En direct
Best of
Best of du 1er au 7 août
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Rimbaud était une "caillera" ! C’est un prestigieux spécialiste de son œuvre du nom de Yassine Belattar qui nous l’apprend

02.

"Pourquoi les Africains qui se disent victimes du racisme en France ne retournent-ils pas en Afrique ?"

03.

Insécurité : mais pourquoi l'Etat s'apprête-t-il à tuer le seul outil statistique un peu fiable ?

04.

Ces 40% de contaminés asymptomatiques qui pourraient être la clé contre la Covid-19

05.

L’Europe a-t-elle déjà perdu face à la Turquie ?

06.

Pourquoi une élection de Joe Biden ne rétablirait pas les relations transatlantiques du monde d’avant

07.

Coronavirus : l’automne de toutes les inconnues

01.

La dégringolade de la France dans le top 10 des puissances économiques mondiales est-il purement mécanique (lié à notre démographie et au développement des pays sous-développés à forte population) ou le reflet d’un déclin ?

02.

Explosion de la violence en France : comment expliquer la faillite de l’Etat (puisque le Hezbollah n’y est pour rien ici...) ?

03.

Vaccin contre la Covid-19 : pourquoi les pérégrinations de la recherche russe pourraient se révéler crédibles

04.

Du glyphosate concentré utilisé comme arme chimique pour détruire une exploitation bio

05.

Canicule : petite liste des aliments les plus risqués à la consommation quand le thermomètre monte

06.

Le télétravail va-t-il provoquer la fin de l'invulnérabilité des cadres sur le marché mondial du travail ?

01.

Explosion de la violence en France : comment expliquer la faillite de l’Etat (puisque le Hezbollah n’y est pour rien ici...) ?

02.

Masques et crise de la masculinité : les ingrédients du cocktail explosif de violences en série

03.

Zemmour est « sous-humain » (c'est à dire un sous-homme) ! Et c’est un surhomme qui le dit…

04.

La dégringolade de la France dans le top 10 des puissances économiques mondiales est-il purement mécanique (lié à notre démographie et au développement des pays sous-développés à forte population) ou le reflet d’un déclin ?

05.

Ce qui se passe pour notre corps quand on arrête l’alcool

06.

Cancel culture : pourquoi les pires dérives du XXe siècle nous menacent à nouveau

ça vient d'être publié
pépite vidéo > Europe
Distanciation sociale
Interdiction en Galice : la fumée de cigarette peut-elle transmettre le coronavirus ?
il y a 1 heure 28 min
décryptage > France
Ecoutons-là

"Pourquoi les Africains qui se disent victimes du racisme en France ne retournent-ils pas en Afrique ?"

il y a 2 heures 39 min
décryptage > Economie
Résilience face au climat

Canicules, inondations et tempêtes : la vulnérabilité humaine et économique diminue avec les années

il y a 3 heures 42 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Lectures d'été" : "Les Jungles rouges" de Jean-Noël Orengo, les rêves suscités par l’Indochine et l’Extrême-Orient, de 1924 à 1951

il y a 17 heures 6 min
pépite vidéo > Consommation
Parfums de l'été
Paris : Matthieu Carlin, le chef pâtissier du Crillon, propose les glaces du célèbre palace dans un food truck
il y a 18 heures 15 min
light > France
Lieu mythique
Covid-19 : Sénéquier, le célèbre établissement de Saint-Tropez, ferme temporairement
il y a 19 heures 55 min
pépites > Economie
Monde d'après
Plan de relance : Bruno Le Maire annonce le déblocage d’un milliard d'euros en faveur des relocalisations
il y a 22 heures 2 min
rendez-vous > Media
Revue de presse des hebdos
Islamistes et liberté d’expression : ça empire depuis Charlie; Affaire Girard : Anne Hidalgo se venge des Verts; BHL, Justine Lévy, Carla Bruni : Raphaël Enthoven prend sa (sacrée) revanche; Le MoDem lorgne sur les députés LREM à la dérive
il y a 23 heures 28 min
pépite vidéo > Santé
Protection contre le virus
Port du masque : Olivier Véran présente la règle "ABCD"
il y a 1 jour 36 min
décryptage > Culture
Et "Le bateau ivre" ça se prononce comment en wesh wesh ?

