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Alors que Pierre Gattaz reste sans successeur, le Medef semble bien parti pour rater sa modernisation

Publié le 12 février 2018
Aucun des candidats déclarés n’est porteur d’une réforme de l’organisation patronale. Le Medef s’enfonce dans le conservatisme.
Jean-Marc Sylvestre
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Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ. ...
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Aucun des candidats déclarés n’est porteur d’une réforme de l’organisation patronale. Le Medef s’enfonce dans le conservatisme.

Depuis la mise à l’écart de Jean-Dominique Senard, le futur ex-patron de Michelin, pour des raisons de limite d’âge, les quatre premiers candidats déclarés à la succession de Pierre Gattaz rivalisent de conservatisme pour ne fâcher personne et se donner les chances de gagner le fauteuil. 

Le comble, c’est qu’en dépit de leurs professions de foi, aucun n’est porteur d’un projet de modernisation radicale et forte. « Plus conservateur que moi, tu meurs. »

Déjà que l’organisation patronale, qui réclame à cor et à cri un allongement de la durée du travail, n’a pas été capable de modifier ses statuts pour reculer l’âge de départ à la retraite d’un candidat à la présidence qui aurait pu renouveler l’organisation, ceux qui sont maintenant placés sur la ligne de départ ont tellement peur de déplaire qu‘ils servent du thé tiède. 

Alors, on peut toujours se dire que le discours qu’on doit tenir pour accéder au pouvoir ne sera pas celui qui servira à l’exercice du pouvoir. Sans doute, mais ce type de décalage était réservé à la politique avant qu’Emmanuel Macron ne fasse la preuve qu’on pouvait être élu en parlant de ce qu’on allait vraiment faire.

Pierre Gattaz a beaucoup de défauts, mais on ne peut pas dire qu‘il n‘ait pas renouvelé le discours patronal en revalorisant l’entreprise et l’entrepreneur. Il a fait le job en redonnant à l’entrepreneur sa légitimité, ce qui colle à l’air du temps et aux nécessités. Emmanuel Macron a bien compris tout le parti qu’il pouvait en tirer. 

Mais, alors qu’il a dégagé les vieilles élites politique et tenté de réformer les structures du système français, le Medef devrait ouvrir des chantiers identiques de réformes quant au rôle du patronat et à son organisation. 

Jean-Dominique Senard avait ce projet et la crédibilité pour le piloter. Il a été écarté. 

Les candidats actuels sont tous très intéressants par leur jeunesse, leurs activités, leur ambition, sauf qu’aucun ne paraît avoir la force de renverser la table. Aucun ne paraît avoir la trempe d’embrasser la révolution digitale et d’en assumer les contraintes pour en extraire l’opportunité. Du moins, si on en croit leur discours.

Patrick Martin, président du Medef Auvergne et Fréderic Motte, qui vient du nord ou plutôt des Hauts de France, sont représentatifs d’un patronat assez protecteur des structures actuelles. Politiquement, on dira qu‘ils tiennent des discours très centristes. Il faut réformer mais ne bouleverser personne. Bref, la quadrature du cercle. 

Jean-Charles Simon, ancien directeur général du Medef est plus « révolutionnaire » puisqu’il critique violemment l’archaïsme du paritarisme. Mais son hostilité va lui valoir l’opposition de tous ceux qui vivent du paritarisme. Il se met donc hors jeu. 

Geoffroy Roux de Bézieux, vice président actuel, est intéressant. Il jouit d’une notoriété assez forte dans le mouvement. Il a la réputation d’un entrepreneur, même s’il n’a pas cassé la baraque en tant qu’entrepreneur. Il a passé plus de temps dans les couloirs du Medef ou de l’Unedic. Bref, il connaît le système et la musique. Il a compris, semble-t-il, que pour être élu, il ne fallait pas trop inquiéter les électeurs. Donc, il est prudent au point de ne rien dire. Ses amis ajoutent « qu’il n‘en pense pas moins». Sans doute, mais c’est quand même de la vieille politique. 

