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Interview politique

Guillaume Peltier : “On peut sincèrement être déçu de François Hollande mais on ne peut pas être sincèrement de gauche ET de droite en votant dans une primaire.”

Publié le 28 octobre 2016
Primaire de la droite et du centre, opposition entre les lignes Juppé et Sarkozy, Droite Forte, grogne des policiers, jungle de Calais... Le porte-parole des Républicains, Guillaume Peltier, revient pour Atlantico sur les grands dossiers du moment.
Guillaume Peltier est député de Loir-et-Cher et vice-président délégué des Républicains. Il a été professeur d'histoire-géographie, chef d'entreprise et porte-parole de Nicolas Sarkozy.
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Guillaume Peltier est député de Loir-et-Cher et vice-président délégué des Républicains. Il a été professeur d'histoire-géographie, chef d'entreprise et porte-parole de Nicolas Sarkozy.
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Primaire de la droite et du centre, opposition entre les lignes Juppé et Sarkozy, Droite Forte, grogne des policiers, jungle de Calais... Le porte-parole des Républicains, Guillaume Peltier, revient pour Atlantico sur les grands dossiers du moment.

Atlantico : Le débat actuel de la primaire de la droite et du centre laisse apparaître deux lignes assez tranchées, entre d'un côté la droite dite "modérée" d'Alain Juppé, et de l'autre la droite dite "décomplexée" de Nicolas Sarkozy. Alors que les sondages montrent que le vainqueur de cette primaire a de grandes chances d'être le prochain président, est-il possible, selon vous, que ces deux lignes se rejoignent totalement lors de la campagne présidentielle pour former un front uni de la droite ?

Guillaume Peltier : Bien sûr, c'est même l'enjeu principal. Nous sommes aujourd'hui dans le temps de la primaire, le temps du débat entre les différentes sensibilités de notre famille politique, et c'est tout l'honneur d'une famille politique aussi importante que la nôtre – la première de France – que d'offrir ce débat aux électeurs de la droite et du centre. Mais nous avons tous – Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire – garanti que nous soutiendrons, le 27 novembre prochain, le vainqueur de la primaire, car nous sommes tous rassemblés autour de deux objectifs fondamentaux.

Premièrement, nous devons mettre fin à la politique d'incompétence, d'amateurisme et de lâcheté de François Hollande, qui a fait s'effondrer notre pays avec ses amis socialistes. Nous voulons tourner la page de ce quinquennat de l’impuissance publique. 

Deuxièmement, il nous faut mettre en œuvre avec force, efficacité et détermination une immense alternative à la politique menée, dont la France a besoin sur de nombreuses questions : agriculture, Europe, éducation, fiscalité, immigration... Toutes ces thématiques méritent un changement profond de politique, autour d’une idée centrale : le rétablissement de l’autorité de l’Etat. 

Sur ces deux points, nous serons fédérés et déterminés pour mener la campagne présidentielle et la gagner.

Cette semaine, Nicolas Sarkozy a rappelé à François Bayrou et Jean-Christophe Lagarde de respecter la "règle" si Alain Juppé était battu. Dans quelle mesure le président des Républicains considère-t-il que le non-respect des règles de cette primaire pose problème actuellement ? 

Tout est une question d'équilibre et de bon sens. Nous avons besoin, nous Les Républicains, de nos partenaires centristes, et ils auront leur place dans la future majorité. J'ai moi-même montré l'exemple dans la région Centre-Val-de-Loire, puisque nous avions fait alliance avec l'Udi et le MoDem lors des dernières élections régionales. Alors que j'étais le leader régional des Républicains, la tête de liste fut confiée à Philippe Vigier (Udi).

Mais il faut bien que chacun prenne conscience des points suivants. La loyauté, la fidélité, la capacité à mener une politique ensemble ne doivent pas être à géométrie variable. Il faut dès maintenant créer les conditions – et c'est le sens de ce qu'a voulu expliquer Nicolas Sarkozy – d'une entente durable. Nicolas Sarkozy comme Laurent Wauquiez ont permis, dans l'unité et la clarté, nos nombreuses victoires aux départementales et régionales de 2015.

