En direct
Best of
Best of du 16 au 23 mars 2019
En direct
Atlantico Business
Petit catalogue des une et mille façons de trouver de l’argent pour créer son entreprise
Publié le 10 février 2018
« Il n’y a pas de bonne idée, il n’y a qu’une bonne exécution ». Parole avisée recueillie auprès d’un serial-entrepreneur et accompagnateur de start-ups, Marc Menasé.
Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ.Aujourd'hui éditorialiste sur Atlantico.fr, il présente également une émission sur la chaîne BFM Business.Il est aussi l'auteur...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Diplômée de l'Essec, Aude Kersulec est specialiste de la banque et des questions monétaires. Elle est chroniqueuse économique et blogueuse. 
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Marc Sylvestre
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ.Aujourd'hui éditorialiste sur Atlantico.fr, il présente également une émission sur la chaîne BFM Business.Il est aussi l'auteur...
Voir la bio
Aude Kersulec
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Diplômée de l'Essec, Aude Kersulec est specialiste de la banque et des questions monétaires. Elle est chroniqueuse économique et blogueuse. 
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
« Il n’y a pas de bonne idée, il n’y a qu’une bonne exécution ». Parole avisée recueillie auprès d’un serial-entrepreneur et accompagnateur de start-ups, Marc Menasé.

Le salon des Entrepreneurs, qui s’est tenu cette semaine à Paris, fourmille de futurs créateurs et développeurs d’entreprises.

Si l’on parle souvent de la nécessité d’avoir l’idée de génie avant de commencer un projet d’entreprise, on recommande aussi d’avoir mesurer l’ampleur des composantes de l’entreprise, dont le financement, indispensable au lancement. Voici un tour d'horizon des possibilités de lever du capital, avec Grégoire Leclercq, président d’Itool System et président de la Fédération des Micro-entrepreneurs.

1. Le love money. Très plébiscitée pour les débuts d'une société, une demande d'argent auprès de ses proches permet de permet de se lancer rapidement. La prospection est limitée et rapide puisque reposant sur la confiance de l'entourage amical ou familial. Ce cash est susceptible par ailleurs de rassurer les potentiels investisseurs qui voudraient s'impliquer davantage dans le projet : ils verront en ce geste un gage de confiance et de motivation !

2. Les concours. Ils apportent une notoriété rapide à la nouvelle structure et à son créateur. Les gains finaux sont souvent monétaires mais peuvent aussi se traduire par des conseils gracieux sur le plan juridique ou des prestations offertes en matière de communication. Cependant, participer à un concours est chronophage et demande un investissement important de la part du participant (dossier de présentation, business plan, étude de marché, budget prévisionnel) s'il veut dégager une image professionnelle et fiable.

3. Subventions et aides. De nombreuses subventions et aides sont distribuées par l'Etat, les collectivités territoriales et l'union européenne, couvrant différents secteurs (tourisme, économie sociale et solidaires, artisanat…).

BPI France propose l'accompagnement au démarrage, à l'export pour les plus téméraires !

L'ACCRE permet à un chômeur qui reprend ou crée une entreprise de bénéficier d'une exonération des charges sur l'activité exercée.

L'implantation en zone AFE qui peut octroyer une exonération d'impôts.

Des subventions européennes, comme le COSME qui s'adresse aux TPE-PME.

4. Le prêt d'honneur Avance d'argent à taux 0%, le prêt d'honneur s'adresse à tous les porteurs d'un projet de création ou de reprise d'entreprise mais aussi aux dirigeants d'entreprises de moins de 3 ans, qui ne possèdent pas suffisamment d'apports financiers personnels pour financer la création (ou la reprise) de leur entreprise. Il procure un effet de levier pour obtenir un financement bancaire complémentaire. Mais c'est aussi un effet de crédibilité vis-à-vis du projet, grâce à la préparation minutieuse du dossier et à sa présentation devant un jury composé de professionnels. Il sera donc utile pour régler les investissements de départ (matériel, aménagement des locaux, etc.) et satisfaire le besoin en fonds de roulement. Le prêt d'honneur se rembourse par mensualité et peut être obtenu auprès de :

 - L'ADIE, qui propose des prêts d'honneur allant jusqu'à 4000€ ainsi que des micro-crédits.

- Tout organisme accrédité NACRE, dispositif qui propose un prêt à taux zéro pour les entreprises créatrices (maximum 8000€).

- Initiative France qui organise des comités d'agrément qui ont pour but d'évaluer la pertinence d'un demandeur de prêt. À l'issue de la présentation, le prêt est accordé (ou non) et le montant est tributaire du potentiel du projet et du montant demandé par le candidat.

