En direct
Best of
Best of du 25 au 31 juillet
En direct
ça vient d'être publié
pépites > Santé
Lutte contre la pandémie
Une nouvelle souche plus contagieuse du coronavirus aurait été identifiée au Vietnam
il y a 3 heures 17 min
pépites > International
Inquiétudes pour la démocratie
La France renonce à ratifier "en l'état" l'accord d'extradition avec Hong Kong
il y a 4 heures 50 min
light > Europe
Enquêtes en cours
L'ancien roi Juan Carlos, soupçonné de corruption, décide de quitter l'Espagne
il y a 6 heures 24 min
pépites > Santé
Wuhan
Covid-19 : la mission de l'OMS en Chine a terminé son travail préparatoire dans le cadre de l'enquête sur l'origine du virus
il y a 8 heures 56 min
décryptage > Economie
Les entrepreneurs parlent aux Français

Relance ou investissement ? Présent simple ou avenir composé ? Être en France ou aux USA ?

il y a 12 heures 6 min
pépite vidéo > Science
Mission accomplie
SpaceX : les images de l'amerrissage des deux astronautes américains
il y a 12 heures 51 min
décryptage > Société
Sélection inclusive

L’UNEF de Nanterre a choisi quatre femmes qui ont "influencé" le cours de l’Histoire : curieusement elles sont toutes de la même couleur !

il y a 14 heures 45 min
décryptage > Economie
Incertitudes sur les marchés

Le COVID-19 s’attaque surtout au dollar

il y a 15 heures 21 min
décryptage > International
Centre d'attraction

La Turquie d’Erdogan ne cache plus ses ambitions de dominer le monde musulman en fondant le califat rêvé par les Frères musulmans

il y a 16 heures 24 min
décryptage > Economie
Atlantico Business

TikTok première victime du bras de fer entre la Chine et les États-Unis. Donald Trump va décider de fermer la star montante des réseaux sociaux

il y a 17 heures 7 min
light > Politique
Vacances studieuses
Emmanuel Macron pourrait recevoir Angela Merkel et Nicolas Sarkozy au Fort de Brégançon cet été
il y a 4 heures 9 min
pépites > Social
Rentrée sociale agitée
Les Gilets jaunes feront-ils leur retour dès le 12 septembre prochain ?
il y a 5 heures 27 min
light > Religion
Inquiétudes
L'ancien pape Benoît XVI serait dans un état "extrêmement fragile"
il y a 7 heures 41 min
pépites > Justice
Nouveau rebondissement
Affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy : le Conseil d'Etat rejette la requête du Syndicat de la magistrature
il y a 9 heures 30 min
pépites > Environnement
Temps d’adaptation
Barbara Pompili décide de repousser l'interdiction des terrasses chauffées à l'hiver 2021
il y a 12 heures 24 min
décryptage > Environnement
Environnement

C’est la biodiversité du "beau" qu’il faut apprendre et transmettre et non la biodiversité du calcul, du chiffre, du nombre

il y a 14 heures 21 min
décryptage > Santé
Avertissement

Covid-19 : si le bon élève Hong Kong est désormais confronté à une 3e vague, saurons-nous en éviter une 2e alors que nous sommes beaucoup moins rigoureux ?

il y a 15 heures 1 min
décryptage > Consommation
Cocktail & Terroir

Les idées cocktails originales de l’été : avec de l’Absinthe, essayez le Green Beast

il y a 15 heures 54 min
décryptage > Politique
No non-sense

Séduire les "vrais gens" : le match des résultats Boris Johnson / Emmanuel Macron. Avantage...

il y a 16 heures 49 min
décryptage > Europe
Milliards à l'eau

Ces malencontreux facteurs économiques qui annulent d’ores et déjà l’impact du grand plan de relance européen

il y a 17 heures 20 min
© Sameer Al-Doumy / AFP
© Sameer Al-Doumy / AFP
Atlantico Business

Gilets jaunes : Pourrait-on durablement augmenter les salaires et le pouvoir d’achat ? La réponse est oui, à condition d’accepter des réformes difficiles.

