En direct
Best of
Best of du 4 au 10 juillet
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

"Qu’on est bien dans les bras d’une personne du sexe opposé" : on n’a plus le droit de chanter ça !

02.

La France des caïds : l’inquiétante porosité du grand banditisme

03.

Donald Trump veut-il mettre en faillite Xi Jinping et la Chine ?

04.

EPR / éoliennes : le match des dépenses incontrôlées entre la filière nucléaire et les énergies renouvelables

05.

Hydroxychloroquine et remdésivir : petits repères pour tenter d’y voir plus clair dans le "match" des traitements contre le coronavirus

06.

Energie : l’Allemagne prend le risque mal maîtrisé de l’hydrogène

07.

Ces dénis grandissants de réalité qui asphyxient nos libertés

01.

Hydroxychloroquine et remdésivir : petits repères pour tenter d’y voir plus clair dans le "match" des traitements contre le coronavirus

02.

EPR / éoliennes : le match des dépenses incontrôlées entre la filière nucléaire et les énergies renouvelables

03.

Le graphique qui fait peur: de moins en moins de Français travaillent depuis 1975

04.

Après avoir massivement accepté le télétravail, les Français commencent à en ressentir les perversions...

05.

Jacqueline Eustache-Brinio : "La France est confrontée à une pression de l’Islam Politique"

06.

Islam politique : nouveau gouvernement, vieilles lâchetés

01.

Islam politique : nouveau gouvernement, vieilles lâchetés

02.

Le président algérien réclame (encore) des excuses à la France. Quand sera-t-il rassasié ?

03.

Ces dénis grandissants de réalité qui asphyxient nos libertés

04.

Et le ministre (Dupond-Moretti) brûla ce que l'avocat (Dupond-Moretti) avait adoré !

05.

Reformator ? Quitte à jouer à l’éléphant dans un magasin de porcelaine, que changer pour une justice plus efficace ET plus respectueuse des libertés ?

06.

Hydroxychloroquine et remdésivir : petits repères pour tenter d’y voir plus clair dans le "match" des traitements contre le coronavirus

ça vient d'être publié
light > Religion
Religion
Transformation de Sainte-Sophie : le pape François se dit "très affligé"
il y a 6 heures 52 min
pépite vidéo > Culture
Indignation sur les réseaux sociaux
Relâchement ? : des milliers de personnes réunies pour le concert du DJ The Avener à Nice
il y a 8 heures 7 min
décryptage > France
Bonnes feuilles

La France des caïds : l’inquiétante porosité du grand banditisme

il y a 15 heures 39 min
décryptage > Société
Bonnes feuilles

Covid-19 : la société française face au confinement

il y a 16 heures 43 min
décryptage > Culture
Il faut que tout change pour que tout change

"Qu’on est bien dans les bras d’une personne du sexe opposé" : on n’a plus le droit de chanter ça !

il y a 17 heures 15 min
décryptage > International
Lion-dragon deal

Comment la politique iranienne de Trump a jeté Téhéran dans les bras de Pékin

il y a 18 heures 15 min
décryptage > Politique
Le bloc-pol de Laurence Sailliet

Ce devoir de pragmatisme qui s’impose au gouvernement Castex

il y a 19 heures 15 min
décryptage > International
Guerre commerciale

Donald Trump veut-il mettre en faillite Xi Jinping et la Chine ?

il y a 20 heures 20 min
décryptage > Société
Retrouver le sens du réel

Ces dénis grandissants de réalité qui asphyxient nos libertés

il y a 21 heures 3 min
pépites > France
Viviane Lambert
L’émotion de la mère de Vincent Lambert, un an après la mort de son fils
il y a 1 jour 9 heures
pépites > France
Sentiment d'abandon
Carlos Ghosn critique l’attitude de la France et estime avoir été "abandonné"
il y a 7 heures 21 min
pépite vidéo > Santé
Geste symbolique
Coronavirus : Donald Trump porte un masque en public pour la première fois
il y a 8 heures 36 min
décryptage > Politique
Bonnes feuilles

Elections municipales 2020 : la démocratie à l’épreuve du coronavirus

il y a 16 heures 26 min
décryptage > International
Bonnes feuilles

Crise du coronavirus aux Etats-Unis : une mise à l’épreuve des valeurs fondamentales de la société américaine

il y a 16 heures 59 min
décryptage > Culture
Atlantico Litterati

Bernard Plessy : "Travaux et jours dans la Grèce antique" (éditions Paradigme), grandeur du "petit peuple"

il y a 17 heures 47 min
décryptage > Economie
Effet boule de neige

Covid, moins d'habits, plus de chômage !

il y a 18 heures 41 min
décryptage > Culture
"Last night a DJ saved my life"

Humeur sombre mais folles envies de dance floor : la pop music n’a jamais été aussi rythmée depuis 10 ans

il y a 19 heures 36 min
décryptage > Société
1001 colères

A chacun ses coupables, à chacun ses victimes : mais qui écoute le plus les Français silencieux ?