Ce qui veut dire qu'il y aura d’autres candidats à se déclarer. On attend la candidature d’Alexandre Saubot, le président de l’UIMM, peut être celle de Christian Nibourel (Accenture), de Marc Hervet qu'il faudra surveiller de près…

En résumé, ces candidatures possibles représentent la diversité du patronat. D’un coté, le poids des territoires, de l'autre la puissance financière de l’union qui est la fédération qui apporte le plus de cotisations à la centrale. N‘écartons pas le poids de l'appareil qui a déjà, dans le passé, donné quelques présidents faute d’avoir trouvé des hommes de terrain. 

Ce bouquet de candidats ressemble à la France des patrons, très hexagonale, très provinciale, très centriste ou sociale-démocrate. 

Les libéraux, ceux qui sont pourtant à la tête des entreprises qui jouent les locomotives de l‘économie française parce qu‘ils ont pris à bras le corps, les grandes mutations comme autant d’opportunité de développement. Ces libéraux-là sont absents du jeu. 

Dommage, parce que cette campagne plus que toutes les précédentes devrait offrir une formidable occasion de faire la pédagogie du changement. 

Il y a trois domaines où on attend les ambitions patronales. 

Un, la réforme du système paritaire. Ce mode d’organisation et de prise de décision ne correspond plus à la réalité. Plus grave, en l’état, il ne garantit plus la paix sociale dans la mesure où les gérants du système ne sont pas représentatifs des acteurs de ce système. Que ce soit les syndicats de salariés ou de patrons. Donc le paritarisme aujourd’hui est au service des appareils. On le voit dans chacune de ses composantes principales. L’Unedic, la sécurité sociale, l’appareil de formation et l’apprentissage. On a partout besoin de réforme et l’Etat a forcément besoin d’un patronat plus progressiste. Sur la seule question du droit du travail, on voit bien que le digital bouleverse tous les codes du salariat.  

Deux, le statut et le fonctionnement de l’entreprise. Bercy, à l‘initiative de Bruno Le Maire, a ouvert ce chantier du Pacte qui consiste à moderniser la gouvernance et le statut des entreprises. Augmenter l’intéressement et le pouvoir des salariés dans l’entreprise, prendre en compte les objectifs sociaux et environnementaux de l’entreprise qui a forcément une responsabilité sociale et environnementale (la RSE), revoir les seuils qui bloquent plus le développement qu’ils ne protègent les petites entreprises. Sur tous ces points, tout se passe comme si les candidats au Medef n‘avaient rien à dire. 

Trois, l’Europe et son évolution. Le moment est évidemment venu de redresser le fonctionnement de l’Union européenne. Emmanuel Macron a compris qu’il existait une fenêtre de tir favorable. La situation économique et politique en Europe permettrait une évolution vers plus de fédéralisme, plus d’harmonisation. Les organisations patronales ont évidemment leur mot à dire pour encourager le mouvement, mais pour l’instant, elles restent discrètes. Les entreprises qui s’inscrivent dans la mondialisation ont intérêt à éliminer toutes les raisons que l'opinion publique saisit pour se réfugier dans la démagogie et le protectionnisme. 

Quatre, l’organisation même du Medef et de sa gouvernance est construite sur les différentes branches, alors que le dialogue et la production de droit social descendent au niveau de l’entreprise. Du coup, cette organisation paraît très archaïque et assez peu performante. 

Sur ces quatre dossiers de réforme, aucun des candidats n'a, semble-t il, publié un programme pertinent et ambitieux. Alors, beaucoup affirment que cette réserve est purement électorale et qu’il vaut mieux ne vexer personne. 

Mais si le Medef, habité par une réelle volonté de modernité, conserve les vielles habitudes de la politique, on aura du mal à sortir de l’ancien régime.

 

 

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