Publié le 07 janvier 2019
Si la colère des Gilets jaunes est principalement marquée par la question du pouvoir d’achat, le vrai défi du gouvernement va être de redresser les salaires sans hypothéquer l’avenir de tout un système économique. C’est évidemment possible.
Jean-Marc Sylvestre
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ. ...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Si la colère des Gilets jaunes est principalement marquée par la question du pouvoir d’achat, le vrai défi du gouvernement va être de redresser les salaires sans hypothéquer l’avenir de tout un système économique. C’est évidemment possible.

Si le cœur de la colère des Gilets jaunes est de revendiquer une revalorisation des salaires et par conséquent, du pouvoir d’achat, le pouvoir politique va devoir répondre à cette pression autrement que par des mesures ponctuelles comme celles qui ont été prises juste avant les fêtes. Ces mesures prises sont importantes, mais elles n’installent pas un changement durable dans le modèle économique tel qu’il fonctionne maintenant depuis près de 20 ans.

Depuis l’an 2000 et dans tous les pays occidentaux, le malaise des classes moyennes n’a pas cessé de s’accroitre. Les salariés de l’industrie notamment se sentent appauvris par l’évolution de la planète économique : comment mieux vivre dans le monde moderne dès que la fin du mois approche ?

Les faits et les chiffres sont têtus : le pouvoir d’achat des salariés a progressé moins vite que la productivité du travail. Au delà de ce concept théorique, les salariés ont le sentiment de ne pas avoir bénéficié du résultat de leur travail.

Ce sentiment-là s’appuie sur une réalité. Depuis vingt ans, le système capitaliste, porté par la mondialisation et la révolution digitale, a engendré des distorsions dans la répartition des revenus au profit du capital et de l’Etat sous forme d’impôts et de taxes.

Au profit du capital, parce que les besoins d’investissement sont considérables.

Au profit de l'Etat et des collectivités locales, parce que les dépenses publiques et sociales se sont accrues aussi pour répondre aux besoins de redistribution des populations les plus fragilisées (chômeurs, et retraites).

Les salariés pour leur part, n‘ont pas su ou pas pu défendre leurs intérêts dans un contexte miné par la peur du chômage et la concurrence des pays émergents.

Pour simplifier, le pouvoir d’achat s’est plus nourri des baisses de prix fabriquées dans les pays émergents et relayées par la grande distribution que de la richesse crée par le travail. D’où le gonflement des importations de produits de grande consommation. Le développement du crédit a donné les moyens de vivre et d’amortir les difficultés.

Cette situation a touché la plupart des pays occidentaux et a généré des courants populistes en Espagne, en Italie, en Europe centrale et en France aujourd’hui.

Dans ces conditions, l’ambition de redresser durablement le pouvoir d’achat des salariés de l’économie de marché est possible, mais il passe par un certain nombre de réformes globales qui sont politiquement compliquées à appliquer

D’abord, au niveau de l’Etat, des collectivités locales et de l’administration. Ensuite, au niveau des partenaires sociaux, syndicats de salariés et de patrons. Enfin, au niveau des organisations européennes parce que rien ne sera possible sans une nouvelle solidarité européenne.

 

La 1ère série de réformes sous la responsabilité de l'Etat doit porter sur l’amélioration de l'écosystème des entreprises. L’objectif est de tirer le système de production vers le haut de gamme. Tout faire pour produire ce que les concurrents ne savent pas ou ne peuvent pas fabriquer. L’un des secrets de la performance allemande est d’avoir positionné son industrie sur le haut de gamme, le hors cout. L’industrie automobile allemande n’est pas la première du monde parce que les voitures qu’elle produit sont moins chères, au contraire. L’industrie allemande est la première parce que sa compétitivité hors cout est la meilleure.

Alors cette démarche passe par l’investissement massif, l’innovation permanente et par la formation des personnels vers plus de technicité, plus de génie industriel, plus de sophistication, plus de flexibilité et de mobilité. C’est en France, tout l’objet des lois sur la réforme du travail et de la formation.

Mais ça passe aussi par la nécessité de réformer le fonctionnement de l’Etat parce que, pour réduire la fiscalité et les charges sociales, il faudra nécessairement réduire la dépense publique ou alors augmenter la production en valeur des services publics. Sur ce point, Emmanuel Macron n'a toujours pas ouvert le chantier.