Je crois à la nécessité d'une alliance entre la droite et le centre. Je crois à la nécessité d'une politique courageuse pour redresser la France. Il ne faut pas oublier que Les Républicains représentent l'axe central et la colonne vertébrale de l'alternance de demain. Et Francois Baroin l'a rappelé avec force : nous aurons besoin d'une majorité claire. 

Alors que les camps Juppé et Sarkozy se sont opposés ces dernières semaines sur l'éventualité d'une "infiltration" d'électeurs de gauche ou du Front national pour fausser les résultats du scrutin, à quelles conditions les résultats seront-ils légitimes selon vous ?

Tout électeur, sincèrement déçu de François Hollande et qui souhaiterait voter à la primaire de la droite et du centre en regrettant son vote de 2012 et en signant l'engagement moral de la charte, est évidemment le bienvenu. Ce que nous dénonçons, c'est l'éventualité d'une instrumentalisation de notre primaire par le Parti socialiste lui-même pour choisir le candidat qui lui irait le mieux. Inciter les électeurs à choisir le candidat de droite par pure stratégie, c'est détourner cette élection, c'est du cynisme politique. On peut sincèrement être déçu de François Hollande; mais on ne peut pas être sincèrement de gauche et de droite. 

Vous pensez que le Parti socialiste pourrait demander à ses électeurs d'aller voter à la primaire de la droite ?

Ce n'est pas moi qui le dis ! Certains membres de gouvernement l'ont évoqué. Il y a quelques jours, la fédération PS de la Moselle a transmis à ses adhérents la liste des bureaux de vote de notre primaire dans ce département. Nous disons donc qu'il y a un risque d'instrumentalisation de la primaire dont nous ne voulons pas.

Pour construire une majorité, il faut évidemment convaincre des électeurs nouveaux, puisque nous étions dans l'opposition. Nous souhaitons donc convaincre non seulement le peuple de droite de se mobiliser le plus largement possible, mais aussi les électeurs qui ont voté François Hollande ou Marine Le Pen en 2012 de nous rejoindre s'ils croient en l'impérieuse nécessité d'une alternance forte autour de nos valeurs . 

La plupart des sondages donnent aujourd'hui la gauche éliminée dès le premier tour de la présidentielle de 2017, et ce quelles que soient la configuration et l'identité des candidats en course. Dans ces circonstances assez exceptionnelles, n'y aurait-il pas un espace pour deux candidatures de la droite républicaine ? Tous les candidats de la primaire se sont bien sûr engagés à soutenir le vainqueur, mais une double candidature n'aurait-elle pas permis de trancher entre les lignes Juppé et Sarkozy ?

Bien imprudent et prétentieux celui qui peut prévoir très précisément ce qui se passera en avril et en mai prochain. Nous avons organisé cette primaire pour qu'un seul candidat puisse, fin novembre, se présenter face aux Français pour battre la gauche. Il n'y aurait rien de pire que d'aborder cette année 2017, ô combien décisive pour la France et les Français, dans un état d'esprit de division. La primaire a des inconvénients, mais elle a cet avantage considérable de garantir à la droite française de présenter, dès le 28 novembre prochain, le candidat unique de notre famille politique. Or, l'unité est la condition – certes insuffisante mais nécessaire – de la victoire.

A quels inconvénients de la primaire pensez-vous en particulier ?

Il n'est jamais très agréable pour les électeurs de voir notre famille politique montrer pendant de longs mois la différence de ses sensibilités, même si c'est tout l'objet de cette démocratie des primaires. On se souvient qu'à l'automne 2011, il avait été très désagréable pour le peuple de gauche de vivre les tensions entre Martine Aubry, Ségolène Royal et François Hollande. Mais c’est un passage obligé, compte tenu des circonstances politiques et des tensions lourdes qui règnent dans notre pays, pour faire une campagne d'unité, d'audace et de courage lors de la campagne présidentielle. C'est justement sur la capacité de notre candidat à incarner une politique courageuse que se jouera l'élection présidentielle.

