En direct
Best of
Best of du 30 novembre au 6 décembre
En direct
Flash-actu
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Quand les masques tombent : et Greta Thunberg assuma au grand jour la réalité de son idéologie

02.

La guerre Filipetti /Piketty repart; Gad Elmaleh retrouve l’amour avec Léna (4 ans de plus que son fils), Cyril Hanouna reperd Emilie; Brigitte Macron a peur pour sa famille; Louane enceinte jusqu’aux dents; Jenifer Aniston passe Thanksgiving avec son ex

03.

L'Insoumis (Jean-Luc Mélenchon) veut se pacser avec l'Insoumise (Marine Le Pen). Et l'Humanité s'étrangle d'indignation

04.

Pakistan : les autorités enterrent l'enquête sur les centaines de femmes chrétiennes vendues à des Chinois

05.

Miss Univers : Maëva Coucke chute pendant le défilé en maillot de bain

06.

Grèves : les "blacks blocs" blancs, ça ne serait pas un peu du blackface ?

07.

Brest : les urinoirs retirés à la gare sous pression d'une association féministe

01.

Quand les masques tombent : et Greta Thunberg assuma au grand jour la réalité de son idéologie

02.

Grève du 5 décembre : COUP DE STUPÉFACTION !

03.

L'hydrogène, combustible parfait pour remplacer le pétrole ? Pourquoi ce n'est pas si simple...

04.

L‘industrie automobile française face à la plus grande crise de son histoire

05.

Pourquoi les seniors doivent absolument se préoccuper d’ingérer suffisamment de vitamine K

06.

PISA : l’école primaire, cette machine à fabriquer de l’échec

01.

Quand les masques tombent : et Greta Thunberg assuma au grand jour la réalité de son idéologie

02.

Réchauffement climatique : respect des engagements ou pas, les températures pourraient grimper de 3°C d'ici la fin du siècle

03.

Abus de droit ? Le CSA de plus en plus contestable

04.

Retraites : mais que se passera(it)-t-il sans réforme ?

05.

Grève du 5 décembre : COUP DE STUPÉFACTION !

06.

L'hydrogène, combustible parfait pour remplacer le pétrole ? Pourquoi ce n'est pas si simple...

ça vient d'être publié
pépite vidéo > France
Violences
L'IGPN ouvre une enquête après la diffusion d'une vidéo montrant deux policiers frapper un manifestant à terre le 5 décembre
il y a 9 heures 7 min
pépites > International
Drame
Pakistan : les autorités enterrent l'enquête sur les centaines de femmes chrétiennes vendues à des Chinois
il y a 10 heures 20 min
pépites > France
Autre mouvement de protestation
Prix du gazole : des blocages routiers organisés dans toute la France
il y a 11 heures 35 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"Léonard 2 Vinci" : Une étonnante fresque, qui magnifie le grand Léonard, et le "9ème art"

il y a 12 heures 46 min
décryptage > Politique
Perdus

Après le ratage des Gilets jaunes, la droite impuissante sur la réforme des retraites

il y a 15 heures 5 min
décryptage > International
Election présidentielle américiane

Joe Biden, fantôme poids plume d'Obama ?

il y a 16 heures 26 min
décryptage > France
Et pendant ce temps-là...

Les infos importantes que la crise des retraites vous a probablement fait zapper

il y a 16 heures 43 min
décryptage > Politique
Bonnes feuilles

Le jour où de Gaulle est tombé sous le charme de Jackie Kennedy

il y a 18 heures 8 min
décryptage > France
Bonnes feuilles

Le débat public peut-il se passer des Libéraux ?

il y a 18 heures 8 min
décryptage > France
Il n'est pas trop tard

Contre la pensée bourgeoise – celle du politiquement correct – osons être révolutionnaires !

