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Publié le 29 janvier 2019
Laurent Stalla-Bourdillon
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Laurent Stalla-Bourdillon, 45 ans, est actuellement curé de la Basilique de Sainte Clotilde (7e) et directeur du Service Pastoral d'Études Politiques (SPEP), enseignant au Collège des Bernardins et à l'Institut Supérieur de Formation de l'...
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LIVRE
L'Europe est-elle chrétienne ?
 
d’Olivier Roy 

Editions du  Seuil

 

RECOMMANDATION : EN PRIORITE

 

THEME

Que se passe-t-il en Europe aujourd'hui ? Entre le Brexit des Britanniques, l'afflux des migrants et la montée des populismes, l'Europe sécularisée dispose-t-elle de ressources spirituelles pour affronter le péril d'une possible fragmentation ? 

En titrant, "l'Europe est-elle chrétienne ?", le livre interroge sur la capacité de l'Europe à s'appuyer sur les valeurs infusées par le christianisme. Les difficultés proviennent non seulement de la fin d'une relation vivante à la foi chrétienne et de la pratique religieuse (la sécularisation) mais aussi de l'irruption très rapide d'une nouvelle culture libertaire"La vraie déchristianisation n'est pas tant la chute de la pratique, que la référence à une nouvelle anthropologie centrée sur la liberté humaine" p54. Les références chrétiennes tendent à se réduire à un simple héritage culturel, dont certains s'emparent pour investir le champ politique, donnant naissance à un "populisme chrétien", bien étranger à la doctrine religieuse de l'Eglise. 

Où allons-nous ? A quelques mois des prochaines élections européennes, cette analyse très bien documentée et très pertinente, offre de précieuses clés de compréhension pour envisager l'avenir de l'Europe enfin délivrée des tensions religieuses d'hier et préservée de celles qui pourraient naître demain. 

En huit chapitre, Olivier Roy répond à la question de son titre. En partant de l'évidence de l'héritage chrétien (I), Olivier Roy scrute la sécularisation progressive de l'Europe (II). Il revient sur l'émergence d'une morale affranchie de la tutelle religieuse, le modernisme (III) et sur le mouvement de sécularisation du religieux impulsé par le Concile Vatican II lui-même (IV). Enfin, il plonge dans la rupture anthropologique des années 1960 (V et VI). Constatant la divergence des représentations du sens de l'humain, il considère la manière dont les identités religieuses sont utilisées par les courants laïcistes, par les traditionnalistes ou encore par d'autres religions (VII). Il souligne enfin combien la pensée libertaire qui sous-tend l’esprit européen s’est affranchie des attaches spirituelles qui ont permis l’essor de l’Europe (VIII).

 

POINTS FORTS

-  Par les temps qui courent, certains pourraient ne pas se sentir concernés par ce titre. Or, il faut s'en emparer en urgence. Il existe inévitablement une limite aux propos lorsqu'on parle des religions, soit par l'ignorance, soit par la distance du fait de ne pas en vivre, théologiquement ou liturgiquement. Ceci étant dit, l'immense mérite du livre est de proposer une réflexion sur un sujet souvent tabou et pourtant essentiel. L'auteur recueille minutieusement les évènements à caractère religieux de ces dernières années comme autant de signaux faibles pour comprendre ce que devient le religieux dans une société sécularisée. Les valeurs religieuses sont-elles des signes seulement culturels, où sont-elles des facteurs de risques ? Comment comprendre l'extension de la sécularisation de l'espace public ? 

- Olivier Roy montre avec brio ce paradoxe selon lequel, c'est à l'heure où l'Église accepte une société civile séculière, qu'elle se trouve devant des valeurs opposées aux siennes et fondées "sur l'individualisation, la valorisation du désir..." La liberté de la personne l'emporte sur toutes les normes transcendantes, il n'y a plus de morale naturelle, commune à tous. "Le christianisme n'est plus une religion, mais une identité" p147. Le livre aide ainsi à comprendre le risque d'instrumentaliser un "christianisme culturel" et de promouvoir une identité chrétienne pour faire barrage, par exemple, à l'Islam...

- Le livre explore aussi bien l'évolution de l'Eglise que celle de l'Etat pour rendre compte du mouvement de sécularisation :  "La prise en charge des prérogatives qui auparavant revenaient à l'Eglise va bien au-delà de la question sociale. Désormais, c'est l'Etat qui doit promouvoir la vertu et se soucier de définir une morale sociale. Il n'est plus le bras séculier du pouvoir spirituel : il doit prendre en charge la question du bien et du mal.... le magistrat remplace le prêtre, ... le péché se transmue en crime et l'Etat n'hésite pas à criminaliser parfois ce que l'Eglise admettait comme la mendicité ou la prostitution."

