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Nouvelle terre promise

Importateur de cerveaux ! Le Brésil, terre d'accueil pour émigrés européens fuyant la crise

Publié le 18 février 2012
Le Brésil n'est pas convoité uniquement pour son Carnaval de Rio qui débute ce samedi. Moteur économique de l’Amérique latine, le pays s'impose comme un eldorado pour les entrepreneurs étrangers.
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Le Brésil n'est pas convoité uniquement pour son Carnaval de Rio qui débute ce samedi. Moteur économique de l’Amérique latine, le pays s'impose comme un eldorado pour les entrepreneurs étrangers.

Le Brésil, nouvel eldorado pour les entrepreneurs étrangers étranglés par la crise ? Le pays, devenu la 6ème puissance mondiale depuis décembre dernier, affiche l'impressionnant PIB de 2 520 milliards de dollars en 2011. Depuis le début des années 2000, le plus grand et le plus peuplé des pays d'Amérique latine surfe sur une vague inédite de croissance (7,5% en 2010, 6% en 2011), grâce à la stabilité de son marché intérieur.

Conséquence de cette bonne santé économique : le nombre de cartes de séjour délivrées a bondi de 67% entre 2009 et 2010. Et la tendance s'est encore accentuée l'an passé. Épargné par la crise de 2008, le pays attire donc les investisseurs étrangers - Chinois en tête - mais aussi de nombreux Européens qui fuient la crise et viennent tenter leur chance sous les tropiques.

Reportage international du 27 décembre 2011 Brésil : l'eldorado des européen
Brésil : nouvel eldorado des Européens (Reportage RFI)

 

Parmi eux, un très grand nombre d'Espagnols, qui cherchent à fuir la morosité de leur économie et un taux de chômage avoisinant les 20%. Le point de ralliement de ces nouveaux arrivants : Rio de Janeiro. La mégapole de plus de 11 millions d'habitants, qui allie soleil et business florissant, accueillera la Coupe du monde de football en 2014 et les Jeux olympiques en 2016.

Dans un article du Point, Afeida Ghaleb, 33 ans, explique qu'elle ne regrette pas d'avoir quitté la France pour tenter l'aventure au Brésil : "Je sens que j'ai échappé à la crise en Europe. Je suis de double culture (franco-arabe) et j'avais envie d'une expérience à l'international". Embauchée chez Michelin à Rio de Janeiro avec un contrat local, elle explique qu'au Brésil, "c'est plus ouvert, on n'est pas catalogué. La France malheureusement, ne valorise pas la diversité".

Arrivé en octobre en touriste, Alejandro, un Espagnol de 33 ans, vit de petits boulots comme DJ ou guide dans les favelas : "Avec la crise et le chômage en Espagne, j'avais besoin de changer d'air, d'une ville avec la plage et le soleil. Il faut aller où les choses vont mieux. Mais mon visa expire dans un mois et demi", explique ce Madrilène à l'AFP. Il deviendra "illégal" s'il n'arrive pas à renouveler son visa pour trois mois encore, le maximum permis.

Sur le marché de l’automobile, PSA Peugeot Citroën veut s'appuyer sur le Brésil pour renforcer sa stratégie de globalisation. Le constructeur automobile est déjà implanté en Chine, en Russie et au Brésil, pays dans lequel il occupe actuellement la cinquième position. En 2009, plus de 150 000 véhicules ont d’ailleurs été vendus au Brésil par le groupe de Philippe Varin, soit une part de marché de 5%.

"En Europe, le Brésil est vu comme une terre d'opportunités", résume la directrice de la Chambre de commerce espagnole de Sao Paulo, Nuria Pont. Selon le ministère de la Justice, le nombre d'étrangers en situation régulière a augmenté de plus de 50% de janvier à juin 2011, passant de 962 000 à 1,5 million, Portugais en tête, évidemment aidés par la langue commune. Mais les autorités estiment aussi à plus de 600 000 le nombre d'immigrants en situation irrégulière, en augmentation constante.

