En direct
Best of
Best of du 12 au 18 janvier
En direct
Hillary Clinton est comme tous les candidats, elle passe à la lessiveuse pour reprendre le langage des équipes de campagne. Et elle apparaît sévèrement secouée. Il faut dire qu'elle est particulièrement ciblée.
Atlantico Business
Les raisons pour lesquelles Hillary Clinton est soupçonnée d’être manipulée par Goldman Sachs
Publié le 28 juillet 2016
Désignée comme la candidate officielle des démocrates, Hillary Clinton se retrouve face à de terrifiantes campagnes de dénigrement. La dernière en date : celle qui la soupçonne d’être tenue par Goldman Sachs.
Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ.Aujourd'hui éditorialiste sur Atlantico.fr, il présente également une émission sur la chaîne BFM Business.Il est aussi l'auteur...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Marc Sylvestre
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Marc Sylvestre a été en charge de l'information économique sur TF1 et LCI jusqu'en 2010 puis sur i>TÉLÉ.Aujourd'hui éditorialiste sur Atlantico.fr, il présente également une émission sur la chaîne BFM Business.Il est aussi l'auteur...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Désignée comme la candidate officielle des démocrates, Hillary Clinton se retrouve face à de terrifiantes campagnes de dénigrement. La dernière en date : celle qui la soupçonne d’être tenue par Goldman Sachs.

Les campagnes présidentielles américaines n'ont rien d'un parcours de santé pour Bisounours désœuvrés ou romantiques. Tous les coups sont permis, y compris les plus sordides et les plus violents.

Hillary Clinton a été soupçonnée de tout et n'importe quoi : son laxisme pervers dans la gestion des faiblesses sexuelles de son mari, ses imprudences quant à l'utilisation de mails privés pour correspondre sur des faits touchant à la sécurité du pays, son arrivisme forcené, sa cupidité apparue après le départ de Bill Clinton de la Maison Blanche, sa gestion pas très rigoureuse de la fondation qu'elle a fondée avec son mari et last but not least, ses relations ambiguës avec la banque Goldman Sachs qui l'aurait grassement payée pour des conseils et des conférences - ce qui entache son intégrité et sa droiture.

Cette rumeur court dans les rues de New York depuis quelques semaines et s'avère particulièrement pernicieuse. 

La démocratie américaine n'a jamais fait de cadeaux à tous ceux qui voulaient s'y frotter pour accéder au pouvoir. Tous les présidents américains ont essuyé des tempêtes terribles. Parfois, ils tombent de cheval en plein course comme Richard Nixon. Parfois, ils en sortent grandis. Steven Spielberg a accusé et démontré qu'Abraham Lincoln avait dû se livrer à un tas de manœuvres nauséabondes et financières pour obtenir une majorité capable de voter l'abolition de l'esclavage, mais qu'il n'avait pas pour autant abîmé son image de président américain.

Hillary Clinton est comme tous les candidats, elle passe à la lessiveuse pour reprendre le langage des équipes de campagne. Et elle apparaît sévèrement secouée. Il faut dire qu'elle est particulièrement ciblée. 

D'abord parce que c'est une femme et que pour la première fois, une femme est en position de prendre la présidence des Etats-Unis. Le pays a beau être celui de la modernité, il reste encore très conservateur. L'arrivée d'une femme serait presque plus innovant que ne le fut l'arrivée d'un Noir.

Ensuite, parce qu'Hillary Clinton n'a pas un charisme de folie et surtout ne dégage pas une empathie délirante. D'autant que son bilan en politique étrangère dans l'équipe Obama ne laissera pas une trace exceptionnelle.

Enfin, parce que son adversaire ne fait pas dans la dentelle. Donald Trump n'est pas un modèle de distinction, et d'élégance a fortiori avec les femmes. 

L'arrivée de Goldman Sachs dans le débat va prendre une dimension particulière parce que c'est Goldman Sachs et que Goldman reste qu'on le veuille ou non, l'ennemi public numéro 1.