il y a 18 heures 9 min
pépite vidéo > People
Plus de peur que de mal
Miss Univers : Maëva Coucke chute pendant le défilé en maillot de bain
il y a 9 heures 34 min
pépites > Politique
Friends will be Friends
Mise en examen de François Bayrou : Emmanuel Macron continuera à échanger avec lui
il y a 11 heures 4 min
light > Société
Inégalités
Brest : les urinoirs retirés à la gare sous pression d'une association féministe
il y a 11 heures 51 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

"L'A-Démocratie. Volet 1: Elf, la pompe Afrique" : un des plus grands scandales politico-financiers de la fin du XXème siècle

il y a 12 heures 51 min
décryptage > Politique
Vrai combat

Fini de rire, la République s'attaque à la Haine

il y a 16 heures 7 min
décryptage > Politique
Pour une nuit, pour la vie ?

L'Insoumis (Jean-Luc Mélenchon) veut se pacser avec l'Insoumise (Marine Le Pen). Et l'Humanité s'étrangle d'indignation

il y a 16 heures 37 min
rendez-vous > People
Revue de presse people
La guerre Filipetti /Piketty repart; Gad Elmaleh retrouve l’amour avec Léna (4 ans de plus que son fils), Cyril Hanouna reperd Emilie; Brigitte Macron a peur pour sa famille; Louane enceinte jusqu’aux dents; Jenifer Aniston passe Thanksgiving avec son ex
il y a 17 heures 11 min
décryptage > Sport
Bonnes feuilles

Le sportif, ce nouveau héros de temps de paix

il y a 18 heures 8 min
décryptage > International
Bonnes feuilles

Elections 2020 : les enjeux du combat face à Donald Trump

il y a 18 heures 9 min
décryptage > Economie
Paroxysme

Services publics paralysés et pression fiscale record : tous les symptômes d’une faillite programmée du système français

il y a 18 heures 9 min
Revue d'analyses (financières)

Non, la croissance de M. Hollande n'est pas celle de M. Draghi

Publié le 09 mai 2012
Dans l’œil des marchés : Jean-Jacques Netter, vice président de l'Institut des Libertés, dresse, chaque mardi, un panorama de ce qu'écrivent les analystes financiers et politiques les plus en vue du marché.
Jean Jacques Netter est vice-président de l’Institut des Libertés, un think tank fondé avec Charles Gave en janvier 2012.
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Jacques Netter
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean Jacques Netter est vice-président de l’Institut des Libertés, un think tank fondé avec Charles Gave en janvier 2012.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Dans l’œil des marchés : Jean-Jacques Netter, vice président de l'Institut des Libertés, dresse, chaque mardi, un panorama de ce qu'écrivent les analystes financiers et politiques les plus en vue du marché.

En Europe, le climat des affaires s’est fortement dégradé dans la zone Euro depuis deux mois. Mario Draghi souhaite mettre en place un pacte de croissance qui ne serait pas, selon Bruno Cavalier, économiste de Oddo Securities, une politique de stimulation keynésienne, chère aux socialistes, c’est-à-dire une relance par la demande susceptible de creuser les déficits publics et extérieurs. La BCE accompagnera un plan conforme à ses vœux  en maintenant une politique monétaire accommodante. Si aucun compromis n’est trouvé, la zone euro risque d’exploser. Pas tout de suite, mais c’est de plus en plus inévitable a dit cette semaine Mohamed El Rian, le patron de Pimco.  Tous les accords qui ont été laborieusement élaborés par les leaders européens depuis deux ans pourraient voler en éclats, écrit Ed Yardeni, le fondateur de Yardeni Research.