- Réseau entreprendre, constitué d'un réseau de nombreux entrepreneurs prodiguant des conseils aux nouveaux créateurs. Un comité d'engagement est également créé sur demande de prêt d'honneur pour évaluer le potentiel du projet avec un prêt minimum de 15000€.

5. Les business angels. Ce sont des investisseurs qui souhaitent engager une partie de leur capital dans des entreprises prometteuses. Ils donnent les moyens à tout créateur de développer sereinement leur activité. Sans contrainte de remboursement, l'apport du business angel augmente le capital social, en plus des conseils que ce dernier peut prodiguer au créateur. Une nuance toutefois : du fait de l'entrée au capital du business angel, le créateur doit s'assurer de bien cohabiter avec lui et que leurs priorités soient communes, pour éviter les conflits. Bien sûr, cela implique aussi de céder une partie de son capital à un associé.

6. Le crowdfunding. Le financement participatif permet de lever des fonds auprès d'une multitude de personnes intéressées, souvent par le biais d'une plateforme internet. Le créateur doit développer un projet complet et fixer le montant des sommes à lever en faisant preuve de transparence. La communauté d'investisseurs pourra investir, moyennant des contreparties. Ce mode de financement est soumis à des obligations réglementaires.

7.  Le crédit-bail ou leasing

Ce n'est pas à proprement parler un capital mais une solution qui permet de pallier à son insuffisance en louant un bien à un tiers avec option d'achat à l'issue du crédit-bail. Une nuance subsiste : le créateur n'est pas propriétaire du bien durant la période d'utilisation. Comptablement, le crédit-bail se traite de façon particulière (compte 6122 ou 6125).

8. Les prêts bancaires. Les établissements financiers accordent des prêts spécifiques mais bien souvent il leur faut l'assurance d'un apport personnel, gage de motivation et de confiance. En revanche, les banques ne financent pas à ce stade le besoin en fonds de roulement. Elles sont également frileuses à s'engager auprès d'une start-up et accordent très rarement des prêts ou crédits en cas de défaut de paiement.

Tout comme le statut juridique, le financement retenu impactera directement les stratégies de l'entreprise. Autant diversifier tout en jouant la prudence. 

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
Jean Arcelin : “Une large majorité des 700 000 personnes en Ehpad mangera, pour le reste de sa vie, des repas à 1€”
02.
Mont Everest : la fonte des glaces fait apparaître de nombreux corps d'alpinistes
03.
Soirée arrosée en boîte : Christophe Castaner filmé en train d'embrasser une inconnue
04.
Profondément convaincus ou en réaction épidermique à Emmanuel Macron ? L’enquête exclusive qui révèle que les Français se disent nettement plus nationalistes et favorables au protectionnisme que les autres Européens ?
05.
Fumer du cannabis à forte concentration de THC augmenterait les risques de développer une grave maladie mentale
06.
Entrée en service des bus électriques chinois : ce (contre)choc pétrolier que personne ne voyait venir
07.
A l’insu de son plein gré : le « nouveau monde » finira-t-il par faire basculer la France dans une nouvelle culture démocratique « grâce » à ses vieux travers ?
01.
Jean Arcelin : “Une large majorité des 700 000 personnes en Ehpad mangera, pour le reste de sa vie, des repas à 1€”
02.
Dégoût, colère, envie de révolution… : l’étude exclusive qui révèle la très sombre humeur des Français relativement aux autres Européens
03.
Philippe de Villiers : « Mon livre n’est pas complotiste, c’est la construction européenne qui est ontologiquement conspirationniste »
04.
Et Marine Le Pen éclata de rire…
05.
Grand Débat, la suite : petite géographie des intellectuels français que reçoit Emmanuel Macron ce lundi (ainsi que de ceux qu’il ne reçoit pas)
06.
Grand débat en péril ? Les trois erreurs politiques que semble s'apprêter à commettre Emmanuel Macron
01.
Philippe de Villiers : « Mon livre n’est pas complotiste, c’est la construction européenne qui est ontologiquement conspirationniste »
02.
Révolution, le retour : le scénario d’un vrai dérapage insurrectionnel est-il en train de devenir possible en France ?
03.
Grand Débat, la suite : petite géographie des intellectuels français que reçoit Emmanuel Macron ce lundi (ainsi que de ceux qu’il ne reçoit pas)
04.
Recours à l’armée face aux Gilets jaunes : la dangereuse fuite en avant du gouvernement
05.
Christchurch : de la théorie du Grand Remplacement à ses travaux pratiques
06.
Rokhaya Diallo va (peut-être) nous quitter pour les Etats-Unis
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires