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Coup pour rien

Nouveau revers pour Mariano Rajoy : l'Espagne est-elle définitivement devenue ingouvernable ?

Publié le 15 juillet 2016
Deux semaines après des élections espagnoles qui ont vu le Parti Populaire de Mariano Rajoy remporter la mise sans pour autant avoir de majorité claire pour gouverner, le refus du PSOE de s'allier à lui plonge une nouvelle fois l'Espagne dans l'incertitude. Un climat d'instabilité que les pressions budgétaires de la Commission européenne ne devraient pas résoudre rapidement.
Christophe Barret est attaché d’administration aux Archives nationales. Historien de formation, il est en charge de projets éducatifs interculturels, notamment entre la France et l'Espagne, et est l'auteur de Podemos. Pour une autre Europe ? aux...
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Christophe Barret
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Christophe Barret est attaché d’administration aux Archives nationales. Historien de formation, il est en charge de projets éducatifs interculturels, notamment entre la France et l'Espagne, et est l'auteur de Podemos. Pour une autre Europe ? aux...
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Deux semaines après des élections espagnoles qui ont vu le Parti Populaire de Mariano Rajoy remporter la mise sans pour autant avoir de majorité claire pour gouverner, le refus du PSOE de s'allier à lui plonge une nouvelle fois l'Espagne dans l'incertitude. Un climat d'instabilité que les pressions budgétaires de la Commission européenne ne devraient pas résoudre rapidement.

Atlantico : Deux semaines après les élections espagnoles qui ont vu le Parti Populaire espagnol arriver en tête sans pour autant avoir une majorité suffisante pour gouverner seul, le comité fédéral du PSOE a confirmé ce week-end qu'il ne soutiendrait pas un gouvernement dirigé par le PP de Mariano Rajoy. Quelles conséquences peut-on attendre de ce refus, alors que le PSOE était sorti des dernières élections avec l'étiquette de "faiseur de rois" ?

Christophe Barret : Le comité fédéral du PSOE a certes dit “non” à l'investiture d'un gouvernement Rajoy. Mais il ne l'a pas fait d'une manière aussi tranchée qu'à l'accoutumée, c'est-à-dire en adoptant une résolution. Un simple vote a eu lieu, qui n'engage que pour la première tentative d'investiture. Pas pour une éventuelle seconde, qui devrait être impérativement organisée – selon la lettre de la constitution espagnole – quarante-huit heures après l'échec de la première. On peut donc penser qu'en leur fors intérieurs, les barons socialistes n'excluent pas, un jour, de s'abstenir et de permettre la formation d'un gouvernement de droite. Le PSOE est donc toujours un faiseur de roi… 

Il est vrai, cependant, que le temps presse. Les experts estiment qu'il est impératif qu'un nouveau budget soit voté avant la fin de l'été. Or, le processus de désignation du Premier ministre ne sera pas enclenché avant le 19 juillet. C'est à cette date que les Cortès seront officiellement constituées et que le Congrès des députés aura son bureau. Un sondage publié hier indique qu'une majorité d'Espagnols ne souhaite pas la tenue de nouvelles élections. Parmi eux, on trouve plus de 70 % des électeurs socialistes, qui sont favorables à l'abstention du PSOE, au cours d'un vote d'investiture, si cela était le seul moyen d'éviter d'avoir à retourner aux urnes.

Alors que les 32 députés élus de Ciudadanos pourraient être d'une grande aide pour le PP, comment expliquer que ces deux partis n'arrivent pas à s'entendre aujourd'hui ? Plus généralement, le PP ne s'est-il pas trop isolé du reste du jeu politique ces dernières années ?

Il n'y a pas d'atome crochu, entre Mariano Rajoy et Albert Rivera ! Malgré la proximité d'idées avec le chef du PP, dans les domaines économique et politique – pour la défense de l'unité de l'Espagne –, le leader de Ciudadanos s'est jusqu'à présent montré sans pitié pour son aîné. Au cours du débat télévisé à quatre organisé avant les élections, c'est Albert Rivera qui s'est montré le plus agressif avec Mariano Rajoy. Albert Rivera est allé jusqu'à citer les textos envoyés par le Premier ministre au trésorier du PP, pourtant emprisonné et inculpé dans le cadre d'une enquête relative aux affaires de corruption touchant le parti. Voilà qui est aussi clivant, en effet, que la propension du PP à voter tout seul un certain nombre de lois. Il y en eût, en matière sociétale et de sécurité, par exemple. Un autre allié potentiel du PP est le Parti Nationaliste Basque (PNV) – en fait classé au centre de l'échiquier politique – qui se méfie lui-aussi d'un PP accusé de vouloir trop souvent gouverner seul.

En politique, cependant, nécessité fait loi. Et, face au "non" du PSOE, les voix de Ciudadanos sont bien-sûr indispensables au PP. Si l'on ajoute les 32 sièges du parti d'Albert Rivera aux 137 de celui de Mariano Rajoy, on arrive tout prêt de la majorité absolue (qui est à 176 sièges). Avec l'appui d'un député de Coalición Canaria, qui se dit prêt à discuter, le seuil symbolique de 170 députés est même atteint. Ciudadanos, qui a perdu 8 députés par rapport au scrutin de décembre, ne pourra peut-être pas très longtemps faire la fine bouche. Aucune autre coalition ne semble, aujourd'hui, si près du but.