Goldman est une énorme banque d'investissement et de marché, mais son impact et son image va bien au-delà. Pour beaucoup, c'est "la Firme" dont le cinéma a mille fois démontré l'influence. Pour beaucoup, Goldman abrite l'une des sectes les plus puissantes du monde, capable de tricoter ou de détricoter des empires industriels, d'apporter des financements à des pays fragiles et de les mettre à genoux pour qu'ils remboursent.

C'est une organisation assez mystérieuse pour tous ceux qui n'y sont jamais allés mais qui a un talent fou pour se créer un réseau dans le monde entier.

Quand José Manuel Barroso, l'ancien président de la Commission européenne est engagé chez Goldman, tout le monde sait que ça n'est pas pour son expertise dans l'ingénierie des produits dérivés, mais pour son carnet d'adresses dans l'Europe du Sud. 

Mêmes des ministres ou chefs d'Etat sont passés par Goldman... N'est-ce pas Mario Draghi, l'actuel président de la Banque centrale européenne qui auparavant a fait une partie de sa carrière chez Goldman dans le montage des financements d'Etat ?

N'est-ce pas Mario Monti, l'ancien commissaire européen, devenu chef du gouvernement italien à la demande des créanciers de l'Italie (parmi lesquels il y avait Goldman) qui avait lui-même travaillé quelques années dans les bureaux de Goldman ?

Enfin, dernière relation qui a fait couler beaucoup d'encre : le rôle de John Paulson, secrétaire d'Etat dans l'équipe Bush quand il a décidé la faillite de la banque Lehman Brothers, ce qui a précipité le monde entier dans une crise historique.

Or, ce qui est troublant dans cette affaire, c'est que Lehman Brothers était le principal concurrent de Goldman et que Paulson avait été, avant d'entrer dans l'équipe Bush, président de Goldman. Il y a des coïncidences fâcheuses.

Mais passons. Passons aussi sur le fait que la banque américaine a depuis le 19e siècle été dominée par, d'un côté des familles juives, de l'autre des familles protestantes. 

Or, plus d'un siècle plus tard, au moment des subprimes, certains commentateurs soulignaient avec quelques perfidies que Lehman était d'origine protestante, alors que Goldman était d'essence juive.

Il y a encore aujourd'hui un peu d'antisémitisme dans la critique à l'encontre de Goldman. Mais pas seulement bien sûr. 

Accuser Hillary Clinton d'avoir eu des liaisons interdites par la morale politique ou des connexions avec Goldman Sachs n'est donc pas neutre. Qu'en est-il au juste ? La presse américaine lui reproche d'avoir accepté de faire des conférences à la demande de Goldman pour certains gros clients. Et de se faire payer plusieurs centaines de milliers de dollars. Classique. Banal.

Sauf que l'arrivée probable d'Hillary Clinton à la Maison Blanche ne serait pas banale. Et que Goldman Sachs n'a rien d'une banque classique