La France a un nouveau président, François Hollande,  qui a annoncé pendant la campagne un ensemble de mesures qui risquent de ne pas être appréciées par les marchés. Ce sentiment a été exprimé par The Economist qui a fait sa couverture en titrant "Le plutôt dangereux Monsieur Hollande". Les mesures qu’il s’apprête à prendre dans les premières semaines de son arrivée à L’Elysée n’ont rien à voir avec les réformes dont la France a absolument besoin pour rester compétitive sur le marché mondial : réformes du marché du travail, réforme des retraites, réforme de la fiscalité... Pour y arriver, il faudrait un minimum de consensus avec les syndicats et les fonctionnaires. C’est là où il y a peut être, selon Louis Gave de GaveKal à Hong Kong, un rôle historique à jouer pour François Hollande en devenant le Gerhard Schröder français, c’est-à-dire un leader socialiste qui aura le courage de faire vraiment, comme l’a fait le leader socialiste allemand, les réformes dont la France a besoin. Peut être sera-t-il capable de s’inspirer des paroles de Groucho Marx : "Voilà quels sont mes principes, mais si vous ne les aimez pas je peux les changer…". Chris Wood, le stratégiste de CLSA pense également que François Hollande ne mettra pas en œuvre toutes les mesures annoncées pendant sa campagne.

En Grèce, le scrutin du week-end risque de déboucher sur un rejet des mesures d’austérité qui avaient été adoptées en contrepartie d’une aide internationale. Les deux partis "Nouvelle Démocratie" et "Pasok" veulent remettre en cause le deuxième plan de sauvetage signé en mars dernier par la Grèce et ses créanciers. Il manque un siège aux deux partis grecs traditionnels pro-austérité pour former une coalition majoritaire. Si la mise en place des nouvelles coupes budgétaires prévue pour fin juin est différée, le FMI pourrait annuler la prochaine tranche de paiements. On ne peut exclure alors de nouvelles élections qui prendraient la forme d’un référendum. Les craintes d’une sortie de la Grèce de la zone Euro ressurgissent.

En Irlande, le référendum du 31 mai prochain sur le pacte budgétaire destiné à renforcer la discipline financière des Etats  pourrait apporter une surprise dont les Irlandais sont coutumiers.

L’Allemagne, de son côté, ne peut pas ratifier le traité qu’Angela Merkel a signé sans avoir une majorité des deux tiers au Bundestag et au Bundesrat. Elle a besoin du soutien du SPD et des Verts qui appuient, de leur côté, la demande de François Hollande pour une stratégie de croissance. Tel est le sentiment de Jean-Marc Ayrault, Président du groupe PS à l’Assemblée nationale et bien placé pour occuper le poste de Premier ministre de François Hollande. Dans une interview au Nouvel Economiste, il a déclaré : "Ce sont les Français qui décident, pas les salles de marché". Certes, mais parmi les investisseurs, "Norges Bank Investment Management", le fonds souverain norvégien, a annoncé qu’il avait vendu toutes ses obligations irlandaises et portugaises et qu’il avait réduit ses positions en obligations espagnoles et portugaises. Aucun commentaire n’a été fait sur la dette française.

 

Marchés actions : les Etats-Unis restent le marché préféré des investisseurs

Aux Etats-Unis, l’indice ISM a surpris en bien pour le mois d’avril à 54,8% contre 53,4 en mars. En revanche, les carnets de commandes dans l’industrie ont nettement baissé et les chiffres de l’emploi annoncés vendredi dernier ont été carrément mauvais, avec seulement 115 000 créations d’emplois le mois dernier. Pour le moment,  les résultats publiés par les sociétés américaines ont été dans 76% des cas supérieurs au consensus dans la proportion de 9% en moyenne. Dans un environnement très incertain, Larry Kantor, le Head of Research de Barclays, a expliqué à ses clients que les actions américaines allaient continuer de constituer un placement refuge pour de nombreux investisseurs. Abby Joseph Cohen, stratégiste de Goldman Sachs, a redit que même si la croissance ralentit, il y aura encore de la croissance et que les actions offraient de bien meilleures perspectives que les obligations qui ne doivent plus du tout être considérées comme des placements sans risque. 

En Europe, les chiffres du chômage ont été mauvais. Quant aux résultats des sociétés publiés, seule la moitié des entreprises a dépassé les attentes des analystes dans la proportion de 6%. L’Espagne est dans une situation difficile : 16 banques espagnoles ont été dégradées cette semaine par S&P. En Italie, Mario Monti a nommé une équipe de choc pour trouver 4,2Md€ d’économies.

