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Enjeux cruciaux
Sommet de l’OTAN : l’alliance atlantique peut-elle survivre à la fin de l’Occident (et réciproquement...) ?
Publié le 11 juillet 2018
Le sommet de l'OTAN s'ouvrira pour deux jours, ces 11 et 12 juillet à Bruxelles, en présence d'un Donald Trump qui avait déjà pu qualifier l’organisation "d'obsolète" dès 2016.
Universitaire, Edouard Husson a dirigé ESCP Europe Business School de 2012 à 2014 puis a été vice-président de l’Université Paris Sciences & Lettres (PSL). Il est actuellement professeur à l’Institut Franco-Allemand d’Etudes Européennes (à l’Université...
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Philippe Fabry est historien et tient le blog Historionomie, principalement dédié à l'étude des schémas historiques et leur emploi à des fins d'analyse géopolitique et de prospective. Il a publié Rome du libéralisme au socialisme, Leçon antique...
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Le sommet de l'OTAN s'ouvrira pour deux jours, ces 11 et 12 juillet à Bruxelles, en présence d'un Donald Trump qui avait déjà pu qualifier l’organisation "d'obsolète" dès 2016.

Atlantico : Le sommet de l'OTAN s'ouvrira pour deux jours, ces 11 et 12 juillet à Bruxelles, en présence d'un Donald Trump qui avait déjà pu qualifier l’organisation "d'obsolète" dès 2016. Une position qui s'est renforcée au fil des mois, jusqu'à en arriver à ses déclarations du 5 juillet dernier « Vous savez, Angela, nous vous protégeons et cela signifie beaucoup plus pour vous, parce que je ne sais pas quelle protection nous obtenons en vous protégeant ». « Je vais dire à l’OTAN : vous devez commencer à payer vos factures. Les Etats-Unis ne vont pas s’occuper de tout ». Dans un tel contexte, et en prenant au mot Donald Trump sur cette notion d'obsolescence, l'Occident peut-il survivre à l'OTAN ?​ Inversement, l'OTAN peut-il survivre à ​un délitement de l'Occident ? 

Edouard Husson : Contrairement à l’impression qu’on en a, l’OTAN et l’UE sont très différentes. L’Union Européenne est une organisation supranationale, qui amène ses membres à abandonner leur souveraineté. L’Alliance Atlantique est une union d’Etats souverains. Nous n’aimons pas entendre Trump rappeler les nations membres de l’OTAN à leurs responsabilités; mais il est évident que n’importe quel président américain, qui pense aux intérêts de son pays, est amené à poser la question de la répartitiuon des charges au sein de l’Alliance. Nous devrions d’ailleurs nous réjouir que les Etats-Unis sortent de la logique impériale pour revenir à une logique nationale. Que l’Allemagne soit spécifiquement visée par Trump est évident: elle a une part de son PIB affecté au budget de la dféfense qui est de seulement 1,2%. Par comparaospn, la Belgique est à O,6, la Grande-Bretagne à 1,8, la France à 2,2, les Etats-Unis sont à 3,1 et, Israël, sans être membre de l’OTAN, à 4,6. On soulignera le cas de la Grèce, qui est à 2,6% de son PIB affecté à la défense, du fait du risque de conflit avc la Turquie: l’une des nombreuses incvonséquences dans l’attitude de Berlin est que d’un côté on a imposé à la Grèce un régime budgétaire terrible mais d’un autre côté l’industrie de la défense allemande et les banques allemandes ont largement  contribué au déficit du pays; ce sont des banques allemandes qui ont prêté au gouvernement grec de quoi acheter des armes made by Germany. Alors qu’on aurait pu imaginer que l’Allemagne mette à profit ses bonnes relations avec la Turquie pour apaiser les tensions entre deux membres de l’OTAN. Tout ceci est assez chaotique. On a besoin urgemment de clarifications car, de fait, si elle n’est pas refondée dans un climat de confiance, on se demandera de plus en plus à quoi sert l’Alliance Atlantique, surtout si Trump réussissait à faire baisser les tensons entre l’Occident et la Russie. 