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
Emmanuel Macron est brillant, mais il n’est pas le président qu’il faut à la France
02.
Radioscopie des dépenses de la France : ces nouvelles inégalités qui se cachent derrière la puissance apparente de l'État-providence
03.
Connaissez vous Marie Kondo (la Japonaise qui a déclenché une folie du rangement dans le monde qui ne devrait pas tarder à atteindre la France) ?
04.
Et si le Rassemblement National était en train de faire un bien mauvais coup à l’euro en renonçant à exiger que nous en sortions ?
05.
Réponse à tout… sauf aux Gilets jaunes ? Pourquoi l’intelligence de Macron participe plus du problème que de la solution à la crise de défiance qui ébranle la société française
06.
Iran, pourquoi la menace d’une intervention militaire brandie par John Bolton pourrait marcher
07.
Gérard Larcher, l'Homme qui tient tête à Emmanuel Macron et ...à Laurent Wauquiez
01.
Patrick Bruel aime une nouvelle femme de (bien) moins de 50 ans; Vincent Cassel : entre sa (très) jeune épouse & sa fille aînée, c’est tendu; Sophie Marceau s’occupe de son fils, René-Charles Angélil-Dion de ses frères, Anouchka Delon de toute la famille
02.
Ce sondage dévastateur qui fait le procès de Macron le condamne sans appel
03.
Le Royaume-Uni se prépare à un Brexit sans accord et ne voit plus comment arrêter cette chronique d’un chaos annoncé
04.
Wauquiez pousse une colère contre la direction de LR, et Thierry Mariani contre Wauquiez ; L'Obs s'inquiète de la crise financière qui vient ; François-Xavier Bellamy en guerre contre le progressisme ; Ces députés LREM attaqués
05.
Littéralement explosif : le sondage exclusif qui montre que la condamnation de la violence par les Français... baisse (et que le nombre de ceux qui disent la comprendre augmente)
06.
Inégalités : la France est allée au maximum de ce que la redistribution fiscale permettait. Voilà ce qui pourrait être fait désormais
07.
Robots payeurs : mais que s’est-il vraiment passé sur la cagnotte de soutien aux policiers ?
01.
Ce sondage dévastateur qui fait le procès de Macron le condamne sans appel
02.
Gilets jaunes : un syndicat policier s’émeut des ordres de répression et du comptage des manifestants
03.
Patrick Bruel aime une nouvelle femme de (bien) moins de 50 ans; Vincent Cassel : entre sa (très) jeune épouse & sa fille aînée, c’est tendu; Sophie Marceau s’occupe de son fils, René-Charles Angélil-Dion de ses frères, Anouchka Delon de toute la famille
04.
Réponse à tout… sauf aux Gilets jaunes ? Pourquoi l’intelligence de Macron participe plus du problème que de la solution à la crise de défiance qui ébranle la société française
05.
Ce à quoi se condamnent lentement mais sûrement les Gilets jaunes
06.
Sévère répression des gilets jaunes : la justice française est-elle en train de préfèrer l’ordre à la justice ?
01.
Grand débat national : l’équation impossible d’Emmanuel Macron
02.
Réponse à tout… sauf aux Gilets jaunes ? Pourquoi l’intelligence de Macron participe plus du problème que de la solution à la crise de défiance qui ébranle la société française
03.
Pourquoi Macron, les populistes et les gilets jaunes sont tous le produit de la même vague (et pourquoi ils seraient bien inspirés de le comprendre réciproquement)
04.
Ce sondage dévastateur qui fait le procès de Macron le condamne sans appel
05.
Radioscopie des dépenses de la France : ces nouvelles inégalités qui se cachent derrière la puissance apparente de l'État-providence
06.
Si la France vit un moment révolutionnaire (et voilà pourquoi c’en est bien un), quelle stratégie politique pour éviter le chaos et en sortir par le haut ?
Commentaires (4)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Deudeuche
- 28/07/2016 - 21:23
@labatthe
Oui tout à fait!
cloette
- 28/07/2016 - 19:56
Ça se voit sur son visage
Qu'elle est ..... Et qu'elle est ....... , regardez la !
Labarthe
- 28/07/2016 - 10:10
L'idéologie libérale libertarienne....
Vous ne démontrez pas que ces liens n'existent pas. Tous les gens que vous citez sont des représentant de l'idéologie libérale libertarienne qui est a l'œuvre depuis plus de trente ans aux États Unis et qui est en train de détruire les peuples d'occident: l'individu seul devant l'hyper capitalisme financier. Derrière cette idéologie la grande finance avec des Goldman Sachs, des Soros et sans doute une Hillary Clintontc....Pour arriver à leurs fins, ils ont pendant longtemps manipulé l'extrême gauche et maintenant ils jouent sur l'islamisme.