop jeune, trop brillant et trop intelligent ... Exactement comme on se méfie d’un médecin trop jeune, on n’accepte pas en France de donner le rôle de président de la République à une personnalité qui donne l’impression d’être sortie de l’adolescence, ou qui aurait pu jouer les jeunes premiers dans un film de Truffaut, si Truffaut n’était pas parti si tôt. 

La France n’a pas aimé Valery Giscard d’Estaing pour les mêmes raisons. En revanche, la France a fini par supporter François Mitterrand, Jacques Chirac, ou François Hollande parce qu’ils avaient parcouru pendant des années la France profonde, qu’ils arrivaient au pouvoir à l’automne d’une vie toute cabossée par les luttes intestines et partisanes, et qu’enfin, ils n’avaient pas des physiques de jeune premier mais de Président. 

Ce qui est étonnant, c’est que tous les prédécesseurs d’Emmanuel Macron ont été obligés à mi mandat (ou avant) de changer le cap de leur politique pour survivre et prendre une direction opposée à celles qu’ils avaient promis. François Mitterrand a changé de direction en 1983 pour prendre un virage libéral et préparer l’avènement d’un capitalisme financier. Jacques Chirac a été élu sur des options très libérales pour finir dans la tradition sociale-démocrate. François Hollande est arrivé après Nicolas Sarkozy, décimé par la crise financière internationale. Il a calmé le jeu social, mais il n‘a pas restauré la maison France. Il a, lui aussi changé de cap mais en fin de mandat, il a perdu, lui aussi les élections. 

Emmanuel Macron ne change pas de cap, mais de méthode.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (2)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Ullman
- 27/04/2019 - 13:04
INQUIÉTUDE
En somme, c’est Emmanuel DIAFOIRUS qui vient de nous entretenir des ventricules de l’omoplate, qui se propose de bien nous faire chier avec ou sans lavements, et avant une nouvelle série de ponctions ?
C’est ce qui fait que Marianne est muette ! C’est à dire sans voix, en particulier aux élections.
Muette en plus d’être exsangue, carrément en hypovolémie, aux frontières de la détresse.
Selon vous, il nous reste combien de temps à vivre ?
hoche38
- 27/04/2019 - 12:19
Le test sera le 26 mai!
Il va être intéressant de voir comment vont réagir les électeurs qui, au moins au début, ont soutenu les Gilets jaunes quand ils vont comprendre qu'ils se sont fait rouler dans la farine macronienne?