Rimbaud était une "caillera" ! C’est un prestigieux spécialiste de son œuvre du nom de Yassine Belattar qui nous l’apprend

il y a 1 jour 2 heures
décryptage > Santé
Nouvel espoir

Ces 40% de contaminés asymptomatiques qui pourraient être la clé contre la Covid-19

il y a 1 heure 54 min
décryptage > Société
Nihilisme sociétal

Alerte à la pseudo justice sociale : cette culture de l’excuse qui (co)produit la violence qui nous envahit

il y a 3 heures 5 min
décryptage > International
Maison Blanche

Pourquoi une élection de Joe Biden ne rétablirait pas les relations transatlantiques du monde d’avant

il y a 3 heures 57 min
pépites > France
Acted
Français tués au Niger : Jean Castex va présider une cérémonie d’hommage ce vendredi
il y a 17 heures 30 min
pépites > International
Diplomatie
Donald Trump annonce un "accord de paix historique" entre Israël et les Emirats arabes unis
il y a 18 heures 32 min
pépites > Environnement
Pollution
Une plainte a été déposée contre Nestlé pour pollution après la mort de milliers de poissons dans les Ardennes
il y a 20 heures 28 min
pépites > International
Bras de fer diplomatique
Recep Tayyip Erdogan accuse Emmanuel Macron de "colonialisme" et de "spectacle" pour sa visite au Liban
il y a 22 heures 53 min
pépites > Santé
Démasquée
Une médecin du Bas-Rhin a été suspendue pour avoir délivré de faux certificats médicaux contre le port du masque
il y a 23 heures 44 min
décryptage > Santé
Evolution de la pandémie

Coronavirus : l’automne de toutes les inconnues

il y a 1 jour 1 heure
décryptage > Santé
Lutte contre le virus

Vous avez dit "cluster" ?

il y a 1 jour 3 heures
© PORNCHAI KITTIWONGSAKUL / AFP
© PORNCHAI KITTIWONGSAKUL / AFP
Audacieuse métaphore

"Séparer le gratin des nouilles" : la critique anti-Macron ravageuse mais un peu stérile de Jean-Louis Borloo

Publié le 29 juin 2018
Jean-Louis Borloo a critiqué Emmanuel Macron dont il juge la vision de la société "inefficace et dangereuse", ajoutant que le "gratin se sépare des nouilles".
Michel Ruimy
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Michel Ruimy est professeur affilié à l’ESCP, où il enseigne les principes de l’économie monétaire et les caractéristiques fondamentales des marchés de capitaux.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Louis Borloo a critiqué Emmanuel Macron dont il juge la vision de la société "inefficace et dangereuse", ajoutant que le "gratin se sépare des nouilles".

Atlantico : Les critiques sont fréquentes mais peut-on toutefois reconnaître à Emmanuel Macron qu’il a le mérite de faire un diagnostic sur l’état de la France et d’évoquer des sujets sensibles comme les inégalités, le manque de croissance, ou encore le populisme ?

Michel Ruimy : Tout d’abord, une observation : la société française, plus que d’autres, est complexe en ce qu’elle est parcourue d’aspirations contradictoires qui favorisent l’immobilisme du fait des ruptures et des conflits qui ont jalonné son histoire et qui ont aussi façonné les mentalités.

Par ailleurs, la Droite et la Gauche, une fois au pouvoir, ont mené par la suite une politique proche, à quelques mesures symboliques près. Les Français percevaient donc la vie politique comme un théâtre d’ombres.

Ensuite, au plan économique, chacun sait que les résultats de la France, comparés à ceux de nos principaux partenaires, sont aujourd’hui médiocres dans des domaines où elle était traditionnellement parmi les premières, en particulier ceux des politiques publiques de l’éducation, du logement, de la recherche… Dans une vision plus englobante, Emmanuel Macron est parti d’un constat connu, partagé et formulé dans de nombreux rapports et études, venant d’experts ou d’hommes politiques de gauche comme de droite : la France connaît, depuis plus de vingt ans, un retard important en matière de réformes, ce qui à ses yeux nuit à sa compétitivité économique, à la situation des comptes publics et à son crédit politique auprès de ses partenaires européens et au-delà.