Parallèlement, l’Etat français a aussi les moyens de faire baisser la pression financière sur les entreprises. Les entreprises sont le plus souvent harcelées par des fonds qui investissent à très court terme, alors que leurs investissements et leurs financements devraient être gérés sur le long terme. Si la France avait les moyens de créer ses propres fonds d’investissements, la pression seraient moins lourde. Ça passe là encore par la diminution des dépenses publiques, de façon à alléger les appels de fonds et à libérer des moyens pour l’économie de marché.

La surpuissance du capitalisme financier et de la financiarisation des économies n’est pas seulement de la responsabilité des acteurs de l’industrie financière mais surtout de celle des Etats.

 

La 2e série de réformes ressort de la responsabilité des partenaires sociaux. Les chefs d’entreprises savent bien qu’ils doivent répondre aux tendances lourdes portées par les clients, les salariés ou les actionnaires. Quand les clients demandent à respecter des critères écologiques, les entreprises commencent à répondre à cette demande, quand les fonds d’investissements revendiquent des investissements respectant les critères de responsabilité sociale et environnementale, ça bouge aussi et quand les partenaires sociaux négocient des accords de compétitivité, ça bouge encore.

Mais le plus important sera évidemment d’élargir les accords de participation et d’intéressement.

 

La 3e série de réformes n’est jouable qu‘à l’échelon européen. D’abord, au niveau monétaire parce que la valeur de l'euro est évidemment calée sur la puissance de l’économie allemande, elle est donc surévaluée pour les pays membres de l’union monétaire qui ont des modèles différents. Il faut donc revoir le contrat de confiance qui lie les pays de la zone euro. C’est évidemment possible.

Ensuite, il faut sans doute réorganiser le système de protection de façon à protéger ce grand espace du dumping social et fiscal, de protéger l’Europe des flux migratoires non gérés, et de renforcer la solidarité entre les pays membres de la zone euro.

L’Europe a quasi les moyens de vivre en autarcie et de protéger ainsi ses valeurs et son niveau de vie. Un marché de 300 millions de consommateurs, de production de biens de consommation qui permettrait de vivre en auto consommation, des biens industriels et des niveaux de recherche qui mettraient l‘Europe dans le tiercé de tête des grands pays. Capable de faire jeu égal avec la Chine et les Etats-Unis.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (6)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
lima59
- 07/01/2019 - 17:12
L'Europe qui castre sa population
Je pense a un exemple les Etats-Unis. Moins d'immigration depuis que Trump est au pouvoir, ce qui veux dire moins de concurrence pour les bas salaires. Si je ne me trompe pas 3% de hausse des salaires en 2018. Il a diminué les impôts, favorise l’investissement au U.S.A.
Régule le commerce . Car avec la Chine il y a un négatif de 400 milliards pour les USA; Donc la Chine accumule du cash pour l'investir dans, la technologie, l'armée etc. tout cela avec l'argent des U.S.A et de l'Europe. Je pense que Trump en as marre de financer le développement de la Chine par les recette Américaines. L'europe n'est pas unie , car chaque pays regarde son intérêt. Une concurrence folle entre pays Européens, et mondiale c'est cela que défende les oligarques Européens, avec 16000 lobbyistes a la portes de Bruxelles, pour faire du marchandage avec la commission .
jurgio
- 07/01/2019 - 15:28
Que demande un Gilet jaune ?
Ne plus avoir à s'interroger chaque quinzaine pour savoir combien il lui reste pour finir le mois.
Gpo
- 07/01/2019 - 13:41
Réduction de la dette publique et sociale
c'est la première réforme à mettre en place pour baisser les impôts et augmenter les salaires..Supprimer les doublons dans les administrations, les élus (un conseiller territorial pour département et région idée de Sarko), suppression des organismes para-publics inutiles et couteux tels le Ceses, les agences diverses, etc..l'AME qui soigne gratuitement les clandestins au détriment des français qui ne peuvent se soigner..supprimer les cartes vitales frauduleuses qui coûtent cher à la collectivité, opter pour une immigration choisie, revenir à l'universalité des allocations familiales pour que les femmes françaises fassent des enfants autant que les immigrées..(question d'égalité) etc...se référer et mettre en application les préconisations de la cour des comptes...La révolution du pays passe par un vrai courage et non le mépris des gouvernants...