Philippe Fabry : Avant tout, je voudrais faire un petit rappel historique : après la fin de la Seconde guerre mondiale, les Etats-Unis avaient la volonté de retourner outre-Atlantique, par un retour du puissant isolationnisme d’avant-guerre. Si l’OTAN a été créée en 1949, c’est à la demande des Européens, trop affaiblis par la guerre pour faire face à une URSS devenue un colosse militaire et dont le Coup de Prague de 1948 a effrayé les Alliés.

A partir de là s’est mise en place une relation étroite entre les Etats-Unis et la vieille Europe, par ailleurs arrosée de dollars par le plan Marshall (1947-1951). L’Europe a effectué un effort de réarmement, notamment l’Allemagne de l’Ouest, alors en première ligne contre le Pacte de Varsovie.

Par ailleurs, à l’époque, le monde développé se résumait pratiquement aux Etats-Unis et à ses alliés de l’OTAN. C’est là qu’est née cette notion « d’Occident » moderne, rassemblant un ensemble de pays très homogène au plan du développement économique et des valeurs politiques et sociales. Elle reposait, bien évidemment, non seulement sur ces résultats de la Seconde guerre que je viens de rappeler mais aussi sur une évolution historique plus profonde et ancienne – bien exposée par Philippe Nemo dans son « Qu’est-ce que l’Occident ? », lequel plaidait d’ailleurs pour une forme d’Union euro-atlantique.

L’Histoire récente donne donc à voir une sorte d’équivalence entre OTAN et Occident, de sorte qu’il peut être difficile de penser l’un sans l’autre : on ne voit pas pourquoi l’OTAN, alliance militaire à vocation essentiellement défensive, pourrait disparaître tant que l’Occident conserve une certaine unité, mais il paraît difficile d’imaginer l’OTAN survivre à un délitement de l’Occident, c’est-à-dire un éloignement civilisationnel qui ferait disparaître le socle des valeurs communes. Cependant, un tel éloignement, une rupture des valeurs communes me semble improbable, dans la mesure où, en réalité, on observe toujours, et peut-être plus que jamais, une similitude des débats politiques et des fractures de part et d’autre de l’Atlantique : à l’arrivée au pouvoir de Trump répond le basculement progressif de l’Europe vers les « populistes ». Je pense que les Etats-Unis et l’Europe continuent d’évoluer de conserve, et que nous assistons plutôt à une rupture interne de l’ensemble de la société occidentale, c’est-à-dire présente autant en Europe qu’aux Etats-Unis, qu’à une rupture entre l’Europe d’un côté, et les Etats-Unis de l’autre. C’est donc une crise d’évolution de l’Occident, plus qu’une crise de l’unité de l’Occident.

Atlantico : Si du temps de l'existence de l'URSS, l'OTAN pouvait exister en se reposant sur des intérêts stratégiques communs, ou sur un modèle commun de démocratie libérale, en quoi ces liens se sont-ils effilochés ?  Dans quelle mesure l'émergence d'un nouvel "ennemi", reprenant le rôle passé de l'URSS - la Chine - pourrait-elle permettre un resserrement de ces liens ?

