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Brexit : Theresa May s’est invitée hier à Bruxelles pour implorer que l’Europe lui trouve une solution de sortie
Publié le 17 octobre 2017
A la surprise générale, Theresa May est arrivée hier à Bruxelles pour voir Jean-Claude Junker et Michel Barnier afin de trouver une solution de sortie pour le Brexit et pour elle...
Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ.Aujourd'hui éditorialiste sur Atlantico.fr, il présente également une émission sur la chaîne BFM Business.Il est aussi l'auteur...
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Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ.Aujourd'hui éditorialiste sur Atlantico.fr, il présente également une émission sur la chaîne BFM Business.Il est aussi l'auteur...
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A la surprise générale, Theresa May est arrivée hier à Bruxelles pour voir Jean-Claude Junker et Michel Barnier afin de trouver une solution de sortie pour le Brexit et pour elle...

On ne peut pas dire que Theresa May, la première ministre britannique, ait été bien reçue par le président de la Commission européenne et Michel Barnier, chargé de la négociation, mais son voyage surprise n’a trompé personne.

A quelques jours d’un sommet européen consacré au Brexit, Theresa May cherche une dernière fois à obtenir de ses ex-partenaires européens les conditions d’un divorce qui ne lui coûte pas trop cher.

Donc elle voudrait urgemment et principalement signer un accord commercial qui lui préserve l’accès au marché unique, et la possibilité de continuer à disposer du passeport Européen. Pour le reste, c’est à dire la libre circulation des populations, on verra plus tard dit-on à Londres.

Face à cette demande, la position des européens n’a pas changé d’un millimètre. Si la Grande Bretagne veut continuer de bénéficier des avantages de l’Union Européenne sans en avoir certaines contraintes, c’est non. Le beurre, l'argent du beurre et le libre choix de disposer de la crémière, ça marche dans les livres de littérature populaire mais pas dans la vraie vie. Donc qu’elle reste dans l’Union, ou alors qu‘elle en sorte et puisqu’elle a voté pour le Brexit, et après on négociera les accords commerciaux qui fixeront les modalités d’échange.

En fait, avant de commencer à discuter, Michel Barnier répète depuis le début, que toutes les négociations ne sont possibles qu'à trois conditions préalables.

Les questions que l’Union européenne souhaite régler sont :

1. Les droits des citoyens européens résidant au Royaume-Uni, tout comme les droits des britanniques qui résident dans l’UE. Quel visa, quels droits sociaux…

2. La question irlandaise qui sépare le Nord du Sud. Les anglais ne sont pas loin de réclamer une frontière opaque, ce qui reviendrait à ranimer les inimitiés entre les deux communautés catholiques et protestantes. 

3. Le montant de la facture que la Grande Bretagne devra payer à l’Union européenne pour solde de tout compte. Les européens ont fait des estimations qui situent le montant des obligations que Londres devra payer à l’UE; entre 60 et 100 milliards d’euros.

Pour les amis de Theresa May, les factures sont extravagantes, Londres serait prêt à s’engager à payer 35 milliards d‘euros à raison de 10 milliards par an et encore, le parti conservateur a accepté cette proposition du bout des lèvres.

Cela dit, pour les européens, il n'y aura pas le début d’une négociation tant que ces trois verrous ne seront pas levés.

Et depuis presque six mois, on est dans l’impasse. Theresa May n’a aucun mandat pour faire la moindre concession. Pour les européens, elle va donc dans le mur.

D’autant que sa situation politique intérieure est de plus en plus difficile à tenir. Les européens le savent et pensent qu’elle ne va pas tenir. Ils ne vont donc pas l’aider.

Son ministre des affaires étrangères, Boris Johnson, n‘hésite pas à contester publiquement les positions prises par Theresa May, à tel point qu‘elle considère qu'il a désormais dépassé les limites acceptables.

Boris Johnson a toujours défendu le projet d’un Brexit dur avec une rupture nette, brutale et rapide alors que Theresa May qui voit les premières difficultés économiques liées au Brexit, sur la croissance, l’inflation, les investissements, est prête à demander aux européens un délai de deux ans pour négocier le Brexit.

C’est d’ailleurs le projet qu‘elle vient encore de tester auprès de Michel Barnier et Jean-Claude Junker. Sans résultat.  

Cela dit, Theresa May ne peut pas défendre une position d’attente avec son ministre des affaires étrangères.

C’est la raison pour laquelle, Boris Johnson ne l’accompagnait pas à Bruxelles, c’est aussi la raison pour laquelle la rumeur d’un remaniement du gouvernement se préparerait après le sommet européen.

Avec deux scénarios possibles :

Un premier scénario verrait le départ de Boris Johnson et son remplacement par David Davis qui est actuellement chargé de gérer la sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne.

Un deuxième scénario plus grave pousserait Mme Theresa May à la démission et son remplacement par Boris Johnson justement. Pour Theresa May, ce scénario serait catastrophique. Il marquerait son échec de ne pas être parvenu à faire plier Michel Barnier et Jean-Claude Junker, pour obtenir des conditions plus soft au niveau de la facture. 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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Anguerrand
- 18/10/2017 - 15:31
Alors les british toujours ok pour le Brexit ?
Apres une Campagne mensongère à la FN - Philippot, les anglais se rendent compte des conséquences économiques du Brexit. Peu d'anglais seraient encore prêt à le voter de nouveau.
LordLeleu
- 18/10/2017 - 10:36
Rêve pour la réalité
Encore une fois mr Sylvestre comme tous les observateurs europhiles sont d'un aveuglement a la limite propagandiste. Les européens ont la plus mauvaise position. S'il s'informait rien qu'un peu de ce qu'il se passe en Angleterre il saurait que la question nest pas de savoir si le brexit sera dur, mais comment sera la ligne politique du futur royaume uni. Corbyn que tout le monde appréciait car il voulait rester dans l'UE, veut un brexit dur'lui aussi notamment sur la question migratoire, et une Angleterre plus sociale que May ne le veut. Bizarrement on ne parle plus de Corbyn... la question du brexit ne se pose plus en Angleterre Cest actée pour la classe politique (à leur honneur). Cest l'orientation économique et sociale qui se pose. L'UE a beaucoup plus à perdre Dans les négociations que les anglais, malgré les rêves de mr Sylvestre et ses amis
philippe de commynes
- 17/10/2017 - 21:56
@ganesha
Depuis 1839-42 (guerre de l'opium), qui en quelques années a fait passer la chine de première puissance mondial en terme d'excédent commercial à l'inverse, avec pour conséquence une inflation galopante , qui a provoqué une famine pour des centaines de millions de chinois, puis une guerre civile (révolte des taiping, dizaines de millions de morts)les anglais mettent un point d'honneur à toujours soutenir le pire de l'oligarchie. Je n'aime pas plus les technocrates de bruxelles que vous, mais que vous soyez prêt à soutenir n'importe quoi contre eux, non pas d'accord.