Dans quelle mesure ces divergences de ligne au sein de la droite, et le ressentiment observé de François Bayrou contre Nicolas Sarkozy (lire ici), pèsent-ils sur l'opportunité de constituer un groupe parlementaire uni en 2017 ? Comment la question se pose-t-elle actuellement chez les Républicains, et les sarkozystes ?

Elle se pose avec clarté et sérénité. Nous sommes attachés à ce que nos partenaires centristes soient associés à la future majorité, mais la majorité de la future majorité doit se faire autour des Républicains, puisque c'est la première famille politique – et de loin – de la droite et du centre. Nous avons besoin de partenaires, nous avons besoin d'alliés, nous avons besoin de tourner la page des années passées en créant une nouvelle majorité, fondée sur la clarté des idées et portée par de nouveaux visages.

Qu'il y ait des ajustements par rapport aux investitures, c'est probable. Tout le monde en convient d'ailleurs puisqu'une petite centaine de circonscriptions sont encore "réservées" à l'heure où je vous parle. Mais comme l'a rappelé avec justesse Christian Estrosi, le président de notre Commission nationale d'investiture qui rassemble toutes les sensibilités de notre famille politique, il est cependant indispensable que Les Républicains constituent la majorité de la future majorité, car c'est le rapport de force politique et électoral naturel.

Vous vous êtes notamment fait connaître du grand public avec votre mouvement de la Droite forte, créé en 2012. Comment ce mouvement peut-il peser dans la droite post-2017 selon vous ?

L'originalité et la réussite de la Droite Forte, qui rassemble plus de 100 000 militants et sympathisants, se fondent sur la garantie que les promesses de campagne de la droite française seront tenues une fois que nous serons aux responsabilités. La vocation profonde de la Droite Forte est d'assumer d'une part la fierté d'être de droite et d'être Français, et d'autre part la nécessité d'une politique de rupture avec la pensée unique et le politiquement correct.

Lors du prochain quinquennat, si nous l'emportons, nous ferons des propositions de courage et de bon sens, dans la loyauté à l'égard du prochain président de la République. 

En termes de fiscalité, il faut remettre les Pme, les entrepreneurs, les agriculteurs, au cœur du pacte économique avec une baisse des charges, un assouplissement considérable du code du Travail, la fin d'un environnement hyper-normatif, la soumission des administrations au pouvoir politique, etc.

En termes de pouvoir d'achat, nous remettrons les heures supplémentaires défiscalisées, l'une des plus belles réussites de Nicolas Sarkozy. Je souhaite aussi que nous puissions imposer partout l'idée du général De Gaulle sur la participation obligatoire des salariés aux bénéfices de leur entreprise.

Il nous faudra aussi rétablir l'ordre juste en luttant contre l'assistanat pour instaurer une véritable fraternité pour ceux qui en ont vraiment besoin : les fraudes fiscales comme sociales devront être combattues avec l'énergie la plus totale. Les travailleurs n'en peuvent plus d'être fiscalisés et suspectés alors que ceux qui refusent tout effort sont systématiquement excusés et subventionnés. 

En termes d'éducation, nous souhaitons remettre à l'honneur les savoirs fondamentaux dès l'école primaire, avec, par exemple, un examen d'entrée obligatoire en 6ème pour identifier les élèves en difficulté et leur permettre de rattraper leur retard. Il est également indispensable de mettre fin au collège unique et de réhabiliter l'apprentissage. Le respect, l'amour de la France, la récompense du mérite, et la formation à un métier doivent devenir les quatre piliers de l'école de la République. 

Sur les questions européennes, nous souhaitons porter les valeurs du patriotisme économique, qui permettront – enfin – de défendre nos agriculteurs, nos ouvriers et nos salariés sur l'ensemble du territoire européen.