il y a 20 heures 34 min
pépites > Education
Génération Covid-19
Bac 2020 : 95,7 % de réussite après la première session de rattrapage
il y a 1 jour 9 heures
pépite vidéo > France
Mort du conducteur agressé
Bayonne : Gérald Darmanin promet des mesures pour les chauffeurs de bus de toute la France
il y a 1 jour 10 heures
© GERARD JULIEN / AFP
© GERARD JULIEN / AFP
Chantiers difficiles

Formation professionnelle, assurance chômage, Education nationale, SNCF : les trois raisons pour lesquelles Emmanuel Macron passera en force

Publié le 24 février 2018
Réformer très vite pour délivrer des résultats très vite. Les projets de réforme de la formation, de l’assurance chômage, de l’Education nationale, de la SNCF sont amortis par les partenaires sociaux. Du coup, Emmanuel Macron veut passer en force.
Jean-Marc Sylvestre
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ. ...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Réformer très vite pour délivrer des résultats très vite. Les projets de réforme de la formation, de l’assurance chômage, de l’Education nationale, de la SNCF sont amortis par les partenaires sociaux. Du coup, Emmanuel Macron veut passer en force.

Pour Emmanuel Macron, le projet de réforme de la formation professionnelle tel qu’il a été façonné par les partenaire sociaux à l’issue d‘un dialogue quasiment vide est beaucoup trop frileux. Il fait la part belle aux arrangements syndicaux, ils ne remettent pas en cause les équilibres et surtout la gestion des moyens financiers telle qu‘elle était assurée jusqu’alors. Bref, ce projet ne correspond pas aux enjeux, tel est l’avis de beaucoup de chefs d’entreprises et de spécialistes de la formation.

Le projet de réforme de l’assurance chômage a lui aussi été hypothéqué par les partenaires sociaux qui en sont les gérants. Il ne correspond pas à l’ambition qu‘avait le président pendant sa campagne, c’est à dire offrir à tout le monde le bénéfice d’une allocation chômage pour faciliter la mobilité.

Quant à la réforme de la SNCF, complètement asphyxiée par sa dette, elle passe, entre autres, par un changement de statut de l‘entreprise, par un changement de statut des personnels cheminots. Pour les syndicats, ce sont des totems. Intouchables.

On pourrait faire le même constat de résistance pour la réforme de l’Educationnationale, la réforme de la justice.

Emmanuel Macron a beau mettre la pression sur ses ministres, toutes ces réformes qui impliquent une négociation sociale coincent et risquent de trainer en longueur et d’attiser un mécontentement social.

La solution estalors d’aller vite et de court circuiter les partenaires sociaux.

De l’avis de tous ceux qui le connaissent et le fréquentent, l’ambition d’Emmanuel Macron n’est pas de gérer le pouvoir et de s‘y installer pour satisfaire un ego personnel. Il n‘a de revanche à ne prendre sur personne. Son ambition est de transformer ce pays pour qu’il soit en mesure d’assumer les grandes mutations du monde. La mondialisation, qui est parfois violente, la modernité digitale, qui est parfois génératrice d’inégalités, et la concurrence féroce qui existe sur la planète pour le contrôle des marchés.

Les historiens commencent à expliquer qu’il y a chez Macron du Napoléon III pour la conviction que le pouvoir économique et financier l’emporte sur le politique. Ou bien du Giscard quand il s’inscrivait dans l’espace mondial. Du Mitterrand, pour l’esprit européen et la nécessité du changement rapide. Et même du De Gaulle pour le gout de passer outre les corps intermédiaires.

Aujourd’hui, Macron veut aller vite pour trois raisons.

1re raison. Il a la conviction que l’urgence des urgences est de restaurer la compétitivité de l’économie française. C’est l’arme fatale pour conquérir des marchés, pour donner de l’activité et des emplois, pour protéger l’indépendance de la France. La guerre est économique et elle sera gagnée par les pays les plus riches, les plus entreprenants, les plus innovants.

Et pour restaurer cette compétitivité, il ne faut lésiner sur aucun effort de réforme. Droit du travail, fiscalité, formation, Etat, services public... Il part du constat que ce pays a pris du retard dans la compétition mondiale parce qu’il a trop longtemps protégéses petits privilèges, ses rentes.

2raison. Il a la conviction que l'opinion publique partage son diagnostic, qu’elle comprend que le modèle français ne marche pas très bien. Sur l’éducation, sur la formation, il est évident que le système n’est pas efficace. Sinon, tout le monde trouverait du travail. Notre taux de chômage est le plus élevé des grands pays développés.

Quant aux grands service publics, tout le monde sait que les trains n’arrivent plus à l'heure, qu'ils sont mal entretenus et coutent trop cher à la collectivité. Mais s’il n‘y avait que les trains. Or, pour une majorité de clients ou d’usagers, peu importe que le service soit public ou privé, ce qui compte c’est que le service soit délivré. Pertinent, efficace et performant.