Au Brésil on assiste à un repli de la production industrielle et détérioration de la balance courante. A Hong Kong, les derniers chiffres publiés font apparaître  fermeté des ventes au détail

 

Marchés obligations : repli des taux français

En Allemagne le rendement du 2 ans allemand est passé très récemment sous celui du Japon. Le rendement du 10 ans allemand a baissé de 27bps depuis le début de l’année à un nouveau plus bas historique. Au cours de la semaine passée, les rendements ont baissé tant dans les pays considérés comme les plus sûrs que dans la périphérie européenne. Ainsi, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, les taux à 10 ans se sont repliés de 5 et 12 points de base et se situent tous deux sous la barre symbolique des 2%. Les taux français se sont également repliés, de 16 bps à 2.84%.

 

Matières premières : le métal jaune continue de baisser

L’indice global des matières premières CRB Reuters Jefferies a touché un plus bas annuel et a perdu 2.7% en $ en raison du recul de 6% du cours de baril de brent et de WTI. Les stocks sont en hausse pour la 6e semaine d’affilée aux USA. L’indice du secteur des services pétroliers a abandonné 5% sur la semaine.

L’indice des métaux s’est replié de 1.6% en raison de signaux mitigés en provenance de Chine. Le cours de la tonne de cuivre et de zinc a respectivement baissé de 3.6% et de 2.8%.

Les métaux précieux n’ont pas servi de refuge. L’once d’or a reculé de 1.6% à 1640$ l’once et celle d’argent de 3% comme l’once de platine. L’indice des mines d’or et d’argent a chuté de 5.5%, amplifiant le repli des sous-jacents et atteignant un nouveau plus bas depuis 52 semaines.

 

Secteurs : les banques espagnoles dégradées

Banque : Le crédit aux entreprises ne repart pas. Sur les 1000Md€ injectés par la BCE dans le système bancaire européen via des prêts consentis à 1%, près de 800 Md€ sont revenus à la BCE sous forme de dépôts. Pour le moment, le plan de Mario Draghi ne fonctionne pas comme prévu. Hugh Hendry gérant de Eclectica estime pour sa part que les banques européennes seront nationalisées d’ici un an…En ce qui concerne les banques espagnoles, 16 d’entre elles ont été dégradées par S&P. Pour une fois, les banques européennes n’ont pas été plus maltraitées que les banques américaines (-3.4%).

Les secteurs défensifs sont arrivés, des deux côtés de l’Atlantique, en tête mais dans le désordre : santé (Actelion et UCB) et agroalimentaire en Europe (CSM et Danone) alors qu’aux USA, ce sont les télécoms et les services aux collectivités, deux secteurs toujours sous pression en Europe. A noter : un seul secteur dégage une performance légèrement positive aux USA. Se retrouvent dans le bas du classement les matières premières en réponse aux baisses des sous-jacents, l’automobile et la chimie. Mauvaise performance de la technologie en Europe à cause de Nokia, STMicro, Alcatel.

En Europe, le climat des affaires s’est fortement dégradé dans la zone Euro depuis deux mois. Mario Draghi souhaite mettre en place un pacte de croissance qui ne serait pas selon Bruno Cavalier, économiste de Oddo Securities, une politique de stimulation keynésienne,  chère aux socialistes c’est à dire une relance par la demande susceptible de creuser les déficits publics et extérieurs. La BCE accompagnera un plan conforme à ses vœux  en maintenant une politique monétaire accommodante. Si aucun compromis n’est trouvé, La zone euro risque d’exploser, pas tout de suite, mais c’est de plus en plus inévitable a dit cette semaine Mohamed El Rian le patron de Pimco.  Tous les accords qui ont été laborieusement élaborés par les leaders européens depuis deux ans, pourraient voler en éclats, écrit Ed Yardeni, le fondateur de Yardeni Research.

