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Syndicats

Congrès de la CFDT : le réformisme syndical dans le piège du macronisme

Publié le 05 juin 2018
Le 49e congrès de la CFDT se tient à Rennes jusqu'au 8 juin. Le renouvellement des instances doit mettre en place une parité parfaite et rajeunir les membres de la direction.
Hubert Landier
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Hubert Landier est expert indépendant, vice-président de l’Institut international de l’audit social et professeur émérite à l’Académie du travail et de relations sociales (Moscou).
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Le 49e congrès de la CFDT se tient à Rennes jusqu'au 8 juin. Le renouvellement des instances doit mettre en place une parité parfaite et rajeunir les membres de la direction.

Le 49e congrès de la CFDT se tient à Rennes jusqu'au 8 juin. Le renouvellement des instances doit mettre en place une parité parfaite et rajeunir les membres de la direction. Au-delà de ces annonces, quels sont les objectifs de ce Congrès concernant la représentativité des différentes fédérations professionnelles ? 

 
Hubert Landier : La CFDT se trouve placée dans une situation paradoxale. Si l’on considère les résultats aux élections professionnelles, elle est aujourd’hui, dans le secteur privé, la première centrale syndicale française. Et pourtant, elle peine à se faire entendre. Et le leader le plus fréquemment cité, si l’on en croit un récent sondage du CEVIPOF, est Philippe Martinez.
 
Le congrès va donc se partager entre les délégué(e)s partisans d’une ligne modérée, fondée sur le dialogue, et ceux ou celles qui souhaiteront davantage de fermeté face à un gouvernement qui n’écoute pas les syndicats. La direction confédérale est soucieuse de mettre en avant des positions nuancées qui la distingueront de celles de la CGT. Elle se refuse à tomber dans l’extrémisme outrancier. Mais il n’est pas certain qu’elle en tire beaucoup d’avantages en termes de résultats. Elle risque, en revanche, d’être accusée d’un manque de fermeté.
 
Les cas de la SNCF et d’Air France en offrent l’illustration. A la SNCF, la confédération est manifestement à la recherche d’une solution de sortie de crise. Mais il n’est pas certain qu’elle puisse se faire entendre de ses propres adhérents parmi les cheminots. A Air France, par contre, le syndicat  CFDT s’était prononcée contre la grève et pour le « oui » au referendum organisé par la Direction, mais elle a été désavouée. Les positions modérées sont dures à tenir. 
 

La CFDT est le syndicat le plus engagé dans le réformisme. Pourtant, on constate un manque de visibilité et de résultats obtenus sur les différents projets de loi du gouvernement, notamment dans le domaine du travail et des réglementations sociales. Comment expliquer ce manque d'efficacité ? 

 
Théoriquement, les ordonnances Macron offrent davantage de possibilité de négociation au niveau de l’entreprise. Théoriquement. Il est à craindre, en effet, que nombre de dirigeants d’entreprise ne retiennent des récents réformes que la réduction du nombre de représentants du personnel et une plus grande facilité à se libérer des contraintes que représentaient les dispositions négociées au niveau de la branche professionnelle. On parle volontiers « dialogue social », en France, mais on est loin de le pratiquer.
 
Or, ceci met la CFDT en porte-à-faux. Elle préconise la recherche de solutions fondées sur le dialogue et la négociation. Mais pour négocier, il faut être deux. Or, dans certaines entreprises, on ne négocie que contraint ou forcé, ce qui contribue à discréditer les syndicats favorables à la recherche de compromis et à crédibiliser ceux qui raisonnent en termes de rapports de forces.
 
A cela s’ajoute la pratique, fréquente, d’un dialogue social « hors sol », qui se traduit par de grands accords, dont on parle beaucoup dans la presse mais qui sont très éloignées des préoccupations très concrètes des salariés ou dont ils ont à peine connaissance. D’où il résulte que leurs signataires n’en tirent guère d’avantages en termes de reconnaissance parmi les salariés.
 

Les corps intermédiaires semblent de plus en plus négligés en France. Quelles en sont les causes ? Est-une volonté délibérée du gouvernement, ou bien des insuffisances dues aux syndicats eux-mêmes ? 

 
Il est clair que dans un monde idéal les syndicats en France seraient très différents de ce qu’ils sont aujourd’hui. Et les observateurs, plus ou moins bien intentionnés à leur égard, n’en finissent pas de mettre en avant leurs insuffisances. Cette situation résulte toutefois du cercle vicieux suivant : globalement, plus les syndicats sont faibles, plus ils sont « mauvais » ; et donc ce n’est pas en les court-circuitant qu’on en viendra à les améliorer. Il faudrait au contraire les responsabiliser en les entraînant dans une véritable co-construction. Selon toute apparence, ce n’est pas la voie que suit le gouvernement. Sans doute considère-t-il qu’il s’agit de conservateurs ignorants des vrais enjeux et qu’il faut donc s’employer à faire taire.
 
Or, ceci est extrêmement dangereux, au moins à terme. S’il n’y a plus de syndicats capables de se faire entendre, de contre-pouvoirs, d’opposition, l’Etat, en cas de crise sociale majeure, risque de se retrouver face à la multitude, sans véritables interlocuteurs avec qui s’entendre et capables de se faire entendre de leurs mandants. Et en attendant, il n’a plus de vis-à-vis auprès desquels « tester » ses idées. Il se retrouve seul. D’un côté un petit nombre d’initiés, persuadés d’avoir raison, de l’autre, la multitude, aujourd’hui hébétée, mais qui pourrait se réveiller.
 

Quelles sont les mesures qui permettraient de fonctionner plus efficacement ? 

 
Un éminent syndicaliste, interrogé sur ce pont lors d’un congrès de DRH, répondait : « il faut se parler, se parler, et plus c’est compliqué, plus il faut se parler ». Il faut multiplier les lieux d’échanges. Le CESE en est un. Le Commissariat au plan en était un. Il faut en inventer d’autres. Ce n’est pas, ou ce n’est pas seulement le résultat, qui compte, mais le fait que les gens apprennent à se connaître et qu’ils finissent par adopter un  langage commun face aux problèmes qu’ils ont ensemble à résoudre.
 
CE qui importe également, c’est d’éviter absolument de mettre les gens devant le fait accompli. Le cas de la SNCF représente de ce point de vue l’exemple même de ce qu’il ne faut pas faire. Annoncer de façon tonitruante ce qu’on va faire, se mettre l’ensemble des cheminots à dos, persister, « droit dans ses bottes », parce qu’on ne peut plus reculer, quitte à essayer de bricoler quelques concessions, mais toujours trop peu, toujours trop tard. Bien sûr, que le gouvernement réussira à imposer ses idées, mais à quel prix ? Et comment s’en sortira-t-il ensuite en ce qui concerne la remise à plat des régimes de retraites, et notamment celui des cheminots ?
 
Un projet économique ambitieux nécessite de susciter une dynamique humaine. Cette dynamique, aujourd’hui, n’existe pas car, au-delà de son succès électoral, il n’a pas su la susciter. C’est le point faible de la politique du président Macron.
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