Pour ce qui est de l'immigration, nous souhaitons être très fermes, en mettant fin par exemple à l'acquisition automatique de la nationalité française ou en conditionnant l'accès aux aides sociales à un certain nombre d'années de résidence sur le territoire national.

Enfin, sur le terrorisme, il faut se montrer impitoyable avec ceux qui menacent notre pays. 

Une victoire éventuelle d'Alain Juppé pourrait-elle forcer la Droite Forte à s'affirmer encore davantage, alors que l'actuel favori des sondages pourrait tendre la main au centre pour son futur gouvernement ?

Notre futur candidat à l'élection présidentielle, quel qu'il soit, aura besoin de la Droite forte, c'est-à-dire d'une droite fière de ses valeurs et qui défend la République avec détermination en réhabilitant le mérite qui permettra à chacun d'être enfin récompensé à la hauteur de son travail et de ses efforts. L'exact inverse de la politique actuelle des socialistes. Nous incarnons une droite qui défend les travailleurs, les classes moyennes et tous ceux qui aiment la France. Pour ma part, je soutiens Nicolas Sarkozy, tout comme la quasi-totalité des membres, cadres et élus de la Droite Forte. Nous croyons en son énergie, son courage et son expérience. Il est l'homme d'Etat dont la France a besoin, lui qui a su si bien gérer à l'époque la crise financière, réincarner un leadership français au niveau international, et initier des réformes courageuses. Plus qu'un homme d'Etat, nous pensons aussi que Nicolas Sarkozy est l'homme du peuple, qui aura la volonté de porter les réformes dont la France a besoin.

Une fois dit cela, je dis avec la même clarté que nous serons aux côtés d'Alain Juppé, de Bruno Le Maire, de François Fillon ou de quelque autre candidat désigné par les électeurs de la droite et du centre, car notre priorité est de mettre fin au quinquennat de François Hollande et de mener une politique de rupture. Cette ambiance de fin de règne, autour d’un président bavard qui parle aux journalistes mais ment aux Français, est dramatique. 

L'actualité de ces derniers jours a été marquée par la colère croissante des policiers envers leur hiérarchie et nos dirigeants politiques. Selon vous, le gouvernement s'est-il montré à la hauteur de la situation sécuritaire de ces dernières années ? Au-delà de l'augmentation des moyens et des effectifs, qui semble faire consensus aujourd'hui, le problème n'est-il pas plus profond ?

Oh que si. Croire que l'on peut résumer le problème de l'autorité ou celui de l'école à une question de moyens est une illusion et une chimère. Je pense, au contraire, que tout est une question de valeurs. Chez Les Républicains, nous sommes du côté de l'ordre face à l'anarchie, de l'autorité face au laxisme, et tout le désarmement psychologique, pénal et sécuritaire commis en conscience par la gauche française avec François Hollande ou Christiane Taubira est à l'origine de la colère légitime de nos policiers et nos gendarmes. Dès l'été 2017, il faudra incarner avec force notre volonté d'appliquer une politique d'autorité. Nous soutenons les forces de l'ordre et demandons à la justice française d'appliquer avec fermeté les lois de la République, sans sombrer dans le laxisme. Nous demandons la construction de places de prison, l'armement automatique des policiers municipaux, la considération des policiers et gendarmes en les plaçant, enfin, comme les premiers piliers de la République française et de l'autorité de l'Etat.

Ce lundi, le gouvernement enclenche le processus de démantèlement de la jungle de Calais. Trouvez-vous que ce dossier a été bien géré par le gouvernement ? Est-ce que le démantèlement est une solution pérenne, sachant que les migrants souhaitant absolument aller au Royaume-Uni reviendront bien tôt ou tard dans cette région ?

Ce dossier a été géré de manière catastrophique par le gouvernement, avec un mélange d'incompétence et de lâcheté. J'étais mardi dernier en réunion publique à Calais avec Natacha Bouchart, maire incroyablement courageuse de cette commune totalement abandonnée par les pouvoirs publics, n'étant associée en rien au nécessaire règlement de la question de la jungle de Calais.