La France a un nouveau président, François Hollande,  qui a annoncé pendant la campagne un ensemble de mesures qui risquent de ne pas être appréciées par les marchés. Ce sentiment a été exprimé par The Economist qui a fait sa couverture en titrant « Le plutôt dangereux Monsieur Hollande ». Les mesures qu’il s’apprête à prendre dans les premières semaines de son arrivée à L’Elysée n’ont rien à voir avec les réformes dont  la France  a absolument besoin pour rester  compétitive sur le marché mondial: réformes du marché du travail, réforme des retraites, réforme de la fiscalité ... Pour y arriver, il faudrait un minimum de consensus avec les syndicats et les fonctionnaires. C’est là où il y a peut être, selon Louis Gave de GaveKal à Hong Kong,  un rôle historique à jouer pour François Hollande en devenant le Gerhard Schroeder français, c’est à dire un leader socialiste qui aura le courage de faire vraiment, comme l’a fait lelleader socialiste allemend, les réformes dont la France a besoin. Peut être serait il capable de s’inspirer des  paroles de Groucho Marx « Voilà quels sont mes principes, mais si vous ne les aimez pas je peux les changer… ». Chris Wood, le stratégiste de CLSA pense également que François Hollande ne mettra pas en œuvre toutes les mesures annoncées pendant sa campagne.

En Grèce le scrutin  du week-end risque de déboucher sur un rejet des mesures d’austérité qui avaient été adoptées en contrepartie d’une aide internationale. Les deux partis « Nouvelle Démocratie » et « Pasok » veulent remettre en cause le deuxième plan de sauvetage signé en mars dernier par la Grèce et ses créanciers. Il manque un siège aux deux partis grec traditionnels pro-austérité pour former une coalition majoritaire. Si la mise en place des nouvelles coupes budgétaires prévue pour fin juin est différée, le FMI pourrait annuler la prochaine tranche de paiements. On ne peut exclure alors de nouvelles élections qui prendraient la forme d’un référendum. Les craintes d’une sortie de la Grèce de la zone Euro ressurgissent. En Irlande, le référendum du 31 mai prochain sur le pacte budgétaire destiné à renforcer la discipline financière des états  pourrait apporter une surprise dont les irlandais sont coutumiers.

L’Allemagne, de son côté, ne peut pas ratifier le traité qu’Angela Merkel a signé sans avoir une majorité des deux tiers au Bundestag et au Bundesrat. Elle a besoin du soutien du SPD et des Verts qui appuient, de leur côté, la demande de François Hollande pour une stratégie de croissance. Tel est le sentiment de Jean Marc Ayrault, Président du groupe PS à L’Assemblée et bien placé pour occuper le poste de Premier Ministre de François Hollande. Dans une interview au Nouvel Economiste, il a déclaré « Ce sont les français qui décident pas les salles de marché ». Certes, mais parmi les investisseurs, « Norges Bank Investment Management », le fonds souverain norvégien, a annoncé qu’il avait vendu toutes ses obligations irlandaises et portugaises et qu’il avait réduit ses positions en obligations espagnoles et portugaises. Aucun commentaire n’a été fait sur la dette française.

 

Marchés actions : les Etats-Unis restent le marché préféré des investisseurs

Aux Etats-Unis, l’indice ISM a surpris en bien pour le mois d’avril à 54,8% en avril contre 53,4 en mars. En revanche, les carnets de commandes dans l’industrie ont nettement baissé et les chiffres de l’emploi annoncés vendredi dernier ont été  carrément mauvais, avec seulement 115 000 créations d’emplois le mois dernier. Pour le moment,  les résultats publiés par les sociétés américaines ont été dans 76% des cas supérieurs au consensus dans la proportion de 9% en moyenne. Dans un environnement très incertain, Larry Kantor, le Head of Research de Barclays, a expliqué à ses clients que les actions américaines allaient continuer de constituer un placement refuge pour de nombreux investisseurs. Abby Joseph Cohen, stratégiste de Goldman Sachs a redit que même si la croissance ralentit il y aura encore de la croissance et que les actions offraient de bien meilleures perspectives que les obligations qui ne doivent plus du tout être considérées comme des placements sans risque.  En Europe, les chiffres du chômage ont été mauvais. Quant aux résultats des sociétés publiés, seule la moitié des entreprises a dépassé les attentes des analystes dans la proportion de 6%. L’Espagne est dans une situation difficile : 16 banques espagnoles ont été dégradées cette semaine par S&P. En Italie,  Mario Monti a nommé une équipe de choc pour trouver 4,2Md€ d’économies.