Edouard Husson : Il y a une grande différence entre l’URSS d’hier et la Chine d’aujourd’hui: cette dernière est une puissance de l’Océan Pacifique alors que l’OTAN a été imaginé pour contrer la menace soviétique en Europe. L’OTAN a néanmoins un rôle possible vis-à-)vis de la Chine: organiser l’Europe et la lier aux Etats-Unis, première puissance mais aussi première démocratie du monde. Il n’y a pas de menace chinoise à proprement parler en Europe - sauf en matière de cybersécurité et d’intelligence économique : nous sommes dans une situation très différente de l’Extrême-Orient, où il faut un équilibre des puissances entre la Chine et ses voisins, lequel est largement garanti par la présence militaire américaine. Contrairement aux tomberaux de clichés déversés par les médias mainstream, il n’y a pas de menace russe, non plus. Il me semble plutôt que l’OTAN est essentielle aujourd’hui pour qu’en bonne entente avec la Russie, les Etats-Unis et l’Europe ensemble garantissent l’équilibre des forces au Proche et au Moyen-Orient. L’Europe n’a pas seulement besoin de pouvoir lutter avec efficacité contre le terrorisme islamiste. Elle a besoin de stabiliser géopolitiquement la Méditerranée, de contrôler la Turquie, de garantir la sécurité d’Israël, d’établir un équilibre des forces face à l’Iran. On objectera que lkes Etats-Unis ont largement créé, sous Bill Clinton et sous George W. Bush, la situation chaotique qu’il s’agit de réparer aujourd’hui. Mais, depuis dix ans, nous n’avons plus affaire à la coalition impériale des oligarques américains; nous nous trouvbons face à un repli des USA, depuis Obama, sur leurs priorités nationales. Si les analystes allaient au-delà des apparences, la mise en cause par Trump de l’accord avec l’Iran signé par Obama se traduit ainsi: nous sommes bien d’accord que les Etats-Unis doivent économiser leurs forces et se retirer , au moins partiellement, du Moyen-Orient; mais l’accord sur le nucléaire iranien n’est pas encore assez solide pour que nous puissions nous retirer, il faut l’améliorer. Lorsque Theresa May, Emmanuel Macron et Angela Merkel se désolidarisent de Trump sur ce point, ils méconnaissent le fait que l’intérêt profond de tout président américain, peu importe son nom, aujourd’hui, est dans la stabilisation du Moyen-Orient. C’est l’intérêt de l’Europe aussi. C’est pourquoi l’OTAN garde son sens.  A condition que les Européens se remettent à faire de la politique au lieu de se comporter en bisounours technocrates. 

 
Philippe Fabry : De fait, une sorte d’Union euro-atlantique a bien existé durant toute la Guerre froide : les Américain se chargeaient pour une bonne moitié des dépenses militaires de l’OTAN, tandis que les Européens d’une part maintenaient des budgets élevés, et d’autre part, via le privilège du dollar, finançaient le Trésor américain, et donc le budget militaire américain. De sorte que, de manière informelle, il y avait une sorte de « budget occidental ».
 
Cet équilibre « comptable » s’est rompu avec la fin de la Guerre froide : aujourd’hui les Etats-Unis financent les trois quarts des dépenses militaires de l’OTAN, alors-même que celle-ci s’est accrue de nombreux membres, et que depuis la création de la zone euro les échanges intra européens échappent au dollar, ce qui signifie que les Européens contribuent moins au financement de l’effort américain. Les Etats-Unis ont donc perdu sur les deux tableaux. C’est pourquoi, depuis des années, les présidents américains successifs demandent de manière plus ou moins pressante aux pays européens de payer leur part. Trump incarne l’impatience américaine qui finit par se manifester après des années durant lesquelles nous avons fait la sourde oreille, et spécialement certains pays dont l’incurie confine à l’irresponsabilité, comme l’Allemagne.
 
Aujourd’hui, un fossé s’est brutalement creusé entre l’Europe et les Etats-Unis parce qu’à ces considérations s’est ajouté le basculement américain dans le nouvel ordre « populiste », tandis que les élites européennes au pouvoir sont encore des représentants de « l’ancien ordre », produit de soixante-dix ans de paix, technocratique, immigrationniste, supranationaliste.
 
Lorsque l’on parle d’une « rupture », je pense qu’il faut avoir en tête que la situation existante entre Europe et Etats-Unis est très temporaire : tous les six mois en Europe, un gouvernement de l’ancien ordre tombe et est remplacé par un gouvernement « populiste ». Et ces gouvernements « populistes » ont tendance à se rapprocher les uns des autres, notamment parce qu’ils partagent des idées similaires sur le problème qui est la première cause directe de leur accession au pouvoir : l’immigration. Il est vraisemblable que l’Allemagne également basculera à plus ou moins brève échéance, et à ce moment-là il se pourrait que le fossé idéologique apparu entre Amérique et Europe se résorbe de lui-même, et qu’un nouveau mode de fonctionnement interne à l’Occident soit trouvé de façon assez naturelle – et à ce titre l’opposition avec la Chine, et même avec l’axe russo-chinois, pourrait effectivement pousser à resserrer les rangs une fois une certaine homogénéité idéologique retrouvée.
 