De fait, certains de ses amis commencent à reprocher ouvertement à Alberto Rivera d'avoir un jour exigé la tête de Mariano Rajoy. En démocratie, les attaques ad hominem n'ont pas lieu d'être. Aucun parti ne peut ainsi forcer la main à un autre. De plus, Ciudadanos est aussi en difficulté dans deux région où des élections locales doivent avoir lieu, à l'automne : la Galice et le Pays-Basque. Pour redorer son image, le parti pourrait avoir tout intérêt à montrer qu'il est capable de gouverner.

Mariano Rajoy doit justement rencontrer Albert Rivera aujourd'hui. On peut donc raisonnablement penser que des négociations vont commencer. Et si, la semaine prochaine, la présidence du Congrès des députés échoit à un ami d'Albert Rivera, on saura à quoi s'en tenir.

Après deux élections successives qui n'ont pas dégagé de majorité claire, l'Espagne est-elle devenue ingouvernable aujourd'hui ? Alors que les quatre "grandes" formations politiques se partagent l'essentiel des voix et que les "petites" formations locales n'ont pas forcément les mêmes attentes qu'elles en termes de programme, le système proportionnel espagnol est-il arrivé à bout de souffle ?

Ce n'est pas le système proportionnel espagnol qui est à bout de souffle. Comme dans toutes nos démocraties, c'est le système représentatif qui est mis à rude épreuve. La crise économique est un terrible révélateur. Elle remet aussi en cause les choix des partis politiques. Cela a commencé avec la social-démocratie. Celle-ci a été amenée à s'interroger sur sur le fait qu'elle donne désormais la priorité aux contraintes extérieures sur les contraintes nationales (1). Aujourd'hui, c'est l'ensemble des partis politiques qui se retrouve au pied du mur. Cela a un effet déstabilisant, à court terme, car de nouveaux acteurs apparaissent. Podemos et Ciudadanos arrivent comme des chiens dans un jeu de quilles. 

Mais le scrutin proportionnel oblige aussi ces nouveaux venus à s'adapter à la démocratie représentative ! Ce week-end, par exemple, se tenait le conseil citoyen de Podemos. Cet équivalent du comité fédéral du PSOE analysait lui aussi les résultats électoraux. Or, au cours de ce dernier, n'a pas été caché le fait que que l'attitude intransigeante – et parfois déplacée – de Pablo Iglesias à l'encontre du premier secrétaire du PSOE a été sévèrement jugé par les électeurs socialistes qu'il avait rallié à lui en décembre. Nul doute que le chef de Podemos saura en tirer toutes les conclusions nécessaires. 

Du reste, en Espagne, le scrutin proportionnel a une autre utilité. Il permet une meilleur représentation de la pluralité là où le rapport à l'unité est bien plus compliqué que chez nous. Les partis régionalistes que vous évoquez ont souvent, et sans problème, servi d'appoints aux deux grandes forces politiques. Le problème ne vient donc pas tant du nombre de partis représentés que des défis de notre époque. De plus, ce scrutin proportionnel de listes provinciales est loin d'être intégral. Ciudadanos, qui s'est retrouvé sous la barre de la représentativité dans de nombreuses provinces, prône aujourd'hui davantage de proportionnelle. 

Récemment, l'Union européenne a menacé l'Espagne de sanctions économiques suite à un certain dérapage budgétaire. Dans ce contexte de pressions économiques et d'instabilité politique, quel avenir à court et moyen terme peut-on envisager pour l'Espagne ?

La situation n'est peut-être pas aussi bloquée qu'on le dit. Des points de convergences existent entre PP, Ciudadanos et le PSOE. Une réforme de la constitution est envisageable, sur les bases d'un projet présenté naguère par José Luis Zapatero : pour réformer le Sénat – chose que nous avons été incapable de faire, en France –, donner l'égalité entre garçons et filles pour la succession à la Couronne ou pour transférer de nouvelles compétences aux régions autonomes. Le pragmatisme peut l'emporter. 

Il y a quelques jours, un autre ancien Premier ministre socialiste, Felipe Gonzáles a appelé les dirigeants de son parti à "une opposition responsable". En substance, il ne s'agit plus maintenant de s'interroger sur le résultat des élections, mais de l'accepter démocratiquement, a-t-il écrit dans une tribune. À cet égard, il conviendrait que les institutions européennes s’interrogent sur leur propre rôle. L’Espagne a, certes, retrouvé quelques couleurs en matière économique. Cependant, dans sa tribune, Felipe Gonzáles se montre favorable à la fin de "l'austéricide". Il condamne, avec ce terme cru, l'ensemble des politiques d'austérité qui ont paupérisé une partie des classes moyennes espagnoles. "Les inégalités alimentent le populisme", a déclaré dimanche Barack Obama. Ses paroles ont été prononcée alors qu'il était justement en visite à Madrid. Des mises en garde sont formulées, qui ne s'adressent pas qu'aux autorités espagnoles. Les Espagnols ont peut-être simplement besoin qu'on leur indique un nouveau cap !

(1) Voir mon livre : Podemos. Pour une autre Europe, publié aux éditions du Cerf.

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