Il faut là encore remettre les choses à l'endroit. Ce n'est pas en répartissant les 10 000 migrants de Calais sur le territoire national que nous règlerons le problème. Le problème se règlera de trois manières.

Premièrement, le prochain président de la République devra entamer des négociations solides avec nos voisins britanniques pour obtenir la création d'un centre d'accueil et de traitement des demandes d'asile de l'autre côté de la Manche, au Royaume-Uni.

Deuxièmement, il faut avoir le courage de dire clairement les choses en France. Un réfugié de guerre fuyant son pays se doit d'être accueilli en France – c'est l'honneur de notre pays et de notre civilisation – à la stricte condition que celui qui est débouté du droit d'asile ou celui qui vient en France uniquement pour des questions économiques et sociales soit immédiatement expulsé. La vraie générosité commande un esprit de responsabilité et de clarté. Selon les chiffres 2015 de la Cour des comptes, un demandeur d'asile est débouté dans 70% des cas en France. Sur ces cas, seuls 4% sont expulsés. Cette incapacité de l'Etat résume tout l'échec du quinquennat de François Hollande, un quinquennat du bavardage, de l'incompétence, de la lâcheté. Le jour où vous aurez une politique migratoire forte, claire et ferme, nous pourrons alors accueillir avec générosité ceux qui ont leur place sur le territoire national et interdire l'entrée à ceux qui n'y ont pas leur place.

Troisièmement, il nous faut une vision sur notre politique migratoire, qui passera évidemment par une refonte de la politique européenne à travers le rétablissement des frontières et une politique nationale courageuse (conditionnement de l'accès aux aides sociales, fin de l'acquisition automatique de la nationalité, fin de l'Aide médicale d'Etat, etc.). C'est une question de justice.

En réalité, sur tous les sujets, nous devrons enfin nous attaquer aux causes plutôt que de nous agenouiller devant les conséquences de la politique laxiste menée par ce gouvernement.

Notre défi immense, c'est de réconcilier les Français avec la France, et la France avec la grandeur.

Propos recueillis par Benjamin Jeanjean

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bd
- 02/11/2016 - 13:10
Pourquoi forcer la radicalité en forcant la dichotomie?
Seuls les esprits simples considèrent les individus de cette façon.
Le citoyen est complexe et il peut parfaitement être de gauche sur certains points et de droite pour d'autres.
Donc, il est parfaitement possible sans mentir ou se dénier d'être à la fois de gauche et de droite.
Ceux qui cherchent à nier cette complexité poussent les électeurs et le choix des candidats vers les extrêmes.
bd
- 02/11/2016 - 13:03
La primaire est une bonne tradition politique
La tradition des primaires n'est pas encore fortement ancrée en France mais il est courageux de la part des partis de la pratiquer ouvertement.
Elle permet de refléter les aspirations réelles de la population au delà des clivages et des appareils.
bd
- 02/11/2016 - 13:00
Plus de narcissique manipulateur à la présidence!
Beaucoup de Sarkozystes, ici. Ce message leur est destiné. 
Sarkozy n'est pas Donald Trump mais on en est pas loin. 
Il a bon nombre de caractéristiques d'un narcissique... et en neuropsychiatrie, les narcissiques sont classés dans la même catégorie que les sociopathes et les psychopathes. 
Pourquoi lui donner une seconde chance alors qu'il a échoué lors de son précédent mandat et que l'offre politique est pléthorique? L'empathie est un meilleur critère pour un politique et le charisme est malheureusement une qualité bien différente de l'empathie. 
Le charisme de Nicolas Sarkozy cache bien son déficit d'empathie. 
Ne vous fiez donc pas au charisme d'un politicien pour effectuer votre choix. 
Il serait salutaire de débusquer et de neutraliser les narcissiques en politique.