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Hausse d’activité dans la construction en France : pourquoi les premiers fruits de la politique de taux bas de la BCE ne suffiront pas forcément à relancer l’emploi avant 2017

Publié le 22 avril 2016
Selon l'organisation des professionnels des artisans du bâtiment (CAPEB), le secteur a connu une forte hausse de l'activité au cours du premier trimestre 2016. De même selon une note du Crédit agricole, le marché résidentiel en 2015 a connu une augmentation du nombre de transactions de 15%.
Philippe Crevel
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Philippe Crevel est économiste, directeur du Cercle de l’Épargne et directeur associé de Lorello Ecodata, société d'études et de conseils en stratégies économiques.
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Selon l'organisation des professionnels des artisans du bâtiment (CAPEB), le secteur a connu une forte hausse de l'activité au cours du premier trimestre 2016. De même selon une note du Crédit agricole, le marché résidentiel en 2015 a connu une augmentation du nombre de transactions de 15%.

Atlantico : Selon l'organisation des professionnels des artisans du bâtiment (CAPEB), le secteur a connu une forte hausse de l'activité au cours du premier trimestre 2016. De même selon une note du Crédit agricole, le marché résidentiel en 2015 a connu une augmentation du nombre de transactions de 15%. Assiste-t-on aux prémisses des effets positifs de la politique des taux bas mise en place par Mario Draghi pour relancer l'économie dans la zone euro ?

Philippe Crevel : La politique monétaire non conventionnelle de faibles taux mise en place par la BCE commence effectivement à donner quelques signes positifs, que l'on retrouve notamment dans le secteur de l'immobilier. 

Ces effets ont mis plus de temps à se faire sentir que prévu. S'il a fallu attendre une année avant que ne se manifestent les signes d’entraînement sur l'immobilier, c’est qu’il a fallu purger le climat de défiance. Le retour faible mais réel de la croissance s’accompagne d’une amélioration de la confiance des ménages. Dans un premier temps, la baisse des taux les a conduits à renégocier leurs crédits. 40 % des crédits à l’habitat étaient des prêts renégociés. Autrement dit, les ménages utilisaient les faibles taux pour abaisser le coût des emprunts passés mais n'investissaient pas pour autant dans l'immobilier. Mais depuis la fin 2015 et le début 2016, on assiste à une évolution dans le secteur du bâtiment : on observe un retour des ménages sur le marché de l'acquisition et de la construction. Avec des taux à moins de 2% sur 10 ans du jamais vu et avec le retour de la confiance, les ménages se remettent à réinvestir légèrement. S'ajoute également l'aspect "politique française" et notamment le fait que le dispositif d’investissement locatif Pinel soit plus intéressant que celui appelé Duflot.

Doit-on s'attendre à des rebonds sur des secteurs d'activité annexes à l'immobilier ? Sommes-nous sur le point d’assister à une véritable reprise de la croissance ?

On part d'un niveau très bas, d'une situation où le secteur du bâtiment est très sinistré, où de très nombreux emplois ont été détruits en 2014 comme en 2015. Ce que l'on peut raisonnablement espérer, c'est un arrêt  des destructions d'emplois dans le secteur du bâtiment en 2016, mais de là à espérer une reprise forte... Il faudrait que ce retournement sot confirmé sur l'ensemble de l'année 2016 pour pouvoir enclencher réellement des créations d'emplois dans le secteur du bâtiment et de l'artisanat. Il est donc encore trop tôt pour apprécier l'importance du retournement conjoncturel auquel nous sommes en train d'assister.

Comment pourrait-on décrire le secteur immobilier par rapport aux autres secteurs de l'économie ? Est-ce un secteur moteur de l'économie ?

C'est un sujet sensible. On entend souvent que c'est un secteur à faibles gains de productivité. On a d’ailleurs considéré que la croissance française avait été plombée par rapport aux croissances allemande ou américaine du fait du développement trop important du secteur immobilier.