 
 

Atlantico : Du point de vue de l'Europe et des Etats-Unis, quels seraient les efforts à consentir pour parvenir à un nouvel équilibre de l'Occident ? Quelles seraient les bases d'un tel équilibre ? 

Edouard Husson : Si je me place du point de vue des intérêts français, le partenariat de défense avec la Grande-Bretagne, l’effort consenti par la France en matière de défense, tout cela conduit à reconstruire un lien fort avec les Etats-Unis. La France et la Grande-Bretagne sont membres du Conseil de sécurité; elles sont encore présentes sur toutes les mers du globe; ce sont des puissances nucléaires. C’est dans une logique d’équilibre avec l’Allemagne que la France a intérêt à renforcer le dialogue sur la défense avec la Grande-Bretagne et à aider les Etats-Unis à refonder l’OTAN après avoir redéfini ses missions. Ensuite, que veut l’Allemagne?  Se considère-t-elle essentiellement comme une Suisse en un peu plus grand, qui a  besoin de protéger les routes de ses approvisionnements et de ses exportations?  Ou bien l’Allemagne veut-elle être avec la France le noyau d’une défense européenne autonome? Auquel cas elle tombe sous le coup des critiques de Trump: en ce moment elle n’agit pas à la hauteur d’une telle ambition. Ce qui est difficile, quel que soit le schéma choisi (renforcement pur et simple de l’OTAN, émergence d’une « défense européenne »), c’est l’absence d’identification commune des menaces et d’élaboration d’une doctrine partagée. Refonder l’OTAN, c’est s’entendre avec les USA sur la lutte contre le terrorisme islamiste, sur la cybersécurité, sur les relations avec la Russie, sur la protection d’Israël, sur la place de la Turquie dans le dispositif occidental. Or on ne voit nulle part en Europe des positions articulées permettant de construire un dialogue stratégique entre démocraties.

Philippe Fabry : La première condition, disais-je, est le retour d’une certaine unité idéologique. Sans parler d’alignement pur et simple sur le trumpisme ou le populisme européen, une adaptation des anciennes élites aux volontés populaires, spécifiquement concernant l’immigration, et l’apparition d’une nouvelle concorde entre les peuples occidentaux et leurx classes dirigeantes est une nécessité. Il semble que cela commence dans plusieurs endroits : au Danemark, les sociaux-démocrates sont nombreux à dire que l’immigration de masse n’est pas compatible avec le maintien de l’Etat-providence. En France, la politique s’est un peu durcie depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron et cela pourrait se poursuivre à mesure que nos voisins prennent des mesures drastiques.
 
Il faudrait, ensuite, la mise en place d’un nouveau « deal »économique, pour reprendre le vocabulaire trumpien, entre l’Europe et les Etats-Unis. Avec la montée en puissance de la Chine, cela semble une nécessité : ensemble, les deux rives de l’Atlantique continuent de peser deux fois plus dans l’économie mondiale que le géant asiatique, et pourraient s’imposer bien plus aisément que seuls.
 
Pour conclure, il me semble que le pivot, aujourd’hui, est l’Allemagne d’Angela Merkel. C’est le principal obstacle à de bonnes relations entre l’Europe et les Etats-Unis, et le pays qui joue vraisemblablement la partie la plus dissonante et la plus égoïste de tout l’Occident : l’Allemagne est le pays au sein de l’OTAN, compte tenu de sa taille et de la faiblesse de son investissement militaire, qui manque le plus à ses obligations, dans le même temps qu’Angela Merkel est une critique virulente de l’Amérique de Trump qu’elle accuse, avec une immense hypocrisie, de vouloir abandonner l’Europe ; l’Allemagne est le pays qui, avec le projet de gazoduc North Stream 2, est dans la position stratégique la plus délicate envers la Russie de Poutine ; l’Allemagne de Merkel est le pays qui a, par les décisions catastrophiques d’Angela Merkel, aggravé la crise migratoire.
 