Au Brésil on assiste à un repli de la production industrielle et détérioration de la balance courante. A Hong Kong, les derniers chiffres publiés font apparaître  fermeté des ventes au détail

 

Marchés obligations : repli des taux français

En Allemagne le rendement du 2 ans allemand est passé très récemment sous celui du Japon. Le rendement du 10 ans allemand a baissé de 27bps depuis le début de l’année à un nouveau plus bas historique. Au cours de la semaine passée, les rendements ont baissé tant dans les pays considérés comme les plus sûrs que dans la périphérie européenne. Ainsi, aux Etats Unis et au Royaume-Uni, les taux à 10 ans se sont repliés de 5 et 12 points de base et se situent tous deux sous la barre symbolique des 2%. Les taux français se sont également repliés, de 16 bps à 2.84%.

 

Matières premières : le métal jaune continue de baisser

L’indice global des matières premières CRB Reuters Jefferies a touché un plus bas annuel et a perdu 2.7% en $ en raison du recul de 6% du cours de baril de brent et de WTI. Les stocks sont en hausse pour la 6e semaine d’affilée aux USA. L’indice du secteur des services pétroliers a abandonné 5% sur la semaine.

L’indice des métaux s’est replié de 1.6% en raison de signaux mitigés en provenance de Chine. Le cours de la tonne de cuivre et de zinc a respectivement baissé de 3.6% et de 2.8%.

Les métaux précieux n’ont pas servi de refuge. L’once d’or a reculé de 1.6% à 1640$ l’once et celle d’argent de 3% comme l’once de platine. L’indice des mines d’or et d’argent a chuté de 5.5% amplifiant le repli des sous-jacents et atteignant un nouveau plus bas depuis 52 semaines.

 

Secteurs : les banques espagnoles dégradées

Banque : Le crédit aux entreprises ne repart pas. Sur les 1000Md€ injectés par la BCE dans le système bancaire européen via des prêts consentis à 1%, près de 800 Md€ sont revenus à la BCE sous forme de dépôts. Pour le moment le plan de Mario Draghi ne fonctionne pas comme prévu. Hugh Hendry gérant de Eclectica estime pour sa part sa conviction  que les banques européennes seront nationalisées d’ici un an…en ce qui concerne les banques espagnoles, 16 d’entre elles ont été dégradées par S&P. Pour une fois, les banques européennes n’ont pas été plus maltraitées que les banques américaines (-3.4%).

Les secteurs défensifs sont arrivés, des deux côtés de l’Atlantique en tête mais dans le désordre santé (Actelion et UCB) et agroalimentaire en Europe (CSM et Danone) alors qu’aux USA ce sont les télécoms et les services aux collectivités, deux secteurs toujours sous pression en Europe. A noter un seul secteur dégage une performance légèrement positive aux USA. Se retrouvent dans le bas du classement les matières premières en réponse aux baisses des sous-jacents l’automobile et la chimie. Mauvaise performance de la technologie en Europe à cause de Nokia, STMicro, Alcatel.

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Quand les masques tombent : et Greta Thunberg assuma au grand jour la réalité de son idéologie

02.

La guerre Filipetti /Piketty repart; Gad Elmaleh retrouve l’amour avec Léna (4 ans de plus que son fils), Cyril Hanouna reperd Emilie; Brigitte Macron a peur pour sa famille; Louane enceinte jusqu’aux dents; Jenifer Aniston passe Thanksgiving avec son ex

03.

L'Insoumis (Jean-Luc Mélenchon) veut se pacser avec l'Insoumise (Marine Le Pen). Et l'Humanité s'étrangle d'indignation

04.

