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Publié le 05 décembre 2018
La crise des Gilets jaunes est l'occasion de concentrer l'action politique sur les vrais enjeux qui concernent aujourd'hui les Français.
Universitaire, Edouard Husson a dirigé ESCP Europe Business School de 2012 à 2014 puis a été vice-président de l’Université Paris Sciences & Lettres (PSL). Il est actuellement professeur à l’Institut Franco-Allemand d’Etudes Européennes (à l’Université...
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Philippe Crevel est économiste, directeur du Cercle de l’Épargne et directeur associé de Lorello Ecodata, société d'études et de conseils en stratégies économiques.
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Philippe Crevel
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La crise des Gilets jaunes est l'occasion de concentrer l'action politique sur les vrais enjeux qui concernent aujourd'hui les Français.

Edouard Husson :

Le logement et les territoires :

Je pense que, plus largement que l’habitat, il s’agit de notre capacité à penser un territoire comme un tout. Il n’est plus possible de se gargariser de nos « smart cities » sans nous demander si nous pensons la ville durable en lien étroit avec le territoire qui l’entoure. L’exemple caricatural est celui de Paris où la fermeture des voies sur berge, qui donne bonne conscience aux « bobos » et à leur Maire, a fait augmenter la pollution dans l’ensemble de Paris du fait d’embouteillages monstres, et surtout profondément perturbé l’ensemble des voies de circulation francilienne. Comme toujours Paris a un effet de loupe. Mais c’est partout sur le territoire qu’il faut penser organisation intégrée de la ville et de son écosystème. On parle souvent de la métropolisation; mais sans voir que les « classes créatives » expulsent vers les territoires environnants les problèmes qu’ils ne veulent pas résoudre. Il serait légitime de lancer une politique des « territoires durables », intégrant organiquement la ville et son territoire proche. La question du logement, celle de la distance entre celui-ci et le lieu de travail, sont fondamentales. En plus, il faut briser un tabou: l’automobile a toujours été synonyme de liberté individuelle; les progrès en matière d’automobile propre sont tels qu’on ne voit pas pourquoi on n’intégrerait pas l’automobile du futur dans une réflexion systémique sur le transport. 

L'éducation : 

Nous en sommes seulement au début de la révolution éducative de l’enseignement tertiaire. La société homogène des Trente Glorieuses était une société où peu d’individus encore accédaient à l’enseignement supérieur. Comme le montre très bien Emmanuel Todd, qui poursuit en l’occurrence les analyses prémonitoires de Michael Young à la fin des années 1950 (« The Rise of Meritocracy »), les inégalités ont crû au fur et à mesure qu’un nombre plus important d’individus avait accès à l’enseignement supérieur. Aujourd’hui, vous avez environ un tiers d’une classe d’âge qui est diplômée de l’enseignement supérieur. C’est à peu près le socle de ceux qui ont voté oui à Maastricht et au Traité constitutionnel européen. Il devient urgent de faire accéder le maximum d’une classe d’âge à l’enseignement que j’appellerai tertiaire pour bien montrer la différence avec l’enseignement supérieur actuel. Ce dernier est dispensé dans des établissements difficiles d’accès, peu aménageables. L’enseignement post-secondaire de demain est un enseignement à dispenser tout au long de la vie, dans des lieux multiples, à la fois virtuels et réels. Il est fondamental de permettre à tous d’avoir accès à un rattrapage quand le secondaire a été déficient; d’avoir accès à tous les potentiels de la révolution de l’information. L’université, au sens classique, restera le lieu de formation d’une minorité; mais au profit de la création de nombreuses plateformes de formation permanente accessible en 24/7. 

Faire exploser la contrainte budgétaire (mais pas comme l'imagine Jean-Luc Mélenchon) :

Il nous faut commencer à penser l’après-euro. Les « gilets jaunes » resteront dans l’histoire comme le facteur déclenchant de la fin de la monnaie unique européenne à partir du moment où l’Allemagne a refusé avec obstination de financer la croissance par la création monétaire. L’Allemagne n’a pu maintenir ce système que tant que la France restait un élément solide de la zone euro,  c’est-à-dire tant que des dirigeants étaient capables de maintenir un mélange de discipline sociale et de poussées régulières de déficit. Mais c’est du mauvais déficit: c’est le financement d’un chômage durable, que l’on n’arrive pas à faire reculer; ce sont des emplois publics sans besoin réels de l’économie. L’inévitable crise à venir de l’euro va permettre de se libérer de ce carcan. Comme il est devenu improbable que l’Allemagne accepte que l’euro soit géré avec le même pragmatisme que la Banque d’Angleterre gère la livre, il faut préparer l’après-euro, le retour à une monnaie nationale gérée pragmatiquement, avec ce qu’il faut de bonnes dépenses publiques (d’investissement) mais aussi de décentralisation de la création monétaire, au plus près des entrepreneurs et des consommateurs, en jouant à fond sur les outils de l’ère numérique. 