Même s'il n'a jamais atteint les mêmes niveaux qu'en Espagne avant la crise de 2008, l’immobilier était élevé en France. En effet, il avait vu en moins de 10 ans ses effectifs augmenter de 25%, avec une captation de la main d'œuvre et du capital -entre 2000 et 2011, l'immobilier a doublé- ce qui avait donc provoqué un assèchement des capitaux pour les autres secteurs d'activité et avait été jugé négativement par un certain nombre d'organisations économiques internationales.

Certains considèrent au contraire que l'immobilier est avantageux car difficilement délocalisable, quoiqu'il puisse faire appel à des travailleurs détachés. D'autre part, le secteur du bâtiment est rentré dans un cycle de modernisation, et de nouvelles techniques de fabrication y ont été intégrées : objets connectés, digital, domotique, bâtiment à basse consommation d'énergie ou à énergie positive etc. Ce secteur très traditionnel est finalement en train d'évoluer. Il y a donc un potentiel de croissance, avec toujours la limite des coûts supplémentaires et du retour sur investissement encore difficile à apprécier aujourd'hui.

Si dans le passé, on a douté de l'impact économique de ce secteur traditionnel, il est peut-être temps d'avoir un nouveau regard sur le bâtiment, du fait de l'intégration de nouvelles techniques porteuses que je viens d'évoquer.   

Qu'en est-il du risque de bulle spéculative liée à cette politique non conventionnelle de la BCE ? S'agit-il d'un risque avéré ?

La crainte que les taux extrêmement bas génèrent une bulle immobilière est bien réelle. Aujourd'hui, les obligations ne rapportent pas, le marché des actions est volatile et les investisseurs ne sont pas très confiants sur le rebond des actions. En conséquence, tout le monde se tourne vers la pierre et ce qui entraîne une augmentation des prix. 

On l'a vu dans plusieurs pays, notamment au Royaume-Uni. En France, nous n'en sommes pas encore à une réelle bulle liée à la politique de la BCE mais on en voit les prémices. Les services de Bercy ont attiré l'attention sur les conséquences d'un engouement trop important autour de la pierre. Une note des pouvoirs publics a par ailleurs rappelé en début de semaine aux banques et aux assureurs qu'il ne fallait pas qu'ils s'exposent trop fortement sur l’immobilier.

Pour le moment il n'y a pas de bulle immobilière. Toutefois, l'immobilier est un marché qui reste très cher (car en France, contrairement à l'Espagne ou aux Etats-Unis, il n'y a pas eu de réajustement des prix). Si demain l'ensemble des investisseurs se mettaient à flamber sur l'immobilier, on aurait une bulle qui pourrait éclater au moment où les taux se mettraient à ré-augmenter. Si tout le monde s'engouffre dans l’immobilier et qu'il y a un retournement sur les taux, on court un véritable risque.

Quel effet pourrait avoir ce potentiel de croissance du secteur du logement d'un point de vue politique ? En quoi cela peut-il changer la donne en vue des échéances de 2017 ?

Au vu de ce qui s'est passé à l'étranger, quand il y a un retournement de la courbe du chômage, ce n'est pas le gouvernement en place qui en bénéficie. Par exemple, en Espagne, le chômage a fortement reculé l'année qui a précédé les élections de décembre 2015. Malheureusement le gouvernement du parti populaire n'en a absolument pas bénéficié puisqu'il n'y a aujourd'hui plus aucune majorité en Espagne. De la même façon, en Grèce, juste avant l'arrivée de Syriza, il y avait une amélioration de la situation de l'emploi.

L'impact sur les élections de 2017 d'une reprise de l'emploi, qui rappelons-le n'interviendrait que fin 2016, serait faible même si François Hollande l'exploiterait en tant que candidat. D'autre part, les entreprises du bâtiment qui ont été confrontées à trois années de grave crise doivent avoir une certaine visibilité de leur carnet de commande avant de se mettre à réembaucher.

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