 

POINTS FAIBLES

- L'auteur n'échappe pas à des préjugés. La sécularisation semble être un drame selon lui, car l'Eglise perd des "clients" (dixit). Or, d'un point de vue chrétien, la maturation du christianisme s'opère au moyen de, et non malgré la sécularisation qui conduit à une nouvelle manière d'exprimer l'image de Dieu, reléguant définitivement au passé celle du "vieillard barbu" qui a triomphé depuis la Renaissance.

- Le livre déploie une vision trop exclusivement sociologique de l'Eglise. Son auteur dévoile l'idée qu'il se fait de ce qu'elle est, de ce qu'elle fut, de ce qu'elle devrait être. Il ausculte une institution rétractée sur des "principes non-négociables" (le recours à ce thème vire à l'obsession) et lui reproche de ne pas proposer de vision globale de la société" p124. Ainsi, tout ce qui subsiste de religieux chrétien dans notre société participe, selon lui, de revendication identitaire. Or, selon ce que suggère le point de vue chrétien, l'Eglise tire son autorité seulement de la vérité qu'elle annonce et non d'un recours à la force.

- Le présupposé du fixisme des valeurs conduit à penser un système binaire "dedans ou dehors", "bien - mal", "permis - défendu", dont le christianisme, aurait tendance à se défendre aujourd'hui, cherchant davantage à servir un devenir de l'homme.

 

EN DEUX MOTS ..

A l'heure où le christianisme se mondialise, l'Europe continue-t-elle de se percevoir comme chrétienne ? Que reste-t-il du christianisme en Europe ? Olivier Roy observe la sécularisation progressive de l'Europe et tente de trouver les raisons de cette brutale déchristianisation : l'urbanisation, la disparition de la paysannerie, la perte de lien avec la classe ouvrière, la sécularisation du système d'enseignement, mais aussi le Concile Vatican II perçu comme "l'auto-sécularisation du religieux".

L'époque semble cependant au retour des valeurs sous la forme de nouvelles normes, tant du côté de la laïcité que des religions. La question décisive devient la source de ces valeurs. Sur quoi les fonder ? Ainsi apparaît la thèse du livre : va-t-on pouvoir échapper à la confrontation des valeurs si l'Europe se définit aujourd'hui par des références que les Eglises ne reconnaissent plus comme chrétiennes ? p39 S'il n'existe nulle part d’ordre sans un principe d’ordre, quel sera le principe d'organisation de l'Europe ? Si ce principe fut longtemps l’inspiration de la foi au Christ, permettant le développement humain individuel et le développement des nations dans l’harmonie de leurs relations, ce n'est plus le cas aujourd'hui. 

"L'Europe est-elle chrétienne ? » s’entend comme un cri d’espoir dans l’Europe de demain. Olivier Roy écarte une identité religieuse, unique et invariable : l'avenir est à construire: "Il faut reprendre la question des valeurs, "reculturer" et resocialiser les systèmes de normes, les réinscrire dans la société. Face à la mondialisation, l'enjeu est à la fois de retrouver une échelle humaine et de faire le poids par rapport au reste du monde : seule l'Europe peut répondre à ces deux objectifs. Il faudra bien revenir aux fondements, en particulier ceux de la société libérale européenne tout comme ce qui lui reste de mémoire chrétienne. Il faudra bien revenir au projet fondateur de l'Europe, au-delà de sa normativité bureaucratique. L'Europe est le seul corps où l'on puisse encore insuffler quelque esprit". p 193

 

UN EXTRAIT

"La liberté religieuse est définie comme strictement individuelle : il faut laisser grandir l'enfant sans lui inculquer de religion, qui ne peut être pour lui qu'une option parmi d'autres. Derrière la défense de la liberté religieuse, il y a une redéfinition de ce qu'est la religion, qui n'est plus ni tradition, ni communauté, mais un choix parmi tous les autres possibles. Pour simplifier : la liberté religieuse ne peut s'exercer que dans une espace préalablement sécularisé et religieusement aseptisé, pour que le choix de l'enfant devenu adulte n'obéisse à aucune contrainte." p 167 

 

L'AUTEUR

Olivier Roy est politologue, agrégé de philosophie et directeur de recherche au CNRS. Il enseigne à l'Institut universitaire européen (IUE) de Florence. Ses nombreux travaux portent sur les rapports entre le politique et le religieux, et en particulier sur l'Islam politique et la signification de « l'islamisme ». Non-croyant, Olivier Roy ne pense pas moins que l'étude de la place des religions dans la vie sociale est une clé indispensable pour comprendre l'évolution du monde. Auteur de très nombreux ouvrages, dont Islam et Occident, (Éditions sonores De Vive Voix), La Sainte ignorance. Le temps de la religion sans culture, (Le Seuil, 2008)  En quête de l’Orient perdu. Entretiens avec Jean-Louis Schlegel, (Le Seuil, 2014) et La Peur de l’islam, Éditions de l’Aube, coll. « Le monde des idées », 2015, il est un des plus fins observateurs de nos sociétés en quête de sens.

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