Enfin, l’Allemagne refuse de se brouiller avec la Chine, qui est son premier partenaire commercial, sans considérer le danger que représente ce pays à l’échelle globale pour la liberté et la démocratie : la Chine, c’est un régime qui ne donne aucun signe de démocratisation, bien au contraire Xi a restauré le despotisme personnel du temps de Mao. Un pays dont le projet « One Belt, One Road » vise principalement à faire tomber tout un tas de pays d’Eurasie dans un piège d’endettement afin de les asservir à Pékin. Un pays qui ne respecte pas la propriété intellectuelle des entreprises occidentales, et qui pratique sur son étranger proche les mêmes méthodes d’intimidation que la Russie de Poutine.

 

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Commentaires (8)
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vangog
- 11/07/2018 - 22:04
Cette Europe de la Défense....
deviendra possible au sein d’une Union de Nations libres, respectueuses de leurs identités propres et de leurs frontières communes. Et cette Union sera une formidable chance pour créer un lien de continuité entre les anciens frères ennemis USA et Russie, et, pourquoi pas, avec la Chine, soumise par Trump et les patriotes européens à des règles plus équitables que celles de l’OMC gauchiste... Et l’Allemagne sera invitée à oublier les délires pacifistes de son ultra-gauche minoritaire, et à participer activement à cette Défense européenne, défense contre l’invasion migratoire, défense contre les menaces islamistes aux portes de l’ex-UE et dans l’ex-UE, défense contre la prédation économique...tel est l’avenir de l’Europe des Nations libres!
vangog
- 11/07/2018 - 21:53
Une discussion intelligente, mais qui manque de vision!
Fabry et Husson sont lucides sur le passé, mais très peu visionnaires sur ce qui se passera en Europe, dans les prochaines années (vous me direz: « normal pour des historiens!... »). Pourtant, il y a certains signes qui ne trumpent pas!...les nationalités européennes sont en train de s’éveiller partout, contre un système technocratique lobbyiste corrompu. L’UE n’a pas su mettre en place des garde-fous démocratiques comme l’ont réalisés les fédérations américaines, ou suisses. Car les différences étaient insurmontables, excepté au sein d’une Union des Nations libres...Car cette union de politiciens corrompus, de technocrates médiocres et attardés, n’a plus qu’une année à vivre, et sera remplacée par une nouvelle classe politique, moins corrompue, moins idéologique, plus démocratique, plus créatrice aussi...et ce que ne voient ni Husson, ni Fabry, biberonnés au lait neo-marxiste, c’est l’extraordinaire chance qu’a l’Europe de créer une Union libre, respectueuse des frontières de l’Europe, fière d’une identité européenne, et créant sa propre défense, indépendante de l’OTAN (qui s’écroulera avec l’UE..), et s’opposant vigoureusement aux ultra-minoritaires immigrationnistes
philippe de commynes
- 11/07/2018 - 19:10
Deux modèles
l'OTAN qui défend les valeurs "libérales" (entre guillemet ca n'a guère à voir avec le libéralisme d'adam Smith, mais avec la bouillie progressisme/ multiculturalisme/ droitdelhommisme) et le projet d'une Europe européenne, gaullienne, s'étendant jusqu'à l'Oural, une Europe qui a le vent en poupe alors que les gouvernements "populistes" se multiplient comme des petits pains, et que dans les pays ou les "populistes" ne sont pas encore au pouvoir, là aussi l'opinion penche dans leurs sens, c'est seulement un problème de ne pas avoir trouver de dirigeants valable ( à la Orban) pour canaliser de telles attentes.Macron ne devrait pas se voir plus beau qu'il n'est et ne pas oublié que sans les kompromats contre Fillon il n'aurait jamais été élu.