En direct
Best of
Best of du 3 au 9 août
En direct
© DR
L'édito de Jean-Marc Sylvestre

Ce mardi, les entrepreneurs français du digital veulent pirater la campagne présidentielle. Voilà pourquoi et comment

Publié le 27 mars 2017
Plus de 700 professionnels du digital veulent interpeller les candidats à la présidentielle pour leur imposer les réformes qui pourraient faire de la France un des champions du monde de la nouvelle économie.
Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ.Aujourd'hui éditorialiste sur Atlantico.fr, il présente également une émission sur la chaîne BFM Business.Il est aussi l'auteur...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Marc Sylvestre
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ.Aujourd'hui éditorialiste sur Atlantico.fr, il présente également une émission sur la chaîne BFM Business.Il est aussi l'auteur...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Plus de 700 professionnels du digital veulent interpeller les candidats à la présidentielle pour leur imposer les réformes qui pourraient faire de la France un des champions du monde de la nouvelle économie.

Les geeks, les pigeons, les hackeurs, les startuppers, les ubérisés et tous les passionnés de la nouvelle économie en ont assez d’être considérés comme des animaux de foire que l’on exhibe au début d’une campagne électorale comme produit d’appel et que l’on oublie dès qu’on arrive au pouvoir, derrière les montagnes de revendications corporatistes ou populistes.

Plus de 1000 entrepreneurs de l’économie digitale ont décidé d’hacker la campagne présidentielle, demain mardi, pour alerter les candidats et leur rappeler que nous allons rater la dernière occasion de construire en France une des plus belles économies modernes du monde. 

Quatre associations vont donc se donner la main pour se faire entendre demain mardi.  Manifestations, rassemblement, soirée festive au théâtre des Variétés. Pour ces hackers pacifiques, tout ce qui va pouvoir faire du bruit sera bon à prendre. Bref, tout faire pour retrouver la résonnance qu’avaient provoqué les milliers de pigeons pour empêcher l’asphyxie fiscale dont ils se sentaient victimes.

France Digitale, l‘ACSEL, Croissance Plus et Syntec Numérique vont donc réunir plusieurs milliers de leurs adhérents, parce qu‘ils sont convaincus de trois choses.

1° l’économie digitale représente la clef du redressement de l’économie française. On ne peut pas l’ignorer. On ne peut pas ne pas assumer les mutations que le digital impose. 

2° la France a tout pour réussir la mutation digitale. Son système éducatif, sa culture et les équipements collectifs en télécommunication ont donné à la nouvelle génération, les connaissances, l'expertise et l'ambition pour réussir l'émergence d’un secteur d’activité très puissant. 

3° le développement est actuellement bloqué ou ralenti par le poids de la tradition et du conservatisme dans tous les domaines. Le résultat est que les jeunes talents ont tendance à fuir l’Hexagone pour s’épanouir à l’étranger : en Grande Bretagne, à Berlin ou aux Etats-Unis. 

Dans ces conditions, les entrepreneurs de la nouvelle économie veulent obtenir des engagements précis de la part des candidats à la présidentielle dans trois directions. 

D’abord, ils réclament la reconnaissance d’un droit au risque. Dans le domaine financier. Actuellement, cette nouvelle économie est financée par des investisseurs à risque qui viennent très souvent de l’étranger. La France dispose d’une épargne colossale. Il n’y a jamais eu autant d’argent qu’aujourd’hui. A tel point que la Banque Centrale européenne fait « open bar » depuis trois ans et déverse des tonnes d’argent. Le problème est que cette épargne et cet argent ne vont pas dans l'économie de marché, mais s’oriente principalement dans les caisses de l’Etat ou des collectivités locales pour financer des déficits publics creusés par des dépenses de fonctionnement. Aberrant. Les entrepreneurs du digital réclament donc pour la énième fois qu’une partie de l’épargne drainée par les assurances-vie puisse s’investir dans les entreprises. 

Ensuite, ils revendiquent le droit de faire fortune. Ces entrepreneurs de la nouvelle économie démarrent très souvent sans se rémunérer. Ils font le pari de créer de la valeur et de toucher ensuite une partie de cette valeur. Le problème est que le fisc leur tombe dessus et les empêche de bénéficier du fruit de leurs efforts et de leur risque. Il leur est même difficile de réinvestir l’argent gagné dans de nouvelles opérations. L’ISF les frappe comme des vulgaires gagnants à l'euromillion. C’est d’ailleurs sur ce dispositif fiscal que les pigeons s’étaient mobilisés. 

Enfin, ils demandent l’assouplissement du droit du travail. Cette économie est créatrice d’emplois. Massivement. A une condition. Que l'on accepte que le salariat ne soit pas la seule forme de statut en vigueur. L’économie digitale a besoin de souplesse, elle a besoin de formes plus adaptées. L’auto-entreprenariat, le travail en mission sont, sans doute, des voies sur lesquelles il faut travailler. Seulement, cette évolution a besoin d’un droit du travail adapté, d’un droit social performant. Il s’agit d’une part de faciliter l’emploi, mais il s’agit aussi de trouver des formes de protection nouvelle. Les critiques sociales sont nombreuses. Les entrepreneurs du digital le savent, le modèle ne peut pas créer une forme nouvelle d’esclavage. Mais au contraire, une forme d’épanouissement et de liberté individuels. Actuellement, ni le droit social, ni le droit fiscal ne le permette.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Seniors : cette méthode qui vous permet de profiter pleinement de votre retraite

02.

Pourquoi vous devriez éviter le régime keto

03.

Tempête dans les bénitiers : qui de Salvini ou du pape est le plus catholique ?

04.

Services secrets turcs : les hommes des basses œuvres du président Erdogan

05.

Le général iranien Qassem Souleimani, maître de guerre sur le front syro-irakien

06.

La guerre de France aura-t-elle lieu ?

07.

Psychogénéalogie : comment les générations familiales qui nous précèdent laissent leur empreinte sur notre identité

01.

La guerre de France aura-t-elle lieu ?

02.

Crise de foie, 5 fruits et légumes : petit inventaire de ces fausses idées reçues en nutrition

03.

​Présidentielles 2022 : une Arabe à la tête de la France, ça aurait de la gueule, non ?

04.

Manger du pain fait grossir : petit inventaire de ces contre-vérités en médecine et santé

05.

Pourquoi vous devriez éviter le régime keto

06.

Jean-Bernard Lévy, celui qui doit faire d’EDF le champion du monde de l’énergie propre et renouvelable après un siècle d’histoire

01.

La guerre de France aura-t-elle lieu ?

02.

Ces quatre pièges qui pourraient bien perturber la rentrée d'Emmanuel Macron (et la botte secrète du Président)

03.

Record de distribution des dividendes : ces grossières erreurs d'interprétation qui expliquent la levée de bouclier

04.

Un été tranquille ? Pourquoi Emmanuel Macron ne devrait pas se fier à ce (relatif) calme apparent

05.

​Présidentielles 2022 : une Arabe à la tête de la France, ça aurait de la gueule, non ?

06.

Rencontres diplomatiques : Boris Johnson pourrait-il profiter du désaccord entre Paris et Berlin sur le Brexit ?

Commentaires (1)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
sphynx17
- 27/03/2017 - 15:53
Dans le programme de Fillon,
..figurent ces exigences, le statut "d'indépendant " compris.