Afin de répondre à la demande énorme de son marché interne, le Brésil souhaite faciliter le processus d'attribution des visas pour les immigrants qualifiés. Les demandeurs sont ainsi tenus, entre autres, d'attester de leurs qualifications à l'aide de documents authentifiés par un consulat brésilien. "Il y a quarante millions de nouveaux consommateurs - presque la taille de l'Espagne - qui sont sortis de la misère, et le marché brésilien n'arrive pas à satisfaire la demande", explique Nuria Pont. Il manque huit millions de professionnels qualifiés, comme des ingénieurs, que les universités brésiliennes mettront cinq ou six ans encore à former".

Pour Moreira Ranco, ministre qui couvre les activités du secrétariat aux Affaires stratégiques de la présidence de la République (SAS), chargé d'élaborer une politique nationale d'immigration, l'octroi de visas doit revenir à un transfert de technologie. "Ce transfert ne se fait pas en achetant des produits à l'étranger. Il faut faire venir des cerveaux", affirme-t-il.

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perisino62
- 18/02/2012 - 19:43
Protectionniste mais libéral de l'intérieur !
Donc le Brésil est protectionniste pour ses échanges avec l'extérieur ! Mais très libéral de l'intérieur !
Ici pas besoin de diplômes pour ouvrir une pharmacie (mais un diplômé doit être présent) : vous pouvez aussi monter une chaîne de pharmacies !
On peut quasiment monter et développer tous les types possibles et imaginables de business sans diplômes et sans limites (mais il est exigé de petits stages de gestion très facile à contourner avec des associés).
Les permis de construire vont plus vite ! Ces permis sont techniques et non pas esthétiques !
En zone rural on peut construire n'importe où en prenant en charge sa propre viabilité !
On peut acheter de la terre facilement et sans limite si l'acquéreur est 1 société immatriculée au Brésil !
L'achat d'un bien ne prend pas plus d'un mois et peut aller plus vite sans financement !
On peut exercer de jour comme de nuit indifféremment...
En revanche vous n'y trouverez aucun financement ... ou quasiment pas... un peu pour acheter un bien immobilier neuf... quasiment rien pour les petites affaires... On trouve pour les moyennes et grosses entreprises avec la BNDES à condition d'être sur la liste des secteur à développer ...
perisino62
- 18/02/2012 - 19:14
Pas tout fait exact ! SRDMERAC !!
Haha !
Heureusement que c'est un pays protectionniste ! Sinon les occidentaux auraient vite fait de les ruiner, de les charger de dettes à coups de facilités de caisse et de crédits... sans contreparties... en leur vendant n'importe quoi et surtout des produits pas très utiles !! Il faut éviter de venir au Brésil pour y vendre "des merdes" ! Les allemands réussissent bien en vendant des machines outils... !
Mais il faut y venir pour créer des affaires et aider au développement !

La main d’œuvre : les charges sociales ne dépassent pas 30% du salaire... le Brésilien s'occupant de se choisir une couverture maladie et prenant soin de sa retraite (autre que celle prévue par la ponction sur tous les salaires) ; Les impôts ne dépassent pas 26%. La main d'oeuvre de base est bien meilleur marché qu'en Europe : un maçon gagne 1.000 reais dans le minas gerais et 2000 à sao paulo ; médecins, prof libérales et cadres sup gagnent bien mieux leur vie avec plus d'aides autour d'eux !
Dans le commerce, à titre d'exemple, un restaurant de 150 places se tient avec deux fois plus de personnel et deux fois plus de rentabilité qu'en France.
Pardonnez mes fautes dans les commentaires précédents !
srdmerac
- 18/02/2012 - 18:46
Un pays protectionniste
Je suis entrepreneur au Brésil, j'ai aussi une société en France et aux USA. Il est notable que le Brésil n'est pas un pays low cost (comme on le dit parfois, les cadres y sont d'ailleurs plus chers qu'ici). C'est un pays ultra-protectionniste (droits de douanes énormes de 30 à 100%). Les taxes et impôts y sont élevés. Enfin, l'administration est assez lourde. Mais ça marche... Comme quoi la régulation a du bon.