3raison. Emmanuel Macron a la conviction que si l'opinion publique accepte et revendique les réformes mais que les corps intermédiaires sont réticents dans la mesure où chaque réforme peut leur enlever une parcelle de pouvoir et d’habitude. En bref, l‘appareil social, c’est à dire les institutions syndicales et tous les organismes qui gèrent la sphère publique et sociale, sont conservateurs.Le système paritaire lui-même serait parfaitement conservateur dans son essence et dans son fonctionnement. En clair, ce sont les appareils syndicaux et sociaux qui gèrent le système en fonction de leurs intérêts d’appareil et non pas en fonction de l’intérêtgénéral.

Leur faible représentativité fait que les organismes paritaires, qui ont un pouvoir unique de fabriquer le droit social, n’ont pas la légitimité pour le faire.

Le résultat est que les réformes promises et nécessaires sont barrées par les appareils.

Le problème est très différent en Allemagne parce que les institutions syndicales et sociales sont très fortement représentatives.

Tant que les syndicats français n’auront pas compris qu’ils doivent faire des offres désirables pour que l’opinion les rejoigne,ils n’auront qu’un pouvoir de revendication, de refus et de conflit. Aucun moyen de signer un compromis de progrès.

Emmanuel Macron qui a transformé la vie politique et entrainé un changement radical de personnel - au gouvernement, au Parlement, dans les grandes administrations - a réussi aussi à exploser les partis politiques traditionnels. Le Parti socialiste n‘existe plus, la droite est en miettes.Restent des mouvements extrémistes et une large partie de l’opinion qui se rassemble en marche sur le thème du pragmatisme.

Emmanuel Macron est sans doute convaincu que le modèle social doit se transformer comme le modèle politique. Bouleverser les appareils et changer les personnels syndicaux. La loi travail y contribue. La réforme de la formation devrait y participer. L’assurance chômage également.

La production du droit social en France est du pouvoir des partenaires sociaux. Depuis 1945, c’est le général de Gaulle qui, par ordonnances, avait sacralisé le modèle paritaire. Il a parfaitement fonctionné pendant les Trente Glorieuses, et pour cause, sa mission était de redistribuer les surplus.Il y avait du grain à moudre.Le système a rencontré ses premières difficultés quand le rythme de croissance a commencé à fléchir dans les années 1970-80 et que des cassures structurelles ont rendu nécessaires des arbitrages et des réformes importantes dans le fonctionnement du modèle socio-économique. Arbitrage dans la répartition du revenu entre le travail et le capital, arbitrage nécessaire dans la répartition du pouvoir économique et financier entre l’Etat et le marché.

Si aujourd’hui, Emmanuel Macron se résout à passer outre les organismes sociaux, soit par le biais des ordonnances ou par l’article 49.3 de la Constitution, c’est qu’il considère que le système social n’est pas en mesure de produire le droit social au service de l’intérêt général, c’est à dire au service d’une meilleure compétitivité de la maison France.

Emmanuel Macron prend évidemment un risque, celui de cristalliser contre lui tous les conservatismes.Mais il n’a pas le choix.Il lui faut réformer très vite, pour délivrer des résultats très vite. 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (5)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
hermet
- 25/02/2018 - 21:12
Rien
Effectivement à ce jour, les réformes Macron = 0
La réforme avenir du Lycée, avec plus d'heure de sport ou de "science de l'humanité" que de maths (qui ne seront qu'une option) ou physique va produire plus d'inégalité et de médiocrité, bravo Macron...j'attends la suite mais sans espoir

gerint
- 24/02/2018 - 20:40
Pour la formation professionnelle
Elle doit être adaptée aux besoins de chaque entreprise et en ce qui me concerne je forme moi-même les personnes qui travaillent pour moi pour leurs tâches spécifiques du moment. Au minimum je supervise cette formation quand elle vient de l’extérieur. Dans chaque entreprise il faut consacrer du temps aux employés pour améliorer l’efficience.
Pour le chômage il est aussi nécessaire d’augmenter l’attractivité de l’embauche par toutes sortes de moyens. Je crois néanmoins que la révolution numérique voulue par Macron et qu’on aura de toute façon sera à terme une catastrophe pour l’emploi non compatible et qu’à terme il faudra servir un revenu universel en espérant que le numérique génère des profits assez importants pour cela.
La SNCF: comme je crois tous les transports elle restera déficitaire. Le ferroutage pourrait être une solution? Plus de TGV pour les voyageurs et moins d’aéroports? C’est un service public de première importance dont l’efficacité en tant que tel prime sur la rentabilité
vangog
- 24/02/2018 - 13:35
Il a baissé son froc devant les fascistes rouges de NDDL...
il baissera son froc devant les syndicats mafieux...on parie?...