Pourtant, ils sont nombreux ceux qui, parmi les élus ou les économistes mais aussi dans l’opinion, voient dans un retour au bon sens de la gestion publique un risque de « fracture sociale ». En effet, si, à tort ou à raison, on a déjà le sentiment de décrocher, pourquoi ne pas défendre alors, au minimum, le statu quo ?

Cette situation de crise a sans doute contribué à faire exploser, il y a 1 an, le cadre traditionnel de notre vie politique. En plus de son talent personnel et de circonstances favorables, Emmanuel Macron tente aujourd’hui d’établir ce que Valéry Giscard d’Estaing et ce que les partis du centre, à différents moments, avaient tenté sans succès.

L’élection présidentielle, malgré ses péripéties qui ont en partie occulté le débat politique, a représenté un choix très clair. Emmanuel Macron a été élu sur un ensemble de mesures destiné à adapter la France au monde d’aujourd’hui. Pour lui, la réforme répond désormais à un principe : celui de l’urgence politique, à la fois, incontournable et indispensable. Il l’a dit durant sa campagne présidentielle, et répété depuis.

Pour le moment, les critiques portent sur la façon d’agir, et pointent éventuellement les mêmes problèmes, mais ni la droite ni la gauche ne proposent rien et n’ont pas la capacité de rassembler sur un projet.

Selon vous, peut-on dire qu’Emmanuel Macron propose une vision et une ligne économique pour le pays, en cohérence avec ses idées ?

Votre question revient à définir ce qu’est le « macronisme ». En fait, le macronisme n’est pas un programme mais, à ce jour, une conduite du changement : on y parle volontiers de « fluidités », de « mobilité », d’« agilité » pour se remettre « en marche ».

Faute de résultats à présenter au bout d’1 an, le chef de l’Etat s’attache à poser des éléments solides qui donnent corps à son action : respect des promesses, rythme des réformes... Il y a 1 an, Emmanuel Macron entrait par « effraction » à l’Elysée selon son mot avec des intuitions forgées dans l’ombre de François Hollande et l’ambition affirmée de « transformer » le pays.

1 an plus tard, le macronisme n’a pas encore les résultats prouvant son efficacité, pas plus qu’il n’a de marges de manœuvre pour redistribuer. Puisque le « en même temps » n’existe pas - on ne peut pas « libérer » et « protéger » dans un même geste - et que l’objet reste indéfini, il faut donner à le voir, poser des éléments solides. « Je fais ce que je dis » est devenu le leitmotiv du Président, « le rythme des réformes doit se poursuivre » étant son autre mantra.

Ainsi, n’ayant pas de contours, le macronisme doit paraître en mouvement, comme un devenir. Les réformes s’enchaînent : après la SNCF, il y aura les retraites, la fonction publique, l’organisation de l’Etat. Pour ne pas être déceptif, il lui faut conserver la curiosité et les attentes de la campagne. La promesse est devenue un dogme. A défaut de résultats et donc de preuves, il faut maintenir la confiance.

Cependant, le nombre de réformes comme leur rythme suscite aussi chez certains le sentiment d’une déstabilisation, faute de savoir ou de pouvoir relier ces projets à une stratégie nationale.

Par ailleurs, l’héritage de beaucoup d’hésitations passées a créé dans certains secteurs des blocages particulièrement difficiles à dénouer sans déclencher une hostilité certaine. Cet instinct de préservation est facilité dans un contexte de dynamisme économique retrouvé. L’embellie récente pourrait, sans pédagogie, favoriser l’incompréhension des efforts demandés : pourquoi consentir à des évolutions perçues comme des sacrifices alors que les indicateurs économiques s’améliorent ? Ce décalage perçu peut rendre, à moyen-terme, l’opinion plus encline à se mobiliser et à participer à des mouvements sociaux d’ampleur, freinant ainsi le processus de réforme.