Pakistan : les autorités enterrent l'enquête sur les centaines de femmes chrétiennes vendues à des Chinois

05.

Miss Univers : Maëva Coucke chute pendant le défilé en maillot de bain

06.

Grèves : les "blacks blocs" blancs, ça ne serait pas un peu du blackface ?

07.

Brest : les urinoirs retirés à la gare sous pression d'une association féministe

01.

Quand les masques tombent : et Greta Thunberg assuma au grand jour la réalité de son idéologie

02.

Grève du 5 décembre : COUP DE STUPÉFACTION !

03.

L'hydrogène, combustible parfait pour remplacer le pétrole ? Pourquoi ce n'est pas si simple...

04.

L‘industrie automobile française face à la plus grande crise de son histoire

05.

Pourquoi les seniors doivent absolument se préoccuper d’ingérer suffisamment de vitamine K

06.

PISA : l’école primaire, cette machine à fabriquer de l’échec

01.

Quand les masques tombent : et Greta Thunberg assuma au grand jour la réalité de son idéologie

02.

Réchauffement climatique : respect des engagements ou pas, les températures pourraient grimper de 3°C d'ici la fin du siècle

03.

Abus de droit ? Le CSA de plus en plus contestable

04.

Retraites : mais que se passera(it)-t-il sans réforme ?

05.

Grève du 5 décembre : COUP DE STUPÉFACTION !

06.

L'hydrogène, combustible parfait pour remplacer le pétrole ? Pourquoi ce n'est pas si simple...

Commentaires (30)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
Benvoyons
- 11/05/2012 - 09:05
Equilibre - 09/05/2012 - 20:39 Oui mais
L'Europe n'est pas contre les euro-bons, elle est pour que les euro-bons
soient mis en place après ratification de la règle d'or et de l'épuration du trop plein de dettes en Europe avec la réorganisation des États providences ainsi que l'amélioration entre les pays des coûts du travail, taxes, etc etc...
Il est normal pour un homme tel que Nain Pays Bas homme qui se dit normal de comprendre cela, sauf si Elena n'est pas d'accord.
24juin59
- 10/05/2012 - 23:50
Pour comprendre ce que dit Draghi...
Il faut se référer à son allocution du jeudi 3 mai. Allocution dont les médias ont peu parlé mais qui indique TRES CLAIREMENT qu'Hollande et lui ne sont pas DU TOUT sur la même longueur d'ondes.

Pour Draghi la croissance c'est : SERREZ LES VIS DE L'ETAT + POURSUIVRE LES REFORMES STRUCTURELLES (flexibilité du marché de l'emploi, investissements). Bref, pas vraiment ce que propose Flamby.
Equilibre
- 09/05/2012 - 20:39
@Benvoyons
Le même Attali sa vantaient aussi de ne pas avoir mis de clause de sortie pour un pays. Ça va être comique avec la Grèce...
Petite explication: l'UE soit une idéologie. Ces concepteurs VOULAIENT la faire, peu importe le prix et les erreurs de conception initiale. Il faut quitter le champ de l'économie pour celui de la politique, donc de l'idéologie pour le comprendre. Ils comptaient justement sur les crises pour la faire avancer. N'oublie pas que chacun des traités, touche après touche, nous ont amené à l'UE. Regarde le même '"|(- en ce moment: solution: les eurobonds et la fédéralisation. L'objectif suprême.
Je sais, cela peut faire gros.
http://www.observatoiredeleurope.com/De-Gaulle-Monnet-le-duel-du-siecle_a1434.html
Il manque les dernières années à ce document. Mais tout était écrit en filigramme avant.... Dis moi ce que tu en penses. J'essaierai de retrouver des docs un plus digeste que celui-là, étalant un peu plus les choses. Par curiosité, le site contient plein d'article traitant du MES et de sa fabrication. Regarde les.
Pour le nain actuel, les évènements d'aujourd'hui avec la clique Barosso & co. Nouveau slogan: Le reniement, c'est maintenant.
Il comprend rien.