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Publié le 02 avril 2018
Réformer en France n’est pas facile...
Jean-Paul Betbeze
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Jean-Paul Betbeze est président de Betbeze Conseil SAS. Il a également  été Chef économiste et directeur des études économiques de Crédit Agricole SA jusqu'en 2012.Il a notamment publié Crise une chance pour la France ; Crise : par ici la sortie ;...
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Réformer en France n’est pas facile...

Réformer est bon pour tous à moyen et long terme, mais négatif à court terme pour ceux qui voient diminuer leurs avantages bien concrets, et ceux de leurs successeurs. Les avantages des réformes sont toujours diffus, les coûts sont immédiats pour ceux qui doivent changer – et ils le savent ! Mais pourquoi donc réformer ? Toujours pour soutenir la croissance et l’emploi : qu’il s’agisse de salaires, avantages et protections multiples, retraites, horaires, congés... des avantages acquis se créent toujours avec le temps, des statuts se forment, coûteux. Ils ne peuvent durer qu’avec la puissance de l’entreprise privée (sur ses clients, concurrents, fournisseurs) et, bien plus longtemps, celle de l’entreprise publique (avec son monopole, puis son déficit et sa dette, avec garantie de l’État bien sûr).

Aujourd’hui, les réformes s’alimentent à deux mouvements planétaires : la révolution industrielle de la communication, avec Apple et Amazon, et la globalisation, avec la Chine et l’Inde. Dans leur très vaste majorité, les Français savent qu’ils doivent s’adapter au monde qui bouge. Ils savent qu’ils n’ont pas le choix mais aussi qu’ils s’y retrouveront, en changeant, en se formant. Les Français savent, nous savons, qu’on ne travaillera pas demain comme aujourd’hui, ni communiquera, se formera, se soignera… Un « aujourd’hui » dont une large part des structures date d’après-guerre : donc il faut accepter de réformer.

Or, réformer en France n’est pas facile. On le mesure avec notre faible croissance potentielle (1,6%), notre taux de chômage élevé, nos déficits extérieur et public permanents, nôtre taux d’endettement public à 97% du PIB… On pourrait continuer la liste de nos freins et la mesure de leurs effets.

Or réformer en France devient possible avec Emmanuel Macron, qui en a fait son programme et a été élu pour cela. Les premières mesures et lois se sont bien passées, parce qu’elles n’ont pas encore trop « mordu ».  La montée de la CSG sur les retraités a quand même fait baisser la cote du Président, mais les retraités ne manifestent pas. Le code du travail a été revu, mais nous verrons quand l’économie ralentira beaucoup. Le baccalauréat… mais nous verrons ce que disent les enseignants qui devront travailler plus longtemps et préparer à des oraux, en liaison avec les Fac… Tout s’est assez bien passé, car le plus dur n’est pas encore là.

L’effet SNCF montre à quel point les Français étaient favorables à la réforme il y a quelques semaines (les raisons abondent), mais ils sont de 42% à 46% à s’y opposer, en quinze jours. Troubles, tensions, arrêts… sur plusieurs semaines se conjuguent pour inquiéter et faire douter de la volonté du gouvernement, maintenant que des oppositions s’organisent. On comprend leur logique : obtenir une masse critique sur la SNCF, qui agrégera les oppositions (éboueurs, pas encore transporteurs, carburants ou postiers – les PT venant opportunément d’annoncer 5 000 embauches…), plus les Facultés. L’idée  est d’obtenir une reculade gouvernementale, ce qui permettra de détricoter les réformes déjà votées, et que l’on croit acceptées.

C’est bien pourquoi les pouvoirs publics n’ont pas à faire « une pause dans les réformes », comme en 2011 avec Nicolas Sarkozy, ou à suivre tant de demandes actuelles, au risque de mettre la dynamique d’ensemble en risque. Ils ont à expliquer, et c’est à Emmanuel Macron d’expliquer, pratiquement et simplement, pourquoi réformer. Il faut expliquer le panorama de la croissance, celle de la communication, de l’échange, de l’efficacité et de la formation, dans ce monde qui change.  Il sera plus compliqué peut-être, mais il récompense plus vite. On peut toujours faire peur : faillite de la France et spoliation des épargnants et des retraités, fin de l’Euro et le d’Europe, guerres, mais mieux vaut mettre en avant les avantages ! La révolution de l’information et de la communication nous ouvre ses portes, avec des idées nouvelles qui peuvent vite germer et devenir mondiales ou changer notre quotidien, avec de nouveaux services, adaptés, de nouveaux emplois, et de nouvelles carrières pour de nouveaux projets. La FrenchTech peut s’étendre : elle ne veut que cela !

Les efforts des conservateurs (de tout bord) pour garder leurs privilèges au détriment des jeunes d’abord, de tous ensuite, en nous mettant sous le risque croissant de leur dette, plus ceux qui trouvent « qu’on n’en fait pas assez » montre bien qu’il faut continuer à réformer, expliquer, avancer. La réforme n’est jamais sans peine, mais elle en vaut toujours la peine.

 

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Commentaires (4)
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Labarthe
- 03/04/2018 - 14:14
Quelles réformes....
Notre système, bien que malade, est très protecteur et nous permet de passer à travers les crises sans souffrir autant que d’autres pays. Cela a encore été le cas pour celle de 2018. A comparer à la souffrance des travailleurs aux USA, en Espagne, en Grèce et ailleurs. Il faut donc être très prudent avec les réformes. D’autant que les conséquences sociales du développement de l’ intelligence artificielle vont être destructrice avant que l’on arrive à en équilibrer les effets.....si on y arrive. Un emploi inutile économiquement peut être indispensable sur le plan social et pour la qualité de la vie. Pour moi les réformes ne passent pas automatiquement par la privatisation, la compétition, la fragilisation mais beaucoup plus par la formation’ l’education’ le sens de interêt public, la responsabilisation etc,,,,
JBL
- 02/04/2018 - 13:42
Un peu de réalisme
Cela fait 40ans que j'entends parler de réformes. Mais des réformes pour qui ? Cela veut dire quoi réformer ? Qui sont les gagnants de ces réformes ? L'Etat a commencé à se réformer ? L'argent public n'a jamais autant coulé à flot. Les privilèges des élus n'ont jamais été aussi élevés. Les comptes publics, les marchés publics, les devis dans les mairies, sont une gabegie sans nom. Tout le monde le sait. Tout ce petit monde qui gravite autour des collectivités se gave littéralement : les transporteurs, les fournisseurs, la formation professionnelle, etc. La vraie réforme consisterait à rendre intouchable l'argent public, et à mettre des règles draconiennes quand à l'utilisation du moindre centime de l'argent du contribuable. C'est la seule réforme qui est à faire. Mais dans ce pays, on ne fait pas de la gestion, on fait de la politique.
J'accuse
- 02/04/2018 - 12:01
Des réformes ? Ah oui, où ça ?
Le biais de cet article est d'analyser les réactions des Français aux réformes de Macron, mais que réforme-t-il réellement ? En fait, il fait semblant, et s'appuie sur les réactions de syndicats réactionnaires et chatouilleux, et de gens légitimement mécontents pour faire croire qu'il marche. Le code du travail ? Presque rien. La SNCF ? Juste supprimer un statut dans 60 ans. L'apprentissage ? A côté de la plaque. La baisse des déficits publics ? Pipeau. La suppression de la taxe d'habitation ? Non financée. L'UE ? Rien du tout. Etc.