C’est pourquoi, ce risque de blocage conforte la nécessité d’une approche méthodique, qui viendrait renforcer l’ardeur. Néanmoins, Emmanuel Macron n’est pas pressé de définir le macronisme. Le trouble qui subsiste est son meilleur allié. Sa doctrine existera, peut-être, à la fin de quinquennat pour une éventuelle prochaine campagne électorale.

Comment expliquer que le champ politique ne parvienne pas à proposer des alternatives, en dehors de la seule attitude d’opposition critique ?

L’enjeu des sociétés sociales-démocratiques européennes est de trouver leur place dans la mondialisation tout en protégeant leurs populations de ses excès. L’approche d’Emmanuel Macron est-elle plus libérale que celle des sociaux-démocrates de l’après-guerre, mais les conditions sont aujourd’hui différentes. Les démocraties contemporaines doivent être aussi attentives tant à l’organisation du travail qu’à la protection sociale.

Dans le contexte actuel, l’un des grands atouts d’Emmanuel Macron est l’état de faiblesse des quatre principaux partis d’opposition. En effet, le Parti socialiste (PS), Les Républicains (LR), le Rassemblement national (ex - Front national) et la France insoumise sont encore dans l’effet de souffle de l’élection présidentielle : ils ont des difficultés, pour diverses raisons, pour apparaître comme des alternatives incontestables.

Leur relative impuissance est leur point commun. En fait, traditionnellement, sous la Vème République, en situation de crise, il y avait assez rapidement une opposition qui se construisait. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. On est face à quatre oppositions éclatées, incapables de développer des stratégies d’alliance et de constituer des pôles alternatifs. Et comme rien n’existe sur le plan politique, les attentes se reportent sur le terrain social.

La reconstruction ne sera pas une sinécure. Les deux anciens grands partis de gouvernement, qui sont sortis laminés du scrutin de 2017, ont été délaissés par une partie de leur électorat et ont dû se choisir un nouveau chef. Mais la stratégie de Laurent Wauquiez divise la droite et Olivier Faure est réduit à promettre la « renaissance du parti dans un temps long ». Tous deux font le pari d’un retour au clivage Droite - Gauche. Mais, il semble que la « pureté cristalline » des années 1980 de cette dichotomie ait complètement disparu. Aujourd’hui, on voit apparaître une démocratie informe et instable. En outre, les prochaines élections européennes en 2019 risquent d’être un révélateur pour ces partis car n’ayant pas réussi à trouver une ligne directrice claire, ils risquent d’être coincés entre le choix pro-européen d’Emmanuel Macron et les positionnements eurosceptiques de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon.

Quant au Rassemblement national, actuellement en crise, et à La France insoumise, qui n’ont pas changé de chef, ils ont également du pain sur la planche. Notamment, le parti de Jean-Luc Mélenchon, qui s’enferme dans sa radicalité, rêvant d’un clivage entre le peuple et les élites mais qui a échoué, jusque-là, à devenir le porte-drapeau du mouvement social.

Tous ces partis ont 4 ans pour espérer renverser la vapeur, en tablant sur l’échec d’Emmanuel Macron. C’est presque une éternité...

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (7)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
gilbert perrin
- 30/06/2018 - 07:28
j'aime bien ... mais
BORLOO est vexé que son rapport n'ait pas servi à grand'chose… déception égoiste… moi, moi, moi les autres tant pis ????
CasCochyme
- 29/06/2018 - 14:09
citoyens
Avec Nullande, on a eu les sans-dents. Avec Numa Cronma, on a les lépreux. Avec Borloo, on a les nouilles (comme il se doit avec lui, il n'a pas fait exprès). À chacun sa métaphore.
Avec de Gaulle on avait les veaux. Bien que ce personnage reste fortement contreversé chez certains citoyens en tout cas, il était tout de même plus proche du réel.
kelenborn
- 29/06/2018 - 11:44
Oui Alain Proviste
Mais si elle n'a pas pas le choix des nouilles...elle ne risque pas d'opiner du chef...du c...non plus d'ailleurs