Le numérique, outil de la démocratie locale :

Il est très frappant de voir comme les supports numériques, qui ont tant servi, ces dernières années, à la recentralisation du pouvoir et à la concentration d’intérêts puissants, sont en train d’être saisis par la France périphérique pour en faire un outil d’échange et de coordination. Facebook a été décisif pour le lancement du mouvement des « Gilets jaunes ». Mais il faut aller beaucoup plus loin. Le numérique, comme la langue d’Esope, est soit la pire soit la meilleure des choses: la pensée des territoires doit être une pensée de leur digitalisation et de l’appropriation des outils numériques au service de la démocratie locale, de l’organisation des territoires, de l’allocation du crédit. C’est beaucoup plus que du réseau social; ce sont les moyens de paiement pour les échanges de proximité; c’est le développement d’outils personnalisés de consommation et de partage de l’énergie; c’est le développement de la formation permanente etc....

Philippe Crevel :

La fiscalité :

La courbe de Laffer est souvent mise en avant pour indiquer qu'à partir d'un certain taux d'imposition, on ne gagne plus rien. Voire même, on perd en recette. Elle donne toujours lieux à des débats épiques sur sa réalité. Néanmoins, en France, on peut considérer que le niveau des prélèvements obligatoires qui entrainent des comportements de destruction économique ou de non création économiques pourrait valider cette fameuse courbe.

Je prendrai en particulier la position des revenus qui peuvent inciter des personnes à ne pas travailler (avec les prestations sociales notamment) quand on perd une activité les revenus baissent ce qui dissuade la reprise d'activité.

La fiscalité a un objectif. C'est de financer les dépenses publiques. Quand on donne à la fiscalité d'autres objectifs, on n'en atteint aucun. Aujourd'hui on voit cette règle s'appliquer avec la taxe de consommation sur les produits énergétiques, ou on lui impose de ramener de l'argent et d'assurer la transition énergétique. Elle ne rapportera pas d'argent et pour ce qui est de la transition on en reparlera…

Quelles solutions ? Il faut des impôts simples  avec des assiettes larges et des taux proportionnels le plus faible possible.

La TVA :

La TVA, qui est la première recette fiscale de l'Etats (45% des recettes de l'état), fonctionne bien car c'est un impôt payé par le consommateur sans qu'il ne s'en rende compte. Je suis plutôt perplexe sur la TVA sociale. On pense que ce sont les pays étrangers qui la payeront. C'est faux. La TVA est payée par le consommateur français. C'est un impôt efficace qui fait l'objet de quelques mesures dérogatoires de niche qui ne sont pas forcément très efficientes au niveau économique. Quand on fait des taux spéciaux de TVA, cela créé des effets de marges mais pas forcément un redéploiement économique.

La aussi, un taux élevé de TVA favorise le travail au noir et entraine un manque à gagner fiscal pour l'Etat. De même quand il y avait l'ISF. Cela avait un effet négatif car on diminuait la base imposable voire on préférait des placements non productifs et non rentables pour échapper à l'impôt (comme  les œuvres d'art).

La TVA permet à l'Etat de se financer. Les marges de manœuvres aujourd'hui sont réduites. Nous sommes à un taux à 20.6 % et on ne peut pas aller bien au-delà car cela favorise aussi le travail au noir. Il vaut mieux faire des économies budgétaires. 

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DESVESSIESPOURDESLANTERNES
- 06/12/2018 - 04:50
TVA sociale ???
La TVA est par essence anti sociale puisque payée par le consommateur final Moins argenté vous êtes et plus c’est lourd a payer !
Ce que vous définissez comme tva sociale ce sont de légitimes droits de douane sur des biens importés de pays moins disants sociaux et fiscaux que notre beau pays -si mal géré-
Yifan
- 05/12/2018 - 17:55
test
test
Podoclaste
- 05/12/2018 - 13:04
Intéressant
Bien exposé, un doute sur la phrase qui explique qu'il vaut mieux rester assisté que reprendre une activité (le raisonnement n'est pas clair). La thèse sur la disparition à terme de l'UE et/ou de la zone euro est très intéressante, elle est présentée comme allant de soi, ce qui admettons-le est loin de faire l'unanimité.
Rien à dire d'autre - et pas question laisser le crachoir au facho de service.